Loulou
Note moyenne
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il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 février 2012
Loulou de Maurice Pialat : voilà un film pour le moins novateur ! Bourgeois contre voyous, le fric de papa-maman contre la démerde dans la rue... Gérard Depardieu et Isabelle Huppert sont deux acteurs des plus impressionnants du Cinéma : avec Jean Gabin, Depardieu est le seul qui ait dominé le Cinéma français plusieurs décennies durant. On peut le trouver insupportable, mais on ne peut pas nier son talent de comédien. Maurice Pialat, que je ne connaissais jusqu'alors, est un de ces cinéastes par qui le scandale arrivait. En effet, Loulou est un film cru, qui présente la vie des personnages sans détour, résume leur vie par une de ses tranches les plus significatives : il ne se passe rien. Morne et insignifiant, le récit de Loulou ne trouve pas de fil conducteur précis, et ce ne serait rien si Pialat arrivait à nous transporter par ses images. Mais non : on ne parvient pas à décoller. Terre-à-terre, Loulou comporte ses quelques moments forts : Isabelle Huppert qui disparaît brutalement entre deux voitures, le déjeuner familial à la campagne qui termine mal, une grossesse interrompue... mais les personnages n'arrivent pas à dialoguer, ou du moins ne font pas rentrer leur spectateur dans leur vie. Or, si ce n'est de la faute des acteurs, où est donc le problème, monsieur Pialat ?
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2014
Loulou n'a rien d'un chef d'oeuvre, je comprend pas où ce film est une perle, m'enfin bon, chacun ses goûts, je l'ai trouvé banal, une histoire d'amour simplette et pas vraiment passionnante, le genre de film où y'a pas vraiment d'histoire à proprement parlé, à cette époque c’était récurrent ce genre de film, c'est juste une histoire d'amour sans grand intérêt, Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et Guy Marchand sont très bon et heureusement qu'ils sont là car sans eux le film sert un peu à rien, il n'est pas nul hein mais pas indispensable.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juillet 2014
Maurice Pialat,bien qu'unanimement salué par la critique française,ne représente pas trop ma tasse de thé. Aux récits charpentés et bien construits,il préfère les tranches de vie dépressives et improvisées. "Loulou"(1979) se situe dans cette lignée là. Une femme désœuvrée s'ennuie royalement avec son bourgeois de compagnon où leurs rapports ne sont que rancœurs et efforts excessifs. Alors quand Nelly tombe sur un loubard sans le sou,c'est le coup de cœur irraisonné mais pourvoyeur de sensations bien plus fortes. Qu'importe alors qu'elle vive dans le dénuement et que les écarts sociaux deviennent difficilement surmontables. Emblématique de la décennie 70 libertaire où se montrer un et avec plusieurs partenaires n'avait rien de choquant,cette chronique laisse toutefois en plan,car on n'entre pas en empathie avec ces personnages de marginaux et que le film semble tourner dans une éternelle boucle répétitive. Isabelle Huppert et Gérard Depardieu ne surprennent pas,et on retient plutôt Guy Marchand,délaissé et sonné.
cinono1

365 abonnés 2 274 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2013
Histoire de plumard (y en a beaucoup). C'est du Pialat. Ca devrait etre suffisant pour donner envie à quiconque de voir ses films, j'espère. Maurice Pialat filmait la vie comme il la voyait, et non comme il la souhaitait. certains filment des effets spéciaux... Pialat filme les enguelades.la monotonie et les envies, Pialat filme des corps et des asperités en prise avec leur environnement, leur époque, le tout filmé dans un réalisme cru. En 30 ans que le film a été tourné, tout a changé et rien n'a changé, Pialat a su le voir et filmer la vérité du moment et celle de la condition humaine Certains reprocheront le rythme mais Pialat sait faire jaillir la vérité, l'énergie, l'énervement de personnages ballotés. Trio Depardieu-Huppert-Marchand au naturel, géniallissime, belle photo.
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2014
Avec Loulou Pialat signe une histoire d amour naturaliste ou l on voit les personnage de la manière la plus simple et la plus crue possible. Loin d être sublimé les personnages sont épiés dénudés comme disséqués par la caméra et le spectateur. Dans une autre époque et un art différent cela m a beaucoup fait penser aux romans de Zola dans la manière de décrire les personnages sans fioritures. Les trois acteurs principaux Depardieu, Huppert et un formidable Guy Marchand sont excellents et entourés de seconds rôles criant de vérité. La scène du repas dominical qui dégénère est un des grands moments du film avec un final que j ai trouvé d une beauté froide touchante.
pierrre s.

