Un film très décevant qui oscille entre gore, comédie (voire parodie) et érotisme. On ne sait jamais sur quel pied danser et hormis la première séquence, rien ne fonctionne.
Frankenhooker est un film de récupération, à l’image du petit cinéma bis de Frank Henenlotter dont le nom est d’ailleurs repris par le présent titre : soit l’image d’un créateur qui reste avant toute chose un chercheur, non selon une acception scientifique mais dans le sens d’un bricoleur dont l’activité consiste, littéralement, à chercher comment donner vie à sa créature et la galvaniser. Le corps est, une fois encore, un matériau à explorer et à exploiter, en témoigne le schéma anatomique au sommet duquel se trouve la tête de sa bien-aimée, présente par photographie interposée ; il s’agit alors de passer de la théorie à la pratique, et la fréquentation de la gent féminine pour un protagoniste plutôt réservé mute aussitôt en sélection mi sadique mi naïve, en partie de chasse métaphorique des conditions de vie et de travail déplorables des prostituées, rappelant au passage Ms .45 (Abel Ferrara, 1982) ou Angel (Robert Vincent O’Neill, 1983). Se dessine un espace en marge qui associe, par une relation amoureuse des plus boiteuses, la banlieue huppée et la ruelle sordide suivant ce geste antithétique effectué par la trilogie Basket Case, articulation de la grande ville et du motel miteux, de la maison bourgeoise et de son grenier aux freaks. Cet attachement à la marge s’observe aussi dans l’humour noir, souvent de mauvais goût, et dans les nombreuses références aux classiques du genre, des différentes adaptation de Frankenstein au court métrage de Tim Burton, Frankenweenie (1984), avec sa chambre reconvertie en laboratoire et sa cette fenêtre à bascule ouverte sur un ciel d’orage. Une petite réussite.
"La fiancée de Frankenstein" revue sauce trash par Frank Henenlotter un spécialiste du genre. Il ne faut pas y voir autre chose qu'une pochade destinée à s'amuser tout en rendant hommage aux films de la Universal tout en lorgnant au passage sur le cinéma de Cronenberg . On s'amuse bien à voir ce jeune électro-médecin (si ça existe dans le film !) tenter de ressusciter sa jeune fiancée qu'il a tué avec une de ses inventions ( une tondeuse électrique démoniaque). A noter que la scène d'éveil de la créature est complètement au "Frankenstein" de James Whale
Un film macabre et drole enfoncé par des effets spéciaux limités mais rattrapé par des idées folles à floison. Un Frank Henenlotter moyen (Basket Case est largement meilleur) mais une série Z sympa dans le fond. A découvrir...
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1,0
Publiée le 24 juillet 2010
Attention film totalement cinglè de l'adaptation de Frankenstein! "Frankenhooker", littèralement "Frankenpute", est un nanar fun et totalement assumè, avec des acteurs qui font leur numèro en roue libre! Dans ce film, le laboratoire secret est installè dans le garage familial, le hèros de l'histoire stimule ses neurones à coup de perceuse et ses expèriences donnent naissance à une prostituèe destroy jouèe par l'ex-playmate Patty Mullen, qui nous gratifie de quelques grimaces bien grasses! Des prostituèes qui explosent après avoir consommè de la drogue dans des gerbes d'ètincelles, en passant par le pote de Jeffrey qui est nul autre qu'un cerveau avec un oeil, Frankenhooker regorge de distractions dèbiles ou Frank Henenlotter signe une sèrie Z d'horreur farfelue qui plaira aux amateurs du genre! A voir uniquement au second degrè...
Ce petit film érotico-comico-gore, qui ne se prend jamais au sérieux – et que l'on ne doit surtout pas prendre au sérieux – est assez délicieux. Réécriture de l'histoire de Frankenstein avec un étudiant dingue, une petite amie pimbêche et maladroite et des prostituées accros au crack, cette série B est franchement très drôle et se laisse regarder avec grand plaisir.
Maître incontesté du cinéma d’horreur gore underground des années 80, Frank Henenlotter rend ici hommage à tout un pan du cinéma Universal des années 30, tout en se rapprochant du style comique et caricatural d’un John Waters. Pas très éloigné non plus du kitsch Re-animator, Frankenhooker n’est certes pas le meilleur film de son auteur, mais il a le grand mérite de ne jamais se prendre au sérieux et d’être finalement bien plus drôle que bon nombre de comédies ratées. Le tout est en surjeu total, avec des couleurs kitsch et fluo typiques de l’époque et c’est finalement cela que l’on aime. Et puis qui pratique encore de nos jours un cinéma en totale liberté ? Peu importe si les effets sont réussis ou non puisque c’est un cinéma bricolé, mais passionné qui se joue devant nos yeux ébahis. Vraiment bien, pour peu que l’on aime un cinéma bis et parfaitement déviant.
Un film tres debile de serie Z. Mais toutefois on passe un bon moment. On trouve des references à certains films comme Ré-animator ou Frankenstein. Et signalons quand même quelques scènes qui auraient pu devenir culte si le film n'était pas aussi ridicule. Bref un film à voir pour les amateurs de navets de série Z, pour les autres passez votre chemin.
