Entièrement et parfaitement restauré en 2014, « Les croix de bois » est l'adaptation au cinéma du célèbre livre de Roland Dorgelès qui raconte sa vie dans les tranchées de la 1ère guerre mondiale. Avec un respect total de l’œuvre d'origine, le réalisateur Raymond Bernard tourne son film sur les lieux mêmes où les batailles se sont déroulées et utilise d'anciens « poilus » comme figurants. Ses recherches sur le « son des combats » restent célèbres et le résultat est sidérant tant le bruitage des canonnades et des bombardements est réaliste. (sachant qu'on se situe au début du cinéma parlant et que les micros de l'époque étaient d'une fiabilité toute relative). Salué unanimement, tant par la presse de l'époque que par les anciens combattants, ce témoignage émouvant mais féroce laisse une trace indélébile dans l'histoire du cinéma mondial. Loin de faire l'apologie de la guerre, il représente au contraire un des plus beaux plaidoyers pour la paix mondiale et contre l'horreur des combats. Bien que certains passages aient vraiment vieillis, l'ensemble reste agréable à regarder et donne une foule de renseignements sur les mœurs de l'époque et les us et coutumes de cette guerre dite « populaire ».
Film majeur sur la première guerre mondiale, à faire voir à toutes les jeunes générations. Les scènes de combat sont d'un rare réalisme. Beaucoup d'aspects de la vie des poilus est traduite à l'écran (les poux, le courrier, le ravitaillement, la,mort qui rodé l'alcool pour oublier ou pour donner du courage)
100 ans après, la guerre des tranchées comme si vous y étiez.
Avec Les Croix de Bois, Dorgeles, par un style dépouillé et populaire, vous enfonce dans la boue des tranchées, on entend les balles qui sifflent, on tient la main des camarades qui meurent. Retranscrire au cinéma l'incroyable intimité que l'auteur parvient à créer entre ses lecteurs et héros de son livre dont il a partagé le destin tragique relevait d'une grande difficulté. Raymond Bernard y parvient en filmant d'une manière moderne, réaliste, sans superflu. Les sentiments des soldats, leur naïveté originelle, leur courage et leur ténacité qui ne saurait exister sans leur solidarité à toute épreuve sont admirablement rendus. A l'image du roman, le film dénonce l'incurie des états-majors qui sacrifiaient par leur aveuglement et leur incompétence tant d'hommes dans un guerre aux objectifs chimériques. Ne meurt-on pas pour libérer un cimetière? Ce film, dont les explosions incessantes et dévastatrices nous font revivre le cauchemar des poilus, rappelle le respect que nous devons porter à ces soldats qui ont vécu l'enfer. De toute nationalité ou origines sociales, ils ont su s'unir pour gagner une guerre face à des machines impitoyables. Le souvenir de leur agonie, telle celle filmée, avec tant de férocité, du première classe Demachie qui clôture ce récit insoutenable de leur ultime sacrifice, doit être perpétué. A l'heure où les français perdent leurs repères, oublient leur histoire, ce film devrait être diffusé de manière beaucoup moins confidentielle afin de rappeler à tous combien la France mérite qu'on la respecte et que l'on fasse preuve de la même volonté de la soutenir en temps de paix qu'aux heures les plus sombre de la première guerre mondiale.
