Dupont Lajoie
Note moyenne
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Philopate
Philopate

13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2026
Un film très dur qu'on reçoit comme un coup de poing; on ne sait pas comment réagir tant les faits exposés sont horribles.
On ne peut s'empécher de hair les gens qui se sont abaissés à ces manoeuvres basses et indignes rien que pour fuir une responsabilité certaine et une action engagée.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Histoire simplen et efficace qui dénonce les mentalités racistes et étriquées des français moyens des années 70.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2026
Un film qui débute sur un ton plutôt léger, bon enfant, et peu à peu une ambiance oppressante s'installe jusqu'au drame, l'irréparable.
Percutant, audacieux, une vraie claque, un coup de matraque même, qui tabasse autant en 1975 qu'en 2026.
Violente dénonciation du racisme décomplexé en France durant les années 70.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2025
Je trouve ce film excellent de par le scénario, le jeu des acteurs, les dialogues et les personnages de du film. "Dupont Lajoie", réalisé par Yves Boisset et sorti en 1975, est un drame qui tourne au tragique. Film qui fit scandale à l'époque. L'histoire est inspirée d'un fait divers du début des années 70 survenu à Marseille. Quelques scènes sont choquantes et dures à regarder voire très violentes, aussi bien les actes que les paroles. Yves Boisset a voulu dénoncer le racisme sous-jacent qui existait dans la société française à l'époque, dans un contexte post décolonisation, et que le monde politique refusait d'admettre. « Dupont Lajoie » est le premier grand rôle de Jean Carmet au cinéma. Il faut aussi noter l'excellente distribution du film, outre Jean Carmet, on trouve : Pierre Tornade, Jean-Pierre Marielle, Victor Lanoux, Jean Bouise, Henri Garcin, Robert Castel ainsi qu'Isabelle Huppert et Jacques Villeret qui commençaient leur carrière cinématographique. Pour moi, il s'agit du meilleur film réalisé par Yves Boisset. Je recommande, âmes sensibles s'abstenir.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2025
Un grand classique de Yves Boisset, cinéaste qui ne fait pas toujours dans la dentelle, mais ici une oeuvre efficace , forte , politique. Le film doit beaucoup à ses interprètes , impeccables , qui permettent de faire passer le scénario un peu manichéen et simpliste : Jean Carmet, Isabelle Huppert , Jean Bouise .
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2025
En 1975, début des années Giscard en France, le racisme anti-arabe est bien décomplexé : on parle volontiers de « bicots » et de « bougnoules ». Aujourd’hui, s’il est toujours bien présent, et peut-être même plus que jamais, il est devenu vaguement honteux. Quant au masculinisme toxique qui peut aller jusqu’au viol, il est évident que le discours de la société à son sujet s’est grandement amélioré. Il était quasiment absent dans les années 70.
Les personnages du film peuvent apparaître stéréotypés, voire caricaturaux. Mais, à bien y regarder, il y a beaucoup de nuances entre eux.
Pour conclure : “L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation.� disait Averroès, philosophe et médecin arabe du XIIème siècle.

PS In memoriam Yves Boisset, disparu le 31 mars, et aux acteurs de ce film qui sont presque tous morts (je pense surtout à mes chers Jean Carmet et Jean Bouise…).
Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2025
Un de mes collègues me parle souvent de Boisset donc je vais m'y attarder. Je commence bien entendu par le film le plus connu, vu il y a une quinzaine d'années.

Le scénario est évidemment bien ficelé et un remake pourrait remettre ce film au goût du jour car visuellement je le trouve vieillot. Mais la trame est et sera toujours d'actualité, de manière heureusement plus complexe actuellement mais le fond est là.

Les thèmes de la camaraderie, de la conscience, du racisme, de la justice sont autant de sujet qui font de de ce long métrage un film puissant.

