Ce film est sans doute le moins personnel du réalisateur Stanley Kubrick... En ffet ce film est surtout celui de l'acteur-producteur Kirk Douglas alors à son sommet. La réalisation est offerte à Anthony Mann qui a tout juste le temps de tourner la première scène d'ouverture avant d'être tout simplement viré après mésentente avec la star du film (ils se retrouveront pourtant pour "Les Héros de Télémark" en 1965). Douglas le remplace au pied levé par Stanley Kubrick avec qui il venait de tourner le chef d'oeuvre "Les Sentiers de la Gloire" (1957). "Spartacus" est donc le seul film dont Kubrick n'est pas à l'origine, et sur lequel il n'a pas tout contrôle puisque Kirk Douglas impose également sa vision des choses. Il n'empêche ce film est un chef d'oeuvre du genre, un des meilleurs peplums qui est aussi, à l'époque le second plus gros budget du cinéma (13 millions) après "Ben-Hur" (16 millions). D'après le romancier Howard Fast le scénario est confié à Dalton Trumbo, soit deux auteurs blacklistés par la commision anti-communiste McCarthy ; le soutien de Douglas sera total et pour se faire Trumbo travaillera sous le pseudo Sam Jackson, sa véritable identité sera révélé au générique... Tout un symbole pour cette histoire d'esclave et de révolte. D'ailleurs, si Spartacus a bel et bien existé, ce film n'est pas un film historique au sens premier, il s'agit avant tout d'un grand film d'aventure qui faisait écho à son époque (1960). Le film n'est pas dénué de plusieurs anachronismes ou de libertés, par exemple le fait que César était trop jeune pour être effectivement déjà chef militaire ou que Spartacus est mort au champ d'honneur et nullement crucifié... Avec un casting impressionnant (Kirk Douglas, Tony Curtis, Jean Simmons, Peter Ustinov, Laurence Olivier,, Charles Laughton...) cette épopée comprend tous les ingrédients nécessaires, décors et costumes qui nous plonge dans l'antiquité, le lyrisme et l'épique, émotion (y a pas à dire la fin nous foudroie de larmes) et action et surtout cette ampleur, romnesque l'audace anti-mccarthysme comme celle de l'évocation gay lors d'un bain romain... Sublime, la quintessence du genre qui ne démérite pas vis à vis des autres grands titres du genre.
Un grand film de l'époque romaine. "Spartacus" possède tout et Kubrick réalise bien. S'il devait y avoir un point noir, c'est que l'accent de Kirk Douglas n'est pas très subtil et enlève une touche d'antiquités. Sinon, le film ne lésine pas sur les moyens. On retrouve volontiers le côté un peu audacieux de Kubrick qui amène le spectateur à garder l'oeil ouvert. Avec "Spartacus", on remarque à quel point les films historiques fait durant le milieu du vingtième siècle étaient calmes et s'écoulaient plus lentement que les grosses productions actuelles qui se concentrent plus sur le choc du son.
Kubrick et Douglas ensemble, ça donne un peplum probablement l'un des meilleurs, le film est long mais on ne s'ennuie pas un seul instant ! Même si j'ai l'impression qu'on ne reconnaît pas encore totalement la marque de Kubrick à travers ce film !
Le péplum nest pas le genre de prédilection de la maison. En effet seul Gladiator a été visionné jusqu'à ce jour par mes yeux cinéphiliques. Et même si cest Mr. Stanley Kubrick qui réalise, cest pas forcément gagné davance. Touche à tout, le réalisateur de Orange mécanique aura essayé tous les genres : du film de guerre jusqu'à lhorreur en passant par la science fiction, cest ici dans le péplum ( glaives, toges et sénat ) que saventure le très regretté cinéaste en contant lhistoire de Spartacus, tout dabord esclave qui, après avoir été acheté et utilisé comme gladiateur, provoque une rébellion et crée une véritable armée desclaves, également poussé par lamour de sa femme Varinia. Des hommes qui gardent la tête haute, des hommes prêts à mourir pour leur honneur, qui se révoltent ensemble contre le pouvoir en place : un sujet finalement très récent de part la mode du « ferme la et avance » qui est en train de pourrir notre monde et de lévidente perte de courage des gens. Si lon met le coté politique à part, il faut relever la haute intensité de cette uvre, superbement épique et charismatique qui nous montre ce héros tragique quétait Spartacus à travers un Kirk Douglas juste parfait et accompagné par une ribambelle dinterprètes, certes malmené par Kubrick mais qui restent malgré tout professionnel. Un personnage de la sorte se devait dêtre représenté dans un film magnifique, pure et génialement mis en scène. Lobjectif est réussi même si on peut considéré ce film comme le moins personnel du grand papa de 2001, lodyssée de lespace.
La meilleure illustration de l'oeuvre de Kubrick se trouve dans Spartacus. Et comme il est impossible d'évoquer le cinéma sans se réferer a Kubrick, Spartacus restera un des meilleurs films du XXeme siècle.
Un monument du cinéma!! Tout y est dans ce film culte, la mise en scène de Stanley Kubrick, les scènes de combats, les décors, les acteurs, tout y est pour que ce film soit un chef d'oeuvre! On ne s'ennui pas pendant plus de trois heures! Bref, un très bon film a voir sans hésiter une seconde!
