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Hastur64
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4,0
Publiée le 29 janvier 2010
Première réalisation de Georges Clooney « Good night, and Good Luck » à défaut d’être une totale réussite formelle et une œuvre forte dans son propos. C’était faire preuve d’un certain courage de porter à l’écran la croisade menée par le journaliste télévisé Edward R. Murrow contre le sénateur McCarthy et sa commission. Si l’on peut-être un peu perdu par le déroulement des évènements et les références à cette époque, qui pour nous français ne sont pas très connus, le film parviens tout de même à nous restituer l’ambiance d’hystérie et de délation qui avait cours durant cette époque. Il montre surtout le courage d’un journaliste et, derrière lui d’une équipe, qui s’attaquant à la toute puissante commission McCarthy se mettait en danger de se voir à leur tour accusés d’être communiste et de ce fait de devenir des parias dans la société américaine d’après-guerre. Le film ne fait pas que l’apologie de ce juste combat de la liberté d’opinion dans l’Amérique des années 50, il ouvre également le débat sur ce qu’est la télévision, en mettant en avant le discourt d’Edward Murrow qui déjà dénonce la dérive la télévision vers une optique unique de divertissement au lieu d’être un moyen d’information et d’éducation du grand publique. Il est intéressant de voir que ce débat a ressurgi dans le débat français sur les programme télévisés, même si il ne l’avait jamais vraiment quitté, il y a une dizaine d’années avec l’apparition de la téléréalité et la généralisation des séries en prime-time. Un film à voir non seulement pour s’apercevoir que Georges Clooney est autre chose qu’un playboy de journaux people ou une bonne tête de gondole pour vendre du café, mais aussi un homme engagé qui est en outre un réalisateur plein de promesse ; mais aussi pour s’informer sur ce que furent les années McCarthy aux Etats-Unis et le mal que cette chasse aux sorcières anti-communiste fit aux malheureux qui en furent les proies.
Ça faisait quelques temps que je m'étais pas autant ennuyer à ce point devant un film.
Good night, and good luck, pourtant bien reçu par la presse et par les spectateurs, est un film que j'ai trouvé lent, ennuyeux, soporifique, bref, je n'ai pas du tout accroché.
Avec un sujet de base qui aurait pu être sympa, George Clooney a bien du mal, à mon sens, à vraiment faire de ce film quelque chose de percutant. Très vite, j'ai été complètement décroché. Si à quelques moments j'ai retrouvé un semblant d'intérêt, cela n'a vraiment pas duré longtemps.
Un fait d'histoire du journalisme abordé avec une classe derrière et devant la caméra, une classe et une conviction presque naturelle. Consacré au combat d'un journaliste face a la peur d'une époque, le scénario retrace le courage du journaliste Ed Murrow et de son équipe qui ont affronté la chasse aux communistes tyrannique mené par le sénateur McCarthy dans les années 50, un exemple d'héroisme journalistique retranscrit avec une fidélité et un esprit d'époque très réussi, des dialogues parfois élogieux mais qui apporte un regard intimiste a ce pan d'histoire du journalisme américain. Même si il semble parfois réciter ses dialogues, David Strathairn arrive a retranscrire l'émotion et la difficulté de son combat avec beaucoup de sobriété, soutenu par un George Clooney d'une grand modestie, un Robert Downey Jr. discret, un Frank Langella toujours remarquable et bien d'autres dans ce casting très sobre. Choix artistique remarquable, la mise en scène de George Clooney est réussi surtout grâce a la qualité exceptionnelle de la photographie, qui donne un grain de reconstitution historique très réaliste. Un beau drame journalistique, un peu court mais d'une sobriété remarquable et une photographie brillante.
Un film assez complexe sur un sujet original. La mise en scène est aussi très originale et c'est visuellement très beau (belle utilisation du noir et blanc).
