L'Homme sans passé
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2026
Fable minimaliste d’une douceur étrange, L'Homme sans passé transforme l’amnésie en point de départ d’une renaissance discrète. Avec son humour pince-sans-rire et son sens de l’épure, Aki Kaurismäki capte une humanité marginale avec une tendresse jamais appuyée. Les silences, les regards et les gestes simples composent un monde à part, où la solidarité devient une forme de résistance. Derrière la sécheresse apparente affleure une chaleur profondément réconfortante, presque miraculeuse. De cette économie de moyens naît un chef-d’œuvre d’une poésie douce-amère, où la perte devient paradoxalement une chance de recommencer.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Mies vailla menneisyyttä a l’audace de représenter l’identité non comme une connaissance innée mais comme la conséquence d’actions elles-mêmes vectrices de valeurs humaines : spoiler: assommé et rendu amnésique,
le protagoniste ne cherche jamais vraiment à retrouver la mémoire et refuse ainsi de vivre dans le passé, lui préférant un engagement tout entier dans le présent qui contient tous les futurs. Qu’importe d’ailleurs l’absence de nom tant qu’on est connu et reconnu par ceux et celles qui comptent. Le scénario comme la mise en scène investissent des lieux de marginalité qu’ils réinventent à l’instar des personnes qui y vivent : ainsi, un taudis mute en studio une fois balayé, lavé et aménagé comme notre homme mystérieux renaît par l’intermédiaire du secours catholique et de la fraternité.
L’alchimie naturaliste constitue le savoir-faire inimitable du cinéaste : réparer un vieux juke-box que tout le monde dit cassé de façon à lui permettre de chanter à nouveau du rock, à permettre au film de jouer sur la musique extradiégétique et intradiégétique par des transitions pertinentes. Les séquences s’articulent les unes aux autres à la façon de morceaux musicaux, contiennent tous les topoï que l’art populaire ne cesse d’investir (l’amour perdu ou compliqué, la précarité matérielle…) convoqués avec un humour pince-sans-rire délectable. Une œuvre magnifiquement humaniste.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2025
Ses intrigues sans passion ni éclat, ses personnages taciturnes et inexpressifs fondent le style d'Aki Kaurismäki. C'est de cette manière bien identifiable que le cinéaste raconte l'histoire d'un homme sans passé, c'est-à-dire sans mémoire depuis qu'une récente agression l'a rendu amnésique.
Kaurismäki montre comment cet homme désormais sans identité et sans davantage de ressources est automatiquement exclu de la société, indifférente à son cas, et comment il tente de survivre, de se reconstituer sur ce terrain vague, avec pour voisins et compagnons ces autres marginaux incarnant le quart-monde finlandais ou plus largement l'humanité des réprouvés tout entière.
Le contexte est sombre mais ne relève pas cependant du mélodrame. D'une part, parce que son épreuve amorce peut-être pour l'homme sans passé une renaissance; d'autre part parce que l'humour n'est pas absent du récit à travers -exclusivement- la mise en scène et la direction d'acteurs. De l'austérité stylisée, de la gravité ou de l'affliction affichée des personnages nait une expression d'irréalité qui confine au cocasse. Le réalisateur introduit une imperceptible dérision dans un contexte de désolation et de déréliction, procédé qui résume peut-être sa sombre vision de l'humanité.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2024
Sur un scénario assez simple, Aki Kaurismäki réalise un film dur mais très beau, malgré certains aspects qui ne m'ont pas convaincu. Les acteurs campent leurs personnages avec talent. Le fragile destin de M, un homme battu et laissé pour mort par des loubards, est magistralement incarné par Markku Peltola. Le film célèbre la marginalité et n'est pas tendre avec la société et les institutions, qu'il ridiculise ou dénonce dans plusieurs scènes réussies. Ce qui m'a dérangé, c'est le parti-pris formel du réalisateur qui s'est traduit par des dialogues invariablement ironiques. Les sympathiques touches d'humour qui en résultent se paient par un regrettable manque de naturel : par exemple les multiples poignées de main de protagonistes qui se tournent aussitôt les talons, ou les retrouvailles de M avec son ex-femme et le dialogue avec son nouveau compagnon.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2022
Une curiosité sympathique avec un humour grinçant très subtil et pince-sans-rire. Mais rien d’extraordinaire non plus, faut pas exagérer.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 juin 2021
Chaque plan et chaque scène de cette histoire se déroule aussi lentement que possible. Je m'attendais à ce que le film atteigne une sorte d'apogée dramatique qui contrasterait avec le silence et la simplicité du reste mais cette apogée n'est jamais arrivée. Peut-être que le passage à tabac à la fin était censé servir cet objectif mais il s'est terminé par un simple gémissement. Je suppose que le réalisateur a simplement voulu être courtois envers ceux qui avaient été endormis. J'admets que j'ai peut-être raté quelque chose mais je n'ai trouvé ici aucune idées profondes sur la condition humaine. Il n'y a pas de message et c'est le moins que l'on puisse faire si le film n'a pas d'histoire valable. La romance si on peut l'appeler ainsi est peu développée et fade. L'Homme sans passé est au mieux un sédatif visuel gratuit. Conclusion si vous ne pouvez pas vous endormir mettez-le et vous y arriverez...
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2021
Suite à une agression un homme perd totalement la mémoire et va continuer sa vie presque comme si de rien n’était au contact de personnages très hétéroclites. J’ai trouvé le film assez léger, sympathique à suivre à défaut d’être vraiment prenant. Il a un côté rêveur à l’image de son personnage qui traîne, qui mène sa vie tranquillement en flânant sans vraiment rechercher qui il était avant. Je ne peux pas dire que ça m’a captivé mais il se laisse bien suivre malgré un rythme assez lent.
Laurent M.
Laurent M.

