C'est l'histoire de Nick Curran ( Michael Douglas ) un inspecteur de police de San Francisco qui enquête sur le meurtre d'une star du rock tué de 31 coup de pic à glace par une inconnue alors qu'il faisait l'amour . Nick apprend que le chanteur fréquentait Cattherine Thramell ( Sharon Stone ) une riche et brillante romancière . Au cour de son enquête il s'apperçoit que les parents de Catherine sont mort dans un accident suspect , que son professeur de psychologie à été assasiné dix ans plus tôt à coup de pic à glace et qu'enfin une de ses meilleurs amies à tué en 1956 ses 3 enfants et son mari . Il va alors la suspecter du meurtre de la rock star ...
" Basic instinct " est un film culte de Paul Verhoeven ( " Robocop " , " Total Recall " , " Starship Troopers " ... ) qui connu à sa sortie en 1992 un énorme succès mondial ( plus de 4,6 millions d'entrées en France . Plus gros succès de l'année 1992 en France ) . Paul Verhoeven le spécialiste des films de science-fiction culte ( " Robocop " , " Total Recall " ...) quitte temporairement l'univers de la science fiction pour mettre en scène un thriller d'une redoutable efficacité . L'histoire est vraiment prenante et captivante et nous tient en haleine du début à la fin celle d'un flic jouer par Michael Douglas qui va tout mettre en œuvre pour connaitre l'identité du meurtrier d'une star du rock tué au pic à glace . Il va suspecter une romancière jouer par la sublime Sharon Stone qui va jouer sur l'ambiguïté concernant sa culpabilité et sa va être tendu . Si au premier abord la culpabilité du personnage de Sharon stone ne fait aucun doute plus on avance dans le film et plus on doute grâce à de nombreux rebondissements et grâce au personnage de Sharon Stone qui entretien l'ambiguïté sur sa culpabilité . Et jusqu'à la toute dernière seconde de la dernière scène du film on est dans le doute concernant l'identité de la meurtrière . Paul Verhoeven entretien le mystère et brouille les pistes jusu'à la toute fin du film . Le plan final est dailleurs excellent
spoiler: avec le pic à glace sous le lit qui nous fait à priori comprendre que c'est finalement Sharon Stone la meurtrière qui a manipuler tout le monde du debut à la fin . Une scène qui nous fait comprendre qui est la meurtrière tout en laissant quand même planer le doute .
.On est vraiment captiver de bout en bout devant cette enquête captivante grâce à un très bon suspense , de bons rebondissements , de la tension , une touche d'action , d'érotisme et de violence . Paul Verhoven a signé un thriller sulfureux qui mélange habilement scènes érotiques comme les scénes assez chaude entre Michael Douglas et Sharon Stone ou scènes violentes comme la scène du meurtre de la rock star au pic à glace assez violente . C'était assez novateur à l'époque . Sa à dailleurs fait naître un nouveau genre le " thriller érotique " . C'était assez novateur et sa à dérouter certaines personnes à l'époque dont la critique et en particulier la critique américaine qui a descendu le film à l'époque le jugeant pornographique , mysogine et homophobe . Ils ont rien compris ceux là . Heureusement que le public , plus intelligent , lui a fait un triomphe et en a fait un film culte . Le film contient quelques séquences mémorables comme la très célèbre scène de l'interrogatoire de Sharon Stone devenu culte . Tout ceux qui ont vu cette scène savent pourquoi . Je croit que jamais autant de monde n'a fait autant d'arrêt sur image que durant cette scéne . Le film est porter par le duo Michael Douglas / Sharon Stone . Michael Douglas est vraiment excellent en inspecteur de police déterminé à trouver l'assassin d'une star de rock tué de 31 coups de pic à glace . Il va soupçonner une romanciére qui va lui retourner le cerveau en jouant sur l'ambiguïté concernant sa culpabilité . Il va devoir rentrer dans son jeu pour essayer de savoir qui a vraiment tuer la star du rock . Sharon Stone est époustouflante en femme fatale sensuelle , provocante et mysterieuse , romancière à ses heures , qui va jouer avec les flics et en particulier avec le personnage jouer pas Michael Douglas en jouant sur l'ambiguïté sur sa culpabilité . Elle va tenter de faire tomber sous son charme pour mieux le manipuler ce que ce dernier acceptera pour essayer de la coincer . Le duo Michael Douglas / Sharon Stone fonctionne à merveille . La tension est très palpable lors des scènes entre Michael Douglas et Sharon Stone qui sont prenante et tendu spoiler:
on se dit que Michael Douglas va en avoir marre et qu'il va lui en foutre une à un moment donner pour qu'elle lui dise enfin la vérité . Ou alors qu'elle va le faire tomber dans un piège . Sans parler des scènes où ils font l'amour qui sont très tendu . On a peur qu'il se prenne un coup de pic à glace )
. Sharon Stone qui avait été révélé deux ans plus tôt dans " Total Recall " où elle jouait la femme de Schwarzy ( déja sous la direction de Paul Verhoeven ) devint , grâce au succès planétaire de " Basic Instinct " , une star mondiale et un sex symbole pour toute une génération . Le film est sublimer par la magnifique musique de Jerry Goldsmith qui colle à merveille à l'ambiance du film .
