Le Boucher
Note moyenne
3,8
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111 critiques spectateurs

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pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2017
Voilà un thriller troublant porté par un duo d'acteurs qui l'est tout autant. En nous montrant le "quotidien" d'un petit village Chabrol signe un film subtil et maitrisé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2008
Incontestablement le meilleur film de Chabrol, superbe étude psychologique, grands moments avec le briquet et l'horrible soupcon que Yanne parvient à faire oublier, l'interpretation de ce dernier est magistrale, comme ce fut souvent le cas durant sa carrière.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2022
« La décade prodigieuse » son film réalisé en 1971, s’il n’a rien de réellement prodigieux, qualifie parfaitement la période bleue de Claude Chabrol s’étalant de 1968 à 1978 où sur dix-sept films achevés, pas moins de huit sont de véritables chefs d’œuvre du cinéma français, peintures tantôt venimeuses et perverses tantôt attendries ou cocasses des mœurs de la bourgeoisie provinciale. « Le boucher » peut sans doute avec « La femme infidèle » (1969), « Juste avant la nuit » (1971) et « Violette Nozière » se disputer la première place sur le podium de cette période dorée symbolisée par la présence aux côtés de Chabrol de son épouse Stéphane Audran, actrice prodigieuse encore un peu trop sous-estimée. Sans doute le propos du réalisateur, rattaché de manière un peu anachronique à la Nouvelle Vague, n’a jamais été aussi désespéré que dans cette histoire d’amour impossible, trouvant en Jean Yanne l’interprète idéal pour camper ce boucher au langage familier, éperdument amoureux de la maîtresse d’école du village au sein duquel il occupe une place de notable, répondant curieusement au sobriquet affectueux mais aussi un peu moqueur de « Popaul ». Le scénario écrit par Claude Chabrol lui-même, nous parlant de l’incommunicabilité entre les êtres et de frustration sexuelle, réussit la prouesse de diffuser une ambiance champêtre et poétique sur fond de crimes sordides de jeunes femmes. Le tout plongeant le spectateur dans une confusion des genres des plus troublantes. La complexité humaine est l’un des thèmes de prédilection du réalisateur toujours fasciné par les facettes souvent diamétralement opposées qui animent ses personnages. Ici un psychopathe touchant à qui il ne manquait sans doute pas grand-chose pour que ses pulsions meurtrières restent enfouies au fond de lui. Jean Yanne, qui sera récompensé d’un Prix d’interprétation à Cannes deux ans plus tard pour sa prestation dans « Nous ne vieillirons pas ensemble » (Maurice Pialat en 1972), démontre ici qu’il est capable d’aller chercher au plus profond de lui-même pour dépasser un statut habituel de fort en gueule cultivé depuis ses débuts sur les scènes des cabarets parisiens. spoiler: Face à lui, Stéphane Audran trouve l’exacte bonne distance pour aider le spectateur à aller chercher l’humanité de celui que l’on peut tout de même décrire comme un monstre. Un monstre qui demeure toutefois un homme
. La mise en scène joue habilement de tous les symboles, comme un briquet, pour appréhender les comportements souvent atypiques des deux personnages qui se cherchent mutuellement à travers ce que chacun croit voir dans l’autre. Du grand art qui replace Claude Chabrol à sa juste place, celle d’un des plus grands réalisateurs français des années 1960 à 1980.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2010
Prenant pour cadre un petit village du Périgord, "Le Boucher" est littéralement porté par ses deux comédien principaux. Si J.Yanne est souvent très convaincant, je retiens tout autant la beauté froide de Stéphane Audran (quelle superbe actrice!!!). A partir d'une histoire relativement sordide, Chabrol aborde pourtant avec ce film humanisme, la coexistence du désir charnelle et des pulsions les plus sauvages.
Malheureusement, le dénouement est beaucoup trop abrupte et brise la belle mécanique de l'ensemble.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2026
Au fin fond du Périgord, dans un village tranquille, Hélène est une gentille institutrice. Elle sympathise avec Popaul, le boucher revenu des guerres coloniales. Leur relation platonique va néanmoins être secouée par la découverte de cadavres de jeunes femmes...
