16 164 abonnés
13 119 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 14 novembre 2024
1500 kilomètres de cavale, une frontière à passer...et la mort au bout qui n'est au fond qu'une ètape du voyage! Second long-mètrage de Stephen Frears, "The Hit" (1984) est un thriller brillant qui expose un milieu noir diffèrent : le road-movie en terre hispanique! Le film ne relate finalement pas grand chose mais tout est exècutè avec tellement de brio que l'histoire se boit ici comme du petit lait! La froideur et l'absence totale d'humour de John Hurt, le côtè imprèvisible de Tim Roth, le regard faussement serein de Terence Stamp et la fascinante sensualitè de Laura del Sol! Un quatuor d'acteurs inoubliable et la gratte de Eric Clapton pour accompagner le tout! Les images d'une Espagne qui n'en finit plus dèmontrent une fois de plus que Mike Molloy, qui a bossè avec Kubrick, Preminger ou Roeg, ètait l'un des spècialistes de la photographie en extèrieurs! A l'arrivèe la première grande rèussite de Frears...
13 ans après son premier long métrage ("Gumshoe" en 1971) Stephen Frears se relance sur grand écran avec un polar assez atypique, sorte de road-movie philospohique et fatal. Comme il le dit lui même Frears s'est d'abord fait la main à la télévision (notamment à la BBC) pour oser revenir avec un vrai projet. Le casting est remarquable, plaçant en face à face Terence Stamp et John Hurt, deux visions particulières face à la mort, tandis qu'on remarque dans son premier rôle l'excellent Tim Roth. "The Hit" signifie le coup ou le contrat, le spitch de base n'a rien de confondant puisqu'il s'agit de deux tueurs, évidemment antagoniste (un vieux et un jeune), qui doivent retrouver un traitre et le ramener à leur patron avant de le tuer. La vraie force du film réside dans l'évolution des liens entre les protagonnistes, une collusion à l'insu de leur plein gré, notamment et surtout entre le tueur le plus expérimenté (John Hurt en tueur froid mais vieillissant) et sa victime (Terence Stamp en ex-truand qui se croit préparé à la mort). En effet le "débat" de fond étant le rapport à la mort, lorsque celle-ci arrive. Une atmopshère pesante, voir lancinante s'instaure sur fond de musique éclectique (Eric Clapton au flamenco) finit par nous offrir un magnifique film, trop méconnu. Il est étonnant que le réalisateur n'ait pas replonger dans le genre. Connu également sous le titre "Le tueur tait presque parfait" , ce polar mérite largement qu'on s'y attarde.
Je l'avais vu il y a quelques années ( mais sous le titre de "KILLER$" ) et j'avais été emballé par la mise en scène. La chose qui m'avait particulièrement marqué était la tête de Tim Roth que je n'avais pas du tout reconnu. Le scénario quand à lui, bien que pas très original, reste accrocheur: Willie Parker ( Terence Stamp ), un truand anglais, dénonce ses complices en échange de sa liberté. Il part donc vivre en Espagne. Dix ans plus tard, ses ex-complices sortent de prison; ils engagent deux "professionnels" pour le capturer: Braddock ( John Hurt ), le vétéran, et Myron ( Tim Roth ), dont c'est la première mission. Ils enlèvent Parker et traversent l'Espagne en direction de Paris, poursuivis par la police. Evidemment c'est du déjà vu. Mais je garde un bon souvenir de The Hit.
Un peu déçu par ce film.. Assez gavant, on s'ennuie au début, la fin est bizarre, des éléments sont un peu trop basiques, du genre le gangster plus à la hauteur qui ne tue pas la fille et qui meurt à la fin.. Belle performance néanmoins de Tim Roth, c'est en partie pour cela que je donne 3 étoiles ; celui ci joue bien.
On ne connaissait pas Stephen Frears dans le registre longuet et mou, voilà chose faite... Une petite déception pour un réalisateur que j'apprécie (avec son somptueux Philomena et son beau portrait The Queen...) et que je découvre dans The Hit comme manquant d'ambition, se contentant de filmer ses acteurs (assez bons, surtout le chien fou Tim Roth qui signe une interprétation inspirée et imprévisible) dans des palabres qui n'en finissent plus, avec de rares occasions d'actions, et une fin décevante (rapide et pessimiste). L'intrigue intéresse dans les premiers instants, puis l'on suit de façon nonchalante le film simplement pour en connaître le dénouement, mais sans réelle envie (pas de rire ni sourire, pas de sursaut ni surprise, pas d'émotions...). L'ambiance poussiéreuse et chaude de l'Espagne rappelle certains westerns, et la musique d'Eric Clapton est un petit bijou de guitare pincée frénétiquement. Dommage que les quelques atouts du film soient gâchés par le rythme complètement plat et l'absence d'émotions.
