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Noah N
34 abonnés
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3,5
Publiée le 14 juillet 2026
Pour moi, les parodies sont plus difficiles à apprécier, surtout quand on me les vend bien. Après visionnage, j’admets que c’est une belle parodie des vieux films des années 30 : le film reprend plusieurs codes de ces films et les détournent de façon à nous faire rire (les accents et les éclairs sont les meilleurs exemples). Heureusement, ça a fonctionné sur moi et je me rends compte qu’il y a des trucs que j’ai connus qui viennent de ce film. L’humour fonctionne jusque dans les moindres détails. Hormis ce comique burlesque, j’ai l’impression que le film se prend au sérieux, notamment sur la Créature. Le casting est vraiment dans son rôle : Gene Wilder est très bon dans son rôle et jongle bien entre la comédie et le sérieux. Évidemment, l’acteur qui joue Igor (non, ça se prononce Aïgor ) a le physique parfait pour être l’homme le plus drôle du film. En revanche, je n’avais pas reconnu Teri Garr (la mère de Phoebe dans "Friends"), qui est d’ailleurs aussi excellente dans cette caricature de germanophone. Même les acteurs jouant les habitants sont de parfaits clichés au fort accent. Mel Brooks a bien son style d’humour et son style visuel est plutôt impressionnant pour une parodie : il reprend celui des premiers films et parvient à imposer une ambiance bien caractéristique à ce genre de film. Sa direction d’acteur participe aussi à cet humour visuel. Il en est de même pour la musique, qui jongle tour-à-tour entre style 30’s et mélancolie. La direction artistique est vraiment impressionnante : c’est très crédible visuellement et la photographie la met bien en valeur.
Avec Frankenstein Junior, Mel Brooks revisite les classiques de l’horreur avec un humour parodique aussi érudit que débridé. Gene Wilder incarne un savant tiraillé entre sérieux et absurdité, pivot d’un comique fondé sur le décalage. Le film enchaîne les gags avec une efficacité certaine, mais cette accumulation peut parfois diluer l’impact des trouvailles les plus fines. La reconstitution en noir et blanc, soignée, sert autant l’hommage que la caricature. Reste une comédie culte et inventive, mais dont l’humour très appuyé peut ne pas toucher avec la même intensité sur la durée.
Reprenant les codes du film de monstre, tant par l'atmosphère pluvieuse macabre dans une ancienne demeure inquiétante que par des effets de mise en scène (cuts, noir et blanc, mouvements de caméra), des attendus narratifs (la crainte de la malédiction ou la fatalité génétique) ou les caractéristiques des personnages, ce pastiche les distord en usant de comiques théâtraux, de gags, d'humour absurde ou de tonalité burlesque - d'efficacité assez inégale. Tout en reprenant la satire sociale envers la bêtise, la violence, la cruauté humaines, l'intrigue y ajoute une charge contre l'hypocrisie, notamment des rapports sexuels et amoureux. Secondé par la uis comica de Teri Garr ainsi que le faciès improbable de Marty Feldman, Gene Wilder campe un scientifique mégalomane aux expressions hilarantes face à un enfantin Peter Boyle (quelle séquence de danse en duo!). Une réécriture fort habile!
