Lady Chatterley
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PJ BM
PJ BM

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1,0
Publiée le 17 février 2026
Grotesque au delà de tout. Il faut d’urgence créer le César du meilleur film burlesque involontaire…
Bruno TEF
Bruno TEF

7 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2026
Lady Chatterley est une adaptation à l'écran du roman de l'écrivain britannique . Lawrence, l'amant de lady Chatterley.
L'histoire est plutôt simple, Constance Chatterley est mariée à un riche propriétaire terrien qui a été blessé au front durant la Grande Guerre et a perdu l'usage de ses jambes. Incapable de satisfaire sexuellement sa femme, la relation qui unit les deux époux est purement platonique et Clifford (le mari) montre une froideur assez déroutante à l'égard de sa jeune femme qui s'occupe de lui au quotidien.
Alors qu'elle souffre d'une dépression due à la morosité de sa vie et à l'indifférence de son époux, le médecin de Constance lui conseille de prendre du repos et de se distraire sous peine de tomber gravement malade. Elle se décide à embaucher une infirmière pour s'occuper de son mari invalide et entreprend de longues balades dans le domaine familial. Au cours d'une sortie, elle rencontre un homme taciturne dans une petite cabane perdue au milieu de la forêt, qui n'est autre que Parkin, le garde-chasse du domaine. C'est le début d'une liaison passionnée entre les deux êtres.
J'ai été assez étonné de lire des critiques extrêmement dures contre ce film, qui, s'il n'est pas un chef d’œuvre, n'est pas non plus un navet, loin s'en faut.
Tout d'abord, la longueur du film (environ 2h40) s'explique par la nature du lien qui va se tisser entre les deux amants. Les deux protagonistes appartiennent à des milieux sociaux très différents et une liaison entre eux est difficilement envisageable dans l'Angleterre conservatrice du début du XXème siècle. Une telle relation nécessite forcément du temps pour se mettre en place et permettre de surmonter les obstacles sociaux et moraux qui séparent les futurs amants.
Si socialement Constance et Parkin appartiennent à des mondes différents et inconciliables, il s'agit en revanche de deux êtres qui ont de nombreux points communs. Tout d'abord, ils connaissent tous deux la solitude, Parkin de par son activité de garde-chasse, mais aussi du fait de sa personnalité renfermée, Constance de par la froideur et le cynisme de son époux. Tous deux ont des personnalités très sensibles et c'est par cette sensibilité mutuelle qu'ils vont découvrir progressivement que leur liaison va se construire.
La relation entre les deux amants va s'élaborer en dehors de tout contexte de classe sociale, c'est au milieu de la forêt et dans une simple cabane en bois que les deux amants vont se rencontrer pendant des mois, Constance n'acceptera de se rendre dans la maison de Parkin que bien plus tard. La scène où les deux amants entièrement nus vont batifoler dans la nature fait évidemment référence à l'Ancien Testament, à Adam et Eve, c'est en quelque sorte, pour les deux amants, un retour au paradis terrestre, la redécouverte de l'innocence et de la pureté du premier âge de l'humanité, avant le péché originel. C'est justement parce que cet homme et cette femme se retrouvent nus, en dehors de toute référence sociale, religieuse ou morale, que cette relation devient possible et que leur bonheur explose comme un printemps. A ce propos, on notera que la dépression de Constance se déclare à l'automne et que la relation avec Parkin se construit au fil des saisons, hiver, printemps, puis été. L'amour qui unit les deux amants est calqué sur le cycle naturel des saisons, comme une renaissance, un retour à la vie après une longue période de sommeil hivernal.
On remarquera également que lorsque Constance confie son mari aux soins de son infirmière, elle rompt le dernier lien physique qui l'unit à son mari en abandonnant le rituel de la toilette et des soins corporels qu'elle lui prodigue au quotidien. Cette rupture lui permettra de tisser de nouveaux liens, charnels cette fois-ci, avec le garde-chasse.
Lady Chatterley est un film d'une grande délicatesse qui doit être abordé avec la lenteur nécessaire, c'est une belle histoire, certes un peu naïve, qu'il convient de découvrir durant les quelques 2h40 du film.
On notera l'étonnante composition de Maria Hands qui campe une Lady Chatterley à la fois sensible et touchante. Sa naïveté et sa spontanéité sont essentielles et donnent au film une fraîcheur bienvenue.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 janvier 2026
Avec ce long-métrage adapté d’un roman de l’écrivain britannique D. H. Lawrence, Pascale Ferran obtient le César du meilleur film en 2007. Lors de sa publication dans les années 1920, l’œuvre littéraire a fait l’objet d’un scandale en raison de l’exposé d’une liaison entre une aristocrate mariée et un garde-chasse assortie d’une description crue de leurs rapports sexuels. Le problème est que la réalisatrice, en choisissant de rester fidèle au livre, n’est pas parvenue à instaurer le piquant nécessaire à son récit. La mise en scène académique et sans relief ne dégage aucune émotion et la très longue durée de la pellicule finit par alanguir cette histoire d’amour pourtant sulfureuse. La prestation nuancée de Marina Hands (lui valant le César de la meilleure actrice) suffit tout de même à maintenir une once de fraîcheur. Bref, du cinéma d’auteur peu audacieux et passablement ennuyeux.
Sylvain B
Sylvain B