Un bon film de Frears. Le road trip est beau, les acteurs bons, Tim Roth à son paroxysme. La petite touche british se fait bien ressentir et elle est du plus bel effet. On pourrait seulement reprocher la molesse de certains scènes ou le fait que l'histoire rentre parfois dans des banalités assez affligeantes. Un frears qui se regarde.
Ce deuxième film de Stephen Frears, basé essentiellement sur la psychologie des personnages devant la mort, est un road-movie à la distribution prestigieuse mais au rythme inégal. Cette virée en compagnie de ces malfrats permet d'assister notamment aux débuts de Tim Roth dans le rôle d'un apprenti tueur immature. Le scénario aurait mérité sans doute un plus grand développement. "The Hit" se présente comme un film honnête mais qui manque de souffle par moment.
Alors d'un coté le scénario ne tient pas la route, soit par la volonté du réalisateur ou bien un manque d' intérêt et d'habitude pour le coté film d'action. La scène de l'enlèvement plutôt mal réalisée ferait plutôt pencher la balance dans ce sens. D'un autre coté le réalisateur trouve un ambiance assez unique ou les acteurs font la différence en particulier Tim Roth excellent en petite frappe.
Il se dégage du film une certainement mélancolie. Non pas uniquement à cause de la guitare espagnole mais aussi aux longs échanges verbaux entre les personnages: comment changer les choses ou comment envisager la vie. Un des 4 va trouver la solution et s'évader en solitaire comme si le film allait recommencer. Original
Un polar noir décalé qui nous entraîne dans un road‑movie tendu et imprévisible à travers l’Espagne, porté par un excellent et complémentaire trio d’acteurs. 3,25
Comme Stephen Frears a décidé de contrarier le genre, il n’y a pas d’histoire formelle dans ce récit d’un gangster repenti poursuivi par ses anciens partenaires. Seulement l’homme une fois rattrapé, parait ne pas se soucier un penny de ce qui peut lui arriver. Sur ce postulat parfaitement joué par Terence Stamp, Stephen Frears tricote des idées de mise en scène fantaisiste et à contre-courant du polar américain dont il semble s’inspirer. Pour sinon démolir, du moins le contredire, sur les indices, les menaces et le dur à cuir des protagonistes, qui se ramollissent tranquillement. Seul le héros demeure sur sa superbe, confiant en sa belle étoile. Celle de Terence Stamp s’est éteinte il y a quelques jours, mais la magie du cinéma l’a fait revivre ici de façon magnétique. Vive le cinéma ! AVIS BONUS Une présentation du film par son auteur, mais le son ne suit pas Pour en savoir plus :
Road-trip mélancolique symbolisant le cheminement vers un sort inéluctable, ce drame laisse entrevoir des échappatoires à la vie de tueur à gages que les héros peuvent ou non choisir de saisir - quitte à payer le prix de cette tentative de rédemption... Porté par un impeccable trio d'acteurs (Terrence Stamp, John Hurt, Tim Roth) et une mise en scène capable de fulgurances (le plan aérien), ce voyage entre truands questionne le rapport à la mort tout en soulignant l'hypocrisie ou la faiblesse de ceux qui la donnent sans hésitation apparente. Sur un canevas simple, classique, Stephen Frears imprime une atmosphère amère, se souciant peu de facilités de scénario qui servent le propos principal. Singulier.
Un road movie avec Terence Stamp qui joue l'un de ses meilleurs rôles, John Hurt en tueur glaciale, et le jeune Tim Roth, qui joue déjà les petits dures à cuire. En Espagne, estrader un ancien tueurs, d’un pays à un autre pour une exécution, emmener par deux malfrats minables qui emmènent avec une prostituée cache bien son jeu, malgré le destin tragique qui lui est destiné. Un film d’aventure, au ton léger. brutal et décisif par moment. avec une musique espagnole et Éric Clapton pour le morceau d'ouverture.