Jean Carmet excelle à l'instar de Jean Buise.
Cuculapraline
Cuculapraline

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 février 2025
Très bons acteurs, film extraordinaire, que de méchants, et que de gentils,et tellement vrai........
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2024
Film dramatique, réalisé par Yves Boisset, Dupont Lajoie est un bon long-métrage. L'histoire nous fait suivre Georges Lajoie, un cafetier de Paris qui, avec sa femme et leur fils unique bachelier, partent avec leur nouvelle caravane passer les vacances, comme chaque été, dans un camping de la côte provençale tenu par Loulou, un pied-noir. Les Lajoie y retrouvent leurs amis mais un évènement tragique va venir bouleverser leur séjour estival. Ce scénario s'avère intéressant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Si l'intrigue débute de façon amicale, celle-ci bascule totalement dans le drame arrivé à la moitié. Ce changement de ton inattendu est franchement déstabilisant et marque une cession entre la première partie pleine de gaieté et la seconde beaucoup plus grave. Le sujet principal, à savoir le racisme, est très bien traité à travers ce récit. L'ensemble est porté par de nombreux personnages, interprétés par une distribution comprenant de beaux noms comme ceux de Jean Carmet, Pierre Tornade, Ginette Garcin, Pascale Roberts, Jean Bouise, Michel Peyrelon, Odile Poisson, Jean-Pierre Marielle, Robert Castel, Isabelle Huppert, Abderrahmane Benkloua, Pino Caruso, ou encore Jaques Villeret qui y tient un tout petit rôle secondaire. Tous ces individus entretiennent des rapports amicaux très sympathiques même s'ils comportent également de la xénophobie. Des échanges soutenus par des dialogues très bien écrits, amusants mais aussi abjects quand ils comportent des relents racistes. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est assez classique et sert avant tout son propos. Celle-ci évolue dans des environnements limités mais appréciables. Ce visuel quelconque est accompagné par une bonne b.o. signée Vladimir Cosma. Ses compositions, plutôt légères, sont agréables même si elles sont en retrait. Reste une fin marquante et réussie venant mettre un terme à Dupont Lajoie, qui, en conclusion, est un film méritant d'être découvert tant sa thématique est traitée avec intelligence et justesse.
julienjux
julienjux

5 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2024
Comme le dit bien un autre commentaire, on a tort de réduire le film à une critique du racisme ordinaire. En ce cas, les caricatures de Français moyens ne seraient pas meilleures... Le propos de Boisset est clairement ailleurs. Le racisme systémique sert de couverture à des bas instincts plus nauséabonds encore. La violence qui frappe les ouvriers algériens (la ratonnade) sert avant tout à étouffer une affaire de viol et de meurtre... Ratonnade à son tour dissimulée par les hautes instances - il s'agit de préserver l'ordre et la bonne conscience du Français. Le racisme qui frappe de la manière la plus visible les immigrés algériens - qui est doublé de leur identité d'anciens ennemis de la guerre d'Algérie -, touche en fait également les Italiens un peu moins étrangers, et le mépris s'exprime aussi sur les Provinciaux fainéants, sur les régions non parisiennes, la vie de campagne, entre les classes sociales, les hippies, les flics... La jeunesse est peu présente, enjouée à se taire et à se mettre au travail au plus vite. Les femmes également, objets de désir, objets de possession, objets tout court, presque sans paroles, sans vraie influence sociale, mais pas sans frustration. Une jeune femme s'éveillant à la sensualité, qui parle qui danse, est une femme libre à saisir. Et la bonne chair fraîche doit se saisir comme les tranches de jambon et de saucisson sur la table de camping, et se dévorer dès que possible avant qu'un autre ne s'en empare. Même le beau paysage du sud est balafré par les architectes hilares. Toute une haine destructrice qui suinte par les corps qui se dénudent, se couvrent d'huile et suent au soleil. Dans ce contexte, même la figure positive de Colin, figure de convivialité, d'accueil et de liberté des moeurs, est vite salie et entraînée dans le mouvement général.

L'été est le moment de relâche collective. Le film se présente d'abord comme une comédie un peu lourde, un Les Bronzés, un Bienvenue chez les Ch'tis. Mais les répliques ne font pas rire bien-sûr. On surprend vite derrière chacune, derrière chaque geste, des arrière-pensées malsaines, le mépris profond de tout et de tous, le bon droit absolu. Ce qui choque dans ce Lajoie, ce n'est pas son racisme ordinaire, ni même au fond son acte dégueulasse et lâche, mais la volonté de puissance et de possession capricieuse qui s'exprime dans la manière dont il gouverne son monde, sa famille, son café, dans le regard ignoble qu'il pose sur ce monde. C'est ce regard pervers, haineux, libidineux, boulimique, radin, destructeur, que Carmet et Boisset font voir et ne lâchent pas. La caméra montre l'homme en train de nourrir son vice en regardant les choses, depuis la première bouteille sur le comptoir. L'agression a lieu loin des caméras, dans le dos des fêtes populaires. Dans une grande grimace de double discours, Lajoie avoue : "Parce que je suis pas souvent avec des jeunes. J'aime bien rigoler. Quand je m'y mets, je peux être très marrant... seulement j'ose pas. À Paris au bar, y a des clients qui rigolent, mais moi je peux pas j'ai pas le temps". Ce qui remonte un instant à la surface, c'est la nullité du mode de vie, l'ennui fondamental de la civilisation moderne, le corset du travail sur la fantaisie humaine. Tout comme la jeune fille, "Lajoie" fuit la fête populaire qui a été vidée de toute spontanéité et complète ce monde sans saveur. Il cherche à retrouver lors de ce bref moment de repos de l'absurdité existentielle que sont les vacances, un peu de folie originelle, de jeunesse. Mais, comme celui qui commande une bière ou une bouteille de champagne, il ne sait qu'exiger ce qu'il considère comme son bon droit...