35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2024
La première chose qu'on a envie de faire une fois le film fini, c'est remercier Pascale Ferran. La remercier pour nous avoir offert ce film sublime, hors du temps, totalement déconnecté des contraintes commerciales du cinéma actuel.
On lui sait surtout gré d'avoir évité deux écueils, celui du mélo tel qu'on le pratique généralement aujourd'hui au cinéma (c'est-à-dire lourdement emphatique), mais aussi celui du film "auteurisant", aspect qu'on pouvait craindre dans une adaptation littéraire de plus de deux heures et demie, à plus forte raison dans un cinéma français parfois prétencieux. En fait, on a rarement vu une histoire d'amour aussi bien filmée, avec une telle délicatesse, évitant précisément toute emphase, ne cherchant uniquement qu'à atteindre la vérité des sentiments.
On est également fortement séduits par la beauté incroyable des images, qui ressemblent souvent à de la peinture naturaliste, à la plus belle toile d'un grand maître, dimension picturale extrêmement rare de nos jours. La nature, justement, élément clé du film, car il ne s'agit pas seulement d'une célébration de l'amour, il s'agit aussi d'une véritable ode à la nature sous toutes ses formes (végétale, animale).
On retiendra enfin la qualité de l'interprétation, notamment celle des deux acteurs principaux. Si Marina Hands a justement été récompensée d'un César, il aurait pu en être de même pour Jean-Louis Coulloc'h, formidable, à la fois pudique, authentique et bouleversant.
Voilà donc 2h38 de film qu'on ne voit absolument pas passer.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2024
C'est l'hiver et Lady Chatterley se morfond auprès de son mari Sir Clifford, revenu de la Grande Guerre infirme et probablement atteint dans sa virilité. L'épouse noue avec le garde-chasse du domaine, Parkin, entrevu par hasard le dos nu et large -trouble inattendu pour la jeune femme pudique- une relation de voisinage d'abord distante. Suivront, en harmonie avec le printemps puis l'été, un désir hésitant et de brèves étreintes, un apprivoisement mutuel spoiler: qui se transforme en véritable amour.

On a de l'oeuvre originelle de DH Lawrence l'idée peut-être fausse d'un roman rose ou de gare complaisant et superficiel, avec pour sujet l'adulfère; adultère scandaleux entre une épouse de la haute société anglaise et un de ses employés. Préjugé né sans doute de médiocres adaptations cinématographiques telle que celle, érotique, de Juste Jaeckin avec Sylvia Kristel. On note que la réalisatrice Pascale Ferran a gommé le mot "amant" du titre: la cinéaste ne s'intéresse pas aux notions d'adultère et de morale conjugale.
Son film, très simple finalement, est le portrait d'une jeune femme qui nait à la sensualité et à la volupté, voire qui s'émancipe par l'amour. La relation qu'entretient Lady Chatterley avec le garde-chasse semble être une constante découverte de sentiments et de sensations que le mariage avec Clifford n'a apparemment pas permis d'explorer.
Délicat et sensible, ouvertement romantique dans sa représentation de la naure absolument indissociable de l'intrigue amoureuse, le film ne verse pas pour autant dans l'eau de rose ou le glamour. L'amant n'est pas le jeune premier dont peuvent rêver les jeunes filles; tandis que Marina Hands, aussi jolie soit-elle, ne fait pas dans le numéro de charme.
L'actrice rayonne dans les expressions de pudeur de l'héroine (et d'impudeur dans certains moments), de candeur et de bonté. Son personnage et celui de Parkin nous touchent parce qu'ils sont dans la modestie, le silence souvent et la gaucherie parfois, très éloignés des clichés sur la passion et la séduction.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2023
Pascale Ferran réalise sans doute la meilleure adaptation cinématographique du best-seller sulfureux de D. H Lawrence sortie durant les années folles. A la fois la poésie, la liberté et la passion se retrouvent au cœur d’un film épris tanto de légèreté, tanto de gravité. La réalisation est époustouflante tout comme la direction d’acteurs, la bande-originale est merveilleuse assurément l’une des plus belles que j’ai pu entendre, les paysages sont à couper le souffle. Puis il y a Marina Hands que je connaissais vaguement qui offre une composition habitée. Elle est terriblement émouvante dans ce drame français et incarne merveilleusement bien cette femme tiraillé entre son devoir et ses désirs profonds. Un petit bijou du cinéma français et un superbe récit qui va vous toucher en plein cœur, oublier les autres adaptations et le navet de Netflix, aucune autres relectures ne pourra égaler celle de Ferran. En réalisant son film en langue française et dans un certain classisme voir académisme bienvenue et sans nier les messages du roman, c’est finalement elle qui se rapproche le plus de l’esprit original du livre.
Anais68
Anais68