Clooney ,pour son 2 eme film s'attaque a l'un des + grands faits politico mediatique des etats Unis : la fameuse chasse au sorciere de Mc Carthy ,c'est l'occasion pour lui de denoncer la politique actuelle de Bush basé entierement sur le protectionisme et la parano ultrasecuritaire.Il s'interroge aussi sur le role des medias et de la TV en particulier ,"grosse boite" a laquelle l'on peut donner differents usages (divertir,informer,cultiver).Le noir et blanc ajouté aux extraits de vrais docs produisent l'effet escompté qui consiste a nous plonger + de 50 ans en arriere ,epoque a laquelle les journalistes etaient moins policés et + passionnés a l'image de certaines scenes ou regne un "bordel organisé".Remarquable interpretation d'acteurs pour la + part peu connus dont celle magnifique de Strathairn en presentateur contestataire de l'ordre etabli.De superbes intermaides musicaux viennent "aerer" des dialogues souvent complexes situés quasiment dans 1 seul et meme decor : le studio de CBS
Esthètiquement réussi, ça il l'est. Clooney a insufflé un souffle magique qui procure à son Good Night, and good luck, une ambiance brillament reconstituée. La mise en scène travaillée n'y est bien évidemment pour rien, la très juste utilisation des archives non plus. Seulement, quant il aborde le fond, le réalisateur pêche par un manque certain d'analyse, une peinture qui semble inachevée, un conflit qui s'achève vite, frustrant. L'ambiance prend, le jeu des acteurs également, mais l'oeuvre de Clooney est faible.
Film hyper politisé sur une tranche d'histoire américaine d'après guerre, cette tristement célèbre chasse aux communistes orchestrée par le sénateur McCarthy. Mais même si le film est avant tout une succession de discussions animées, il n'en reste pas moins passionnant car tourné avec une classe rare et d'une suffisance plus que bienvenue dans le cinéma américain. Clooney nous livre un sujet qu'il maîtrise parfaitement en faisant jouer, outre lui-même, des acteurs de grand talent, Strathairn en tête sans oublier Robert Downey jr, Jeff Daniels, et l'excellent Frank Langella. La terreur imposée par l'homme politique est palpable dans chaque émission du journaliste, mais l'intégrité et la conviction du bien fondé de leurs actes, rendent prenant le combat de David contre Goliath, et démontre également que la plume la plus noble est parfois aussi puissante que l'épée la plus tranchante. Le noir et blanc, renforce l'aspect rétro afin de mieux nous plonger dans cette époque trouble, le tout matiné d'un jazz léger, collant parfaitement à l'atmosphère du film. Chapeau monsieur Clooney pour cette belle leçon d'humanité et de cinéma !
Le scénario n'a rien de très original en soit pourtant il est vraiment étonnant de voir un tel film sortir de nos jours. George Clooney a délibérément choisi dans Good Night and Good Luck de faire le choix de la sobriété de part ses silences qui en disent longs, le fait qu'il soit en noir et blanc et sa réalisation très simple : mais tout ceci n'en rend le film que plus épatant. Ce film m'a vraiment passioné de la première à la dernière seconde malgré le fait qu'il soit relativement long, car si on ose y prêter attention on se rend compte qu'il s'agit d'un sujet de société majeur. Dès sa deuxièeme réalisation, Clooney tente un film très comlexe de part son sujet sur l'omniprésence d'un pouvoir politique puissant et tentaculaire qui tient absolument à garder la mainmise sur le message à adresser à ses concitoyens. On comprend alors la nécessité d'un contre-pouvoir comme le journalisme qui ne reste un contre-pouvoir que par la volonté et le courage de ces journalistes de faire leur métier au nom de la vérité et non pas au nom de la facilité. C'est tout cela que Good Night and Good Luck raconte notamment au travers d'un David Statairn impressionant.
Attention, film dossier ! Si vous recherchez un film avec une histoire poignante, trépidante et qui vous donnera son lot d'émotions, passez votre chemin. Clooney a décidé de réaliser un quasi documentaire sur la résistance d'un homme, Ed Murrow, contre un système écrasant la liberté d'expression (la chasse aux sorcières de Mac Carthy). Le réalisateur suit pas à pas les actions de ce journaliste courageux, ainsi que de ses collaborateurs. Ici, pas de temps pour développer des personnages ou leur psychologie, ce qui compte, ce sont les images historiques et les discours de cet homme se battant pour la liberté d'expression. On sent bien que le message politique s'adresse à l'Amérique d'aujourd'hui, par le biais du film historique. Les passionnés de cette période trouble de l'histoire américaine (les années 50) seront convaincus par le propos très juste de l'auteur et pourront consulter de nombreux documents d'archives. Les autres risquent de s'ennuyer ferme devant ce film à thèse très bavard, uniquement destiné aux mordus d'histoire contemporaine.
