"Guerre froide, Amour et Espionnage !"
Le lieutenant Tom Farrell (Kevin Costner) - le mec porte le patronyme le plus cool du cinéma - a été engagé auprès de David Brice (Gene Hackman), le secrétaire d’état à la défense, comme agent de liaison avec la .
En parlant de liaison, il en sera question lorsque Farrell tombera sous le charme de la belle Susan Atwell (Sean Young), qui n’est autre que la maîtresse cachée du secrétaire Brice. Ce qui n’était qu’une aventure d’un soir (mention spéciale à la petite taquinade sexuelle à bord d’une limousine, une scène qui sera parodiée quelques années plus tard dans “Hot Shot” de Jim Abrahams), se transforme vite en histoire d’amour.
Lors d’une dispute, fou de jalousie, David Brice - sachant que Susan a une liaison sans connaître l’identité de l’homme - la tue accidentellement ! Pris de panique, il est prêt à se livrer aux autorités. Pour sauver les apparences et en même temps son poste, l’arriviste Scott Pritchard (Will Patton), le conseiller de Brice, voit en ce coup du sort, l'opportunité de détourner les soupçons.
Pour se faire, il met au point une improbable histoire d’espion russe au sein du Pentagone. Mais ce mensonge ne cache-t-il pas une part de vérité ? En quelques heures, le département d’Etat verse dans une paranoïa invraisemblable entraînant Farrell dans son sillage, car celui-ci est chargé de l’enquête…
À partir de ce dramatique triangle amoureux, sous fond de guerre froide et de collusion entre l’armée et l’administration en charge du pays, Roger Donaldson (“Cocktail”, “La Mutante”) nous livre un thriller tendu comme un arc. Sous nos yeux, ce joue un polar martial maîtrisé de bout en bout sans jamais faillir. Kevin Costner - grâce à un rôle schizophrène - alterne à la perfection deux facettes d’un même personnage.
D’un côté le haut-gradé de la Navy en pleine investigation, et de l’autre l’homme mystère traqué et meurtri par la mort de la femme qu’il aimait ! Cette situation intenable pour Farrell qui se trouve de plus en plus acculé donne au long-métrage toute caution pour délayer un implacable suspense, jusqu’au déroutant final…