https://leluronum.art.blog/2024/10/05/tombee-du-canap-dupont-lajoie-dyves-boisset/
No Quarter
No Quarter

9 abonnés 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2024
Une vraie œuvre critique du racisme ordinaire des années 70. La beauferie qui partait en congés annuels au camping du Soleil (idem Flots bleus....) et qui trouvait un peu de courage à travers la constitution d'un groupe d'habitués. L'entraînement lié à l'esprit de groupe pouvait amener des citoyens ordinaires (Dupont) à commettre des actes lâches et lamentables. L'ambiance de cette comédie qui vire au drame est très intéressante, bien rendue (les embouteillages, l'installation au camping, les jeux d'été,...) et l'interprétation est excellente. De la jeune Isabelle Hupert à Jean Carmet, en passant par Marielle, Tornade, Robert,... Pour une fois une fin qui n'est pas éludée ou en queue de poisson. Plutôt réussi.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2024
« Dupont-Lajoie » est l'un des meilleurs films d'Yves Boisset. L'histoire est d'une efficacité redoutable et nous plonge dans une spirale de violence qui maintient l'audience en haleine jusqu'à la fin. Le personnage de Lajoie, magnifiquement interprété par Jean Carmet, est un petit bourgeois qui, en vacances, commet un acte horrible en essayant de violer et de tuer une jeune fille, Brigitte, jouée par Isabelle Huppert. Les personnages sont authentiques et le film ne tombe pas dans le piège de la généralisation. La performance de Jean-Pierre Marielle en tant qu'animateur prétentieux est incroyablement drôle, et le film contient une critique acerbe des jeux télévisés pour vacanciers. Bien que la scène finale soit discutable, elle ne doit pas empêcher d'apprécier le reste du film. « Dupont-Lajoie » est une œuvre percutante qui traite de la xénophobie latente avec une pertinence toujours actuelle. Un film « puissant » malgré ses imperfections qui reste gravé dans les mémoires pour sa représentation sans concession des préjugés et de l'hypocrisie. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2023
Yves Boisset maltraite la France profonde, celle des boutiquiers (Jean Carmet, Pierre Tornade) et des petits notables de province satisfaits (Peyrelon) réunis ici dans un camping du bord de mer exalant la franchouillardise, la connerie et le racisme. Les personnages de Boisset auraient pu faire les sujets d'une simple comédie satirique ou grinçante spoiler: mais le crime dont se rend coupable le bistrotier Lajoie (Carmet, infâme à souhait) introduit le drame puis l'injustice et l'abjection d'une ratonnade.
.
Conformément à son style sans concession, Boisset ne fait pas dans la demi-mesure. Ses protagonistes, imbéciles individuellement et dangereux en groupe, versent vite, parce qu'ils sont peu nuancés, et malgré des traits justes, dans la caricature (ainsi les seconds rôles de spoiler: Victor Lanoux, en ancien d'Algérie, et Marielle en vaniteuse vedette de la télé)
. Outrancière aussi et typique du cinéma engagé des années 70 est la conclusion policière du film (Jean Bouise, en flic intègre et écoeuré, tente de faire son boulot) spoiler: qui dénonce la raison d'Etat et l'enterrement de l'affaire.

Reste ce réquisitoire au vitriol, savoureux parfois, contre cette bêtise populaire ordinaire, tellement courante, au-delà du fait divers paroxysmique de "Dupont-Lajoie", et toujours renouvelée.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2023
Une satyre acide sur le racisme latent et le pouvoir du groupe. Un film des années 70 avec un des meilleurs rôles de Jean Carmet glaçant en quidam anonyme qui tombe spoiler: dans le meurtre accidentel
. Un casting quatre étoles qui n'a rien perdu de sa superbe en dépit de sa mise en scène plutôt vieillotte. A découvrir ou redécouvrir.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2023
Parfaitement incarné ce français "moyen" raciste, une caricature ? Un film de 1975 qui semble suffisamment réaliste pour trouver un écho encore aujourd'hui.
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