A partir d'un fait divers assez horrible et d'un cynisme terrible, B. Schroeder nous trousse un film assez froid, avec une mise en scène au scalpel, fait de mouvements de caméra élégants et de plans fixes tétanisants. Aidé par un avocat assez brillant, cet homme, Von Bulöw, va tenter de faire prouver son innocence au cours de son procès en appel. L'avocat va se faire aider par toute sa classe d'étudiants, traquant la moindre preuve d'innocence de son client. Le film propose quelques pistes mais n'arrive pas à montrer la non-culpabilité de son protagoniste mais son cynisme et son humour à froid sont terrifiants. Racontée par la voix off de la "victime", le récit est émaillé de flashs backs qui nous montrent la haute société de la côte Est, ancestrale et blindée de tics d'un autre temps. J. Irons est tout simplement bluffant, dominant un casting intéressant et formant un très bon couple avec la géniale G. Close. Un film un peu mou, un peu daté mais au scénario assez brillant. D'autres critiques sur
"Reversal of fortune" narre l'histoire vraie d'un aristocrate ayant fait appel après avoir été jugé coupable d'empoisonnement. A partir de cette affaire qui fit la une aux USA, Schroeder tire un film décrivant avant tout l'enquête d'un avocat qui cherche à disculper son client (impeccable Jeremy Irons en accusé insondable et plein de classe) devant le système, et non à prouver son innocence. On y trouvera donc quelques tensions réussies entre les deux personnages principaux au lieu de conventionnelles prétoiries, tandis que le réalisateur conserve l'ambiguité de l'affaire, dont la vérité n'a jamais éclaté. Au final, un film sortant un peu du cadre habituel du genre, et qui s'avère être une réussite.
Long et ennuyeux. On n'accroche pas du tout à l'histoire et aux personnages. Beaucoup considère la performance de Jeremy Irons comme extraordinaire, je suis franchement septique sur ce sujet...
Plutôt risqué comme choix : celui de faire un thriller en annonçant direct au spectateur qu'il n'aura pas la réponse à la culpabilité de Claus von Bülow, que ce sera à lui de se faire sa propre opinion. A cela on ajoute la difficulté de faire un film de procès avec beaucoup de scènes centrées sur l'avocat, autant dire qu'il y avait tous les ingrédients pour que le résultat soit ennuyeux. Et pourtant ce n'est pas le cas en raison de la performance excellente des têtes d'affiche, mais surtout d'un montage très habile qui intègre parfaitement les nombreux flashbacks. Le film dure près de deux heures, il n'y a que de longs dialogues et pourtant je ne me suis jamais ennuyé.
Un bon film mais le sujet semble avoir déjà été traité une multitude de fois. Il s'agit tous de même d'une histoire vraie. Pour l'apprécier il faut tout de même être amateur de films qui déroulent des procès.
Que dire sur Le Mystère von Bulow de Barbet Schroeder à part que c’est l’un des meilleurs films de l’histoire du cinéma. Mise en scène parfaite, scénario original et parfaitement bien maîtrisé par le réalisateur. L’intrigue nous tient en haleine du début jusqu’à la fin et la musique du film nous entraîne directement dans le film. J’ajoute que le réalisateur a réussi à créer un atmosphère tout particulier qui fonctionne très bien. Une prestigieuse distribution, Jeremy Irons, Glenn Close, Annabella Sciorra... L’interprétation de Jeremy Irons dans le rôle de Claus von Bulow est tout simplement magistral, dans ce film on peut voir les grands talents de comédien et d’acteur de l’acteur en direct et c’est incroyable de voir un acteur jouer aussi bien. D’ailleurs ce rôle à valu à Jeremy Irons l’oscar du meilleur acteur. Un film culte qui est incontournable et qu’il faut au moins voir une fois dans sa vie, 19 / 20.
Jamais revu depuis sa sortie. Le film, tiré de faits réels, est toujours aussi passionnant et n’a pas mal vieilli. Glenn Close bien sûr impeccable mais c’est plus un second rôle, et Jeremy Irons formidable. Sans doute là son meilleur rôle, d’ailleurs récompensé par un Oscar en 1991. Sans doute aussi l’un des meilleurs films de Barbet Schroeder. Redoutablement efficace. Revu avec beaucoup de plaisir donc.
Un film qui joue beaucoup sur l ambiguïté et donc sur le personnage de Claus Von Bulow interprèté par un formidable Jeremy Irons. Pour le reste le film peine à créer du suspens et de la tension, l enquête pré procès offre un peu d originalité au film mais Barbet Shroeder n arrive jamais à faire vraiment à le faire décoller.