Frankenhooker est un très bon film d’Henenlotter, surement son plus accessible pour le grand public.Le casting est composé principalement d’inconnus, rien de surprenant pour un film d’Henenlotter, qui a toutefois ici su récupérer, à bon escient, la playmate Patty Mullen, qui apporte à la dernière partie du métrage son charisme, son physique, et je dirai même son jeu car elle ne se débrouille pas mal du tout. C’est d’ailleurs le sentiment qui domine dans ce film, celui d’assister à des prestations d’acteurs loin d’être déshonorantes. James Lorinz est un savant fou drôle qui ne surjoue jamais, ce qui est tout de même une bonne chose vu son personnage, et il y a quelques seconds rôles solides, comme celui de Joseph Gonzalez. De manière générale j’ai bien apprécié les interprétations avec des acteurs sympathiques, qui assurent avec professionalisme et cela sans être pourtant bien rodés à l’exercice.Le scénario est lui aussi de bonne tenue. Le film joue la carte de la simplicité, avec une narration très sobre, qui ne se complique pas la tâche, et le résultat est payant puisque Frankenhooker est un film qui va vite, qui n’est pas ennuyeux, et qui se suit avec plaisir. Porté par des gags pas toujours fins mais toujours fait avec bonhomie et décontraction, le film offre quelques scènes mémorables qui ne seront pas sans rappeler le cinéma Yuzna-Gordon en certaines occasions. Imaginatif, bien mené, Frankenhooker est une belle surprise.Visuellement c’est bien sympathique aussi. Henenlotter livre une mise en scène dynamique, avec pleins d’idées bizarres dont l’effet est parfois réussis, d’autres fois moins (vue subjective d’une jambe projetée contre un mur par exemple !) mais qui reste curieuse et surprenante, dans le ton du film en fait. Après, comme dans tout film du réalisateur, et ici malgré un budget qui n’a rien d’indécent pour ce genre de petite série B, surtout à l’époque, on a des décors un peu léger quand même, un peu rattrapé par une photographie très années 80, haute en couleurs avec plein de néons et de paillettes. Frankenhooker est violemment rétro, mais ça passe bien. De même le film offre plein d’effets visuels délirants, globalement très artisanaux mais très agréables par leurs idées folles. Seules les explosions sont un peu justes. Quant à la bande son elle aurait pu être plus appuyée, mais Frankenhooker a tout de même fait l’objet de quelques attentions de ce point de vue.Finalement Frankenhooker est un très bon film, drôle, léger, inventif, qui fait un peu figure d’hapax dans son registre. Par ailleurs plus accessible que le reste de la filmographie d’Henenlotter, pour le découvrir il vaudra surement mieux commencer par ce métrage.
Ce film est une daubasse. La déconstruction du mythe de Frankenstein est monstrueuse. Mais il y a tant de folie et de mauvais goût dans cette péloche que ça finit par emporter le morceau. On ajoute à ça des prostituées pas physiquement repoussantes, et des situations complêtement bancales... Que des ingrédients rarement vus autre part. Pourquoi pas...
Une potacherie trash en forme de parodie de film d'épouvante. C'est régressif mais aussi très efficace pour faire passer un coup de cafard. Les séances de stimulations de méninge à la perceuse, les explosions de putes fumeuses de crack trafiqué ou de client extasié sont de grands moments de mauvais gout hilarant.
Il faut être malade pour avoir des idées pareilles (et trouver des financeurs en plus)! Encore une fois j'adhère totalement à ce que fait Frank Henenlotter et je me demande comment j'ai pu passer à côté de ce type durant tant d'années. Ultra subversif, gentiment transgressif, on est en plein trash qui tache. Et c'est pas du chiqué. Henenlotter n'est pas du genre à se laisser impressionner, même par son budget réduit. Le mythe de Frankenstein revu et corrigé façon Z avec entre autre des putes givrées shootées au crack trafiqué qui explosent dans un délire orgiaque (l'une des meilleures scènes de film). Je n'en demandais pas tant et je suis bien servi. Merci Monsieur H.
Oh la la le nanar intersidéral supragalactique...! une variante de Re-animator avec des prostituées qui commence d'ailleurs très fort : un petit génie du rafistolage entreprend de ré-animer sa fiancée après l'accident de la belle avec une tondeuse télécommandée boulottée en fauteuil de son invention (un Géo Trouvetou le gars) car -heureusement- il a pris soin de mettre ce qui restait (la tête) au congélo...
Or, comme il lui manque bien des morceaux, il se met à chercher ce qu'il lui faut chez les péripatéticiennes du coin... et ensuite... m'enfin bref. Sur ces entrefaites, le scénario écrit par un sniffeur de colle part un peu partout dans tous les sens, les effets "spéciaux" sont une collection de poupées gonflables qui éclatent et Frankenpouffe a décidément une étrange attitude.
Débile de A à Z, grotesque et d'un humour douteux, Frankenhooker ne se démonte pas et assume sa ringardise avec un aplomb qui laisse pantois. Tellement mauvais, tellement créatif que ça mérite bien la moyenne, comme le cancre indéboulonnable du fond de la classe qui rend un jour une rédaction toujours aussi mal écrite mais dont la facétie atteint un sommet insoupçonné.
Difficile de noter un film comme Frankenhooker qui balance constamment entre la série B délirante et le Z pur jus. Ce qui est sûr, c'est que ce film ne manque pas de personnalité et on y discerne sans mal la patte d'un auteur grâce ses partis pris transgressifs et torturés. Malgré la faiblesse apparente du budget, Frank Henenlotter semble ne s'être imposé aucune limite en terme d'effets ce qui rend le film tour à tour génial (une transposition underground de Frankenstein dans les bas-fonds crades de New York) et consternant (les effets spéciaux en carton, le jeu des acteurs, le grand n'importe quoi final).