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Maxime P.
75 abonnés
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0,5
Publiée le 10 octobre 2006
Un film vraiment insupportable à regarder d'une part pour sa réalisation flou et mal cadré , bref qui fout vite la gerbe et surtout des personnages caricaturaux qui balancent des réfléxions philosophiques intellos à tout va , pour au final ne rien dire du tout.Le coté donné donneur de leçons , impétueux , et arrogant du personnage principal énerve très vite comme le film.C'est prétentieux , ça se finit en queue de poisson , c'est du cinéma d'auteur français bien chiant qui cherche avec le sujet le plus bateau a nous inviter à réfléchir sur les rapports humains alors qu'en fait y a rien à dire.Bref un bon navet qui plaira sans doute à ceux qui aiment bien le cinéma complexe , torturé et sans magie.
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0,5
Publiée le 19 octobre 2021
Ils prétendent être une petite clique d'étudiants en littérature et d'écrivains en herbe. Mais l'un d'entre eux André Mornay ne cesse de les décourager car Mornay déteste les écrivains. Probablement parce qu'il ne peut pas en être un lui-même. Il veut dire à tous ses acolytes soumis ce qu'il faut faire c'est-à-dire ne pas écrire et ne pas être écrivain. Il cite sans cesse Karl Kraus pour soumettre avec arrogance leurs aspirations créatives à sa volonté de contrôle. Pour un garçon apparemment si intelligent ses mensonges et ses tromperies semblent,au mieux ridiculement maladroits au pire carrément idiots. Il faudrait un meilleur scénario pour ce film demandons donc à un de ses collègues scénaristes qui pourraient rendre cette histoire plus plausible pour le public...
Grand Prix de la Semaine internationale de la critique à Cannes, "Les Amitiés maléfiques" est un film étrange, d'un autre temps. A l'heure où le cinéma s'intéresse aux nouvelles élites, celles de l'économie ou des médias, Emmanuel Bourdieu inscrit son récit dans le monde des intellectuels universitaires, celui des élites passées, de Sartre, Althusser... ou Pierre Bourdieu. André est une sorte de Valmont, manipulateur et cynique, mais dont l'appétit de pouvoir et de séduction ne s'exerce pas sur le plan sexuel, mais plutôt sur celui de l'influence intellectuelle. Thibault Vinçon incarne ce personnage flamboyant, odieux et suffisant, avec l'énergie d'un Romain Duris, réussisant à le rendre intéressant parce que quand même un peu attachant.
Malheureusement, si le dominant est plutôt réussi, les dominés sont complètement ratés, et toute la construction s'effondre. On ne croit pas une seconde au personnage d'Eloi ; déjà quand il est benêtement sous la coupe d'André, et encore moins quand il se rebelle enfin contre son mentor. Il faut dire que le scénario ne l'aide pas : il obtient le Prix Médicis pour un roman que sa mère, elle même écrivaine (Dominique Blanc, perdue dans ce rôle improbable), a été repêcher dans la poubelle et a imposé à sa maison d'édition en imitant la signature de son fils pour le contrat !
Et même le personnage d'André n'échappe pas à ce naufrage, sa déchéance étant vraiment bien rapide et sa soumission bien incohérente par rapport à son caractère. Quant à la scène finale, elle n'apporte aucune surprise, entérinant une victoire bien conformiste et tous comptes faits bien moralisante des agneaux sur le loup. Malgré une forme assez moderne, particulièrement au niveau du rythme du montage, "Les Amitiés maléfiques" sont à l'image de ce titre, emphatique et suranné. On s'ennuie, partagé entre le désintérêt et l'agacement, réveillé seulement par les apparitions de Jacques Bonnaffé en mandarin et quelques scènes où André exerce sa cruauté à l'encontre de victimes expiatoires avec une jubilation démoniaque.
