Un beau film d'aventures qui offre un suspense tout à fait prenant et quelques séquences palpitantes assez variées. Seuls à l'écran durant la grosse majorité du film, Humphrey Bogart livre là une prestation très touchante, profonde pour un personnage très humain et Katharine Hepburn est grandiose avec son côté hautain et agaçant. Une belle histoire d'amour, un récit majestueux.
Sauf erreur ou oubli de ma part c'est la première fois que je regarde un film pour le nom de son directeur de la photo : Cardiff, qui a été chef op' sur les films de Powell et Pressburger. Bon le casting et le nom du réal m'avaient aidé à choisir dans sa filmographie, mais quand même... après je suis vraiment déçu de la photographie en tant que telle qui ne m'a absolument pas vendue du rêve et le film est en lui-même peut-être un peu décevant, sans que ça soit mauvais.
Le film dure 1h40, il n'est jamais ennuyant, mais bon réalisé par Huston avec Hepburn, Bogart et Cardiff à la photo j'en attendais beaucoup plus de ce film d'aventure, vraiment beaucoup plus.
De plus le premier truc vraiment déstabilisant c'est que les acteurs que j'adore tous les deux semblent être en roue libre, les personnages sont intéressants et bien écrits, mais bordel qu'est-ce-que ça cabotine... Hepburn s'en sort encore un peu, mais Bogart il fait tellement n'importe quoi... alors oui son personnage est censé être un ivrogne crade... mais bon... Et du coup ça confère au film un ton très particulier que je n'ai pas forcément apprécié. J'aurai aimé que ça soit plus premier degré, avec moins d'humour, ou alors de l'humour drôle. En fait j'imagine le même film filmé par Hawks, bon déjà ça aurait peut-être moins cabotiné, mais les relations entre les personnages auraient sans doute semblé plus limpides.
Après je ne peux pas en vouloir à Huston non plus, il semblerait que les conditions de tournage aient été calamiteuses, mais bon... à l'arrivée, ben il y a un film pas antipathique pour un sous, mais un peu lourd, prenant mais pas autant qu'il aurait dû/pu l'être.
En fait c'est juste un film sympa là il y aurait pu y avoir un véritable chef d'oeuvre. Donc je suis forcément un peu déçu, même si je savais que ce n'était pas le meilleur film de son auteur.
Une romance colonialiste qui a mal vieilli et qui ne vaut que pour ses décors et son duo. En outre, les amateurs d'aventure passeront leur chemin tant celle-ci est rare. Ils risquent plutôt de s'ennuyer ferme au cours de ces deux longues heures! Un film bien trop surestimé.
Classique de l’âge d’or hollywoodien, La Reine Africaine est avant tout une aventure humaine autant qu’un récit de voyage périlleux. John Huston y met en scène un capitaine bourru et alcoolique, incarné par Humphrey Bogart, et une missionnaire rigide mais déterminée, interprétée par Katharine Hepburn, forcés de naviguer sur un fleuve africain en pleine Première Guerre mondiale.
L’intrigue, somme toute simple, n’est jamais vraiment le cœur du film : Huston concentre son attention sur la relation entre ces deux personnages que tout oppose au départ. Leur affrontement, puis leur rapprochement progressif face aux dangers, constitue le véritable moteur du récit. Les dialogues, vifs et intelligents, renforcent ce caractère intime au sein d’un décor épique.
La reconstitution est superbe, mêlant paysages naturels impressionnants et détails de décor qui rendent palpable la rudesse du voyage. Certaines séquences restent mémorables, la scène des sangsues, les rapides ou le final, et témoignent d’un sens du rythme indéniable, où le suspense et l’humour cohabitent avec fluidité.
Bogart brille dans ce rôle, mêlant charisme et fragilité, tandis que Hepburn lui répond avec justesse et énergie. Leur alchimie confère au film sa dimension la plus attachante, et c’est elle qui transforme cette aventure en véritable étude de caractère, où l’amour naît autant de l’adversité que de la complicité naissante.
On pourrait toutefois regretter que le récit, parfois linéaire, accorde moins de place à l’Afrique et à la guerre qu’au duo central. Mais cette focalisation, loin d’être un défaut, révèle l’intention de Huston : raconter la transformation de deux individus face aux épreuves.
La Reine Africaine reste un grand film d’aventure, porté par deux acteurs légendaires et la maîtrise de John Huston, capable de mêler humour, tension et émotion dans un huit-clos naturel impressionnant.
