Bon film policier des années 60. Le scénario n'est pas très original mais le duo d'acteurs Gabin/Stack est excellent. Il ne s'agit effectivement pas du meilleur film du genre, mais il n'en reste pas moins très agréable à regarder.
Le soleil cogne sur la tête. Le vol dans la banque est pas inoubliable. La dernière partie est plus accrocheuse. Autre point positif, c'est de voir l'acteur américain Robert Stack au côté de Gabin. Tout de même quoi !
Fait partie de ces films de gangsters à l'ancienne qui sont un genre à part entière finalement avec un Gabin parfait dans ce sempiternel rôle de pacha, rangé des voitures, mais toujours d'attaque avec cette droiture et ce plaisir du "travail" bien fait. Toute une époque où les gangsters étaient habillés en cravate !!! On est triste pour lui dans sa dernière image.
Jean Delannoy est avec Gilles Grangier, Denys de la Patellière, Jean-Paul Le Chanois et Henri Verneuil l’un des réalisateurs favoris de la seconde partie de carrière de Jean Gabin. Trente- trois films avec ces cinq réalisateurs dont douze avec Gilles Grangier qui détient la palme des collaborations avec l’acteur. Les deux hommes qui ont collaboré pour deux excellents Maigret se retrouvent après sept ans sans s’être croisés sur un plateau. Ce sera pour l’adaptation d’un roman J.M. Flynn, paru en 1961 (« The action man ») que Jean Delannoy écrit avec Alphonse Boudard que Gabin connaît bien après l’avoir croisé sur « Du rififi à Paname » » (Denys de la Patellière en 1966) et sur « Le jardinier d’Argenteuil » (Jean-Paul Le Chanois en 1966). L’acteur s’était spécialisé dans les rôles de grand bourgeois et dans les comédies pimentées par les dialogues de Michel Audiard qu’il affectionnait pour les envoyer comme personne, excepté Bernard Blier le seul à pouvoir rivaliser avec lui dans cet exercice plutôt périlleux. Retiré des affaires, Denis Ferrand organise son temps entre la tenue d’un garage conjointe à celle d’un restaurant qu’il gère en bon père de famille avec l'aide de la très sexy Betty (Margaret Lee) et son rôle d’époux modèle auprès de Marie-Jeanne (Suzanne Flon), une intellectuelle compréhensive. Un mélange de situations bien connues de Gabin, retrouvant en Suzanne Flon son épouse docile du "Singe en hiver". Autant dire que Denis Ferrand s’ennuie ferme, se contentant de rêver au casse juteux qui lui tend les bras, juste en face de son restaurant. Le destin frappe à sa porte avec le retour d’un ancien soldat américain (Robert Stack) rencontré à Saïgon qui le sort d’une situation scabreuse. Il n’en faut pas plus pour que l’esprit aventureux de celui que l’on surnommait « Le fignoleur » se remette en branle. « Le singe en hiver » donc, version voyous comme le titre l’indique. Autant dire qu’il n’y a rien de très original sous le soleil. Et pourtant grâce au savoir-faire de tous les acteurs de cette époque bénie qui a été pourtant fortement vilipendée en son temps avec à leur tête un Gabin comme toujours parfait, Jean Delannoy parvient à sauver la partie en faisant passer un bon moment au spectateur qui ne doit pas espérer voir avec « Le soleil des voyous » l'un des chefs d’œuvre du plus grand acteur français de son époque et peut-être même des suivantes.
Un film de voyous qui est un peu une caricature du polar à la française avec Jean Gabin. Ce dernier porte une nouvelle fois le film sur ces larges épaules surtout dans la première partie qui fait franchement datée, même replacé dans son contexte (il sort la même année que le Samouraï ). En revanche la partie braquage relève le niveau et fait qu il se regarde encore aujourd hui sans déplaisir.
Pour le plaisir de voir Jean Gabin (qui plus est, en ce qui me concerne, dans la période que je préfère de lui : entre la seconde moitié des années 60 et la fin de sa carrière - et de sa vie - 10 ans plus tard) et Robert "Elliott Ness" jouer ensemble, et en français dans le texte pour Stack, qui parlait parfaitement la langue de Molière. Sinon, cette histoire de voyou repenti qui, par amitié pour un ancien confrère, reprend du service pour un braquage est sympa, très regardable, mais en rien un chef d'oeuvre. On ne s'ennuie pas trop, mais difficile de mettre ce film au même niveau que "Le Pacha" ou "Le Cave se Rebiffe".
Jean Gabin comme nous aimions le voir en ce temps là. Le vieux gangster qui s'ennuie et qui veut faire un dernier gros coup, histoire de le guérir de sa monotonie. "Le soleil des voyous", c'est de cette époque où le cinéma français savait usiner de ces films de gangsters qui, s'ils n'avaient rien d'exceptionnel, passaient comme des lettres à la poste. Scénario ultra classique, mais bien mené. Réalisation sans génie, mais rigoureuse et précise. Et bien entendu, des acteurs comme on en voit plus. Gabin le premier. Il n'y fait rien de mémorable, mais sa présence bestiale est largement suffisante. Oui, comme spécifié plus bas, c'étaient des jours bénis. Honteusement houspillée par des gens qui croyaient tout savoir mieux que tout le monde. Il ne s'en excuseront jamais. Mais parfois, le temps fait bien son oeuvre. Ces derniers ont été relégués depuis longtemps en bout de banc, alors que Gabin, c'est comme s'il n'était jamais parti.
Énième film de hold-up dans la filmographie de Jean Gabin, malheureusement, le cinéaste Jean Delannoy n'est pas Henri Verneuil pour capter le spectateur dans le suspense avec "Le soleil des voyous" datant de 1967 ! Ce long métrage a une bonne histoire pourtant avec un restaurateur habitant en face d'une banque ayant la petite idée de pofiner un plan de piquer l'argent dans les coffres avec un associé Américain. Si Jean Gabin s'en sort bien comme souvent dans son jeu, on ne peux dire pareil de son partenaire Robert Stack que j'ai pas trouvé très bon de même que certains acteurs secondaires. La dernière partie est de ce qu'il y a de mieux dans "Le soleil des voyous " avec son lot de suspense. La mise en scène de Jean Delannoy est pas mal mais peut mieux faire. L'ensemble est assez moyen.
Sympa toutes ces vedettes. On bon film parisien totallement parisien. Avec une star américaine de premier plan. Le grand Jean Gabin. Un bon petit film policier tourné en 1967 à Paris.
Un bon polar bien conçu, où Gabin donne toute sa dimension au film. Il est absolument parfait dans ce rôle de truand à la retraite, qui reprend du service pour un dernier coup. Mais des malfrats l'attendaient au tournant. Un bon suspens , de belles scènes d'action. Un polar à l'ancienne mais qui nous régale.
Typique de ces films de gangsters à la française, cette réalisation de Jean Delannoy (aussi précise que sobre) est l'occasion de revoir Gabin dans un de ses standards, en vieux loup qui a encore les crocs. Bien secondé par Robert Stack et Margaret Lee, il assure le spectacle, même si l'on n'aura pas droit ici à la truculence d'Audiard pour les dialogues. Au programme, du carré et du solide, que demander de plus?