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3,0
Publiée le 21 octobre 2010
Pour la première fois, les frères Larrieu n'ont pas tournè dans leur Sud-Ouest natal mais dans les magnifiques dècors du Vercors et ont fait appel à des stars (Daniel Auteuil, Sabine Azèma, Sergi Lopez, Amira Casar). "Peindre ou faire l'amour" raconte en fait un couple quinquagènaires (Auteuil et Azèma formidables) qui renaît au contact de leurs jeunes voisins! Une ode dèlicieusement insolente aux plaisirs de l'amour et du libertinage, interprètèe avec voluptè par des duos d'acteurs au jeu complèmentaire! C'est profond, c'est sensuel et c'est dènuè de toute vulgaritè! A noter la très belle partition musicale de cette comèdie enchantèe signèe du chanteur iconoclaste Philippe Katerine...
Toute la réussite du film, dénué de la moindre vulgarité, consiste à faire passer pour naturel cet affranchissement des entraves et des contraintes de la morale.
Film français qui était dans la sélection officielle à Cannes cete année, "Peindre ou faire l'amour", des frères Larrieu, avec Sabine Azéma, Daniel Auteuil, Sergi Lopez et Sandra Casar. Les frères Larrieu ont quitté leurs Pyrénées habituelles pour venir investir un très beau paysage faisant face au Vercors (non, ça n'a pas été filmé dans le Vercors, mais en contre-bas !). A part ça, vous devez avoir entendu dire qu'il s'agit d'un film qui aborde le sujet de l'échangisme. Qu'en dire ? Personnellement, je me suis pas mal ennuyé. Pas franchement mauvais, mais ça ne décolle pas. Ce qui était amusant à Cannes, c'était de comparer les réactions et les jugements des critiques français et étrangers : les premiers aimaient plutôt; les seconds se montraient en général choqués, genre : "Ah ! ces français, toujours aussi fripons, ils ne changeront jamais". Franchement, y'a pas de quoi être choqué ! y'a pas de qui trop aimer non plus !
C’est avec plaisir que l’on retrouve Sabine Azéma et Daniel Auteuil dans les paysages magnifiques du Vercors pour une comédie érotique peu vraisemblable à la fin de laquelle l'on se demande si dans cette région chaque visite de maison ne se termine pas en partouze. Au final ce couple de quinquagénaires semble un peu égoïste quand on les voie lâcher sans vergogne leurs amis de toujours pour se perdre avec un couple plus jeune qu’ils lâcheront à la première occasion. Une scène d’anthologie malgré tout : Auteuil au lendemain de la première partouze qui joue les vierges effarouchées devant sa femme alors que tout homme a bien compris qu’il ne demande qu’à recommencer. Amusant mais quand même pas le chef d’œuvre du siècle. Si c’est ici le meilleur opus des frères Larrieu leur réputation paraît un peu surfaite.
Non, ce nest pas du cinéma bourgeois. Pourquoi serait-il utopique de rêver à un monde où la liberté sexuelle ne serait pas synonyme d'adultère et de tabou ? Les frères Larrieu utilisent ce même postulat -comme celui de Chouchou- pour faire un film sensuel, poétique, aidé en cela en filmant de superbes paysages du Vercors. Les acteurs, admirablement choisis, correspondent aux âges des leurs rôles. Cela donne une vérité aux sentiments exprimés, comme Les sentiments, de Noémie Lvovsky ! Un film émouvant, une lumière superbe, un très bon moment.
Drôle de surprise, il fallait oser. Et la surprise est plutôt bonne. Pourtant, les premières minutes avaient de quoi faire peur. On commence par un délire à base de "la nature c'est cool, peindre c'est fun, fumons des pétards, peace and love". On se dit alors que le film doit être sponsorisé par les Verts, et qu'on aurait vraiment dû voter NPA aux dernières élections. Puis, vers la demi-heure, un événement étrange se produit. A partir de là, on bascule dans un tout autre univers, beaucoup plus sympa que l'espèce de délire écolo du début. C'est souvent à la limite de la crédibilité, mais l'attrait de l'interdit et l'atmosphère suave qui s'installe rendent cette seconde partie fort intéressante. A voir en tout cas.
Voilà un sujet jamais traité à ma connaissance : l'échangisme entre couple. Une approche tout en douceur, délicate et intéressante. Les acteurs sont parfaits, les décors naturels, la musique, les couleurs et la lumière : tout est choisi avec goût. Un petit bijou.