L'exemple type du film qui a bon fond (la condamnation du Mc Cartysme et de toute presse aux ordres, suivez mon regard) mais dont la forme gâche tout. Suite désordonnée de scénettes, absence d'idée directrice, personnages mal dessinés : c'est à peine si on arrive à comprendre ce qui se passe sur l'écran. Mis à part les messages du film (mais, je le répète, le film est tellement mal foutu qu'on a du mal à comprendre ces messages), ce film n'a qu'une qualité : la beauté des images en noir et blanc, en particulier les gros plans sur les interprètes. Ce n'est pas suffisant pour éviter le gros ennui qui gagne très vite le spectateur, mais ça mérite une étoile.
La Télévision s'émancipe, ne veut plus être contrôlée, ne veut plus avoir des comptes à donner et attaque les ... politiques ! Sur fond de liberté de la presse, comme prétexte et comme étendard, cette dernière chahute le Sénat Américains, cherche, fouille, creuse et découvre des agissements autoritaires que personne n'osait dénoncer ou du moins écouter. La puissance de feu du petit écran, que personne ne mesurait, devenait "LA" vérité, surtout sur des thèmes croustillants, on en demande encore aujourd'hui ! Et même si les conséquences brutales de dénoncer doivent, à cette époque, être payées, c'est dans ces années 50 que l'un des socles de notre vie moderne s'appuie, c'est l'information ! Un film par contre, dans sa restitution un peu court, trop de dialogues passés sous silence avec la musique, trop d'inconnues à cause d'une mise en scène perfectible. De cela n'en ressort pas particulièrement de bonnes interprétations (trop dirigées). Le N&B est un choix, judicieux ? Pas sur ! 3/5 seulement dans la restitution à l'écran !!!
Avec "Good niht, good luck", George Clooney poursuit, à la manière d'un Pakula, son petit bonhomme de chemin dans le cinéma engagé. Et le résultat, une fois encore, est de très bonne facture. S'attachant jusqu'au bout aux forces du journalisme, "les faits, rien que les faits", au contraire d'un Oliver Stone, qui parfois laisse sa caméra émettre des jugements de valeur, Clooney réalise un film noir, intense, brillant et diablement intelligent. Sans jamais faire le parallèle avec notre époque (qui ne lui ressemble guère), on ne peut toutefois pas s'empêcher de deviner ici un pamphlet contre le journalisme complaisant, lâche et routinier. Une œuvre forte, qui manque toutefois d'un soupçon d'humanité (comme elle manquait peut-être à "Confession d'un homme dangereux") pour rentrer au panthéon des grands films de l'histoire.
Ovni cinématographique par excellence, ce film fait parti de cette nouvelle vague engagée qui semble secouer Hollywood ces derniers temps. On ne sen réjouira dailleurs jamais assez ! Georges Clooney signe un film/documentaire passionnant sur le MacCartysme. Le parallèle avec aujourdhui naura échappé à personne, car finalement les choses nont pas beaucoup évolué en 50 ans : la peur reste toujours le moteur le plus efficace pour imposer ses idées (Aux USA, en France ou ailleurs).
Une seconde réalisation courageuse et pédagogique de George Clooney,qui s'accomplit en disciple que Steven Soderbergh.Son "Good Night and Good Luck"(2005)est un excellent film politique de gauche.Clooney y développe son idéalisme en reprenant une leçon du passé:ou comment une petite chaîne comme CBS parvint à débarrasser dans les années 50 du sénateur Mc Carthy,connu pour sa chasse aux sorcières(les communistes ou prétendus au pilori).Il opte pour un minimalisme formel(noir et blanc,peu de plans)au service des dialogues,brillants et des interprètes,formidables,David Strathairn en tête.L'élégance et l'intelligence même.