2 abonnés 90 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2021
Un fable résolument optimiste sur l'espoir et la résilience. Un pur shoot d'humanité ! Un vrai petit bijou ciné touchant et pas dénué d'humour. J'ai tout simplement adoré.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2021
Film original, dépaysant (difficile de deviner où il se passe), un chouïa absurde voire kafkaïen, peuplé de laissés-pour-compte et de paumés, avec un humour pince-sans-rire, où violence et méchanceté croisent humanité et générosité, bénéficiant en prime d’une excellente qualité technique.
DreamTim
DreamTim

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2021
Très bonne surprise qu'est "L'homme sans passé", j'ai adoré cet homme qui repart de rien après avoir était violemment passé à tabac et qui essaye de retrouvé son passé parmi les défavorisé. Le film est humain, touchant.
Les musiques de l'armée du salut apporte un vrai plus, et malgré quelque lenteur il ce regarde bien et avec plaisir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2020
Ce film est superbe. Beaucoup d'humanité chez cet homme a la recherche de son passé. La musique est elle aussi superbe comme dans tous les films de Kaurismaki. Je garde en tête ce concert organisé par l'orchestre de l'armée du salut pour tous ces défavorisés. La musique egaie aussi la vie des pauvres. Regarder les autres à hauteur d'homme ça fait du bien. Ça donne envie de voir d'autres films de Kaurismaki. J'ai poussé la porte de la fille aux allumettes mais c'est plus dur. Je vais tout de même poursuivre la recherche, j'aime être surpris...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2020
Ah, un film de Kaurismäki qui n'est pas une fin en soi. En faisant son arrivée dans les années 2000, le réalisateur finlandais apporte avec lui une étrange bulle de vide. Lui qui représentait une Finlande solitaire du temps de l'URSS, on le sent plus seul que jamais alors que son pays se tourne enfin peu à peu vers l'Ouest.

On croirait l'artiste abandonné par le chez-lui qu'il a passé deux décennies à dépeindre sous ses coutures les plus glauques. Comme si une prophétie venait de s'accomplir que le réalisateur, jusqu'ici, semblait froidement rêver de provoquer.

Isolé par un monde soudain ouvert, son humour noir s'imbrique étrangement bien dans ses personnages inexpressifs qui font pour une fois de leur mieux pour propager la gentillesse. Pour la première fois depuis Leningrad Cowboys Go America (qui lui aussi échappait au pays du grand Nord puisque, comme son nom l'indique, il a été tourné aux États-Unis), l'œuvre de Kaurismäki n'est pas en circuit fermé.

Sans changer de style ni se trahir, et en restant même dans son cher thème de l'évasion (même si elle est involontaire puisque le thème est une amnésie), Kaurismäki arrive à rejoindre un courant cinématographique qui le réconcilie enfin avec la modernité. Celle-ci commençait de lui faire cruellement défaut, au moins graphiquement, depuis une décennie.

Explorant du même coup la cruauté d'être un paria et, avec humour, le peu de complications qu'il y a à avoir oublié son nom en Finlande, il ne cesse donc de se renouveler.

→ https://septiemeartetdemi.com/
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2020
Lent et même parfois très lent, ce film réussi pourtant à ne jamais devenir chiant. Au contraire il nous attire petit à petit dans son univers et on y passe un moment à part et pas désagréable.
Michel F.
Michel F.

26 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2019
J'ai vu ce film pour la première fois au festival de Cannes en 2002, une montée des marches en smoking pour un film traitant de sdf ou de pauvres "paumés" au fin fond de la Finlande. Mais ces "pauvres gens" interpellent, attirent la sympathie. Un jeu magnifique, une histoire triste et grave... in himour décalé. Un film étonnant et épatant ! A voir et revoir avec humilité et grandeur d'âme . Magnifique.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2017
Dans cette fable tragi-comique qui remporta le Grand Prix au Festival de Cannes 2002, Aki Kaurismäki développe les thèmes qui lui sont chers : la marginalité, la solitude des temps modernes, l'identité, la musique... Si l'humour et la poésie sont toujours bien présents, l'éternel regard féroce et désabusé du réalisateur finlandais sur la société occidentale est toujours de mise, donnant à son long-métrage une note tragique très prononcée.
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