Pour moi, la quintessence du film français. Des personnages principaux complexes et ambigus, au passé trouble voir peu reluisant, et des second rôles riches et autonomes, en rupture avec les poncifs traditionnels. Peu de dialogues, des regards... En bref une histoire fichtrement bien construite et un jeu d'acteur touchant tellement la perfection que l'on se demande parfois si l'on n'aurait pas pu être l'un des protagonistes. Donc, un grand film, à voir, à revoir, pour le plaisir des sens, et pour voir ce qu'est le génie cinématographique.
Jacques Deray nous offre ici un film magnifique et troublant, sur l'amour et l'incommunicabilité du couple, où Romy Schneider et Alain Delon sont extraordinaires. L'événement principal, scène culte du film, n'est sans doute pas le plus important, tant son influence sur le couple lui même se révèle primordial, comme si l'on voulait démontrer que l'amour était parcemé d'obstacles, parfois infranchissables, qui d'une part peuvent le renforcer, ou d'autre part l'anéantir. Un film donc sur l'amour, le désir, la confiance mais aussi la souffrance de l'être humain.
Un film remarquable. Un huit-clos d'une rare intensité, à la fois drame psychologique et thriller. Les interprétations de Delon, Schneider et Ronet sont magnifiques. Incontournable !
Déçu. Je m'attendais à mieux. le film déjà a beaucoup de mal à démarrer pour finalement n'être qu'un thriller assez banal. L'intérêt du film ici est inévitablement la photogénie des deux acteurs principaux que sont Delon et Schneider. Au zénith de leur beauté et qui a eux seuls procurent un certain plaisir visuel.
Film qui ne peut pas cacher son âge et un scénario au final ambigu. Il recèle néanmoins quelques pépites, comme revoir l'attirance magnétique et jouissive du couple Delon /Schneider, le combat de coqs, remake de Plein soleil, entre Delon et Ronet, les débuts de Jane Birkin, l'ambiance branchée de Saint-Trop. Tout cela fait passer au second plan le caractère un peu suranné de l'écriture et de la mise en scène. TV2 janvier 2021
Découvrir La Piscine en 2024, soit cinquante-cinq ans après sa sortie, c'est essayer de comprendre pourquoi un film a marqué son époque. La villa sur les hauteurs de Saint-Tropez est magnifique. En cette année érotique de la sortie du film, Alain Delon et Romy Schneider forment un couple tout aussi magnifique, qui l'était pendant cinq ans à la ville, six ans avant le tournage (essayez d'imaginer jouer les amoureux transis avec votre ex…). Puis on sent comme un malaise s'installer entre les protagonistes. Tout tient dans les regards. Même celui de Jane Birkin fraîchement débarquée d'Angleterre. Mais il faut l'avouer, tout ça provoque une sorte de lassitude qui frise l'ennui. On va au bout par respect pour ces grands acteurs, sans s'enthousiasmer. J'en suis arrivé à espérer que l'enquête soit confiée au célèbre Gendarme, histoire de mettre un peu de gaité dans cette histoire. Mais on ne mélange pas les genres, surtout avec les gens sérieux. Alors on reste sur une ambiance économe de mots en se demandant si tout ça n'était pas un bon prétexte pour s'offrir du bon temps au soleil.
Alain Delon et Romy Schneider (que celui-ci imposa en menaçant de ne pas faire le film) sont les amants magnifiques de ce huis-clos à l’atmosphère pesante. D’un style très épuré, ce classique est rythmé par les remous de la fameuse piscine. Autant dire que ça ne fait pas des vagues.
La beauté et la sensualité du couple Delon-Schneider, la villa sous le soleil, sa piscine (d'abord lieu de loisir spoiler: puis du drame, également lieu de métaphores) donnent le ton d'apparent bonheur et d'insouciance qui est celui du début du film. L'arrivée de l'ancien ami commun de Jean-Paul et Marianne, accompagné de sa fille, va progressivement modifier l'idylle du couple. L'ambiguité des regards et des mots, la nature incertaine des rapports entre les désormais quatre protagonistes (on ne sait pas si Marianne et Harry furent amants, si Pénélope est véritablement la fille d'Harry...) initient une action théatrale et un suspens sans éclat. Le germe, non encore identifié, de la discorde engendre une sentiment de malaise et l'on sent poindre le drame. De ce point de vue, la mise en scène de Deray est plutôt habile. Mais, quoique volontairement minimalistes, donc énigmatiques (pas de référence à leur passé), les personnages semblent manquer de matière, consécutivement peut-être, à un scénario qui, lui, manque de relief psychologique et dramatique. On s'en aperçoit particulièrement dans la dernière partie du film, lorsqu'à la suite spoiler: du geste fou, épidermique de Delon, le drame prend un tour policier assez banal qui décidera du sort des personnages et auquel, pourtant, on reste pratiquemnt indifférent.
