Belmondo n'est jamais meilleur que quand il fait du Belmondo. Contrat rempli dans ce "Flic ou voyou", dans lequel l'acteur cabotine comme à son habitude. Le scénario mis en scène par Georges Lautner est efficace, mettant en avant un système policier pourri. Quelques grosses invraisemblances, mais des dialogues ciselés et pas mal d'action. À voir en tant que bon polar de divertissement.
Un des meilleurs films de Jean-Paul Belmondo qui prouve une fois de plus qu’il est l’un des seuls acteurs du cinéma français à pouvoir faire plier un rôle à sa personnalité. Qui d’autre que lui aurait pu interpréter avec autant d’aisance le rôle du commissaire Borowitz que le metteur en scène, Georges Lautner, ne présente pas immédiatement comme tel, laissant imaginer dans un premier temps au spectateur qu’il s’agit d’un truand racketteur de veuve éplorée ? Toute l’image que le public se fait de l’acteur peut d’ailleurs se résumer à ce film, Bébel arborant son look devenu culte par des générations de flics (blouson en cuir, jean, pétard à la ceinture...) tout en balançant des répliques bien senties signées du maître du genre Michel Audiard (l’énorme "A part ça, content ? ", "Les seuls papiers qui m'intéressent sont ceux de l'Imprimerie Nationale, avec la tronche de Blaise dans le coin", "Jack l'Eventreur s'appelait Murdock, Pierrot le Fou, Goutrel... on assassine tous sous de faux noms, pour ne pas gêner nos familles"...). Cette légèreté est d’ailleurs la marque de fabrique du film malgré une intrigue tout ce qu’il y a de plus sérieux sur fond de guerre des gangs dans le Milieu Niçois. Et quel plaisir de retrouver cette pléiade de 2nds rôles exceptionnels que sont Marie Laforêt (à qui les dialogues d’Audiard vont à merveille), Michel Galabru en affable commissaire, Charles Gérard en complice, Georges Géret et Claude Brosset en parrains locaux, Jean-François Balmer en ripoux, Philippe Castelli en inspecteur d’auto-école ou encore la jeune Julie Jézéquel en atypique fille du héros. L’alchimie entre les personnages et la bonne humeur qui ressort du filmpermet d’ailleurs de rendre crédible certaines séquences improbables à commencer par les confrontations entre Borowitz et chacun des parrains niçois (le petit jeu avec l’Auvergnat est un vrai régal) ou la fameuse poursuite en voiture d’auto-école. Si l’on rajoute à ce petit sans faute une musique formidable (signée Philippe Sarde) et une mise en scène sans temps morts, on comprend mieux la place de choix occupée par ce Flic ou Voyou dans la filmographie de Belmondo.
J’ai vu et revu ce film à la télévision tellement de fois et à chaque fois avec autant de plaisir ! Sûrement grâce au trio Lautner (à la mise en scène), Audiard (aux dialogues) et Belmondo (devant la caméra) mais pas que … le reste du casting est parfait et l’histoire sur une guerre des chefs de la pègre à Nice est bien articulée. Un film policier de la grande époque Bebel traité avec légèreté et humour.
Un bon cru de Georges Lautner avec un scénario simple mais efficace et un Jean-Paul Belmondo au mieux de sa forme. Ajoutez à cela les dialogues toujours incisifs de Michel Audiard et l'ensemble forme un film tout à fait acceptable.
Belmondo incarne ici un policier aux méthodes expéditives. Il se débarrasse des flics corrompus et des truands avec la même désinvolture, négligeant sa hiérarchie. Difficile de croire alors qu'il fait partie du gratin de la police. Ce personnage de Stan Borowitz semble d'une certaine façon le pendant franchouillard du justicier Eastwood-Harry Callahan... C'est une complaisance parmi d'autres dans cette comédie policière dépourvue du moindre réalisme. L'intrigue étant modeste, peu originale et, donc, très improbable, c'est l'aspect comique, plus que les scènes d'action et les quelques moments ombrageux du héros, qui donne sa valeur et son intérêt au film de Lautner. Moins parodique que par le passé, le cinéaste des "Tontons flingueurs" se contente de valoriser Bébel, ses capacités de cabotinage, et les dialogues de Michel Audiard. Ce en quoi il n'a pas tort tant ces derniers rivalisent de fantaisie et s'illustrent brillamment dans des répliques souvent drôles.
Dialogues épatants, histoire somme-toute bien ficelée mais final légèrement décevant. Vaut surtout le détour pour la séquence (presque trop courte) de l'auto-école !
