Une affiche mythique, un cast principal comme secondaire impeccable avec un jeu global égal mêlant avec panache le comique, drama, familiale et le politique.
Comme le premier, Antonio joue la comédie à fond et s'en donne à cœur joie en se métamorphosant tel un humoriste aventurier et justicier dont la talent n'à pas été démolie. De plus, son éternel duo avec Catherine fait encore plus d'étincelle et comme le précédent, face à face et scènes sont jouées et dirigées avec une maîtrise complète. Le petit nouveau nouveau, Adrian Alonso est la vraie perle du récit, une bouille à croquer, un tempérament dément et un héritage caractériel paternel qui ne fait aucun doute. L'enfant ne connaissant pas son "vrai père" se révèle comme l'héritier masquer avec des scènes aussi touchantes que drôles. L'ennemi principal, Rufus Sewell est un virtuose d'intimidation de "sadisme" d'époque et est en quelque sorte, la représentation première du terrorisme, vouloir venger ses ancêtre chevalier d'un ordre ancestral sectaire est une chose, vouloir anéantir la première ville du pays à coup d'explosif "nouvelle génération" en est une autre. C'est d'ailleurs le détail que j'aurai mis des années à saisir, son statut de descendant de secte. C'est aussi là la fausse morale du récit, comme les terroristes modernes, le fait de toujours rester sur une idéologie dépasser, vouloir restaurer un nouvel ordre mondial par des forces obscures tellement datées. L'autre point intéressant, faisant gravement échos à notre époque, l'intrigue parlant clairement et dès le départ, de manipulations d'élections pour l'indépendance, problèmes d'immigrés hispanique au sein d'une population ne là voulant plus... L'échos avec notre présent est saisissant.
Visuellement sans fausses notes, musicalement impérial, peu de choses auront manquées à cette seconde aventure pour être une perfection. Une légende urbaine, une œuvre pouvant largement devenir centenaire, Zorro reste et restera un personnage à part entière dans l'univers des "super-héros" sans pouvoirs surnaturels et à échèle par conséquent, bien humaine.