" Basic Instinct " Un trhiller culte des années 90 à ne surtout pas loupé
Basic Instinct, un thriller érotique aussi excitant qu'imprévisible. Ce film était une grande révélation lors du Festival de Cannes 1992 avec ses scènes de sexe explicites et l'esthétisation de la violence. Tout commence avec l'officier de police Nick Curran (Michael Douglas) qui enquête sur le meurtre sauvage d'une rock star. Durant son enquête, Curran se lance dans une relation et dans un jeu torride avec la suspecte principale, la belle et mystérieuse Catherine Tramell (Sharon Stone)... Le suspense est insoutenable dans Basic Instinct, on éprouve beaucoup de doutes, de curiosité envers le récit. Les rebondissements ne manquent pas à l'appel, tout est bien dosé parfaitement. Une intrigue rondement menée avec un lot de frissons, une bande son envoûtante de Jerry Goldsmith. A noter que le montage est très bien fait pour un film des années 90. L'atmosphère qui règne dans la production est glauque au plus possible ! Bien entendu, tout ceci ne serai pas arriver sans le jeu des acteurs : merveilleux. Michael Douglas est excellent, voir quelque peu troublant dans sa prestation de flic, ancien alcoolique qui veut découvrir le responsable... Il est tourmenté à cause de la sublime Sharon Stone qui s'avère provocante et angoissante. Ce duo a été reconnu grâce à ce thriller sulfureux, devenu maintenant des grands acteurs. Des séquences que tout le monde connaît : spoiler: l'interrogatoire, les scènes de sexe avec le duo Douglas et Stone, l'ascenseur... Et, le spectateur reste frustrer à la dernière scène et au dernier plan... Terrifiant ! Le réalisateur, Paul Verhoeven créée une tension omniprésente... Pour conclure, Basic Instinct est un film devenu culte, dans lequel on ne résiste pas de le voir et de le revoir. Une grande maîtrise !
C'est selon moi le thriller érotique par excellence Tout est bien les acteurs , l'ambiance , l'intrigue , les siens sexuel , le jeu des acteurs et quel bande son envoûtante, tout comme le personnage de Sharon dans ce rôle qu'elle joue à merveille . Michael Douglas est super aussi dans son personnage tourmenté. Là meilleur période de Veroheven avec total recal . À voir et revoir sans modération
Vu à l’époque de sa sortie comme un film purement commercial – ce sera d’ailleurs le plus gros succès public de Verhoeven –, « Basic Instinct », thriller dont l’efficacité demeure intacte, doit pourtant être réinscrit dans la filmographie du cinéaste qui avait déjà abordé le thème de la mante religieuse dans un film de sa période hollandaise, « Le Quatrième homme», dans lequel un écrivain catholique et homosexuel était obsédé par une femme fatale blonde présentant de nombreux points communs avec le personnage de Catherine Tramell. Malgré un scénario un peu trop roublard (bien que cohérent avec ce goût de la manipulation qui anime le protagoniste féminin), Verhoeven parvient à signer un vrai film d’auteur, une troublante mise en abime des pulsions sexuelles comme révélatrices de l’ambivalence humaine, partagée entre soif de domination et tendance à l’autodestruction, le tout emprunt de trivialité à la manière des grands peintres flamands. Il n’y avait que le cinéaste Hollandais pour bousculer avec autant de violence et d’ironie la censure et le puritanisme anglo-saxon, montrant le sang mais aussi le sperme, les organes et les corps nus, soulignant l’angoisse et la peur qui entourent la sexualité aux Etats-Unis. Le matériau d’origine est ainsi transcendé par la virtuosité et l’intelligence de la mise en scène, ainsi que la vigueur de la direction d’acteurs. Car « Basic Instinct » restera aussi dans l’histoire du cinéma américain contemporain pour avoir inventé une actrice indissociable de son personnage, avatar postmoderne de la garce vénéneuse des films noirs, capable de faire cohabiter une sexualité explicite et de demeurer une énigme insondable, avec un charme pervers et une palette émotionnelle très riche que l’inoubliable Sharon Stone n’aura malheureusement plus souvent l’occasion de déployer dans de bons films par la suite, mis à part le superbe « Casino» de Martin Scorsese. « Basic Instinct » reste un bel exercice de dynamitage de l’intérieur du système, maniant le cynisme et le spectaculaire pour faire passer les mauvaises manières d’un cinéaste toujours prompt à révéler les travers de ses contemporains.
