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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 31 janvier 2026
"African Queen", c'est la comédie sentimentale américaine -dont Katharine Hepburn est depuis longtemps une éminente figure- transposée dans la jungle africaine. Elle relate la relation fantaisiste et l''amour peut-être naissant entre un aventurier roublard et négligé, propriétaire d'un vieux rafiot qui sillonne la jungle, et une vieille fille dévote qui prétend s'impliquer dans le conflit mondial de 1914 en attaquant un navire allemand. Rien moins ! Encore fait-il convaincre l'incrédule Charlie et, surtout, transformer sa vieille barque en bateau de guerre... D'ailleurs, devant l'adversité, le plus solide, le plus résolu des deux n'est pas celui qu'on pourrait croire. Le périple de Charlie et Rose à bord de l'African Queen -nom doublement ironique- est parsemé de péripéties plus ou moins sérieuses mais c'est avant tout dans l'expression des deux caractères que cette comédie d'aventures non dépourvue de causticité est la plus savoureuse. A cet égard, Humphrey Bogart, tournant le dos à ses rôles de dur, se révèle brillant dans le registre de la comédie. Sa connivence avec Katharine Hepburn est évidente, qui participe pleinement de la valeur du film. La mise en scène de John Huston est simple, modeste, en ce sens où le cinéaste ne cède ni à la mièvrerie sentimentale ni à la facilité d'être inutilement spectaculaire en vertu du cadre exotique de l'histoire.
The African Queen est un huis clos flottant où Bogart et Hepburn transforment une chaloupe pourrie en cathédrale bancale de désir et de foi. Huston filme la jungle comme un mauvais caractère de plus, moite, capricieuse, prête à les avaler au moindre faux pas. Techniquement, c’est parfois brinquebalant, mais chaque secousse sert de test de crash à leurs deux âmes cabossées. Un film d’aventure ? Non : un duel amoureux alcoolisé entre deux naufragés qui décident, par pure obstination, de ne pas crever seuls.
De jolies scènes entre les deux acteurs principaux au top. Malgré les moments de longueur scénaristique sur la fin du film, le développement de la relation entre Charles et Rosie est bien amené. Le film reste léger et laisse apparaître des moments d'humour. La musique appuie bien le propos mais ne tient pas un rôle central.
un film d'aventure mouvementé, riche en péripéties, romantique et amusant, porté par le couple vedette et le bâteaux. Une réalisation pas trop vieillotte dans la jungle africaine.
S’il peut paraitre dépassé aujourd’hui ce film offre malgré tout un savant mélange d’aventure, d’exotisme, d’humour et de romance sous la houlette de John Huston et qui reste indémodable grâce au charme de son couple vedette composé de Humphrey Bogart et Katharine Hepburn. Un classique un peu longuet par moment mais néanmoins sympathique.
Un des films les plus populaires de John Huston mais pas forcément son meilleur. Il faut dire que le réalisateur avait la tête aux safaris. Mais African Queen reste un film impressionnant vu les nombreux aléas de sa production, et le film a la bonne idée de se focaliser sur son couple star qui apporte du cœur à l'aventure.
Le couple improbable d'une anglaise ayant suivi son frère pasteur en Afrique de l'Est allemande et d'un vieux garçon canadien qui assure le transport fluvial sur un vieux rafiot. La guerre les saisit en septembre 2014 et ils se lancent, à la mesure de leur possibilité dans ce conflit pour favoriser l'arrivée de l'armée britannique à travers les grands lacs. J'avais conservé un souvenir net de ce film que j'avais vu gamin et l'ai redécouvert avec une joie non dissimulée. Humphrey Bogart y est génial dans le rôle de vieux loup marin d'eau douce petit blanc alcoolique et Katharine Hepburn sublime dans ce rôle de vieille fille coincée. L'enfermement dans ce rafiot de ces deux personnages aux antipodes l'un de l'autre est un régal. On aimera également cette Afrique filmée en 1951 qui renvoie à un monde aujourd'hui disparu mais qui reste dans l'âme des peuples, ces gens partis au milieu de nul part soit avec un idéal civilisationnel aujourd'hui nié ou au mieux incompris soit pour y faire des petits boulots et participer à la modernisation de ce continent. La guerre de 14-18 en Afrique de l'Est est assez peu connue mais non moins intéressante. Ce film d'aventure fera donc rêver et intéressera peut-être le spectateur désireux de savoir ce qu'était l'Empire allemand dans l'est africain et la défense héroïque de ce territoire. Pour moi, ce film est une madeleine de Proust et a nourri mon imaginaire. Pour d'autre il restera le témoin du monde d'avant-hier.
Un très beau film d aventure du célèbre réalisateur john huston, il réunit pour ce film 2 légendes du cinéma hollywoodien d un côté humphrey bogart un marin un peu rustre et mercenaire et la divine katharine Hepburn qui est une femme de principe, missionnaire en Afrique avec son frère qui meurt peu après le pillage et la destruction d in village où il habitait. Oblige de fuir le village elle demanda au personnage joue par bogarte de l emmener sur son rafiot et il traversa la rivière africaine où ils vont affronter divers dangers. Ce périple va permettre au deux personnages de se rapprocher alors qu ils ont une conception de la vie totalement différente. Une rencontre émouvante et drôle, assez beau et surtout l entente du couple est si évidente qu on la suit avec joie. Le fil du scenario me rappelle un autre film que j ai vu du même réalisateur dieu seul le sait ou un sous marinier lors du naufrage de son navire, se retrouve dans une île déserte avec une bonne sœur rescapée de l ile aussi.
