Benny's Video
Note moyenne
3,3
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65 critiques spectateurs

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8 critiques
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timM32
timM32

12 abonnés 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2011
La lenteur de ce film bien propre à Haneke va en repousser plus d'un. Mais pour ceux que cela ne dérangera pas, le film est vraiment bon, il affiche une psychologie intéressante, chaque parole est intelligente dans ce long métrage, et c'est un pur plaisir. Et le rythme très lent de ce film n'y est pas pour rien ! Il contribue beaucoup à l'ambiance et au déroulement des évènements. Alors, on aime ou pas.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 février 2017
Malgré cette scène d'abattage de porc qui est obsessionnel, le début est très prometteur, riche et intéressant. Passez le moment où les parents sont au courant de ce qu'à fait Benny et vous rentrerez dans un film creux, vain et très lent. Dommage y'avait du potentiel. A voir par curiosité !
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2014
Chez Mickael Haneke, ce film reste pour moi SA référence. C’est direct, c’est cru, c’est souvent difficile, mais j’apprécie malgré tout jamais je ne trouve ça gratuit car je trouve que pour l’occasion, il y a une véritable introspection de l’humain qui s’père à travers ce film. Des qualités que j’aurais du mal aujourd’hui à associer à l’Haneke de ce XXIe siècle...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 avril 2013
A l'heure où l'image n'a jamais été aussi présente dans une société aussi complexe que la nôtre, Benny's Video déclenche, une fois encore, un choc chez le spectateur. Deuxième film du triptyque de la glaciation, le film est une immersion à travers la perversité inconsciente de notre temps, c'est-à-dire de notre rapport ambivalent avec l'image comme objet idéologique. La chose la plus banale est souvent la plus dure à comprendre, mais l'image, de tout temps, n'a jamais été neutre. Benny, adolescent perdu dans une famille bourgeoise autrichienne - archétype reprit du Septième continent - est dans l'incapacité de s'émanciper du pouvoir de l'image. Ses parents, absents, deviennent le contraire d'un idéal civilisateur, de la transmission des valeurs. Incapable de distinguer la vérité de la fiction, Benny commet l'horreur dans sa plus profonde incompréhension. La mort qu'il donne à cette jeune fille est le résultat, au mieux, de son inconscience, au pire de sa personnalité forgée par le tyranie de l'image. Vient se greffer à cette profonde réflexion, nous interrogeant sur notre propre libéralité, le spectre du totalitarisme et du passé honteux de l'Autriche. Cacher, dissimuler, éviter de comprendre : voilà le sombre tableau hanekien du post nazisme autrichien. Plus qu'une oeuvre politique, ce qui serait un peu simple pour un réalisateur tel que Haneke, Benny's video soulève une problématique qui n'a jamais été aussi actuelle : l'image est-elle le nouveau totalitarisme de la conscience de masse ? Haneke ne donne aucun remède à ce poison. S'il y a remède, un effet cathartique purificateur, c'est le public qui doit le trouver. C'est tout le contraire de Benny. C'est devenir un Homme libre.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Benny's Video est le second film de Michael Haneke, réalisateur qui depuis a fait un joli parcours. Malheureusement, Benny's Video n'est pas son meilleur film, loin de là. A mes yeux, il s'agit d'un film voulant casser les règles de l'art cinématographique en n'imposant aucun sentiment ni moyen de percevoir ce que pensent et ressentent les personnages. C'est aujourd'hui un style très propre à Michael Haneke, vu dans plusieurs de ses films comme Funny Games. Le seul problème est le suivant : Benny's Video n'a pas de message fort ou de morale qui compense la violence du film. On y voit quelques scènes froides et violentes, mais le message n'est pas assez clair et le spectateur sombre très vite dans l'ennui. Autant, dans Caché, on ne s'ennuyait pas, mais ici, on s'ennuie fermement. Le film m'a même rappelé Gerry de Gus Van Sant qui, à mes yeux et à l'opposé d'Elephant, n'avait rien de surprenant. Bref, Funny Games était bon, Caché intéressant, mais Benny's Video ne va pas plus loin qu'une violence souvent injustifiée. Décevant.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 novembre 2009
Déception, ma première avec Haneke qui livre un film creux, vain, malgré un début intéressant et une bonne utitlisation du hors champ (haneke quoi), quelques plans et idées sont sympas, mais lorsque l'on passe 1h45 pour en arriver là, ça fait long, vraiment long.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 170 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2008
Second et avant dernier opus de la trilogie sur la « Glaciation Emotionnelle », entamé par Michael Haneke avec Le Septième Continent (1988) et clôt avec 71 Fragments d'une chronologie du hasard (1995). Avec Benny's Video (1992), le cinéaste Autrichien nous fait vivre le quotidien d’un jeune adolescent passant ses journées et ses nuits, scotché devant son poste de télévision, quand ce n’est pas devant sa caméra.
Un ado reclus dans son monde, qui ne communique pas ou peu, regarde des images de violences qui un beau jour, le transforme totalement et franchit la limite du raisonnable lorsqu’il retrouve une de ses amies et l’assassine, le tout, sous l’œil avisé de sa caméra.
La scène se passe de commentaire, parce qu’elle est brutale, explicite, longue et violente. Haneke surprend le public comme d’habitude et ce, grâce à de très bons acteurs, notamment Arno Frisch & Ulrich Mühe, que le réalisateur retrouvera une seconde fois dans le virulent Funny Games (1998).
dragon_ryu
dragon_ryu