Mon film préféré de Bogart, et pourtant il en a fait, et des pas mauvais (Casablanca, le faucon maltais par exemple). Si en plus il y a Katharine Hepburn vous imaginez aisément que ça peut faire un succès, en tout cas à l'époque. En l'occurrence ça l'a été, puisqu'il faut rajouter que le réalisateur n'est autre que John Huston, père d'Angélica (alias Morticia Adams entre autres), et réalisateur d'Annie (la comédie musicale), le faucon maltais ou Moby Dick. Il faut savoir que j'ai vu la version HD de 2010 (visiblement c'est ça, allociné dit 2013...), du coup la couleur et le traitement de l'image sont très bons. Cela n'enlève rien au contraire à la photo du film qui nous gratifie de superbes paysages, et de plans magnifiques pour l'époque. On accompagne ça d'une histoire gentillette, ficelé avec une histoire d'amour improbable (vu les personnages) mais qui a son charme. En effet, les acteurs jouent très bien leurs rôles d'un parfait opposé, l'un étant le baroudeur sauvage, et l'autre la fille de bonne famille anglaise. Les 2 se découvriront et changeront, s'amélioreront même. La trame est classique mais se fait oublier tant on est prit dans le film. La musique accompagne bien les diverses situations, surtout aux moments comiques, et les dialogues sont très soignés, correspondant bien au profils des persos. Qu'est-ce qui cloche alors ? Pas mal de longueurs quand même, le rythme lent se tient bien, mais peut être trop désuet et lourd de nos jours (ne matez pas Transformers juste après, on risque le choc cardiaque), et en général ça a bien vieilli mais les codes ont trop changé depuis pour qu'on puisse l'apprécier à sa juste valeur. Néanmoins, quiconque ayant un tant soit peu d'ouverture d'esprit et/ou de connaissance en cinéma passera un bon moment devant ce classique.
Après une scène d'entrée assez surprenante, on va à l'essentiel c’est-à-dire à la cohabitation de ce couple atypique formé par Humphrey Bogart, un aventurier paumé, et Katharine Hepburn., une vieille fille bigote. Le numéro d'acteurs qu'ils fournissent est tout simplement prodigieux. Bogart nous montre qu'il savait faire autre chose que de jouer les détectives blasés et le voir ici faire des grimaces aux hippopotames a quelques chose d'infiniment réjouissant. L'histoire est sympathique (malgré la fin : genre "attention, on est au cinéma"), il y a un peu d'humour, on ne s'ennuie pas une seule seconde, les paysages sont magnifiques, la musique étonnante. Dommage que le scénario sot idiot et qu'il y ait un sacré coup de mou au milieu.
The African Queen est un Huston très aimé et il est vrai que ce film est attachant mais personnellement je ne le classerais par parmi ses meilleurs films. The African Queen nous offre une belle romance au charme désuet, le début du film et la fin sont les instants les plus réussis et tout ce qui est entre fait parfois l'impression de remplissage ; heureusement que le duo Hepburn/Bogart fonctionne à merveille mais on peut être surpris que soudain leur relation tombe dans l'amour fou d'un seul coup d'une scène à l'autre sans transition. Bref un joli film mais qui comporte des petites longueurs et ne possédant pas un scénario très passionnant malgré une scène d'ouverture qui laissait espérer autre chose qu'une simple histoire d'amour.
African Queen est donc une autre collaboration entre Bogart et Houston, avec en prime la très bonne Katharine Hepburn. Hepburn et Bogart se retrouve sur leur bateaux seul en 1914, et là leurs deux personnalité opposés se retrouve l'une contre l'autre. Ce qui donne lieu à des situations plutôt drôles, voir même très entrainantes. Au final, avec pas grand chose, un scénario basale, Houston arrive à nous donner un film sympathique qui se regarde entièrement pour le plaisir. Le duo marche plutôt bien, de toute façon, ils ont intérêt on ne voit qu'eux. Leur personnage sont plutôt stéréotypés, mais ce qui est génial avec ces deux là c'est qu'ils sont capable de surmonter ce handicap et de donner des prestations très intéressante, où l'on s'attache vraiment au personnages. La ou d'autre aurait sombré dans la mièvrerie ou l'exagération, eux arrivent à rendre leur personnage très sympathique. Un très bon moment en perspective.
"The African Queen" est un excellent film avec en tête d'affiche deux grands acteurs que nous aurions certainement voulu voir plus souvent jouer ensemble. L'intrigue ne s’essouffle pas et nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Les conditions difficiles de tournage n'auront pas été vaines.