Culte pour une scène de deux minutes, Basic instinct ne résume pas qu’à ça, et loin de là. Il s’agit en fait d’un très bon thriller très intense du début à la fin grâce notamment à la magnifique Sharon Stone mais surtout grâce à son scénario qui laisse un doute et un suspens constant associé à cette tension. L’histoire se laisse deviner et pourtant on n’est jamais réellement convaincu et toujours en attention. Le thriller est donc très bien réussi. De plus, les quelque scènes érotiques amènent un côté sentimental au thriller policier en rentrant plus dans les personnages, c’est donc également plutôt bon et surtout très bien réalisé et joué.
A 22 ans je n'avais toujours pas vu ce film mais je connaissais l'histoire du pic à glace et ce côté "classique du cinéma". J'ai été agréablement surprise, Sharon Stone m'a fascinée : son jeu est exceptionnel et sa beauté envoûtante ! Michael Douglas est excellent aussi et tout comme lui, le film n'a pas pris une ride ! J'ai aimé le suspens et l'atmosphère mystérieuse. C'était beau. 3.5/5 !
L’ouverture du Festival de Cannes 1992 fut marquante car une actrice monta les marches en étant peu connue et les descendit en étant une star. Cette actrice était Sharon Stone et le film Basic instinct. En effet, après avoir utilisé la violence pour s’exprimer dans Robocop et Total recall, Paul Verhoeven se sert de la sexualité, qui était une marque importante de sa filmographie néerlandaise, et transforme son actrice principale en sex-symbol. Effectivement, Verhoeven filme la sexualité comme cela n’avait jamais été fait dans un film hollywoodien à potentiel commercial élevé (l’acteur principal est tout de même Michael Douglas). Ceux qui avaient pu être émoustillés avec Liaison fatale prirent une véritable claque avec Basic instinct. Dès la première scène, Paul Verhoeven offre une véritable scène érotique où l’on voit des personnages faire l’amour avant que la femme poignarde violemment l’homme. Dans la scène suivante, Verhoeven ose même filmer le sexe du cadavre d’assez près. Les scènes dénudées et de reproduction sexuelle seront par la suite nombreuses et très réalistes pour un film hollywoodien (le cinéma européen, lui, allait déjà régulièrement beaucoup plus loin)spoiler: , la plus mythique restant la séquence de l’interrogatoire au commissariat où Sharon Stone prouve un gros plan qu’elle ne porte pas de culotte lors du plus célèbre croisement de jambe de l’histoire du cinéma . Verhoeven ose évoquer l’homosexualité masculinespoiler: (Johnny Boz est l’amant du maire d’après les rumeurs) et surtout fémininespoiler: puisque Catherine Tramell est très clairement bisexuelle et que ce sont surtout ses liaisons avec des femmes qui semblent être ses véritables histoires d’amour (celle avec Hazel Dobkins mais surtout celle avec Roxy, qui est prête à tuer par jalousie, et peut-être sa mystérieuse relation avec Lisa Hobermann) . Mais résumer Basic instinct à un simple film érotique serait ridicule car le sexe sert ici à faire avancer la passionnante intrigue policière qui est le véritable intérêt du film. En effet, Verhoeven multiplie les indices pouvant faire privilégier une piste ou une autre jusqu’au dernier plan. On peut s’interroger tout au long du film sur la réelle coupablespoiler: : Catherine Tramell (elle est suffisamment manipulatrice et trouble pour en être capable ; elle n’hésite pas à fumer et à narguer les policiers lors de son interrogatoire ; les morts violentes semblent un peu trop s’accumuler autour