Le sifflement des balles, le bruit incessant des canons, la précision millimétrée des scènes de combats, les décors… En plus d’être un puissant plaidoyer pour la paix, Les Croix de bois marque encore l’histoire du cinéma par sa description réaliste et poignante de la première guerre mondiale. On a ainsi le sentiment d'être plongé au sein d'une véritable bataille, dans un véritable document de guerre qui fait preuve d'authenticité. Pour en savoir plus
Moins puissant que LE grand film sur la Guerre 1914-1918, avec "Les Sentiers de la gloire", "À l'Ouest, rien de nouveau", "Les Croix de bois" est une oeuvre qui abuse un peu de la surimpression pour souligner les conséquences horribles de la guerre et qui n'évite pas toujours l'emphatique mais c'est une réussite qui arrive à nous faire pleinement ressentir la boucherie qu'a été la Première Guerre mondiale. Pour ça Raymond Bernard, grand cinéaste injustement oublié aujourd'hui mais qui fut pourtant un des meilleurs et ambitieux du cinéma français, n'a pas hésité pas à engager de véritables "acteurs" du conflit (dont Pierre Blanchar et Charles Vanel eux-mêmes !!!) ayant vraiment connu la boucherie atroce que ça a été, et aussi à tourner sur les lieux mêmes de l'action pour donner un cachet inestimable de réalisme. Il n'a pas hésité non plus à étirer certaines séquences pour que le spectateur soit en profonde empathie avec les personnages ; dans cette optique, la mort d'un de ces derniers ou encore la dernière scène dans le no man's land sont éprouvantes. "Les Croix de bois" est un tableau vériste de ce conflit et aussi un bel homme aux "poilus".
Critiquer ce film, c'est ne rien comprendre à la Grande Guerre. C'est quasiment une photographie de l'époque. Nous avons des acteurs anciens combattants ou adolescents pendant la guerre. Leur façon de s'exprimer, leur façon d'être sont celles des gens en 1914 - 1918. C'est l'armée française de 1931 qui met son matériel à la disposition du film; vous entendez le vrai bruit des canons, mitrailleuses, etc. Une seule erreur, et elle est minime: les Allemands ne sont pas encore équipés du casque d'acier en septembre 1915. La scène sur la guerre des mines est criante de vérité; elle est particulièrement émouvante.
Une terrible évocation de la grande guerre, avec des scènes de combats particulièrement spectaculaire pour l'époque ou le film à été tourné ! Dans la ligné du chef d’œuvre de Stanley Kubrick "Les sentiers de la gloire"...
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4,0
Publiée le 26 février 2014
En France, Raymond Bernard rèalise "Les croix de bois" en 1931 d'après le roman èponyme de Roland Dorgelès, un film de guerre mythique dont la reconstitution des combats se rèvèle toujours aussi forte et rèaliste! Dans leur tranchèe, c'est à la vie à la mort, et de prèfèrence à la vie! Et même si aujourd'hui le jeu des acteurs peut paraître datè, leur ardeur et leur conviction n'en est pas moins excellente: Charles Vanel, Pierre Blanchar, Gabrio, Aimos...il y a là le meilleur gratin de l'âge d'or du cinèma français! Etudiant, ouvrier ou boulanger combattent côte à côte dans les tranchèes de la guerre 14-18! Par le biais du cinèma de minuit, "Les croix de bois" demeure plus que jamais un retour-hommage sur cette terrible pèriode entre relève dans la boue et nuit sans sommeil, jour sans pain et prière de l’Ave Maria dans une èglise transformèe en hôpital! La scène des « dix jours » est remarquable de rèalisme et l’agonie finale du Soldat Demachy, longue d’èmotion! On notera qu'une partie du film a ètè tournè en Champagne, les traces des tranchèes n'ètant pas encore effacèes pour certaines! Au soldat Vairon du 39e règiment d'infanterie, 3e compagnie et 2e bataillon, ainsi qu'à tous ses compagnons d'armes qui ont connu l'horreur du conflit, "Les croix de bois" doit-être dèdiè! « Vivre ou croire jusqu'au bout, espèrer toujours, espèrer quand même ! » Telle ètait la devise...
J'ai rarement vu un film aussi ennuyeux et aussi mal vieilli! Sans doute appréciabld lors de sa sortie, ce film est devenu bavard et vieillot, même le jeu d'acteurs est titalement dépassé... Un grand classique... A éviter!
Si la première partie du film est faible, il ne se passe pas grand chose, la deuxième partie est très réussie et proche dans l'esprit et dans le réalisme d' A l'ouest rien de nouveau". Un des seuls films Français sur la période donc à voir.