555 abonnés 3 426 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2014
Cru et naturel, le film de Maurice Pilat sonne juste et touche le spectateur.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2013
Du pur Pialat. Un cinéma vérité qui "creuse" l'humain pour faire jaillir la violence, le désir, le désarroi. Une tranche de vie sur le vif. Un regard juste, aussi, sur l'opposition des classes sociales, ou plutôt sur la différence de choix de vie entre conformisme social et liberté absolue. C'est fort en gueule, en coeur et en couilles. C'est pas toujours plaisant, mais ça remue quelque chose en profondeur. Huppert, Depardieu et Marchand sont épatants.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2014
En 1979 commence le tournage d'un film qui restera dans les mémoires pour avoir traité deux milieux majeurs du peuple français: les bourgeois et les loubards. Le duo formé par Gérard Depardieu et Isabelle Huppert nous rappelle les moeurs libres des années 1970. Il faut préciser qu'au cours de cette décennie, il était devenu presque normal de se montrer nu que l'on soit un homme ou une femme ce qui explique lors de la sortie du film en 1980 son interdiction aux enfants de moins de douze ans. Ce fut une telle polémique que le film a connu un important succès au box-office. Quant à l'intrigue proprement dite, elle est simple et bien développée, une bourgeoise tombant amoureuse d'un loubard, la première traversant une certaine dépression que le second parvient à guérir de par son comportement spontané et rigolard. Avec lui, elle se sent à son aise, avec son mari bourgeois joué par Guy Marchand, c'est la froideur, la violence, la jalousie et un profond ennui. Tout cela pour dire que si le film se contente de montrer un message clair, celui que deux êtres apparemment si différents qui vivent ensemble dans la pauvreté et dans le très minimum social sont heureux malgré tout et que pour eux, qui vivra verra et peu importe le confort, peu importe le maquillage, peu importe la grosse voiture, peu importe l'argent du moment que l'on trouve en son partenaire son alter-ego. Un message qui veut dire que la vie, ce n'est pas de travailler à tort et à travers pour accumuler une immense fortune et se complaire dans les produits de luxe comme la société de consommation d'aujourd'hui, c'est de vivre le moment présent avec l'amour de son choix et s'ils sont heureux ensembles à coté des poubelles plutôt que dans un studio, il ne faut pas les dissuader en leur indiquant de changer de mode de vie car la morale, eux, ils ne la connaissent pas, ils prennent tout ce que l'on leur veut bien leur donner, ils disent merci et le reste, ils s'en moquent, que ce soit la vanité des
passants ou les opinions des différentes familles. Un film qui marque bien son époque, celle de la liberté de changer de mode de vie comme on change de culotte. Un excellent portrait de société.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2014
Les jeunes Huppert, Depardieu et Marchand sont certes convaincants. Mais le film traîne en longueur et souffre de lenteurs et de banalités qui finissent pas lasser. Ce d'autant qu'il a mal vieilli. En effet, les supposées provocations et audaces de l'époque font doucement rigoler de nos jours!
Si au moins Pialat s'était plus engagé dans un sujet aussi tabou que l'avortement à l'époque. Hélas non! C'est tout juste s'il l'effleure... dommage!
"Loulou" est une vraie déception de la part d'un auteur comme Pialat.
sly-stallone88
sly-stallone88

243 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2011
une belle fresque, intéressante....sur la vie tout simplement !!!
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2022
Maurice Pialat est un cinéaste qui traite de la souffrance, il la détricote, la recrache, se bagarre avec. Loulou en est peut être son film le plus éminent à ce sujet. Il faut le dire, sans perdre de temps !