d’elle et ses romans décrivent souvent précisément des morts qui arriveront quelques temps plus tard comme celle de Gus), Roxy (qui a déjà trucidé ses frères et qui est capable de recommencer à tuer par jalousie), le docteur Garner (Gus dit d’elle : "Putain, quand elle a un mec, elle, c’est pour la vie !" ; certains de ses regards peuvent laisser supposer une part d’ombre assez fortes ; elle est capable de prévoir mot pour mot ce que répondra Catherine ; elle ne révèle pas aussitôt qu’elle a eu une liaison avec cette dernière et elle a peut-être eu un comportement obsessionnel à ce moment-là ; son mari est mort assassiné ; elle partage son cabinet avec le psychiatre de Johnny Boz ; elle a rencontré ce même Johnny Boz à une soirée…) ou bien y a-t-il une complicité entre plusieurs personnages afin de brouiller les pistes (une théorie non exploitée mais peut-être possible) ? Ainsi, malgré un dernier plan assez explicite, on sort du film en continuant à s’interroger sur chaque hypothèse et sans être sûr de la réalité, un peu comme cela était le cas avec Total recall. De plus, la force de Verhoeven vient du fait qu’il n’applique pas un traitement trouble qu’envers les suspects mais pour tous les personnages. Ainsi, le héros principal possède également une forte part d’ombrespoiler: dû à son passé d’alcoolique qui est sans doute la cause de bavures mortelles qu’il a faites par le passé et qui semble avoir menti sur les conditions de ces dernières (notamment en passant au détecteur de mensonges). On apprend également au fur et à mesure que Nilsen est au courant de choses qu’il n’a pas révélées . Ils mentent tous plus ou moins. Quand ce n’est pas le cas, ils ne sont pas pour autant lisses. Même Gus, qui est pourtant peut-être le personnage le plus sympathique, a des tendances alcoolique et est capable de tenir des propos racistes pour déculpabiliser son collègue : "On en a bien trop de ses putains de touristes qui polluent notre pays ! Tous ses putains d’envahisseurs, faudrait les renvoyer d’où ils viennent !" (ironique de la part d’un cinéaste qui est également un étranger). Ses personnages, tous brillamment interprétés, et cet excellent scénario de Joe Eszterhas sont renforcés par l’envoutante musique de Jerry Goldsmith et par la brillante réalisation de Paul Verhoeven maniant parfaitement le suspense (le cinéaste considère d’ailleurs cette œuvre comme étant son film hitchcockien) et créant avec son directeur de la photo, Jan de Bont, de magnifiques mouvements de caméras d’une grande fluidité. Avec Basic instinct, Paul Verhoeven signe donc un magnifique polar plein d’ambigüité, de sexe et de suspense qui, grâce à son fort succès commercial, lancera la mode des thrillers érotiques (Sliver toujours avec Sharon Stone, Body avec Madonna ou Color of night avec Bruce Willis et Jane March) qui n’arriveront jamais à l’égaler malgré quelques rares très bons films (J.F. partagerait appartement de Barbet Schroeder ou Sexcrimes de John McNaughton).
Basic Instinct est un super thriller assez particulier. Un casting à la hauteur, une intrigue palpitante très bien ficelée. Le jeu de manipulation est prenant. Bon film à voir 3,5/5
WOW ! j'en avais entendu parlé, mais je n'avais jamais eu la motivation de le regarder. Et ben, la note veux tout dire. Sharon Stone possède complètement la chose ! Rien à redire. Toutes ses actions sont complètement crédibles, Wow, c'est juste énorme. Faut le voir.
Tension sexuelle et meurtrière, envoûtement et ambiguïté... Superbe !