On a souvent comparé Claude Chabrol à Alfred Hitchcock, toutefois ne vous y trompez pas : "Le Boucher" n'a rien d'un film à suspense haletant. Tout est dans l'ambiance malaisante, dans la relation entre ces deux protagonistes, et dans le cadre.
Chabrol livre un portrait presque documentaire du Périgord de l'époque. Entre les très beaux paysages, l'utilisation des grottes, et de nombreux détails sur la vie quotidienne de ses habitants. Faisant presque office de capsule temporelle.
Ce portrait n'a rien de gratuit, à l'image de l'une des séquences du premier acte : Popaul et Hélène déambulent dans le village, filmés par une caméra qui les précèdent, un peu façon steadicam avant l'heure. Une manière de nous faire "visiter" le village qui constituera le lieu de l'action, mais aussi de montrer la fluidité et le naturel de la relation entre les protagonistes. Une technique que reprendra peu ou pour Richard Linklater pour "Before Sunset".
D'ailleurs sur la mise en scène, Chabrol est en forme. Des découpages ou mouvements de caméras subtils créent le malaise, ou métaphorisent l'état de la relation des personnages. Il y a aussi ce dernier acte, presque horrifique, faisant un très bon usage des ombres. Et cette célèbre scène de découverte de cadavre, à travers une innocente tartine brutalement ensanglantée.
Le scénario évolue lentement, mais encore une fois le moteur reste la relation entre Hélène et Popaul, incarnés par les excellents Stéphane Audran et Jean Yanne. Tout deux étant marqués par un passé plus ou moins lourd (déception amoureuse pour elle, guerres sanglantes pour lui). Manière de critique pour l'une les normes attendues par la société, pour lui les guerre coloniales.
A noter, la présence dans le rôle du flic de Roger Rudel, célèbre doubleur dont il s'agit là du dernier long-métrage hors doublage.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2020
Avec ce rôle, Jean Yanne confirmait sans discussion possible, que sous ses dehors dilettante, il pouvait atteindre de très hauts sommets en art dramatique. Audran est irréprochable et prouvait que sa présence dans les films de Chabrol, son mari à la ville, n'a jamais été une complaisance d'époux. Pour ce qui est de Chabrol lui-même, plusieurs procédés qu'il utilise pour conduire ce thriller semblent aujourd'hui un peu vieillot, mais ils n'en gardent pas néanmoins une réelle efficacité et la marque de fabrique d'un metteur en scène de grand talent.
Xyrons

770 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2010
le boucher est certainement l’un des meilleur film de Claude Chabrol. La mise en scène du réalisateur est irréprochable, le scénario est intéressant et travaillé, le film est divertissant et les acteurs comme Stéphane Audran, Jean Yanne ou encore Antonio Passalia sont corrects dans leurs rôles. Bref, à voir…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 septembre 2012
Film tendu à souhait, Chabrol fait monté la tension d'une manière insidieuse mais l'intrigue est minime (trop d'ailleurs). Le cinéaste capte bien l'atmosphère d'un village tranquille (franchouillard) ou un assassin sévit. Jean Yanne et Stéphane Audran sont chacun dans un de leurs plus grands rôles.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 juillet 2010
Loin de partager l'avis général,je considère "le Boucher" comme un Chabrol faiblard,sans idées,sans inspirations,bourré de tics sous-hitchcokiens,d'une platitude à toute épreuve.Que poursuit donc Claude Chabrol au juste?De suspense,il n'y a point puisque dès les premières minutes,on connaît l'identité du tueur en série qui sévit dans la région.C'est peut-être une histoire d'amour particulière alors?Certes,mais il aurait fallu alors qu'une réelle alchimie s'installe entre Stéphane Audran et Jean Yanne,respectivement institutrice fade et boucher dérangeant.Ou peut-être bien s'agit-il d'une étude sociologique sur les moeurs campagnardes de la fin des années 60?Ca aurait pu,mais aux quelques plans d'ensemble sur la nature paisible et verdoyante du Périgord,manque une psychologie moins sommaire des personnages.Et c'est d'une lenteur rédhibitoire.A force de ne rien montrer(ni scénario consistant,ni attente latente,ni développement détaillé des caractères),Chabrol se fourvoit grandement,mais se rattrapera immédiatement avec "Que la bête meure",nettement plus oppressant,et avec un Jean Yanne,bien plus ambïgu.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2015
