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Nicolas L.
117 abonnés
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1,5
Publiée le 24 mars 2026
Police confirme une chose : Maurice Pialat et moi, ça ne passe pas. Le film oscille entre le brut et le brouillon, avec une impression constante de truc mal foutu qui se veut pourtant profond. Oui, il y a des idées, une certaine forme de réalisme, même des moments intéressants… mais tout ça est noyé dans un ensemble lent, parfois franchement ennuyeux, et surtout assez prétentieux. Bref, une expérience plus subie qu’appréciée. Clairement pas mon délire.
Film policier de Maurice Pialat interessant. Ambiance type des années 80, j’aime cette atmosphère et cette police. Depardieu crève l’écran, on ne voit que lui. Je trouve que l’affiche du film est très belle.
Peignant habilement la tension nerveuse qui règne dans un commissariat où les inspecteurs peinent à se maitriser face à des délinquants menteurs, insolents, manipulateurs, cette enquête pour démanteler un réseau de trafiquants semble adopter les codes du film noir mâtinés d'une fausse nonchalance - que Richard Anconina incarne pleinement. Grâce à la complexité des personnages que le réalisateur refuse de juger, à l'interprétation nuancée de Sophie Marceau et de Gérard Depardieu, à la volonté visible de se rapprocher d'une vérité brute, complexe, le sort des protagonistes intrigue (même si certains ne servent qu'à étoffer la compréhension de l'environnement des principaux). Un drame désabusé...
Très bon film, excellent duo d’acteurs Depardieu Marceau encore jeunes. excellent rythme très captivant, même si le Paris 18e/19e interlope des années 80 à été traité 1000 fois en ́long en large au cinéma (voire à la télé cf Navarro). ́ Le film montre les liens poreux entre les truands, leur entourage (famille, conjoints, commercants) complices plus ou moins actifs, et le monde de l’ordre (avocats, policiers) aux méthodes discutables. Une scène emblématique : un individu gifle en pleine rue une policière nouvellement arrivée et à l’ étonnement de cette dernière l’expérimenté inspecteur Depardieu lui notifie qu’il ne compte pas l’interpeller.
Une police dans tous ses états pour tenter d'arrêter un trafic de drogue. Dès le premier interrogatoire, Pialat appuie le décalage entre les réponses attendues et les réponses données en désynchronisant le montage. Le champ / contrechamp prend du retard, puis le rattrape, et donne souvent plus d'importance à la réaction de l'interlocuteur qu'à l'information donnée.
Les violences policières sont filmées sous leur forme physique – gifles, bousculades, accrochages – et psychologiques – intimidation, vocifération, abus d'autorité. En plus d'être inappropriées, ces méthodes sont inefficaces : acculés, les délinquants mentent, omettent ou se taisent. Et certaines des victimes, stressées par le climat anxiogène, sont orientées dans leur témoignage.
Mangin obtient des informations importantes non par sa brutalité, mais grâce à spoiler: la relation qu'il noue avec Noria. Pourtant violentée et méprisée au début, elle se résigne à l'aimer, autant dans le but de se protéger que d'échapper au milieu criminel. Mangin, dans sa misogynie, voit ce rapprochement comme l'occasion de se livrer aux plaisirs charnels, mais aussi une forme de rédemption .
Reste que spoiler: cette romance , aussi ambivalente soit-elle, redirige le film vers un registre plus quelconque, plus lent et moins en phase avec les deux premiers tiers.
Supporter en 2023 un Depardieu qui aligne les propos misogynes sans qu’il y ait le moindre regard critique est pénible, d’autant plus que rien ne tient dans ce scénario. Ce cinéma a fait son temps.
Vous voulez savoir comment la Police gère certaines situations dans les grandes villes. Regarde ce film et vous saurez (presque) tout. Un Gerard Depardieux excellant dans le rôle d'un inspecteur-enquêteur. On voit des interrogations assez brutal et musclés, le confort austère et un peu sale des commissariats, des perquises sans pitié, etc. L'histoire est très convaincante. Notons aussi la bonne prestation de Sophie Marceau en tant que la belle d'un voyou. Très réaliste!