Habilement narré par l'épouse, ce drame procédural bien que prévisible dans son évolution se montre très plaisant à suivre grâce à ses choix chronologiques, l'évolution de l'enquête permettant de réfléchir aux limites du système judiciaire alors que le principal sujet réside sans doute dans le portrait d'un couple en déliquescence, le rythme constamment actif et la prestation ambiguë de Jérémy Irons tout d'aristocrate glace. De classiques mais efficaces ressorts!
Claus Von Bulow, que tout accuse, a-t-il tué sa femme ? Un mobile, il en a un, sa femme est une riche héritière. Leur relation était chancelante. Et avec ses allures hautaines, il parait être au-dessus de la loi et de la morale. Les faits plaident aussi pour l’accusation. Cependant, dans cette affaire qui défraya la chronique outre atlantique, la lumière ne sera jamais faite entre suicide et meurtre ; et le film de Barbet Schroder se garde bien de nous donner la réponse ou plutôt sa réponse. Barbet Schroder démarre son film par un plan sur la victime ; Mme Von Bulow dans un coma sans fin. Une voix off, celle de Mme Von Bulow, va mettre en scène par d’astucieux flash-back, le déroulé de ses derniers mois. Film procès, il en a tous les atours ; il pose pourtant d’autres questions beaucoup plus complexes et profondes qu’une simple connaissance des faits. En mettant en scène un avocat talentueux, une sorte d’ « acquittator », Barbet Schroder déplace la lecture de cette histoire bien au-delà de la culpabilité ou de l’acquittement. On y voie toute l’action de l’avocat pour démonter les théories de l’accusation ; on y voie aussi combien la personnalité antipathique d’un homme peut le condamner a priori ; on y voie encore combien la qualité de la défense repose sur des moyens financiers et humains énormes ;… Barbet Schroder livre un film d’une intelligence rare ; ouvrant et fermant sans cesse des portes qui démontrent combien il est difficile de rendre justice. Et pour porter son film, dans le rôle de Claus Von Bulow, un homme froid, calculateur et peu aimable ; il s’appuie sur une composition magnifique de Jeremy Irons au sommet de son art. Un petit coup de vieux mais un grand film. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
'Le Mystère von Bülow' est un legal drama très honnête, qui se regarde comme un charme et qui est rehaussé par le charisme extraordinaire de ses deux acteurs principaux, Glenn Close et Jeremy Irons. On croit un peu moins au personnage de Dershowitz, et à cette façon très artificielle de vouloir préserver à tout prix une ambiguïté sur l'innocence ou la culpabilité de Claus von Bülow.
J'aime beaucoup la narration, la dose de mystère mais pour moi ça retombe quand on nous laisse à notre faim. Il me manque plus de précision même si j'ai bien compris que finalement, seuls les protagonistes savent. Donc l'intérêt est moyen 3,2/5
Inspiré d'une histoire vraie, ce film est globalement réussi. Une riche américaine dépressive et gavée de médicaments multiplie les malaises, jusqu'à plonger irrémédiablement dans le coma. Son mari semble plus spectateur qu'acteur devant les crises de sa femme, arguant qu'il ne s'est pas rendu de son état, qu'il n'a pas appelé de médecin parce que sa femme "n'aime pas les médecins"... Simple coïncidence, un divorce imminent aurait inévitablement signé la fin de son fastueux train de vie... La mise en scène sert l'excellent jeu de Jeremy Irons, impénétrable d'un bout à l'autre du film. En revanche, Ron Silver surjouait un peu l'avocat bordélique-mais-qui-s-accroche-jusqu-au-bout. A noter les débuts prometteurs de Felicity Huffman. De façon générale, j'ai trouvé que le film se trainait un peu, manquait de rythme. Si le réalisateur voulait souligner ainsi l'absence de vie qui régnait dans cette immense baraque, c'est réussi !
Lorsque son avocat dit à Claus von Bülow : « Vous êtes un homme très étrange. », celui-ci lui répond : « Vous n'avez pas idée ». Ces quelques mots résument à eux seuls plus qu’aucune autre phrase ou scène du film toute l’ambiguïté de l’énigmatique personnage qu’interprète magistralement l’oscarisé Jeremy Irons. Barbet Schroeder nous offre un brillant puzzle à coup de flashbacks et en toute impartialité sur un fait divers qui défraya la chronique mondaine américaine. C’est passionnant et intelligemment fait.