Un chabrol intéressant sur le fond, la forme n'est pas dégueu non plus dans un patelin du périgord avec son église, son école primaire et ses petits ragots de retraités chez le boucher du coin. Avec une bande son aux petits oignons pour un suspens croissant. Cependant malgré l'interprétation d'Audran et Yanne, le boucher est moins prenant et réussi que "Que la bête meure", la faute a un scénario plus faible. Un bon film toutefois
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2010
Un chef d'oeuvre, rien de moins. Claude Chabrol présente la un travail absolument brillant, il film le naturel avec une telle justesse, une simplicité virtuose, c'est éblouissant ! Chaque plan transmet une émotion, que ce soit une sensation réconfortante, ou alors une sensation d'inquiétude, chaque image fait son effet (certaines scènes, et ce grâce a une bande-originale d'une grande qualité, parviennent a créer une atmosphère vraiment très angoissante !)... Et tout cela sans parler du jeu d'acteur absolument parfait, du tandem Jean Yanne/Stéphane Audran, mais aussi des seconds rôles, tous parfaits !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2014
Sans doute un des films les plus connus de Chabrol sur lequel il retrouve Jean Yanne pour la troisième fois et Stephane Audra avec qui il travaillera 24 fois de 1960 à 1985... Dans un village un boucher et une directrice d'école se séduise tandis que des meurtres sont commis... Chabrol décrypte comme à son habitude et dissèque le quotidien des gens alors que se dessine le drame. La "romance" est placé sous l'influence forte de Balzac et finie par flirter avec le syndrôme de Stokholm. Cette histoire d'amour fascine et laisse perplexe, la femme refusant l'amour physique dont lui est demandeur tout en l'amenant à s'attacher. Le couple Stephane Audran-Jean Yanne n'est évidemment pas pour rien dans le charme opérer. On reste peut-être un peu déçu par la fin dont le romantisme baroque ne sied pas beaucoup au réalisme de Chabrol ; on aurait préférer que le film stoppe lorsqu'après la révélation le directrice ferme les yeux... Le seul bémol se trouve bien là... En attendant notons le plagiat éhonté mais passé inaperçu (pourtant adapté du roman "Les Kangourous" de 2002 par Dominique Barbéris) film par Anne Fontaine avec "Entre ses mains" (2005) dont le scénario est à l'extrême identique... En prime notez que l'acteur Roger Rudel (l'enquêteur) est le doubleur de Kirk Douglas. En conclusion un très bon film, un grand cru de Chabrol même s'il manque la petite tension Hitchcockienne pour être un vrai grand film.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2025
Si le film n’est pas réellement une réussite pour ma part, ce que j’ai aimé surtout c'est de retrouver la France rurale des années 70. Le scénario est prévisible. Et la réalisation un peu moue. L'interprétation est banal, sans plus. aucun suspens, aucune tension.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 janvier 2020
Mais qu'est qui m'a pris de regarder du Chabrol ? Venant de sortir d'un film magnifique avec le même Jean Yanne je tombe grace au lien sur ça. Trois acteurs au casting (+ Zardi évidemment) pour le reste des inconnus. Mais des inconnus qui jouent comme des pieds et qui regardent la caméra. Lors du marriage il n'y a que Jean Yanne qui interprète bien son rôle même Stéphane Audran semble à cote de la plaque ! Quand soudain un amateur Italien pousse une chansonnette insupportable !!! J'ai tenu huit minutes quatre secondes dans un Chabrol, record personnel battu...
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
Avec "Le Boucher", Chabrol excelle dans l’art de créer une atmosphère pesante et un suspense feutré, mais le rythme, volontairement lent, finit par émousser l’intérêt. Si les performances d’Audran et Yanne sont impeccables, l'austérité de la mise en scène rend parfois difficile l’implication du spectateur.
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