Le réalisateur nippon Rintaro confère son style atypique à ce film d'animation au character design particulier mais soigné et bénéficiant d'une réalisation fluide et pleine d'audace au service du scénario signé Katsuhiro Ôtomo alliant réflexion sur le désir de technologie de l'homme et sa propension à la violence. Le tout dans un ton mélancolique et une ambiance aux sonorités jazzy.
Le film est avant tout une adaptation du manga éponyme (1949 et réédité en 1979) du prolifique mangaka japonais Ozamu TEZUKA (1928-1989) qui avait été marqué et influencé par le film éponyme (1927) de Fritz Lang (1890-1976) et dont il s’inspire en prenant des libertés. Le film brille avant tout par sa qualité graphique dans la représentation de la cité futuriste Metropolis, aux nombreux gratte-ciel et dominée par la très haute tour Ziggourat (en référence à la tour de Babel, ziggourat de 7 étages dédiée au dieu Mardouk). Metropolis, présidée par l’autocrate Boon mais dont l’éminence grise est le Duc Rouge (qui a perdu sa fille Tima et a adopté un orphelin, Rock, devenu chef de la sécurité) est peuplée d’humains et de robots humanoïdes, avec différents niveaux (-1 = habitat des robots, -2 = centrales énergétiques et -3 = systèmes d’épuration). On y retrouve aussi l’ambiance de « Blade Runner » (1982) de Ridley Scott, adapté lui-même du livre « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques » (1968) de Philip K. Dick (1928-1982) où les robots, appelés réplicants, sont traqués, à San Francisco, en 1992, par des « Blade runners ». La qualité des images est renforcée par la bande musicale, allant du charleston, au début (en référence probablement aux années 1920 où est sorti le film de Fritz Lang) à la chanson « I can’t stop loving you » (1963), de Don Gibson (1928-2003) et interprétée par Ray Charles (1930-2004), totalement décalée par rapport aux images (spoiler: destruction et effondrement de la ziggourat ).
Metropolis souffre dès les premières minutes d'un parti pris esthétique aussi osé que peu convaincant : celui de mêler le dernier cri de l'imagerie de synthèse à des personnages désuets dessinés en traditionel. L'histoire, elle, démultiplie les points de vue, préférant s'intéresser à une multitude de visages au risque de n'en rendre aucun véritablement attachant. Et en dépit des noms prestigieux figurant au générique (le réalisateur, le père d'Akira au scénario), cette énième variation sur le thème de l'humanité des machines et de la lutte des classes manque cruellement de rythme et d'originalité. Le résultat est à l'image de la ville qu'il dépeint : une oeuvre froide ou l'motion est étouffée par une surenchère de détails.
"Metropolis" reprend la fameuse trame du chef d'oeuvre de 1927 de Fritz Lang.Soit une société rétro-futuriste,où tentent de cohabiter humains et machines,alors que se profile une ombre révolutionnaire,en temps de fascisme.Le scénario est réaménagé par Katsuhiro Otômo(Akira)et réalisé par Rintaro.L'animation japonaise est pleine de ressources et se nourrit de toutes influences.Cela donne un bien étrange objet,combinant effets visuels derniers cris et décors majestueux et complexes,avec des personnages dessinés sommairement,respectant en cela le trait voulu par Osamu Tezuka.Ce parti visuel casse tout.Ne nous voilons pas la face,les personnages sont très moches et désuets,opérant un mauvais retour en arrière.De même,l'ambition narrative élevée(avec des questionnements très SF)n'est jamais assurée,puisqu'on s'en limite à une lutte très manichéenne entre les acharnés de la paix,et les utopistes du tout-robotique.Par moments,la poésie perce,notamment avec la découverte du monde par l'innocente Tima,ou lors du final apocalyptique sur un morceau de Ray Charles.Une oeuvre bâtarde,à l'appréciation variable.
Metropolis, c'est un petit film sympa qui développe son propre univers avec un design sympa mais qui ne colle pas toujours avec certaines scènes d'actions, si on peut parler d'action. Je ne retiendrais du film que le final, sur cette musique magnifique.