un des meilleurs films de mel Brooks très bien tourné toujours autant d humour et de surprise j ai vraiment accroché l petite touche de style en noir et blanc donne son charme
Comédie horrifique coécrite par Gene Wilder et Mel Brooks, et réalisée par ce dernier, Frankenstein Junior est un film plaisant. L'histoire nous fait suivre Frederick Frankenstine, l'arrière-petit-fils du docteur Frankenstein dont il renie les travaux, qui, après avoir donné un cours sur le système nerveux, est abordé par un homme apportant le testament de son grand-père. Frederick laisse alors sa fiancée sur le quai de la gare et se rend au château familial en Transylvanie, où il est accueilli par Igor, un serviteur bossu, et Inga, une laborantine. Rechignant à suivre les pas de son aïeul, il décide finalement à son tour de créer un être vivant à partir de cadavres. Igor, chargé de trouver le cerveau d'un génie pour l'implanter dans la tête de la créature, se trompe et apporte à son maître un cerveau anormal. Résultat, lorsque le docteur parvient à donner vie à la créature, celle-ci devient incontrôlable. Ce scénario, adapté du roman Frankenstein Ou Le Prométhée Moderne, de l'auteure Mary Shelley, s'avère agréable à visionner pendant toute sa durée d'une heure et quarante-cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue qui prend tout de même pas mal de temps à se mettre en place, pour ne pas dire trop. En effet, il faut attendre trois quarts d'heure pour qu'enfin on assiste à la naissance du monstre. C'est seulement à partir de ce moment là que le récit décolle enfin réellement avec l'apparition de cette étrange attraction. Sa présence donne lieu à des scènes sympathiques semant le trouble sur les intentions de cette invention scientifique. Cette revisite du mythe à la sauce parodique rend un bel hommage à ses modèles ainsi détournés et gentiment moqués dans le dessein de faire rire en faisant de nombreux clins d’œil au film originel ainsi qu'à ses deux suites, en plus de faire également une référence appuyée à King Kong. Et si l'humour est plutôt fin, ne tombant pas dans la farce, se contenant d'apparaître par petite dose de temps en temps, celui-ci a tout de même du mal à se montrer réellement drôle. On sourit à de nombreuses reprises sans jamais vraiment rire aux éclats. L'ensemble est porté par des personnages hauts en couleur, sacrément appréciables. Des rôles interprétés par une distribution particulièrement convaincante comprenant Gene Wilder en descendant de l'emblématique docteur Frankenstein, Marty Feldman en serviteur au physique atypique, Peter Boyle en monstre aussi effrayant qu'attachant, Teri Garr en assistante séduisante, ainsi que Madeline Kahn, Cloris Leachman ou encore Kenneth Mars et son bras articulé, sans oublier la courte apparition de Gene Hackman. Tous ces individus entretiennent des rapports amusants, soutenus par des dialogues bien écrits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut qualitative. Sa mise en scène et ses fondus au noir entre les séquences rendent un hommage graphique aux films pastichés. À cela s'ajoute le fait que le film soit entièrement tourné en noir et blanc afin d'appuyer encore davantage cet hommage. Ce choix est judicieux en plus d'être parfaitement maîtrisé et de conférer une atmosphère esthétique d'époque. Le lieu où se déroule l'action, à savoir le château, est, en plus d'être marquant, lui aussi un clin d'œil puisqu'il s'agit du même château que dans le film de 1931 réalisé par James Whale. Ce visuel rétro est accompagné par une très bonne bande originale cosignée par John Morris et Victor Herbert, dont les compositions typiques de la période collent parfaitement aux situations et aux images. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Frankenstein Junior qui, en conclusion, est un long-métrage divertissant, même s'il ronronne un peu trop avant de le devenir véritablement.
Très sympathique comédie déjantée de Mel Brooks. Les gags fusent et les situations loufoques abondent, avec également quelques moments plus émouvants. Mais l'humour - volontiers absurde - est bien le moteur du film. Le scénario, basique, sert exclusivement de support à l'enchaînement des blagues. On peut regretter quelques longueurs, quelques blagues ou scènes ratées, qui empêchent de qualifier le film de totale réussite. Mais la galerie de personnages hauts en couleur, masculins comme féminins, est irrésistible.
Les effets parodiques de la comédie de Mel Brooks font vaguement sourire, soit qu'ils sont mal amenés, soit qu'ils surprennent peu. Pourtant, Mel Brooks, d'ordinaire facilement excessif, dépasse rarement ici la limite du trivial et s'essaie le plus souvent à un humour distant. La parodie s'appuie sur une très correcte reproduction de l'univers de l'épouvante du cinéma des débuts. Les décors lugubres et l'élégante photographie en noir et blanc indiquent le soin qu'a pris le cinéaste à leur conception. De même, ce dernier suit de façon consciencieuse, sinon très fidèle dans le ton, le récit originel de Mary Shelley, qu'a notamment mis en scène avant lui James Whale, une référence. Alors que manque-t-il au film pour être véritablement drôle ? Sans doute de vraies séquences de folie et, aussi, des textes mieux écrits. Au lieu de quoi, Gene Wilder, dans le rôle du docteur Frankenstein, et Marty Feldman en rajoutent dans les grimaces et dans les œillades.
Voilà probablement le meilleur film de Mel Brooks. L'idée est de reprendre le mythe autour de Frankenstein avec le Docteur Frankenstein qui va retourner sur ses terres suite à un héritage. Il va alors suivre les traces de ses aïeuls en tentant de redonner une vie à un cadavre. Malheureusement, le cerveau qui sera utilisé sera anormal... Le réalisateur parodie avec maestria les films d'horreur de l'époque. Le film ne ravira probablement pas les plus jeunes car le film est assez ancien mais, selon moi, ils rateront un film génial. Bref : un chef d'oeuvre comique et absurde.
spoiler: C'est l'histoire d'un film sur la recherche d'immortalité qui confirme qu'il suffit de 48 ans pour donner un gros coup de vieux à un chef d'œuvre.