C'est avec une certaine émotion que je retrouve ce film, huit années après une première déjà pleine de tension et de tristesse. Une première rencontre avec la filmographie de Maurice Pialat dont à l'époque une seule interview de Gérard Depardieu l'évoquant avait suffit à me ruer dans les brancards pour y avoir accès. Ma surprise de jeune homme n'est plus aujourd'hui, j'ai donc pu complètement cédé à la détresse de ce film, l'un des plus difficiles de son concepteur.

A la manière de La Gueule Ouverte ( à ce jour mon film préféré de ce réalisateur !), le film débute en illustrant le décors, place son histoire et virevolte sans trop se soucier de l'espace temps. Pilat filme ce qu'il souhaite, coupe quand sa lui plais, passe des éléments et garde à l'instinct ses prises qu'il juge pertinente. Comme le précédent long-métrage cité, Loulou est dure, âpre, difficile à suivre. Il n'y a pas ici de " drame " à proprement parler, mais la solitude est la même. Parfois cruel, voir sadique, cette passion sentimentale pleine de ravages fait écho avec le réalisme cher de ses auteurs.

La scène de ce " repas de famille " vers la fin du film m'a de surcroit vraiment foutu le cafard. Pourtant on rit, par instants, au début notamment. La fascination que j'avais ressentit déjà pour ce passage c'est une nouvelle fois confirmé et affirme que je suis complètement en " osmose " avec le paysage dépeint, par sa colère et son manifeste d'abandon de toute fierté pour un sentimentalisme à toute épreuve. Maurice Pialat flingue sans prévenir ( plutôt deux fois qu'une ) tendresse et brutalité et laisse perché une tension pleine d'équivoque.

Grand coup de chapeau aux interprètes, des plus connus comme Guy Marchand, Isabelle Huppert et Gérard Depardieu mais aussi Bernard Tronczyk, Jacqueline Dufranne, Christian Boucher et consorts. Ils se mettent des gnons, s'embrassent, se soutiennent ou s'abandonnent, au rythme des changements de tons, de formes, dans un chaos resplendissant.

Oui, pour moi Loulou est belle et bien le film le plus accidenté de Pialat. Agressif, changeant, parfois lugubre, ce long-métrage retourne le bide, il en est d'autant plus inoubliable ...
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2014
« Un film anthropophage » (Remi Fontanel)
Conditions de tournages exténuantes, éprouvantes, pour Depardieu, Isabelle Huppert et Guy Marchand (sa meilleure prestation pourtant !)
Seulement voilà, Pialat avait le talent pour extirper les ressorts les plus profonds qui animaient profondément ses comédiens …
« Loulou » est un film génial. Réellement ! Le mot est tellement galvaudé…