Un film d'intello sur de jeunes intello pas très intéressants. Le personnage d'André est assez étrange, il fait un exposé sans préparation, sors toujours les mêmes tirades à ses copains, et fini dans l'armée, un peu bizarre, non? En tous cas, ce film n'est pas particulièrement intéressant.
De jeunes acteurs très bons, un sénarios très inspiré et bien situé sur les aspirance de l'adolescences et les déceptions à l'entrée de la vie d'adulte. Remarquable.
Pénible. Jirais pas jusquà dire, pour paraphraser le personnage principal, que "faire un film nest justifié, ni même na de sens, que si cest absolument nécessaire", mais on peut quand même demander que le réalisateur ait un minimum de choses intéressantes à dire. Là, on en très loin. Déjà, jai rarement vu un film qui sent autant le renfermé. Pendant une heure trente, des jeunes déjà vieux, clones de BHL à la chemise ouverte et à la coiffure en bataille soigneusement pensée, échangent des dialogues pompeux sur la question de savoir sil vaut mieux écrire ou pas, si machin a le droit décrire ou pas... Lesprit sorbonnard et germanopratin poussé à son paroxysme, filmé avec une complaisance ahurissante par, excusez du peu, le fils dun sociologue (Pierre Bourdieu) qui a passé sa vie à dénoncer "le capital culturel, instrument de domination de la société par les classes aisées"! Freudiennement, voilà un cas intéressant... Les personnages sont tellement peu crédibles que le message du film sur lamitié et la domination tombe complètement à plat. Le scénar est bourré de maladresses. Des étudiants buvant un verre en chemisette sur une terrasse trois mois après la rentrée (en janvier, donc, si on compte bien). Un militaire présenté comme "aspirant" (officier, donc) affecté au ramassage des poubelles de son régiment. Et le pompon: un étudiant de maîtrise qui met une baffe à son directeur de recherche, et celui-ci qui répond : "Très bien, puisque cest ça, vous trouverez votre diplôme demain au secrétariat". Outre que ça témoigne dune méconnaissance totale du niveau réel defficacité des services administratifs des universités françaises, cest à se demander pourquoi il y a des gens qui semmerdent à pondre un mémoire et à le soutenir! On sauvera Natacha Régnier, toujours aussi belle. Pour le reste, on peut sinquiéter de voir quun truc aussi raté et déplaisant a reçu un prix à Cannes.
L'intrigue, assez subtile pour qu'on s'y laisse prendre, flirte avec le thriller sans qu'elle n'ait besoin de sérial killer, de danger de mort ni d'arme à feu. Cela change agréablement.
Le milieu décrit, celui d'étudiants en litérature, sert de prétexte à évoquer quelques propos forts pertinents sur le talent, la créativité et leur rapport avec l'être et le paraitre. La pirouette finale, personellement, m'a bluffé.
Au final un film qui foncionne bien avec un contenu qui sait être riche sans prendre la tête.
La transition, dans la vie dun homme, entre adolescence et âge adulte est un cap ambigu à franchir. Lexpérience humaine restant à vivre, ladulescent se choisit ses maîtres à penser, figures emblématiques de la société. Il élit également un mentor au sein de son groupe, derrière lequel lindividualité se positionnera soit en ladulant, soit en voulant le terasser. Cest le thème récurent traité plus dune fois déjà au cinéma qua choisi Bourdieux pour son nouveau film.
Et cest bien le problème avec « Les amitiés maléfiques ». Dun sujet bateau, il nous embarque dans une histoire qui manque de consistance, plus encore dintérêt. Si les individualités sont bien marquées, chaque personnage est attachant, le groupe dans lequel ils sont censés évoluer nest jamais tout à fait crédible et manque dune réelle cohésion. Car ces jeunes gens ne semblent avoir que peu daffinités si ce nest celle de lambition, mais on ne ressent jamais linterdépendance que celle-ci devrait provoquer et qui est censée les unir.
