Avis : The Hit : le tueur était presque parfait - Page 3
The Hit : le tueur était presque parfait
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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2026
"We'll meet again, don't know where, don't know when… But I know we'll meet again…some sunny day...".
Willie a, lors d’un procès, dénoncé ses complices d’un braquage, en échange de la liberté. 10 ans plus tard, deux tueurs l’enlèvent dans sa retraite en Espagne ; s’engage un long périple en voiture, à travers l’Espagne, pour ramener le traître aux commanditaires, de l’Andalousie jusqu’à la France, et définitivement régler les comptes.
The Hit : le tueur était presque parfait est le premier succès de Stephen Frears. C’est un polar déconcertant se déroulant sur les routes d’Espagne. Déconcertant par ses personnages, un tueur professionnel et méthodique pourtant rattrapée par le doute, accompagné de son jeune sous fifre décontenancé et maladroit pour son premier contrat, face à un héros calme et stoïque, déterminé à affronter la mort, pour laquelle il s’est préparé. Et pour ça quoi de mieux que de mettre Terrence Stamp, John Hurt et le débutant Tim Roth dans une bagnole, pour que le spectateur se délecte de ces relations de personnage, dont on se doute qu’elle n’aboutiront pas à grand chose, si ce n’est une accumulation progressive de cadavres, laissés derrière cette fuite en avant.
The Hit c’est aussi un mélange du huit-clos au sein de cette bagnole, et de ses gigantesques environnements de la campagne espagnole. Frears tire très bien profit de ce double environnement, celui de la voiture, en filmant des échanges de regard ou des dialogues en s’appuyant sur le rétroviseur, ou en magnifiant la campagne espagnole dans des plans grandioses, par de lents travellings.
The Hit c’est un film loin des standards, avec des personnages qui suent, ont soif, doutent, parlent, s’engeulent et échouent. C’est aussi une approche philosophique du rapport à la mort, froid et méthodique pour le tueur, stoïcienne et profonde pour le héros, deux conceptions qui voleront en éclats, car oui The Hit, est un film cynique déstabilisant.
Un polar organique et original, et une très grande rencontre d’acteurs.
Mise en scène subtile et posée, scenario et textes minimalistes, paysages desertiques...The Hit est un thriller original qui lorgne vers les westerns de Monte Hellman(The Shooting en particulier) et les dernier Gus Van Sant. Gagnant en densité dans son dernier tiers le film souffre cependant d'une mise en place assez pénible. L'occasion de découvrir le long-métrage qui révéla T.Roth, même s'il n'est qu'un élément parmi d'autes de l'oeuvre. Pour cinéphiles avertis.
Un petit bijou signé Stephen Frears. Certes, on bien loin ici de la maîtrise quasi parfaite dégagée de The Queen ou d'autres oeuvres récentes du réalisateur, mais "The Hit" demeure une assez bonne entrée en matière par l'atmosphère décalée, quasi mystique, qui émane de ce film. La faute sans aucun doute à la direction d'acteurs de Frears. Nul doute que celui-ci sait se faire comprendre de ses comédiens. Sous sa baguette, le trio Terence Stamp, Tim Roth et John Hurt donne sa pleine mesure. Ponctué de silence, de très belles réflexions sur la vie, ce film noir, qui n'en est pas vraiment un, se range plutôt du côté des oeuvres inclassables. Un beau moment de cinéma.
Ce road movie à travers l'espagne est super. Mise en scéne efficace, un quatuor d'acteurs génial (Terrence Stamp en tête) et une musique signé Pace De Lucia qui ne manque pas d'originalité.
J'ai assisté à la projection de ce film avant une rencontre du public avec Frears, autant vous dire que j'étais surtout pressée que ça se termine pour enfin approcher le cinéaste. Au final, lorsque le générique a commencé, je me suis retrouvée comme éveillée d'un songe à me dire "mince, mais en fait c'était super bien!", sentiment qui n'a fait qu'accroître depuis. Un film qui m'a complètement soufflée, bien plus que la rencontre avec Frears, d'ailleurs.
Un film surprenant de Stephen Frears, entre road movie et film de gangsters, mais avec un ton, une atmosphère bien particulières. Frears joue plaisamment d'une Espagne de carte postale, multiplie les échappées au sein de son récit, enchaine scènes détendues et trouées de violence. La force du film est que, malgré son côté méditatif, il réussit tout de même à distiller une tension permanente et un vrai suspens. Celui-ci ne nait pas tant de l'action (les flics poursuivant les protagonistes arrivent toujours après les évènements), que de la relation imprévisible entre quatre personnages improbables. The Hit demeure aussi un film d'acteurs, confrontation entre trois immenses comédiens anglais, chacun génial dans un registre différent.
Excellent film d'action sans action, tourné vers la contemplation des personnages et des paysages espagnols , le magistral développement de l'intrigue. La musique de Paco de Lucia renforce ce sentiment de malaise qui vous prend à la première minute et ne vous lâchera plus.
Un film qui a du charme et de la personnalité. Malgré une introduction un peu longue, on se laisse vite embarquer dans ce road movie tout en nuances, aux personnages travaillés et au trio d'acteurs excellent.
Quoi je suis seulement le 2ème a poster une critique sur ce film ?? Bizarre ! En même temps c'est cool de savoir qu'il y a des films excellents que personne n'a vu, car "the hit" c'est tout a fait ca !! Les premiers pas cinématographiques de Tim Roth, un de mes acteurs favoris ("Little odessa", "pulp fiction", "reservoir dogs", "la planete des singes"). Un film dynamique, bien mis en scène, très beaux jeux d'acteurs, trés bon scénario, intrigue très captivante. C'est entre le road-movie, le thriller et le film de gangsters. Voila rien a dire de plus sur ce très très bon film, que je conseille à tout le monde.
Des années après son visionnage, ce film me hante encore. Et ce dénouement, quasi mystique... Une sorte de choc comme lors de la dernière scène de "Théorème" de Pasolini. Plus qu'un film.
Un des premiers films du toujours passionnant Stephen Frears ( the Queen, les liaisons dangereuses, etc) dans le style film de gangsters, il réussit à nous tenir en haleine malgré une histoire un peu rabâchée d'une balance, face à son passé et des tueurs venus l'enlever de sa planque. En découle un road-movie ou des britanniques traversent l'Espagne, et doivent prendre en route une jeune fille en otage; les acteurs sont au top, la mise en scène parfaite, on ne s'ennuie pas, on se demande jusqu'au bout comment tout cela va finir, mal on le devine. L'intérêt vient des non-dits: pourquoi la fille est-elle épargnée par ces truands? ( John Hurt, glacial, et Tim Roth, tout jeunot), pourquoi leur prisonnier ne s'enfuit pas? A chacun de répondre, mais au-delà j'ai trouvé l'histoire prenante, et avec le recul une vision de l'Espagne d'il y a 30 trente ans visuellement pleine d'intérêt.
Alors,voila un road movie assez intéressant dont l'essentiel de l'histoire se concentre sur les personnages qui développent eux même le scenario,a la vu du comportement des protagonistes on suit avec intérêt tout d'abord par le talent des acteurs et par l'ambiance mystérieuse qu'il en ressort tout en ce disant que la fin du film nous dévoilera une révélation toute en finesse qui ne fut pas le cas.Dommage ceci dit c'est vraiment bien filmé et le jeu d'acteur a lui même vaut le coup d'oeuil.