"The African Queen", probablement le plus beaux bijoux de John Huston. La rencontre de deux grandes personnalités, deux stars du Vieil Hollywood des années 40/50: Humphrey Bogart et Katharine Hepburn dans une véritable aventure riche en émotion, en action et en romantisme. Dans l'Afrique des années 1900 alors que la guerre retentit, elle incarne Rose Sawyer une missionnaire britannique, vieille fille propre sur elle. En face, lui incarne "Mr Allnutt", un aventurier canadien aux manières grossières plutôt porté sur la bouteille. Et pourtant ces deux opposés vont être contraints de composer ensemble dans la promiscuité de l'African Queen jusqu'à ce que leur masque tombe. Alors elle devient Rosie et lui devient Charlie. Tout d'un coup cet homme qu'elle trouvait repoussant et rustre se révèle être sensible, attentionné et brave. Tout d'un coup cette femme qu'il croyait fermée et prude se révèle être une vraie femme, vivante et courageuse. La transformation des personnages est subtile et c'est pour cela qu'on y croit. Le scénario coule comme la rivière, film d'aventure oblige (surtout dans la jungle africaine où les dangers sont bien réels), de nombreux tourments se présentent au couple; les rapides, les moustiques, les sangsues, les crocodiles, les problèmes mécaniques, ... Il y a des scènes très fortes et Huston ne tombe pas dans le pathos, il livre au contraire des sentiments pudiques et timides à l'image de sa réalisation. spoiler: Plusieurs fois on pense que leur fin est là jusqu'à la fin ou l'on ne croit plus au happy ending (et pourtant ...). Et ce qui est beau c'est que grâce à leur amour passionnel, au final ils se fichent bien de ce qu'il peut leur arriver, il s'aiment et c'est l'important. Question mise en scène, comme toujours chez le cinéaste on sent un cinéma sincère, parce qu'il y a réellement une part de vrai dans tout ça, le tournage, s'étant déroulé en grande partie en Afrique a été mouvementé, éprouvant et cela donne encore plus d'authenticité à l'atmosphère qui plane sur le film (de nombreuses anecdotes regorgent sur le tournage notamment sur la relation entre Hepburn et Huston). Huston sait très bien mettre en valeur la jungle africaine, impitoyable mais majestueuse. Du reste la musique est très belle, la B.O est soignée, parfaitement dans le ton du film. Au final Huston signe une aventure humaine teintée de romantisme pur et délicat. Un classique.
Tout simplement magnifique !! Je viens juste de le revoir dans sa version restaurée. Histoire simple et touchante, servie par deux immenses comédiens. La traversée du fleuve africain, mouvementée, précipite la rencontre amoureuse de deux êtres complètement différents. Huston est un grand maître : il nous fait croire à cet amour là et parvient à nous émouvoir souvent en montrant par petite touches progressives l'évolution de leur relation. (de la répulsion initiale à l'irrésistible attirance).
Un classique incontournable pour tout cinéphile. Malgré des imperfections techniques (images qui se répètent, trucages grossiers même pour l'époque), l'histoire fonctionne bien. Il s'agit de l'odyssée au fil d'un fleuve africain d'une coque de noix menée par Humphrey Bogart et Katharine Hepburn dont les personnalités crèvent l'écran.
Un classique très sage et gentilllet de la part de Huston, plus habitué à donner à chaque projet qu'on lui confie une dimension un peu plus folle et innatendue. Ici, John Huston fait de nouveau appel à son acteur fétiche Humprey Bogart pour une cinquième collaboration, et qui impressionne d'autant plus ici, d'une justesse impeccable, jouant dans un registre différent, délaissant son charisme et son élégance habituelle aux profits d'une allure négligé, d'un comportement un peu grossier et maladroit, mais au coeur tendre et attachant, qui lui vaut un oscar d'interprétation amplement mérité. Un film d'aventure comme on en voit plus, avec des paysages naturels d'une réél beauté, sublimées par la photographie de Jack Cardiff et immortalisées par la caméra de John Huston. On peut néanmoins regretter que John Huston n'alimente pas son aventure d'un brin de folie, nous laissant comme seul spectacle les tribulations, les espoirs et les désillusions de ce couple qui va marquer l'âge d'or hollywoodien, ce qui forme déjà un divertissement très plaisant, mélange de romantisme, de querelles, de mièvreries et d'humours qu'engendrent ces deux caractères opposées, qui représente l'espoir de "l'amour impossible", ou des "opposés qui s'attirent" thème très en vogue à l'époque. Une indéniable réussite.