Insensible ou subjugué, ce film ne peut laisser le spectateur indifférent. Pour ma part jai été littéralement embarqué à mon insu. Il faut dire que la bande annonce laissait présager une comédie dramatique sur des « quinquas » en mal de questions existentielles Une uvre statique, voire soporifique comme le cinéma français sait si bien faire ! Ben je me suis planté ! Ca commence comme tel, mais très vite le ton est différent, et les deux frères nous embarquent dans une espèce de chassé croisé pour le moins tendancieux, irrévérencieux et désopilant ! Loin dêtre poussif, ce film se transforme en un hymne hédoniste, où le spectateur se retrouve dans lun ou lautre des personnages. Plutôt que de les voir se prendre la tête, on assiste à leur mutation, avec une volonté dexister non plus en fonction des normes sociales, mais bel et bien en suivant leurs instincts. Certes, cette morale un peu subversive en choquera plus dun, mais dans une société ou tout saseptise, quest-ce que ça fait du bien de voir et dentendre un discours aussi résolument décalé ! Dune fluidité et dune légèreté rarement égalée, cette comédie sociale servie par un quatuor dacteurs très en forme, est un subtil pied de nez à nos vieux préjugés. Chapeau bas !
Les frères Larrieu ont su préparer le terrain pour amener, le plus naturellement du monde, sans être scabreux, le thème de l'échangisme. Et cultiver un érotisme délicat. La première moitié du film est placée sous le signe de l'éveil des sens, au contact de la nature : beauté des paysages, jolies couleurs, cadrages picturaux, composition de plans très esthétiques et bande-son remarquable, rendant très présents les bruits de la campagne (souffle du vent, pluie, chant des oiseaux et des grillons). À cela s'ajoute une superbe musique composée par Philippe Katherine, très sensuelle, très "liquide". Tout est ainsi mis en oeuvre pour créer une atmosphère de fraîcheur, dans laquelle on se sent extrêmement bien. Puis la sensualité prend corps via le personnage d'Adam (au prénom symbolique, comme celui de sa compagne Eva) qui propose d'abord une expérience singulière dans la forêt, en guidant Madeleine et William en pleine nuit vers leur maison, avant de les guider vers d'autres expériences, tout aussi simplement. On entre alors dans une histoire de passion double entre deux couples. Amour, jalousie, désir, tendresse... La scène de l'enlacement à quatre, dans la pénombre du petit matin, est magnifique. Il y a là un regard et un ton inédits, quelque chose de suave, de gracieux et de troublant. Hélas, la fin du film, axée sur la répétition, bascule dans l'hédonisme esthétisant, l'artifice chic et poseur, en matière de mise en scène, de jeu d'acteurs et de décors. La séquence avec les personnages de Mathieu et Julie frise même le ridicule, tendance bobos en mal d'aventures et de raffinements. Au final, on retiendra un mélange de bonheur et d'amertume (résumé par la chanson de Brel, Les Marquises), d'inspiration novatrice et de péché d'orgueil.
Peindre ou faire l’amour est un film frais et agréable d’Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu. La mise en scène des réalisateurs est correcte, le scénario est recherché et les dialogues sont biens trouvés. Le film est intéressant et divertissant du début à la fin et on n’a pas le temps de s’ennuyer. De plus, les acteurs comme Sabine Azéma, Daniel Auteuil ou encore Amira Casar sont corrects dans leurs rôles. Bref, c’est un bon divertissement.
Palme incontestable du plus joli titre de l'année, le nouveau film des frères Larrieu est un enchantement, une bouffée d'oxygène... Peu de cinéastes savent ainsi filmer la nature, les fleurs, les arbres, les animaux, les montagnes... Et faire qu'il s'en dégage une forme d'érotisme et d'intelligence intuitive totalement gracieuse et inédite... Des acteurs au diapason, tous excellents, Sabine Azema en tête, foutrement sensuelle ici... Daniel Auteuil est désormais un grand maitre du jeu, gagnant davantage à chaque rôle en sobriété et en émotion contenue... Le film est un délice, audacieux, doux, odorant et savoureux... Il me hante encore...
Peindre ou faire l'amour.... Une chose est sûre, ces 2 solutions sont plus intéressantes que celle qui consiste à perdre son temps pour voir ce film....
Une merveilleuse bouse oui! Où l'on voit un couple de bobos qui s'emmerdent dans la vie. Elle peint sans conviction, lui ne s'intéresse à rien ... Ils rencontrent un couple dont le mari est aveugle et pendant trois quarts d'heure creux on cherche à comprendre où le réalisateur veut en venir Au départ je croyais même que l'aveugle ne l'était pas vraiment, il faut dire qu'on a connu Lopez meilleur. Conclusion tadam ! il s'agit juste d'un couple d'échangistes, les bobos vont devenir si accroc (sans qu'on y croit une seconde) que cela en devient ridicule et le film s'arrête là. Je dévoile le film mais croyez moi cela ne changera rien si vous décidez de le visionner. Et je ne parle pas de la réalisation avec des plans de coupe brutaux pénibles.