Pas mal de théories sur la scène finale ont fleuri sur le net, celle-ci est très bien pensée et intéressante : allez voir le blog "fenêtre sur écran" (je viens de voir que les url ne sont pas autorisés, pourquoi ?).
Un thriller assez soutenu et assez particulier. Un scénario pas mal foutu et simple avec une touche de suspense rarement vu et bien dosé. Un casting d'acteur incroyable avec un Michael Douglas sérieux dans son rôle et surtout une interprétation surprenante de Sharon Stone. Une vraie manipulation menée par une femme rendant fou un policier par amour dans son enquête avec une belle exploitation de l'aspiration d'un roman. On peut se poser une seule question du film et reste toujours irrésolue jusqu'à la fin du film en gardant le suspense. Quelques longueurs d'ennui mais c'est passable. Décors et costumes à l'américain. Un thriller d'une romantisme très manipulatrice d'une femme envers un policier bien mené même je ne classe pas parmi mes préférences.
23 ans après sa sortie, on peu estimer que "Basic instinct" est un film finalement roublard, limite machiste, rempli d’un savoir faire très hollywoodien mais parfois très vain. Vous voulez de l’érotisme, en voilà, des courses de bagnoles, en voila, du gore, de la violence, en voilà, vous voulez une fin ambiguë, en voila, (sauf que sur ce point, c’est raté…) Sinon, c’est ultra léché, tellement que le film baigne dans une espèce de lumière rouge qui donne aux images quelque chose de soporifique. Un bon point pour le score de Jerry Goldmisth qui fait le job pour être suffisamment mémorable. Et j’admets que le scénario tient encore la route même si le dernier quart d’heure fait un peu pitié et aurait réclamé une fin plus haletante… Et la mise en scène de Paul Verhoeven est soignée mais manque d’un vrai point de vue, de quelque chose de plus pervers. D’ailleurs en revoyant la séquence de l’ascenseur, à la fin, j’imagine assez ce qu’un Brian de Palma, lui, aurait fait de « Basic instinct »... Reste les acteurs. Michael Douglas est plutôt bon en flic troublé mais Jeanne Tripplehorn est sous exploitée; quant à Sharon Stone, l’actrice est dans son élément, même si elle ne participe pas à l’action (enfin, ça dépend de quoi on parle…) ce n’est pas grave, le film l’aura catapulté superstar pour le reste d'une carrière qui compte quelques hauts et beaucoup de bas...
Cela doit bien faire trois ou quatre fois que je regarde ce film culte, réalisé par Paul Verhoeven et sorti en 1992, et ma note ne cesse de grimper à chaque visionnage ! Nous suivons ici l'histoire de Nick, un policier chargé d'enquêter sur un meurtre et la première suspecte est Catherine Tramell, une riche romancière diplômée en psychologie. Et Catherine n'hésitera pas à user de ses nombreux charmes pour déstabiliser le fragile inspecteur Nick ! Genre pourtant popularisé au début des années 80, c'est avec ce film que le réalisateur signe l'apogée du thriller érotique qui engendrera derrière lui plusieurs ersatz (comme "Jade", "Body", "Sliver" etc.) mais qui n'égaleront jamais celui-ci. Adoptant également les codes du film noir (puisque l'on y retrouve par exemple la femme fatale blonde, la brune proche du héros, le flic alcoolique et limite dépressif etc.), le film nous livre une histoire qui prend parfois son temps (ce qui m'avait plutôt dérangé lors de mon premier visionnage d'ailleurs) mais qui n'en est pas moins haletante. Ça m'avait en effet dérangé car on m'avait vendu le film comme un thriller sulfureux (ce qui est le cas) mais surtout passionnant du début à la fin et j'ai ainsi confondu rythme et rapidité. En effet, une intrigue n'a pas besoin d'être "rapide" pour être bien rythmée. Ici, nous avons par exemple énormément de scènes dialoguées qui prennent leur temps (comme la célèbre scène de l’interrogatoire ou encore tous les échanges entre Nick et Catherine ou Nick et Élisabeth) mais qui sont essentielles à la construction et à la compréhension de l'intrigue mais également des personnages ! Effectivement, outre le caractère sulfureux du film qui a beaucoup fait parler de lui, le film est très intelligemment écrit. Le film se focalise finalement autant sur l'enquête policière (un peu vaine pour le spectateur car, malgré le twist et quelques doutes, nous savons très bien, dès le début, qui est le tueur ; ce qui n'est d'ailleurs pas un défaut pour autant !) que sur la descente