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Ombrazur
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4,5
Publiée le 8 janvier 2026
Un crime vraiment frappé !
Fans d’ ‘’Hara-Kiri’’ et autres amateurs d’humour bien noir, foncez sur vos écrans pour savourer ce film ! L’histoire est inénarrable et de plus elle gagne à ne pas être révélée. Donc chhuut. Sachez seulement que, aussi affriolante soit-elle, elle n’est en fait que le prétexte à une satire extrêmement virulente de notre monde. Vision critique qui arrive à nous toucher car l’auteur finit toujours par lier la poésie à ses constats, faisant naître une étrange émotion en chacun de nous ainsi qu’un questionnement un peu confus : Et si je participais peu ou prou à cette mascarade de vie ? Si quelque part j’en étais un peu le moteur… Si j’étais ce clown qui n’arrive pas à s’élever vers des mondes meilleurs. En même temps, on ressent sa compassion pour les personnages qu’il défends sans noter une aversion impitoyable pour ceux qu’il fustige. Mais avant tout, Alex de la Iglesia nous régale sur un rythme endiablé, hilarant et inimitable : un pur chef d’oeuvre totalement déjanté. Si vous aimez le genre ne le manquez surtout pas ! Les acteurs sont farpaits, parfois pas frais ou frappés, mais vraiment parfaits. La BO est efficace et vigoureuse. Et après la chute finale, c’est l’émotion qui nous envahit au moment où l’on ressent le sens de cette parabole, malgré son évolution quelque peu macabre.
Une comédie corrosive d’Alex de la Iglesia qui exploite les énormes ficelles de son polar pour tisser un film à l’humour noir réjouissant avec un duo de personnages principaux savoureusement barrés. Une fois l’intrigue réellement lancée, on s’amuse franchement devant l’enchainement de péripéties auxquels font face les protagonistes.
Un film très amusant et agréable à regarder. J'adore l'humour noir ! La satire de la société de consommation et du grand magasin est fascinante, et la férocité ainsi que l'hypocrisie des relations de travail sont dépeintes avec justesse. Malheureusement, la fin, en cherchant à être spectaculaire et cynique, sacrifie la logique et pousse l'ironie et l’absurde un peu trop loin.
Comédie noire espagnole, coécrite et réalisée par Álex de la Iglesia, Le Crime Farpait est un long-métrage divertissant. L'histoire nous fait suivre Rafael, un dragueur invétéré et excellent vendeur au rayon prêt-à-porter féminin d'un magasin, qui est sur le point de devenir chef d'exploitation de l'immense étage. En concurrence avec Antonio, le chef du rayon prêt-à-porter hommes, il n'obtient pas la promotion au détriment de son rival. Le soir même, suite à une simple discussion tournant au drame, il tue accidentellement son ennemi fraîchement promu. Désemparé, il tente de cacher le corps de la victime. Seulement, Lourdes, une vendeuse au physique repoussant a tout vu et, folle amoureuse, va le faire chanter pour qu'il accepte de devenir son conjoint en échange de son silence. Ce scénario nous embarque pendant un peu plus d'une heure et demie dans une histoire de vengeance romantique terriblement croustillante. L'intrigue est très plaisante à visionner de bout en bout grâce à sa succession de scènes au ton gentiment cruel et méchant. Celui-ci parvient à faire rire à de nombreuses reprises, notamment à la faveur de ses personnages sympathiques interprétés par une distribution agréable à commencer par Guillermo Toledo qui joue un homme arrogant et beau parleur, pas forcément appréciable aux premiers abords, mais pour qui on fini par ressentir de l'empathie au fil des mésaventures qu'il rencontre. Il est entouré par Mónica Cervera, Luis Varela et Enrique Villén pour les rôles les plus importants. Tous ces individus entretiennent des relations sous fond de suspicion, de mensonge et d'hypocrisie, ce qui donne un cocktail détonant. Surtout qu'ils sont soutenus par des dialogues de bonne facture. Sur la forme, la réalisation du cinéaste espagnol s'avère bonne. Surtout, sa mise en scène évolue dans un cadre ayant une vraie identité, à savoir un grand centre commercial, qui est, de plus, bien exploité. Ce visuel est accompagné par une b.o. signée Roque Baños, dont les compositions légères et appréciables sont dans le ton de l'action et des images. Ce chantage affectif s'achève sur une fin satisfaisante. En conclusion, Le Crime Farpait est un film recommandable pour passer un moment récréatif.
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5,0
Publiée le 7 novembre 2022
Le Crime farpait est un film avec des personnages étranges des images surréalistes et une intrigue tordue. spoiler: Rafael est le meilleur vendeur du plus grand centre commercial de Madrid. C'est un homme séduisant tous ses collègues feminines sont tombés amoureux de lui. Il tente de mener une existence de haut niveau. Il est définitivement méchant et aspire à devenir le nouveau chef des ventes de son grand magasin. L'ambitieux playboy Rafael (Guillermo Toledo) et son rival (Luis Varela) sont deux vendeurs qui atteignent les sommets du succès dans leur travail mais un poste de chef vacant les transforme en ennemis mortels. Cependant la haine entre eux grandit aussi vite et aussi fort que leur affrontement et un meurtre est commis. Lourdes (Monica Cordero) la femme la plus laide de l'étage aide inopinément Rafael à cacher le cadavre mais son aide n'est pas gratuite . Tout se termine par un duel époustouflant et opératique dans une spirale de folie. Álex de la Iglesia prouve une fois de plus qu'il est un excellent réalisateur espagnol...
