Suite parue cinq années après le volet originel, Cube² : Hypercube, réalisé par Andrzej Sekula, est un film nullissime. L'histoire nous fait suivre plusieurs personnes qui se réveillent dans des pièces cubiques et qui vont devoir tout faire pour s'échapper de ce dédale aux pièges mortels. Ce scénario s'avère malheureusement être une purge et un supplice à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. Si le synopsis est identique à son prédécesseur, c'est parce que l'intrigue est identique. Seulement, celle-ci est clairement moins emballante. Déjà, le concept est désormais connu ce qui exclu l'effet de surprise, mais surtout, le récit prend une tournure fantastique et paranormale complètement ratée avec cette histoire de réalités parallèles qui donne mal à la tête. Cette thématique aurait pu être intéressante si elle était bien menée, mais en l'état, c'est ni fait ni à faire. Tout cela donne lieu à des scènes risibles tant c'est grotesque. Même les trop rares mises à mort sont ringardes. De plus, on attendait de cette suite qu'elle nous en dévoile davantage sur l'expérience, mais il n'en est rien. Résultat, on s'ennuie ferme de bout en bout. Même l'ambiance angoissante et stressante est absente. Sans compter que l'ensemble est porté par des personnages fades. Des rôles mal interprétés par une distribution comprenant Kari Matchett, Geraint Wyn Davies, Grace Lynn Kung, Matthew Ferguson, Neil Crone, Barbara Gordon, Lindsey Connell, Greer Kent ou encore Bruce Gray. Hélas, tous ces individus qui ne se connaissent pas mais vont devoir compter les uns sur les autres pour tenter de survivre entretiennent des rapports ne procurant aucune émotion. Des échanges soutenus par des dialogues insipides. Sur la forme, la réalisation du cinéaste polonais est mauvaise. Sa mise en scène fait souvent très amateur avec ses plans mal cadrés et scindés sans aucune maîtrise. De surcroît, elle n'est pas aidée par le décor des plus redondants. Le premier cube avait au moins la décence de changer l'ambiance des pièces via des néons colorés. Or ici, toutes les pièces de la structure sont d'un blanc immaculé, ce qui fait que c'est ultra redondant. La seule nouveauté provient des portes digitales, ce qui est franchement maigre. Mais le pire est encore à venir avec des effets spéciaux qui seraient déjà datés dans les années soixante-dix. Ces derniers sont ridicules et font qu'on ne peut pas prendre une seule seconde au sérieux ce qui se passe à l'écran tant ça décrédibilise tout. Ce visuel à l’esthétique aussi sommaire que dépassée est accompagné par une bande originale également de mauvaise qualité. Le choix des compositions est franchement douteux tant leurs notes ne collent pas du tout avec l'action et l'atmosphère, en plus de n'avoir aucun impact sur les images hormis celui de paraître hors propos. Reste une révélation pitoyable venant s'achever sur une fin, qui aurait pu raconter quelque chose, mais qui ne fait qu'effleurer l'espoir de développer la raison de tout cela, ce qui la rend plus frustrante qu'autre chose. En conclusion, Cube² : Hypercube est un long-métrage médiocre et nanardesque à fuir d'urgence.