19 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2008
Haneke continue sur la lancée du "septième continent" en fustigeant le mode de vie occidental (ou plutôt celui d'une certaine classe bourgeoise) et le capitalisme rampant. C'est certainement le propos que je préfère chez ce réal car il est asséné sans lourdeur, juste par ses choix de mise en scène. Par contre, quand il commence à vouloir montrer du doigt la violence au cinéma ou à la TV comme un des facteurs de la dégénération de notre société, c'est beaucoup plus lourdeau surtout quand il s'en prend au film "Toxic Avenger" pour appuyer son propos, il pouvait pas tomber plus bas dans le ridicule, les films comme "toxic avenger" et autre prod Troma étant complètement inoffensifs de part leur esprit potache, et les effets gores volontairement super cheap et pas crédibles. Son propos sur la violence en plus d'être à côté de la plaque et prétentieux, est aussi profondément malsain dans son illustration, voir la scène du porc qui tombe dans le voyeurisme le plus primaire et qui aura plus de chance de faire plaisir aux dégénérés plutôt que les faire réfléchir sur la violence au cinéma. Enfin bref, un réalisateur maladroit et pas forcément très subtil selon son propos, mais qui a le mérite de ne pas faire de concession sur le traitement de son histoire (ambiance froide, pesante, pénible, glauque...). Le film est accessoirement assez ennuyeux, comme "le septième continent".
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2021
Benny’s Video est une œuvre binaire, une œuvre qui prend le soin de doubler ses séquences vidéo, une œuvre qui mêle deux règles du jeu pour un portrait au vitriol d’une classe sociale intouchable. L’agonie du porc est répétée quatre fois, deux fois en vitesse normale, deux autres fois en vitesse réduite ; celle de la jeune fille venue rendre visite à Benny – aussi anonyme que le porc – est filmée puis montrée aux parents ; la stratégie de ces derniers, enfin, se voit transmise aux autorités. Ce faisant, Michael Haneke incarne la duplication de la réalité par la fiction, ou plutôt la transformation d’une réalité en fiction par le biais de la caméra et de sa mémoire la cassette, que l’on peut rembobiner, mettre en pause, accélérer. Filmer et se filmer confère aux images une puissance démiurgique et fantasmagorique, le réalisateur devenant à la fois le maître et le disciple de ce qu’il capte, dans une position instable, un je ne sais quoi qui s’exprime ici par la réponse « je ne sais pas ». Le cinéaste orchestre un jeu de massacre, un jeu lui aussi dédoublé dont chaque partie dispose de ses propres règles : il y a les règles de la bourgeoisie, rappelées par le père dans la salle de bain à son fils qui sort de chez le coiffeur ; il y a les règles de l’adolescence, qui équivalent à un dérèglement de tous les sens et une attirance pour la mort. En confondant les deux, Haneke attaque la bourgeoisie perçue comme conservatoire d’un puritanisme de surface sous lequel se cache en réalité une inhumanité froide et dégénérée – malgré les coups de soleil pris pendant les vacances en Égypte. Il y a toujours un fond musical pour accompagner la violence, ce qui n’est pas sans rappeler les pratiques nazies qui conjuguaient massacre et musique classique. Aussi l’adolescent oppose-t-il à ce monde dont il hérite et qu’il ne veut pas un miroir, c’est-à-dire sa caméra qui renvoie aux bourreaux l’image de leur crime et à leurs amis remplis de petits-fours celle de leur hypocrisie. Benny’s Video est une œuvre de révolte qui rejoue la lutte des classes de façon vertigineuse pour mieux penser la vidéo non plus tel un outil de propagande mais comme l’arme qui démasquera les coupables. Le cinéaste compose alors un personnage principal fascinant parce qu’insaisissable, perdu dans un appartement irradié de blanc entre le modèle familial et ses pulsions destructrices.
Nicothrash

