Comédie écrite et réalisée par Robert Dhéry, Le Petit Baigneur est un film pas trop mal. L'histoire nous fait suivre Philippe Fourchaume, le directeur d'un chantier naval dirigeant son entreprise d'une main de fer qui, suite à l'inauguration et bénédiction ratée d'une vedette, licencie André Castagnier, son employé, inventeur de prototypes de bateaux. Seulement, le chef d'entreprise apprend peu de temps après qu'un petit voilier à la coque révolutionnaire, crée par son salarié licencié, vient de remporter des trophées prestigieux en Italie, garantissant ainsi un futur succès commercial. Fourchaume tente alors de rattraper son erreur en convaincant Castagnier de travailler à nouveau pour lui. Mais l'inventeur est déjà courtisé par Marcello Cacciapuoti, un industriel italien qui lui fait un pont d'or pour s'attacher ses services. Ce scénario s'avère plus ou moins sympathique à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue farfelue débutant assez bien, mais qui au fil des minutes, perd en intérêt à cause de son manque de fond. Si les innombrables péripéties sont bien rythmées et que certains gags sont bien trouvés, le tout fini par devenir lassant et inintéressant. Surtout, certaines scènes s'étirent beaucoup trop inutilement en longueur, ce qui crée un aspect rébarbatif. L'humour fonctionne lui moyennement bien. Si on se prend à sourire lors de certaines situations, on est loin des éclats de rires tout du long. L'ensemble est porté par des personnages saugrenus joués par une distribution s'en donnant à cœur joie. On retrouve en tête d'affiche un Louis De Funes gesticuleur et colérique qui enchaîne les maladresses. Le même rôle qu'à l'accoutumé où il en fait des tonnes en somme. Il est entouré par Robert Dhéry en personne, Colette Brosset, Andréa Parisy, Franco Fabrizi, Jacques Legras, Michel Galabru, Pierre Tornade, Pierre Dac, Pierre Tchernia, Henri Génès ou encore Roger Caccia. Toute cette bande de joyeux lurons entretien des rapports intéressés, soutenus par des dialogues hélas peu savoureux. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère correcte. Sa mise en scène sous forme de course-poursuite ne nous laisse aucun répit et évolue dans des environnements qui changent au fur et à mesure de l'avancée de l'action. Ce visuel ensoleillé est accompagné par une . signée Gérard Calvi, dont les notes guillerettes collent bien à l'ambiance légère, mais dont l'impact est anecdotique. Reste une fin attendue tout de même satisfaisante, venant ainsi mettre un terme à ce moment de détente hystérique. En conclusion, Le Petit Baigneur est un long-métrage divertissant mais clairement pas indispensable.