C'est un film puissant, car son interprétation est magistral, les conditions de tournage dantesque, n'oublions pas qu'à cette période les caméras étaient de grosses boites difficiles à manier, les décors naturelles, les péripéties, et on en revient encore une fois à l'interprétation. Qui mieux que Katherine Hepburn pour jouer ce rôle, accepter que dans une scène, on lui dise qu'elle n'est pas jolie, mais qu'elle fera une bonne servante de dieu, et Bogart qui remportera l'oscar, lorsqu'il se retrouve torse nu, couvert de sangsues, qu'il tracte son bateau, toute la beauté de ces acteurs, qui ne sont des hommes, pas des superhéros, et qui se dépassent. Toutes les histoires autour de ce film participe à la légende, tantôt léger, tantôt dramatique, tout prouve que ce film est un monument du cinéma, les couleurs sont magnifiques et même si la technique fait parfois défaut; il faut saluer la performance de tous ces artisans du 7ème art.
Classique hollywoodien des films d'aventures. C'est très carte postale et les africains sont un peu caricaturés en gentils serviteurs (il faut resituer le film dans son epoque...)On suit donc les deux protagonistes dans leurs aventures exotiques au bord d'un bateau de peche. Il y a de l'action on ne s'ennuie pas C'est tantot un film de guerre, tantôt un film d'aventure tantôt une comedie romantique. Et c'est véritablement l'alchimie de Hepburn et Bogart en stars en fin de carriere beaux comme des dieux qui rend ce film si charmant et si agréable.
Un film prévisible mais qui remplit son objectif : détendre, faire rêver, transporter… en l’occurrence en Afrique Orientale allemande (actuelle Tanzanie) au début de la 1ère guerre mondiale. Une mise en scène spectaculaire et des acteurs solides, du métier, un saupoudrage d’humour et une happy end, prévisible elle aussi… Un bon travail de pros.
Le scénario d’ « African Queen » se voulait des plus sérieux, puisqu’il était tiré d’un roman d’aventure très dramatique. Mais la magie s’installa entre les deux acteurs et cette grâce muta le film en comédie, tout en restant un film d’action. Malgré la difficulté de tourner en technicolor (le matériel de l’époque était très imposant) au Kenya, ce choix du réalisateur rend les scènes crédibles : la chaleur et la sueur collent vraiment les vêtements sur la peau, sur une rivière remplis de crocodiles avec au passage des moustiques très présents, des sangsues et le bruit perpétuel de la jungle. Ce côté hyper réaliste (James Gray aurait bien fait de s’en inspirer pour sa jungle dans « Lost City Of Z ») apporte une force supplémentaire au récit et à la conversion réciproque de ce couple improbable. La superbe photographie de Jack Cardiff rend parfaitement les sentiments contradictoires, mais amusant, des protagonistes en évitant l’abus de plans larges ou de gros plans, il préfère notamment le plan américain, plus global, mais pouvant se montrer tout aussi expressif quant à l’expression des sentiments. Ainsi ce film d’aventure, vaguement patriotique (prétexte que Rose utilise pour masquer sa vengeance, face à un Charlie pas du tout concerné par la guerre), est surtout une comédie sentimentale. Dans ce registre on retiendra aussi des officiers allemands que le Francis Blanche de « Babette s’en va-t’en guerre » n’aurait pas reniés. Avec ses rebondissements incessants entrainant une débrouillardises constantes (le dépannage est un grand moment, aussi peu crédible que sympathique) le ton du film se situe quelque part entre « L’oreille cassé » (mais sans indiens ni révolution) et de « Tintin au Congo », sauf que Tinin ne s’est jamais envoyé Milou (ni le contraire). Première comédie pour Humprey Bogart (avec un oscar à la clé) et formidable association avec Katharine Hepburn. Première comédie également pour John Huston et un bijoux de plus.
Afin de pouvoir aller tuer un éléphant, John Huston à décidé de tourner une adaptation d’un roman inconnu (enfin désormais), sur les fleuves du Congo belge, sous la pluie et la chaleur, avec une faune pas commode (sangsues, fourmis, moustiques, serpents) tu m’étonnes que les studios hollywoodiens n’aient pas suivi. Bon après quand t’as des stars telles Hepburn et Bogart ça aide, surtout que leurs rôles leur sied parfaitement, sauf que le perso d’Humphrey tisait du gin et que dans la réalité le mec se bourrait au whisky avec le réalisateur, du coup ils ont évité la dysenterie, comme quoi la picole conserve. Résultat : tu ne peux faire qu’une comédie de tout ça tant c’est space, et ça marche, le duo fonctionne à merveille. Après ça a vieilli, l’une est très conservatrice et l’autre trop défoncé, tellement que c’en est anachronique pour notre époque, mais l’épopée demeure fantastique, davantage que d’autres du genre (l’éponyme ou l’appel de la forêt par exemple). Bref un exemple du genre mais daté.
John Huston, Katarine Hepburn, Humphrey Bogart forment le mémorable trio de cette odyssée africaine qui foisonne d’anecdotes à l’instar du remaniement scénaristique orchestré en cours de tournage par le cinéaste, influencé par les rires, la complicité et l’amitié entre les deux stars sur le plateau. Le film dont l’aventure se fait inopportunément dévorer par la romance des deux protagonistes n’en demeure pas moins un classique hollywoodien et valu au charismatique Bogey un Oscar.