Dautres films abordant ce même thème général étaient plus poignants. On pense à « Travelling avant » de Tachella qui reposait sur lambition du rêve de la vie dadulte, à « Désordre » dOlivier Assayas dont la facture était résolument plus percutante, ou même à André Téchiné qui avec « Les roseaux sauvages » abordaient avec force les sentiments et les frustrations de jeunes adultes en devenir.
Luvre de Bourdieu reste en deçà. Superficielle et pesante où le verbiage plombe toute tentative démotion. On croirait voir un film de Desplechin, même petit univers petit bourgeois étriqué et dont le discours ne semble sadresser quà un cercle élitiste très restreint et éloigné de toute réalité.
Sil fallait sauver quelque chose de ce film mal foutu jusque dans ses raccords de scènes, ce serait le prestation de Malek Zidi, acteur ô combien sensible et attachant dont on se demande pourquoi on ne le voit que si rarement.
un film qui explore la mythomanie avec finesse et qui nous change de ce qu'on peut voir habituellement dans le cinéma français. Un film qui permet de réfléchir sur l'influence que peut porter un homme sur son entourage, et la réalité. un film à voir.
Plongée dans le milieu estudiantin parisien, "les amitiés maléfiques" en décrit le fonctionnement avec précision. Univers confiné où se déroulent trahisons et promesses d'avenir, le microcosme littéraire totalement impitoyable est montré avec justesse. L'ensemble est donc intéressant de bout en bout, et ceci malgré une réalisation sommaire et peu plaisante. Les acteurs sont tous excellents avec une fois de plus l'excellente Dominique Blanc. Un film qui tient en haleine jusqu'à son dénouement, prévisible mais finalement terriblement logique.
"Les Amitiés Maléfiques" où comment un étudiant qui se croit supérieur impose sa façon de penser aux autres, qui le suivent naïvement. Emmanuel Bourdieu nous offre ici un très bon film, avec des acteurs de talent et une mise en scène parisienne très soft. Un vrai régal.
Je suis un peu embeté car je n'ai rien a reprocher aux comediens vraiment attachants ,a l'honnete realisation ou a la bande son de ce film mais je n'ai tout simplement pas reussi a rentrer dans cette histoire relatant les relations de 3 etudiants en lettres.On croirait voir un film de Desplechin, même univers petit bourgeois étriqué et dont le discours ne semble s’adresser qu’à un cercle élitiste très restreint et éloigné de toute réalité.Trop de references litteraires et theatrales ainsi qu'un monde intello-parisien trop marqué ne m'ont pas permis d'apprecier a leur juste valeur la performance de jeunes et prometteurs acteurs.Pourtant au fil des minutes ,le poids des citations laisse la place a une etude des rapports humains plus riche et interessante (manipulation/lacheté/mensonge) qui ferait presque regreter cette longue 1ere partie assez impermeable pour les non initiés.
Un film qui se voulait de référence quant à la vie étudiante et à leurs relations communes, qui ne se révèlent être au final qu'un vaste mensonge, un film prétentieux, creux et sonnant la plupart du temps faux. En effet, Emmanuel Bourdieu s'est t'il jamais rendu dans une université de sa vie? Il est alors pu voir qu'aucun étudiant dans toute la France ne parle comme ses trois héros, personnages qui plus est vide, têtes à claques et particulièrement antipathiques. Même l'aspect fascinant qu'aurait du représenter le personnage d'André est mal traité, et on reste systématiquement en dehors de tout ça. Seule la fin permet de rattraper un peu l'ensemble, et encore, la prétention est toujours bel et bien présente. Reste la prestation des adultes (Natacha Régnier, Jacques Bonnaffé et Dominique Blanc, tous trois excellents), mais c'est bien insuffisant pour avoir à supporter cette parodie d'amitiés étudiantes franchement irritantes et à la limite du mépris pour ces mêmes étudiants. A éviter fortement.