Un film enlevé avec un Bébel des grands jours, les dialogues sont extra. Des successions de cascades en pagaille, des seconds rôles emmené par JPB tout aussi excellent. Certes le scénario n'est pas très épais mais on prend du plaisir aux enlevés lyriques de ces personnages haut en couleur...
Une comédie policière ultra-populaire de la fin des années 70.Un Bébel au top de sa carrière.3,5 Millions de spectateurs.Une grande réunion de potes.Une collaboration Lautner/Belmondo/Audiard qui dépote.Il faut voir "Flic ou Voyou" pour ce qu'il est:un divertissement enlevé à l'effigie de sa star.A partir du moment où l'on n'est pas dupe,ce n'est que du plaisir.Passons sur le scénario bâteau de 2 gangs qui s'affrontent à Nice et sur le rôle ambïgu de Belmondo qui passe du bon au mauvais côté de la barrière d'une scène à une autre.Focalisons nous plutôt sur les dialogues inspirés et souvent hilarant de Michel Audiard,les amateurs les retrouveront sans peine.Les cascades sont bien pêchues,supervisées par Rémy Julienne,que ce soit dans une Fiat Ritmo auto-école ou une descente en tyrolienne.Bébel s'éclate dans sa manière bien à lui d'en faire trop,mais il sait aussi se faire tendre notamment avec son impétueuse fille et une bourgeoise oisive.Les Ripoux se confondent,Belmondo triomphe.Une recette bien connue,qui fonctionne mieux que jamais dans "Flic ou Voyou",polar de notre jeunesse.
Bébel en bonne forme joue aux gendarmes et aux voleurs, une mi-temps dans chaque camp, dans ce film dirigé par Georges Lautner et dialogué par Michel Audiard. Le populaire « Flic ou Voyou » oscille être le polar (bof...) et la comédie (ouais...) mais sans jamais réellement être l’un ou l’autre. Pas vraiment top.
Flic ou voyou ne m'a que très moyennement emballé. Des classiques de la filmographie de Bébel (sans avoir vu le film, tout le monde connaît Flic ou Voyou ne serait-ce que de nom), c'est sans doute un des moins convaincant. Jean-Paul Belmondo incarne ici un rôle qu'il a déjà interprété une bonne dizaine de fois dans sa carrière : celui du mauvais garçon à la grande gueule et ce n'est pas la première fois non plus que cela va de pair avec la fonction de policier (c'est également le cas dans Peur sur la Ville et sans doute dans d'autres films que je n'ai pas vu). L'acteur s'amuse et nous amuse mais finalement, il n'y a pas grand chose d'autre derrière pour le soutenir. Le scénario est également sans surprise ; quelques quiproquos, quelques moments de bagou de la part de l'acteur principal, quelques cascades et le tour est joué. Le tout donne un peu l'impression d'une recette fainéante. Il n'y a pas à dire, si dans l'ensemble le film se regarde, Georges Lautner et Jean-Paul Belmondo auront fait bien mieux dans leurs carrières respectives.
re-VU sur W9 y a qq jours, du très bon bel-bel... Film que j'avais du voir y a une trentaine d'année. Trop bon divertissement, détente assuré avec action humour... Acteurs sympa & jolie actrice.
Un divertissement assuré et mitonné à la sauce Lautner ("Les tontons flingueurs", "Le professionnel", "Ne nous fâchons pas"...), et qui, ici, souffre d'un certain manque de consistance, sans doute dû à une musique trop mollassone et à un final qui n'en finit plus. Même si la mise en scène est de facture classique, et qu'aujourd'hui le film à la Bébel n'existe plus, on a affaire à un charme certain : Bébel (ses coups de poings et son humour), des seconds couteaux on ne peut plus intéressant (Balmer (vu dans L'africain avec Deneuve, Rien ne va plus de Chabrol,...), Galabru, Marie Laforêt (Joyeuses Pâques, toujours avec Belmondo), Michel Beaune et Claude Brosset (Le marginal, Les ripoux...)), des dialogues non négligeables signés de notre Michel Audiard national (lorsque Belmondo s'adresse à ces trois agresseurs au tout début du film : "J'aimerai voir ce qu'il y a sous vos frocs") et d'un scénario misant sur les "talents" de Bébel. Tout pour plaire, rien pour déplaire... quoique. On se laisse embarquer rien que pour Bébel et les trognes qui l'accompagne. No switch !