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 décembre 2022
Je mettrai une étoile seulement pour un film vraiment pas terrible avec beaucoup de longueurs et beaucoup trop de scènes de Q pour camoufler le manque de qualité.
HyperMOI
HyperMOI

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2022
Une magnifique ode au dialogue des corps comme moyen de s'ouvrir progressivement à l'autre. Un film rare où la sensualité sert effectivement l'amour, et n'est pas qu'excitation physique. C'est l'évidence pour un couple, mais sans aucun doute à contre-courant des représentations que l'on nous sert habituellement... Le jeu des acteurs quand à lui, est tout simplement impeccable.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2022
pas terrible. ont sent clairement qu'ont est plongé dans un monde de l'après première guerre mondiale, un monde en pleine évolution pas mal traditionnel mais pas assez, il aurait fallu raconter l'histoire dans l'année 1800, le film est ultra mou et n'avance a rien le film très long, le scénario n'est pas très crédible c'est plus une excuse le scénario pour faire un film de tradition . ont salut tout de meme le jeux d'actrices et l'exellente mise en scène, de belle jupes qui marque l'époque de début de modernité (les filles n'ayant plus a porter de longue robes en V) et sont moins controlé par les hommes. mais l'époque 1900 n'est pas vriment la bonne époque pour faire un film de tradition.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2021
Belle mise en scène pour ce film sensuel bien interprété, avec une étude psychologique intéressante des personnages et de l’évolution de leur amour physique. Le garde-chasse a des airs de Marlon Brando. Scène de la moto très réussie.
Christine Brakhausen
Christine Brakhausen

12 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2021
L’adaptation de Pascale Ferran est une pure merveille. Le film dégage une sensualité étonnante et fabuleuse sans jamais sombrer dans la vulgarité. Un ode à l’amour et à la nature. Marina Hand et Jean Louis Coulloch sont totalement sublimes. Un film prodigieux
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2020
Je connais bien mon Lawrence et j'ai lu tous ses livres et mes premières rencontres avec L'Amant de lady Chatterley (le livre) ont été fortes donc j'avais hâte de voir cette adaptation. Et voici le pire film que j'ai vu depuis longtemps. J'étais en colère car je ne trouvais rien dans cette adaptation qui expliquerait pourquoi j'ai regardé ça absolument rien. Même les acteurs étaient médiocres (Hélène Alexandridis, Bernard Verley et Joël Vandaele). Notre cher homme des bois était en fait parfois assez risible je riais alors qu'il n'était certainement pas censé être fait pour ca. Pourquoi faire un film si meurtrier et pas intéressant. Pourquoi tous les thèmes abordés par Lawrence dans son livre sont ils restitués dans une histoire arlequin dépourvue de tout suspense. Et qu'avait donc pensé le jury de Cannes avant de se décider à donner à ce film un César...
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2020
Mouais, ce n'est vraiment pas du grand cinéma. Le César du Meilleur Film m'a l'air bien exagéré. M'est avis que l'Académie a voulu marquer le coup en remettant ce prix à un film qui avait un vernis de tabou, mais sans se rendre compte qu'il s'agissait tout de même un peu d'une escroquerie, car c'est de la qualité d'un téléfilm.
Je ne sais pas ce que donne le roman de D. H. Lawrence mais cette version cinématographique m'a l'air bien mièvre. Quelques images un peu tabous, mais uniquement pour le style car sinon le film est bien plat. Il n'y a pas grand chose à tirer de cette romance, ni sensualité, ni passion, ni tabou. C'est d'un ennui, et ce, sur plus de deux heures et demie. Au bout d'une demie-heure, il n'y a plus vraiment de surprises et on voit clairement où le film veut en venir
Les acteurs jouent de manière variable (le jeu de Marina Hands et d'Hippolyte Girardot m'a séduit, celui de Jean-Louis Coulloc'h moins). Les décors naturels ont le mérite de bien rendre à l'écran.
Bref, pas grand chose à dire de bien positifs. Une romance adultérine qui dure 150 minutes et qui fait pschit.
SociN
SociN

13 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2019
Un film gnangnan au rythme trop lent (plans larges sur la nature) qui essaye de retrouver l'atmosphère du choc des classes du roman de DH Lawrence sans y arriver. On s'ennuie ferme pendant les 3/4 du film. Par contre Marina Hands livre une prestation tout à fait honnête.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2019
Un très bon film érotique. Une bonne adaptation du roman de D. R. Lawrence. Marina Hands interprète cette femme qui veut atteindre le désir du plaisir charnel
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