Entre improvisations, qui rendent part du passé de loubard de Depardieu, et le scénario inspiré par le vécu du réalisateur, la péloche ici « saigne » comme un blues. D’ailleurs Marchand prend son saxophone pour en donner, explicitement, quelques notes… Ca sent son Cassavetes !
Plongez vous dans les rires vrais : un lit qui s’effondre, un « costume trois pièces » qui ne parle que « travail » devant des effarés !
Vibrez de l’amertume existentielle qui nous rend tous coupables parce que tous nous ne savons éviter les couacs, les fausses notes de la vie…
Regardez ces amours, ces gens simples, ces laissés pour compte… Ils vivent ici sur l’écran…
Mais aussi dans la rue.... Ce sont vos voisins peut être !
PIALAT : LA GRANDEUR DU CINÉMA…
Là on peut vraiment parler de septième art !
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mai 2016
Je m’achemine progressivement vers la fin de la critique de la filmographie de Maurice Pialat, avec Loulou. Sûrement le plus faible de la collaboration Depardieu-Pialat, souffrant vraiment d’un travail décousu.
Côté acteur Gérard Depardieu est un peu en dedans dans son rôle ici. Il est clairement moins efficace que dans Le Garçu ou Police, et surtout Sous le soleil de Satan. Il est un peu fade, en dépit de sa présence certaine, mais même avec son blouson de cuir qu’il ne lâche pas on a du mal à vraiment le suivre dans son rôle de banlieusard fainéant. Face à lui Isabelle Huppert. Pleine de charme, certes, elle semble plus à l’aise dans son rôle mais elle est aussi un peu tiède. Finalement Guy Marchand surprend dans un second rôle dans lequel il tire son épingle du jeu (mais c’est le genre de personnage qu’il affectionne).
Le scénario m’intéressait personnellement mais le traitement laisse à désirer. Pialat semble avoir ici encore plus cherché la force de la scène au détriment de la narration et du propos. C’est terriblement haché, décousu, la fin semble expédiée en quelques minutes après des circonvolutions aussi nombreuses et bavardes que peu marquantes. On ne ressent presque jamais la fainéantise de Loulou et la détresse financière du couple par exemple, ce qui est tout de même très frustrant. L’épilogue semble apporter un peu de consistance, mais c’est insuffisant pour un film d’1 heure 40 qui semble au final assez vide, assez creux, qui peine à vibrer en dépit de son sujet prometteur.
Visuellement Pialat est dans son style pur jus : mise en scène d’une grande sobriété, décors simples, ambiance assez triste même si ici la photographie est plus « optimiste » que de coutume chez le réalisateur. Ça reste dépouillé, mais comme dit plus haut je n’ai pas ressenti une adéquation avec la réalité de la situation du couple, et je n’ai pas trouvé le réalisateur très à l’aise dans la démonstration réaliste qu’il a parfois cultive avec plus de succès ailleurs. Comme souvent chez le réalisateur abstraction de bande son ou presque.
Franchement Loulou reste le moins bon de la coopération Depardieu-Pialat qui est celle qui a donné les meilleurs films du réalisateur mais aussi ce métrage souvent apprécié, mais finalement assez fade. Des acteurs un peu patauds, un sujet intéressant et quelques belles scènes mais sur une narration chaotique, ce n’est pas terrible. 2.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juillet 2014
Je suis un des très rares à ne partager l'admiration quasi-unanime auquel a le droit Maurice Pialat. Si je fais exception de "Nous ne vieillirons pas ensemble" que j'ai beaucoup aimé et qui montre que le réalisateur était capable de faire un excellent film quand il y mettait un minimum de rigueur, de "La Maison des bois" que je n'ai pas encore vu à ma grande honte, et peut-être de "Van Gogh" bien que je ne partage pas du tout la vision qu'à le cinéaste de l'artiste néerlandais, tous les films que j'ai regardés du cinéaste m'ont tous ennuyé.
Histoire décousue sans la moindre continuité dramatique, personnages jamais creusés, seconds rôles mauvais, aspect technique incroyablement bâclé, rythme mou, voilà ce qu'est pour moi en général un film de Maurice Pialat dont le seul intérêt est de s'appuyer pour les rôles principaux sur de très grands acteurs, comme par exemple Gérard Depardieu ou Isabelle Huppert.
"Loulou" n'est pas une exception et est l'exacte représentation de l'idée que je me fais d'un Maurice Pialat.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 septembre 2008
Le thème n'est pas tout neuf et les clichets qui vont avec aussi, c'était censé choquer?
Un peu poussif tout ça.
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