aux Enfers de Nick. En effet, dès qu'il rencontre Catherine, cette dernière s'amuse à le manipuler, à jouer avec ses sentiments et il retrouve, inconsciemment, ses anciens démons. Également dans sa construction, le film nous montre la dégradation du héros, notamment avec cet effet miroir qui place progressivement Nick littéralement à la place de Catherine, presque sans que le spectateur ne s'en rende compte. Et puis nous avons bien-sûr cette fin, ce dernier plan, cet ultime twist qui peut prêter à tant d'interprétations possibles. Et ce genre de chose n'est possible qu'au travers de dialogues très bien écrits et maitrisés dont aucune réplique n'est anodine ! C'est d'ailleurs, je pense, pour ça que mon appréciation du film ne fait que croître au fil de mes visionnages car je découvre toujours quelque-chose que j'avais loupé, tant le film est riche. Nous avons également la mise en scène qui est excellente, et pas seulement dans ses scènes iconiques, qui fait passer tellement de choses et d'informations au travers de ses plans et mouvements de caméra. Concernant les acteurs, nous retiendrons bien-sûr Sharon Stone, certainement dans son rôle le plus mémorable, mais également Michael Douglas qui joue également très bien. "Basic Instinct" est donc un thriller magnétique et captivant, brillamment écrit, réalisé et interprété.
Avec Basic instinct Paul Verhoeven fait preuve d'insolence , d'inconvenance et d'une audace folle en larguant une véritable bombe atomique érotique et sadique dans la sphère mondiale , une première qui marquera les esprits et signera là son plus gros succès . Basic Instinct fais partie de ces oeuvre phare et d'une importance cruciale puisqu'elle permet de transcender le système cinématographique en proposant de nouveaux code et par la même un nouveau genre , dans ce cas précis le "Thriller érotique" . Ce n'est pas anodin si il sert encore aujourd'hui de véritable référence et de tremplin à une multitude de long métrage qui ont voulu également surfer sur cette vague , seulement mainte fois imité et très rarement égalé .
Ce thriller hors normes propose une vision réelle , décadente et choquante de notre société en ne censurant rien et en montrant tout sous sa forme la plus basique .Ainsi le sexe , la drogue , l'alcool , le meurtre , rien n'échappe au cinéaste qui prend un plaisir pervers à filmer allègrement chaque plan sans tomber une fois dans la pornographie la plus pure et dans l'excès à outrance , juste ce qu'il faut .Basic Instinct est donc un film pervers , tortueux et violent qui met en avant une histoire au service de la jouissance perçu et qui ce trouve être palpitant et surprenant .Encore aujourd'hui cette oeuvre en choquerais plus d'un alors je vous laisse imaginer la réaction du public à sa sortie officiel en 1992 .
Toutefois ne vous y trompez pas l'intrigue est sataniquement efficace et parfaitement agencé car bien que se soit visuellement marquant c'est avant tout très psychologique et relativement fin . En effet , Basic Instinct explore les tréfonds de l'esprit humain dans un jeu de contrôle entre les protagonistes le tout motivé par une enquête criminelle . Le long métrage s'ouvre avec la scène d'un homme massacré à coups de pic à glace en plein moment d'extase sexuel par une femme dont on ne perçoit pas le visage .Qui est le coupable ? Plus l'histoire , avance moins on sait à quoi s'attendre , le suspens demeure entier jusqu'à la dernière scène s'en jamais nous lâcher . C'est pourquoi juger Basic Instinct juste pour ses scènes sexuelle serait absolument pas lui rendre justice car c'est aussi un polar éblouissant et dérangeant qui sais jouer de son public .
Mais Basic Instinct ne serait rien sans ces deux acteurs principaux qui sont incroyablement bon et d'une présence obnubilant, l'ont voit aisément qu'ils ont clairement donnés de leurs personnes . Michael Douglas incarne l'inspecteur Nick Curran alias"Flingueur", un flic au passée plus que douteux totalement désabusé en proie à ses propres démon qui en enquêtant sur le meurtre ce retrouve happée dans un univers de dépravation ou pulsions et addictions humaines sont monnaie courante. J'aime beaucoup ce personnage qui sort totalement des clichés en faisant des choix toujours étonnant et auquel on ne s'attend pas .Michael Douglas joue avec beaucoup de charisme et fait preuve d'une nervosité déroutante .