L'heure de la révolution a sonné dans la ville qui fait cohabiter humains et robots ! "Metropolis" nous fait davantage part de sa beauté artistique que narratrice. On apprécie le thème et l'ambiance, on reste légèrement réfractaire à la structure de son scénario. Le film ne marque pas comme il le devrait, son énorme potentiel ne sera pas suffisamment exploité.
Le spectaculaire urbain futuriste de cette animation japonaise de 2001 en fait un film peu banal sur lequel se greffent des idées et sonorités qui rappelle les années 1920/30 pour le film de Fritz Lang du même nom de 1927. Il y a une forme de réflexion sur le contact et les rapports avec ces robots ou androïdes respectant la loi de ne faire aucun mal aux humains mais cela reste limité compliqué par des intrigues manichéistes en parallèle. Des moments plus poétiques mais un peu vite emportés dans des courses poursuites et des caricatures. C'est juste un peu mieux que moyen car il y a un univers construit avec des originalités même si peu ou pas abouties.
Ce Metropolis est une oeuvre hybride, composite, qui mèle ambiance rétro jazzy, personnages enfantins très "RPG", décors futuristes mégalos, Ghost in the Shell, le Metropolis de Lang, et hélas une bonne dose de clichés sur la condition des robots et la soif de pouvoir et de destruction de la race humaine. Un cocktail mi-figue mi-raisin.
"Metropolis" excelle surtout dans son animation. Les dessins sont remarquables surtout les décors et sont servit de belles couleurs éclatantes. Au niveau du scénario, c'est l'éternelle problème lié aux robot. Il y a un hommage frappant au "Metropolis" de Fritz Lang. On peut être même parler de remake sans problème. Le seul soucis du film reste son rythme qui est inégal. Mais dans l'ensemble, nous sommes en présence d'une animation japonaise très bien travaillée et de grande qualité.
Metropolis est un exellent manga à l'univers riche en détails et aux graphismes époustouflants.On regrettera juste l'histoire théme vu et revu plusieurs fois dans le monde du manga.Mais Metropolis vaut vraiment un sacré coup d'oeil.
D'abord choqué par le parti pris technique, mélanger l'animation 2D et 3D, finalement on s'y fait très vite et on accroche plutôt bien. D'habitude je trouve ça très moche. J'aimerais pourvoir dire que ce "Metropolis" est une relecture de celui de Fritz Lang mais je n'en sais rien je ne l'ai pas encore vu par contre on retrouve un peu la marque de Katsuhiro Otomo (le papa d'Akira), normal c'est lui qui a écrit le scénario. D'ailleurs je me demande si le dernier plan du film et le dernier dialogue ne sont pas un gros clin d'oeil à la fin de Akira. Bref, "Metropolis" est encore une fois une baffe de l'animation. Mature, poétique, fouillé, immersif, touchant et avec une bande son qui déchire tout. Tout pour faire un grand film qui laisse sur le cul à la fin.
Film sur l'ambition sous toute ses formes et l'échec associé, inspiré à Tezuka par l'affiche du film culte de Lang. Graphiquement, le film a un rendu assez étrange mais pas déplaisant, entre 3D assez froide et 2D tezukienne. L'histoire est rudement bien construite, et l'ensemble est intéressant tout du long.
Un bel hommage assez réussit dans le fond au film de Fritz Lang datant de 1927 , malheureusement le film souffre de beaucoup de longueurs , d'idées qui ne semble pas vraiment bien exploité et de dessins qui ont sacrément mal vieillit et semble laid ( surtout au niveau des personnages ça fait penser au personnage d'Astro Boy ) . Heureusement les couleurs vive et les décors remontent un peu le tout , au final ce film d'animation Japonais reste un bon hommage mais ne décolle pas plus haut a cause d'un scénario pas super intéressant et encore moins captivant a cause de ses nombreuses longueurs qui laisse vite place a l'ennui .
Magnifique! Visuellement génial (même si le style d'Osamu Tezuka est particulier), scénaristiquement parfait, Metropolis est un anime sublime. Rintaro signe une oeuvre importante pour le cinéma d'animation.