Un OVNI cinématographique mâtiné d'humour noir et de cynisme décontracté. Le film commence en fanfare avec un prestation époustouflante de Guillermo Toledo campant un personnage ambitieux, baratineur macho, dragueur et obsédé compulsif (à ce propos la scène impliquant Kira Miro est fabuleuse) L'intervention de Mónica Cervera permet un amusant retournement des valeurs, puisque c'est lui qui va être harcelé et pris dans un engrenage… Centaines scènes sont fabuleuses, (tout ce qui tourne autour du cadavre, le diner chez les parents, la grande roue et la fin géniale). La réalisation est sans faute avec des mouvements de foule très réussis, on regrettera juste un petit ventre mou au milieu de la seconde partie.
Ce film comique espagnol est vraiment drôle. Une vraie bonne composition d'humour très noir. Un tableau sombre de la nature humaine et ses motivations, tout comme des ressorts du commerce.
A croire que Cognac reste le seul festival où les prix ne sont pas attribués pour des raisons conjoncturelles, par complaisance cinéfilo-intellectualistes, ou encore pour des considérations mercantiles. « Un Crime Farpait » est un captivant polar, franchement drôle où l’on ne fait pas que rire. Certaines scènes sont ponctuées de corrosives répliques lacérant au passage l’indécence de la « télé réalité », le cynisme féroce des vendeurs, les effets lobotomisants des pubs... Après « Mes Chers Voisins », Àlex De la Iglesia nous confirme, s’il en était encore besoin, qu’il est une valeur sûre du cinéma espagnol.
Un play-boy avide de réussite et croquant la vie a pleine dents, se retrouve mis a mal par une vendeuse laide, qui se l'appropriera, sous couvert de chantage.
Le Crime farpait, j'ai vu que j'ai été devancé. Oui, je regarde à nouveau mais Álex de la Iglesia favoris, et bien sûr celui-ci en est un des principaux. Ou comment faire du génial avec la simple histoire de deux chefs de rayon d'un magasin de vêtements de luxe. Avec l'avantage cette fois de les regarder en français (très bien doublés), je l'avais vu sous-titrés en Grec à sa sortie. J'apporte donc ma pierre à l'édifice 5 étoiles, ce bijou le mérite vraiment !
Encore un petit bijou de comédie noire pour le plus fantasque des réalisateurs espagnols. Non seulement ça fait rire. Mais en plus, on est gêné de rire vu le grotesque des situations et la mentalité de ce chef de rayon. Et en plus de tout ça, comme si ça ne suffisait pas, il y a un message derrière assez pertinent sur la société de consommation (spoiler: voir tous ces gens se ruer comme des morts de faim le jour des soldes m'a toujours rendu dubitatif) et la pression exercée sur les vendeurs. Pression créant entre eux une compétition exagérée par de la Iglesia mais avec de forts accents de vérité pour quiconque ayant travaillé dans ce secteur. Enfin, tous les acteurs, sauf le principal qui ironiquement en fera les frais, ont tous des gueules d'anthologie. En clair, ils sont laids, quoi. Mais vraiment moches. Seulement, comme les autres, ils ont des besoins. D'être remarqué. D'être reconnu. D'être aimé. Là encore, de la Iglesia critique cette société basée sur le physique. Ou tout doit être nickel, à la perfection et, pour s'en convaincre, il suffit de voir le physique impeccable des vendeuses avant que la tornade Lourdes ne prenne le dessus. Malgré une conscience trop présente, en réalité, c'est la mienne qui me titille. Faut-il avoir pitié de lui malgré ses actes ? Doit-on simplement rire de bon cœur de ce qui lui arrive ? L'a-t-il mérité ? Par certains côtés, il peut rappeler certains dindons de la farce de chez Molière. Il y a des bons et des mauvais côtés en cherchant bien chez chacun d'entre eux. C'est donc difficile d'émettre un avis tranché sur eux. Disons plutôt qu'ils ont tous un sacré grain et c'est pour ça que je les aime.
L'un des meilleurs film d' Álex de la Iglesia de part son rythme soutenu. Le réalisateur nous montre un monde grotesque, pas si éloigné du notre. Bon visionnage.
oh que ça n'est pas bon ! bruyant , agité , surjoué .... Aucune finesse et surtout beaucoup de bruit pour rien , bien loin du charme des brillantes comédies espagnoles ou italiennes passées . L'humour qui se voudrait noir est bien grisatre , et le fantome de la victime qui réapparait plagie lamentablement ceux des films de Capra ou du Retour de Topper de façon insupportable . Le désastre est tatol .