Sharon Stone en femme fatale mystérieuse réalise pour ma part son meilleur rôle qui fera d'elle instantanément une star international .Sous les traits de l'écrivain Catherine Tramell elle est juste bluffante , une déesse voluptueuse qui telle une belle rose pique . Une performance à tomber par terre ! Toute la trame repose sur son pouvoir de domination et de séduction qu'elle exerce avec une suffisance glaçante . Cathrine Tramell incarne le péché originelle et cherche à vous pervertir en faisant ressortir vos plus bas instinct et en les embrassant . A la fois stressante, manipulatrice ,prédatrice ,schizophrène et la liste est longue pour la qualifier .Je ne comprendrais décidément jamais qu'elle n'est reçu aucune récompense pour ce rôle ni aucune nomination , c'est juste incompréhensible !
A eux deux les comédiens forme le plus puissant couple qui m'est été donné de voir .Ce qu'il y a de passionnant avec leur duo c'est qu'ils se livrent à un affrontement de contrôle ou chacun veut dominer l'autre .Après à s'avoir qui est le dominateur et le dominé je vous laisse y répondre .C'est autour de cette asservissement qu'un jeu vicieux et dangereux va ce mettre en place ou le contrôle et l'ascendant son les armes employés via le sexe , la drogue , la peur le meurtre ...Je salut également la performance de Jeanne Tripplehorn personnage souvent oublié et qui tient pourtant elle aussi un rôle de taille et d'importance en incarnant le docteur Elisabeth Garner.
La musique de Jerry Goldsmith à qui l'on doit entre autre les partitions de Total Recall, joue également une part essentiel à cet univers décadent . En étroite collaboration avec Paul Veroeven qui prenait très au sérieux la composition de son film , tout deux reussirent à composer une partition riche et efficace délivrant l'intensité érotique et psychologique de ce dernier à coup d'effets sonores envoûtants et inquiétants .Une partition de plusieurs titres fort avec pour thême principal une mélodie mystérieuse et très atmosphérique au synthé et à la harpe qui font mouche et entretienne le mystère et l'inquiétude autour de Catherine Tramell . Les notes sont subtilement en phase avec toute la froideur du personnage .
Conclusion:
Basic Instinct est une oeuvre perverse , jouissive et intelligente fédératrice d'un genre nouveau qui aura marqué son temps et qui ce révèle encore majeure aujourd'hui .Je salut le réalisateur Paul Verhoeven qui aura su porter son courage jusqu'au bout en proposant un film complètement dérangeant et diamétralement opposé à tout ce qui faisait le cinéma en son temps .Un long métrage complet livrant un scénario riche , impactant et malin dont une bande son enivrant au service de deux acteurs surprenant et totalement imprégnés . Mention spéciale à Sharon Stone !
Film ayant lancé le genre des thrillers érotiques, Basic Instinct a fait parler de lui à son époque pour sa violence et surtout pour ses nombreuses scènes sexuelles. Et moi qui pensais que Verhoven ce n'était que de la SF, me voilà bluffé. Ce thriller est particulièrement réussi : prenant tout le long on est captivés (en grande partie car Verhoven s'amuse à brouiller les pistes, à nous faire hésiter même quand tout semble évident, et nous donne envie de savoir ce que cache vraiment Catherine Tramell). Les scènes sexuelles sont efficaces car extrêmement tendues, mais le reste du film l'est tout autant, imprévisible et glauque (l'arme utilisée pour les meurtres est un pic à glace... Ça doit pas être agréable), et la musique ne sert qu'à renforcer cette impression. Michael Douglas, charismatique, remplit parfaitement son contrat, et la magnifique Sharon Stone donne toute l'ambiguïté à son personnage. La fin est également très réussie, très ambiguë et laissant à chacun sa propre interprétation (spoiler: mon opinion est que Tramell est la seule coupable, et qu'elle va tuer le personnage de Douglass ). Mon seul regret est que je trouve que le film s'essouffle un peu dans la deuxième partie. Un thriller érotique stressant et complexe. A voir.