- Cette critique contient des spoilers -
Je ne juge pas la contribution historique de Frankenstein Junior au genre parodique ou l'inspiration qu'il a pu susciter, je ne ne donne que mon sentiment à son visionnage en 2023 : je me suis pas mal emmerdé.
Alors certes on apprécie l'absence de gags scatologique et le jeu d'acteurs du trio mais c'est d'une lenteur affolante : du générique de début à la scène finale dénuée de tout suspense. Ce qui m'a probablement le plus déçu c'est à quel point chaque gag est appuyé (de l'Ovaltine au "Elevate me" [...] Oh. Ze platform. Oh, zat, yah, yah... yes.), on a la sensation qu'il y a trop souvent une phrase ou un regard appuyé en trop, résultant en un timing inadéquat qui ne "rentabilise" pas bien le gag.
Surtout en 2023, l'humour est juste trop gentillet (l'utilisation du bras mort lors du contrôle de police, tout le personnage de l'inspecteur) ou trop attendu : What a filthy job. _ Could be worse. _ How? _Could be raining ou à la chute juste insuffisante : "I Was Gonna Make Espresso!". On sourit, amusé devant ces tentatives désuetes mais difficile de comprendre des critiques trouvant l'œuvre désopilante en 2023. Probablement en partie parce qu'une grande partie des gags, autrefois innovants ont été copiés 100 fois depuis.
Le film n'est pourtant pas mort et recèle de bons moments : la rencontre Igor / Frankenstein "Walk THIS way" qui joue sur le double sens : "dans cette direction" ou "en claudiquant comme un bossu", le violon "still warm", le yummy sound, le "There, wolf" ou le numéro de claquette avec un Monstre dont le hennissement m'a vraiment fait rire.
Un autre plaisir : je sais désormais d'où proviennent les Igor de Pratchett.
Plutôt sceptique au début, je dois dire que cette parodie, un peu lente à démarrer, recèle quelques passages très réussis. Mention spéciale pour Peter Boyle que je trouve vraiment drôle dans le rôle de la créature ! Dommage que ce soit un peu inégal, mais bien dans l'ensemble, avec quelques bonnes trouvailles.
Une parodie si populaire qu'elle est elle-même adaptée à Broadway en comédie musicale ? Si populaire que la Bibliothèque du Congrès l'a sélectionné pour la préverser ? Ce film existe et s'appelle "Frankenstein Junior".
Mel Brooks s'attaque ici aux films de monstres classiques de la Universal et plus particulièrement à Frankenstein. Mais avec du respect voire une véritable admiration pour ce genre.
Cela se ressent particulièrement au travers du choix courageux pour l'époque de filmer sa comédie entièrement en noir et blanc, avec une musique typique des années 30.
D'ailleurs, Mel Brooks reprend parfois certaines scènes du film de 1931 ou de la Fiancée de Frankenstein, preuve de sa connaissance du genre.
D'ailleurs, il a tourné dans les mêmes décors et avec les mêmes accessoires que James Whale.
Plus un hommage qu'une moquerie en somme.
Mais il ne faut pas en déduire pour autant que le film n'est pas drôle. Au contraire, j'ai ri à plusieurs reprises, en particulier avec les répliques d'Igor qui font mouche presque à chaque fois.
"Frankenstein Junior" est donc un film fort sympathique et qui mérite le coup d'oeil.
Un choix du noir et blanc étonnant pour une production de 1974 qui s'explique par une volonté de donner l'impression de donner suite au film de 1931. Ici, par contre, le domaine maître est plus l'humour que le fantastique. Tout n'est forcément pas drôle, mais il y a des moments bien pensés qui permettent de faire passer un bon moment aux spectateurs.
Parodie délirante et loufoque – à défaut d’être fine - du grand classique auquel elle rend hommage. Marty Feldman extraordinaire dans le rôle du bossu.
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1,0
Publiée le 27 février 2021
Frankenstein Junior n'a à mon avis aucun élément comique du tout. On dirait qu'il essaie trop de vous faire rire alors qu'il ne fait que faire grimacer. Ce n'est pas un film populaire. Les plus mauvaises parties sont probablement le terrible humour sexuel qui n'était pas drôle mais essayait d'être drôle. Ce film est douloureux dans sa forme la plus évidente. Moi l'humour de Mel Brooks ne me fait même pas sourire...