Classique de chez les classiques parmi les péplums, « Spartacus » a beau être manifestement le film le moins personnel de Stanley Kubrick (ce qu'il reconnaîtra d'ailleurs lui-même), il n'en reste pas moins un standard du cinéma près de soixante ans plus tard, faisant preuve d'une maîtrise et d'un sens du spectacle de tous les instants. Aussi riche dans son histoire que dans ses décors et costumes monumentaux, doté d'un impressionnant casting où quasiment chaque personnage est développé avec soin, l'œuvre alterne ainsi scènes d'action millimétrées et rigueur historique pour nous offrir le résultat le plus ambitieux qui soit, et ce malgré une histoire d'amour peu captivante ou une durée légèrement excessive, la dernière demi-heure m'ayant même paru un peu longuette. M'enfin, quand on voit le nombre de moments inoubliables et l'impression de grandeur que nous laisse ce projet mené remarquablement par Kirk Douglas (également producteur), il serait bien dommage de s'arrêter trop longtemps sur ces quelques réserves face à la maestria proposée par maître Kubrick. Du grand art, et une très grande chance pour votre serviteur que d'avoir pu le redécouvrir au cinéma!
Kubrick s'essaie au peplum avec bonheur en y ajoutant une touche perso très appréciable. Les éléments essentiels d'un bon peplum sont respectés : grandes scènes spectaculaires alternant avec des moments plus intimistes (scènes très réussies entre Jean Simmons et Kirk Douglas), dose de sadisme et de cruauté (les esclaves crucifiés), ambiguïté sexuelle (la fameuse scène censurée entre Lawrence Olivier et Tony Curtis), belle reconstitution... Les plus ? Des personnages attachants grâce à une interprétation impeccable, jusque dans les plus petits rôles (mention spéciale au génialissime Peter Ustinov), de bons dialogues, jamais creux même quand ils sont simples et une mise en scène de qualité. Un chef d'oeuvre
A linstar de Ben-Hur, Spartacus marque une certaine rupture dans le monde du péplum. Il se situerait à mi-chemin entre le Déclin de lempire romain et Gladiator. Dailleurs, certaines bonnes recettes de Kubrick ont été empruntées par Ridley Scott (Gladiator). A mi-chemin pour une question de discursivité, dabord. En effet, les répliques dacteurs sont quand même moins policés et moins vieillotes que dans les péplums classiques. Ensuite parce quà lécran il y a une impression de plus grande massivité des personnages. En clair, il y a plus de monde à lécran. Mais cette rupture nest pas une révolution en-soi puisque comme dans les péplums classiques il y a plus de dires que dactions. Ceci dit, avec Kubrick, on a un certain dépoussiérage de lunivers du péplum. Et cest tant mieux ! Le scénario tient dans un dé à coudre : Spartacus, esclave parmi les hommes libres romains, se révolte et défie la toute-puissance du sénat et de ses légions. Kubrick a dépoussiéré les codes du péplum, mais avec retenue. Je mexplique Il a respecté les codes cinématographiques de son époque, bien quil était visionnaire et en avance sur son temps. Pas de sang à lécran, puissance de la verbalistique, dialectique au service dun vrai fond historique. Les manques de lhistoire, Kubrick les comble comme il peut, et il a bien fait car rien ne paraît grossier à lécran. Et puis dites vous que faire un film sur la révolte de Spartacus nest pas facile, car il y a peu de sources historiques fiables. Les Romains naimaient pas parler des esclaves, encore moins en parler en bien et avec véracité. Car dans le monde romain lesclave doit être au service des hommes libres, il doit être un simple « outil ». Mais Kubrick a bien fait les choses. Il introduit de la poésie et de la romance dans la relation entre Spartacus et une esclave. Il nous offre sur un plateau des personnages historiques qui ont vraiment existé. Et quand il doit mettre ces personnages à la parole, il... (suite sur mon blog !)
Spartacus est un grand moment de cinéma, un chef-d'oeuvre admirable qui n'a en aucune manière vieillie. Spartacus est bien la preuve qu'un film de commande peut être devenir un monument du 7ème Art. Le film dure 3 heures mais on ne voit pas le temps passé, l'histoire est très belle (et inspirée de faits réels), la bataille est superbement filmée et la fin vraiment émouvante. Du grand cinéma qui fait vraiment aimer cet art, on vibre d'émotion face aux épreuves des personnages magistralement interprété par des acteurs de prestige.
Une excellente brochette d'acteur en particulier Laurence Olivier, Kirk Douglas, Charles Laughton mais aussi Tony Curtis, John Gavin, Jean Simmons ! Malgré des petites longueurs le film reste captivant et très émouvant.
Stanley Kubrick aurait voulu s'imposer davantage sur "Spartacus", les contraintes d'Hollywood l'en ont empêché et Kubrick n'aura jamais été fier de "Spartacus". Il n'y avait pourtant pas de quoi rougir car il a réalisé là le plus grand péplum de l'histoire du cinéma. Le scénario est passionant, l'interprétation magistrale, les décors et couleurs sublimes. Un monument !