Eh ouais... "La piscine", une petite claque cinématographique ! Et Deray de nous faire part de son style inimitable. Avec une tension palpable à tous les instants, et qui s'accélère néanmoins en seconde partie, les dialogues petits crus s'invitent bien chaleureusement dans cette ambiance bucolique et provençale. Ici, exit les cigales et le whisky bienvenu. Un film servi donc par un chlore qui ne manque pas de nous piquer les yeux. Co-signé des mains de Jacques Deray, le scénario use toutes les ficelles du genre (LE sujet à ne pas aborder : l'arrivée d'un homme et de sa fille chez un couple rangé), et ce grâce à l'interprétation sans faille du duo aussi glamour que belliqueux Delon-Schneider. Un film angoissant aussi, nerveux et glacial dans les interprétations. Un merveilleux huis-clos en somme. Les partitions génialissimes des acteurs concourent à la réussite de "La piscine". Le quatuor joue dans le bon ton, chacun à sa manière : le charme redoutable de Delon ; le charisme et la classe infinie de Maurice Ronet ("Ascenseur pour l'échafaud" de Louis Malle, "Plein soleil") ; la sensuelle et divine Jane Birkin (déjà vue dans "Le knack..." qui reçut la Palme d'Or en 1965 ; et chez Antonioni pour son "Blow up") ; et de terminer par le joyau, le rayon de soleil, l'inoubliable princesse du soleil, Romy "Sissi" Schneider. Quel pur régal ! Je peux dire aussi que "La piscine" a acquis son statut de film culte grâce à la première scène où notre monstre sacré se fait éclabousser par la Bellissima. Quel délice ! Un chef d'oeuvre aussi car il fut, en son temps, adulé par toute la génération cannoise : Bardot, Vadim, Brialy, Denner, Bébel... et de Jacques Deray de se faire un nom en France. De plus, j'ajoute que la musique est signée par un grand compositeur en la matière, Monsieur Michel Legrand. Reconnaissable dès le générique, elle nous languit devant la caméra de Jacques jusqu'au point de non-retour. Superbe Michel, j'en redemande encore ! Pour terminer, "La piscine" (1969) est un classique du drame à la française qui marquera encore et toujours les esprits. Vous avez dit fantômes spectateurs ? Eh oui. Delon le sait si bien, qu'il en parle encore. Des souvenirs impérissables. Deray (à qui l'on doit de nombreux policiers français), Ronet (une superbe trogne), mais surtout, l'une des plus belles actrices françaises (et qui rentre sans aucun conteste dans mon top 5), la divine Romy. "La piscine" : un film sublime maîtrisé à la perfection. Ceux d'aujourd'hui le traiteront de vieillot. J'emploierai un seul et unique terme : Romy !
Un huis clos très sensuel, avec un quatuor d'acteurs magnifique. "La piscine" est un film au rythme étrangement lent, qui nous envelopperait presque, jusqu'à un élément déclencheur à couper le souffle. Le film est très psychologique, Jacques Deray ayant poussé le plus loin possible les relations entre chaque protagoniste. Alain Delon et Romy Schneider sont au sommet de leur art et de leur beauté. La dimension esthétique n'est pas absente de l'œuvre, chaque plan paraissant travaillé à la perfection. Un petit bijou immanquable.
Jacques Deray réunit Alain Delon et Romy Schneider au bord de cette piscine (source de tous les excès) sous le soleil étouffant de la côte d’Azur pour des vacances des plus tumultueuses… LA PISCINE installe une ambiance palpable, oppressante, une fois la présentation des personnages passée et évoque les sentiments, la passion et le désir d’un couple avec beaucoup d’authenticité et de justesse. Il faut dire que l’interprétation charismatique du couple formé par A. Delon et R. Schneider est remarquable. Un couple aussi beau que bouleversant. On ressent un naturel et une complicité à chaque instant, qui transcendent leur rôle et la composition de celui-ci. Le caractère dramatique ne va cesser de s’emparer de tout, en abordant la tentation, l’excès, le mensonge, la folie, la trahison, la déraison… Un tourbillon dévastateur de sentiments qui va ravager chacun d’entre eux (La jeune Jane Birkin exceptionnelle et Maurice Ronet remarquable) pour faire place au plus grand des chaos sentimentaux. Ce huis clos estival fait ressentir la moiteur des nuits d’été dans un climat de tension et de passion où l'amour absolu et l’infinie complexité des sentiments s'entrechoquent et se réconcilient. Une œuvre culte un brin désabusée, touchante et magnifique.