C’est comme ça que je caractériserais l’ensemble des films de Maurice Pialat après en avoir vu la quasi-totalité. Ils sont une valeur sûre. On ne s’y ennuie pas. On ne passe pas un mauvais moment. Ils ne transcendent pas pour autant.
Cependant ce sont des films qu’on retient, des films qui restent, des films qui marquent. C’est très particulier comme sensation : sans les revoir, plus le temps passe, plus on y pense, et plus on les aime.
Police ne fera sûrement pas défaut même si il ne surprend pas. Des bons comédiens, une mise en scène aussi discrète qu’efficace. Un personnage masculin désagréable, des personnages féminins égarés.
Il est quand même intéressant pour son rapport à l’histoire et au récit. C’est un film policier, et plus précisément un film d’enquête. Pialat n’a que faire de l’enquête. Elle agit comme prétexte. Ainsi, il s’intéresse aux personnages, aux milieux dans lesquels ils évoluent, à leur progression, leurs relations. Il les naturalise.
Un polar brut qui explore la frontière poreuse entre flics et voyous. L'ensemble très documenté a un peu vieilli et manque de crédibilité, mais sa distribution étincelante vaut à elle seule le coup d'œil. 2,25
Le film policier à la sauce Maurice Pialat? Le film contient beaucoup de scènes de commissariat. Et beaucoup d’interrogatoires. Le film tourne autour de Gérard Depardieu, son travail de flic, sa relation particulière avec le milieu, sa vie personnelle, désertique sur le plan sentimental, qui tourne forcément autour de sa vie de flic. Avec Sophie Marceau (coiffure affreuse) dont il s'amourache, qui est une manipulatrice au sein d'un monde de trafiquants de drogue. Son personnage ne suscite aucune empathie. C'est plus le personnage de Gérard Depardieu qui est le centre du film; que le spectateur a du mal à cerner, qui finalement à l'air perdu, ce qui le rend intéressant. Et à ce titre, le film peut aussi être vu comme une histoire sentimentale. Le film s’en sort par son ton original, qui peut faire penser à du documentaire, mais qui n'en est pas, tout en donnant l'impression que cela en est. Les différents interrogatoires sont passionnants à suivre. Le film ne contient pas de musique, ce qui donne un poids et une densité aux images. La mise en scène joue beaucoup avec la profondeur de champ et donc tout ce qui se passe, à voir ou comprendre, n'est pas forcément au premier plan.
« Police » de Maurice Pialat est sorti en 1985. J’ai toujours du mal avec les films de ce réalisateur et ici je trouve que les 2 acteurs principaux en font trop : Gérard Depardieu en flic brutal, misogyne… et Richard Anconina en avocat bonimenteur très « borderline » avec le milieu mais « ami » avec le flic ! Seule Sophie Marceau – que je n’avais pas reconnue au début – tire son épingle de ce film qui parait-il se termine par une histoire d’amour … mais j’ai arrêté le DVD avant la fin. Idem pour Sandrine Bonnaire que j’adore mais qui n’a qu’un très petit rôle. Un film ou un téléfilm ?
Le personnage de Depardieu reste très consistant, et celle de Sophie Marceau également. Les personnages sont toujours très réaliste chez Pialat. L'histoire d'un flic tombant amoureux de la femme d'un malfrat de Marseille.
Quand on est fan de Depardieu, quel plaisir de voir Police. Maurice Pialat a su le capter dans toute sa puissance et son énergie, comme il a su le faire pour Anconina, magnique aussi. Très beau rôle de composition pour Sophie Marceau, peut-être son plus grand rôle d'ailleurs. Superbe!
Un polar pas comme les autres où la frontière entre les flics et leurs "clientèles" se montre guère épaisse. Le réalisme de « Police » sert parfaitement le scénario de Catherine Breillat mais sa platitude, sa relative confusion parfois et son manque de substance lui donnent un sacré coup de frein. Sous la direction réputée difficile de Maurice Pialat, Gérard Depardieu et Sophie Marceau s’en sortent plutôt bien.