464 abonnés 3 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2012
Le cinéma de Haneke toujours aussi froid et sans émotion s'attaque à la prédominance des médias et à l'absence du contrôle parental non sans un certain pessimisme, comme souvent chez le réalisateur, et surtout sans aucune morale. En effet le garçon est complètement déconnecté de la réalité et ses parents ne commencent à se soucier de lui qu' une fois l'irréparable commis. Du Haneke dans le texte et dans la mise en scène avec l'apparition en quelque sorte du Snuff Movie et un rythme toujours plus lent que jamais. Une oeuvre intéressante bien sûr mais qui traîne bien plus en longueur qu'à l'accoutumée, ce n'était que le deuxième long métrage du réalisateur tout de même et ce n'est clairement pas le meilleur malgré un message qui passe toujours aussi bien.
FABULOEUF
FABULOEUF

27 abonnés 392 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 novembre 2008
Un jeune Allemand perturbé désoeuvré quelque peu délaissé et fasciné par l'abattage des porcs, ne trouve rien de mieux à faire pour combler le vide de son existence glauque que de recueillir une jeune paumée et de commettre sur sa personne un véritable crime de SS. Un crime méthodique, froid, organisé, sans remords. Il a pourtant des parents aimants, une mère dévouée qui font tout pour le sauver. Ce scénario sympathique donne un film extremement malsain et dépressif, qui n'est pas sans qualités, mais dont la vision procure une forme d'antiplaisir. Le rythme est très Derrickiste, très lent. L'esthétique et l'ambiance ne sont pas sans rappeler le fameux clip de Tchehov et Gagarine.Donc un film à regarder avec précaution.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2012
Dans la plupart des films de Michael Haneke, plusieurs ressemblances se répètent. C'est justement le cas dans cette trilogie, et tout comme Le septième continent, Benny's Video n'échappe pas à la règle. Voilà que le cinéaste s'intéresse à une histoire sentimentale virant progressivement au cauchemar, ou plutôt à l'horreur. Haneke vous y fait croire, et tout aussi froidement et violemment que le premier opus. Benny est donc un ado drogue de musique, mais surtout de vidéos en tout genre. Bref, c'est ce que l'on pourrait appeler un média-addict. Mais Benny trouve un malin plaisir à se délecter de la violence de ces médias. Il finit d'ailleurs par filmer ses propres actes, considérant finalement sa propre vie comme une simple vidéo, un simple film, une sorte de fiction. Il semble petit à petit confondre sa vie avec de vulgaires vidéos. Comme dans le premier opus de la trilogie, Haneke ne montre que rarement la violence dans le détail, mais, par l'utilisation judicieuse du hors-champ, parvient tout de même a plonger le spectateur dans un constant malaise. C'est aussi le climat particulièrement amoral, gênant et pessimiste, qui contribue à la "glaciation émotionnelle" du spectateur, de plus en plus troublé. Le sujet est difficile, traité sans humanisme ni chaleur, mais encore une fois, la mise en scène d'Haneke brille de talent. Chaque séquence, chaque scène, chaque plan même, est travaillé et participe à faire avancer la thèse du film. Les familles aisées modernes deviennent-elles de plus en plus froides et distantes ? Quelles sont les conséquences de ce manque certain de communication interfamiliales ? Quel rôle endossent les médias dans cette absence de communication ? Des questions que Benny's Video soulèvent directement ou indirectement. Haneke montre les faits, les éléments qui pourraient contribuer à une réponse au travers de ce film ardu, qui nécessite un bon système digestif tant il est difficile à digérer ce flux d'insensibilités. Qui aime la réflexion cinématographique y prendra forcément plaisir, et verra en la personne de Mr Haneke un génie, quitte à ne pas en ressortir indemne.


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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 octobre 2015
Un scénario prometteur tout comme le début du film mais une fois le meurtre passé il ne se passe rien aucune psychologie sur d'éventuel remord ou autre, l'histoire se déroule avec des scènes sans grand intérêt jusqu’à ce que le film se termine.
FaRem

10 570 abonnés 11 438 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2013
Un scénario prometteur tout comme le début du film mais une fois le meurtre passé il ne se passe rien aucune psychologie sur d'éventuel remord ou autre, l'histoire se déroule avec des scènes sans grand intérêt jusqu’à ce que le film se termine.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 décembre 2012
Un film sur la violence et l'influence des images sur un adolescent qui fait preuve d'un certain réalisme néanmoins le visuel peu attractive et certaines longueurs sont assez repoussants!!
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