Frissons
Note moyenne
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75 critiques spectateurs

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Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2026
Film interessant de la carriere de Cronenberg. Ambiance huis clos dans un haut immeuble moderne (pour l'époque). Theme de parasite pas original, mais des seconds roles intéressants. Une curiosité sans etre son meilleur.
OMTR
OMTR

36 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
« spoiler: Cette maladie est l’amour de deux espèces de créatures extra-terrestres l’une pour l’autre.
»

Premier long métrage de David Cronenberg — après deux courts métrages : « Stereo » (1969) et « Crimes of the Future » (1970) — « Shivers » impose déjà son style et ses thèmes de prédilection : spoiler: les distorsions cognitives, et Eros & Thanatos mêlés à la possession des corps au niveau biologique
.

Produit par Ivan Reitman — futur père de « SOS Fantômes » et des comédies à succès avec Arnold Schwarzenegger — « Shivers » disposait d'un budget minuscule de 179 000 dollars canadiens. Cronenberg en a tiré le meilleur parti grâce à son génie créatif, tant au niveau de l'écriture que de la réalisation, habilement mis en valeur par le montage de Patrick Dodd.

Succès critiques et public phénoménaux au Canada, — premier film financé par la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne (SDICC) à générer des profits, avec un box-office de 5 millions de dollars canadiens — le film n'a cependant pas bénéficié d'une distribution optimale hors de ses frontières.

Cela n’a pas empêché David Cronenberg de devenir l’un des plus grands cinéastes de la fin du siècle dernier et du début du XXIe siècle, créant de multiples chefs-d’œuvre reconnus et récompensés par ses pairs, les critiques et les cinéphiles du monde entier.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 août 2025
En 1975, David Cronenberg signe son troisième long-métrage. Si la réalisation reste encore approximative, on ne peut que savourer l’audace de cette histoire horrifique. Dans un immeuble moderne, un étrange parasite s’attaque aux résidents, les transformant en maniaques sexuels. Ici, pas de zombies ni d’effets spéciaux gratinés, juste la lubie du réalisateur canadien pour le corps humain et le danger de la contamination. Malheureusement, le scénario nébuleux ne présente guère d’intérêt et oublie de développer une dimension psychologique à ses personnages. Bref, du gore aseptisé saupoudré d’un zeste d’érotisme.
Fred E
Fred E

13 abonnés 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2025
Cronenberg se débrouille plutôt bien derrière la caméra. Le scénario est original et amoral. Malgré un rythme lent, on reste captivé par le film. Pour un film d'horreur, je le trouve plus intelligent que la moyenne dans son récit.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2025
Infecté par un parasite les habitants d’un immeuble se laissent éveiller à leurs pulsions sexuelles, tournant en une sorte d’orgie géante. L’un des premiers films de David Cronenberg qui est loin d’être à son niveau que l’on connaît actuellement même si le long-métrage aborde déjà des thèmes chères au cinéaste.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 avril 2025
Film horrifique écrit et réalisé par David Cronenberg, Frissons est un long-métrage assez moyen. L'histoire se déroule dans un complexe résidentiel situé dans une banlieue fictive de Montréal, et nous fait suivre le docteur Emil Hobes qui tente des expériences avec un parasite en faisant des greffes sur une jeune fille qu'il fini par tuer. Seulement, ce parasite qui prend la forme d'une grosse limace, est très contagieux et agressif. Il va rapidement se propager et chaque habitant de l'immeuble attaquée se transforme en maniaque sexuel. Ce scénario s'avère assez redondant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. L'intrigue nous plonge immédiatement dans le bain via sa présentation avant de basculer dans l'horreur et la panique au fil des minutes qui suivent. On assiste pendant tout ce temps à une menace venant troubler tous les résidents de ce lieu de vie se déroulant en autarcie. Malheureusement, si certaines scènes sont au début sympathiquement morbides, sur la longueur, cela devient rébarbatif. Les thèmes traités via cette expérience sont basés sur la mutation corporelle et la sexualité contre-nature. L'ambiance inquiétante est pour sa part plutôt réussie, sans pour autant faire frissonner. L'ensemble est porté par des personnages peu intéressants, interprétés par une distribution moyennement convaincante comprenant Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry, Allan Migicovski, Susan Petrie, Barbara Steele ou encore Ronald Mlodzik. Tous ces individus entretiennent des rapports d'entraide ou de folie selon s'ils ont étés contaminés ou non par le parasite. Des échanges soutenus par des dialogues sans saveur. Sur la forme, la réalisation du cinéaste canadien s'avère correcte. Sa mise en scène parvient bien à faire ressentir l'urgence de la situation du à cette menace gluante et sanglante plutôt bien faite. Mais ce visuel en quasi huis clos manque cruellement d'une patte esthétique afin de lui conférer une atmosphère formelle. Il est tout de même accompagné par une bonne . aux compositions collant bien avec l'ambiance, sans pour autant être mémorable. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Frissons qui, en conclusion, est un film loin d'être indispensable.
noodles2
noodles2

115 abonnés 108 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 avril 2025
Certains films ont indubitablement vieillis.. spoiler: Certains films sont tout simplement irregardables.

C'est le cas de ce Cronenberg immensément Kitch avec sa bestiole qui ressemble à un ver grotesque et surtout le jeu des acteurs (tous illustres inconnus) dont on dirait une troupe d'amateurs spoiler: qui jouent au zombies
. Aucun ne sort du lot (et en VF c'est encore pire)
Rien ne va. Et cela n'a rien a voir avec l'époque qui a sorti d'authentiques chefs d’œuvre du genre (on est tout de même dans les années de L’Exorciste) , ou plus proche avec un sujet similaire spoiler: regardez plutôt L'invasion des Profanateurs de tombe (version Kauffman) qui n'a pas prit une ride! Ou encore les films de Zombies de Romero si vous aimez le gore.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mars 2023
L'un des premiers films de Cronenberg et je dois dire que ça se ressent un peu notamment au niveau des effets spéciaux et même de l'histoire en général.
Mais il y a déjà dans ce film, tout ce qui fait et fera Cronenberg. Les thèmes qu'il affectionne sont présents et sa mise en scène est déjà très soignée. Un film à voir !
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2022
Un Cronenberg pure souche, encore une fois obsédé par la transformation, les faits étranges, les épidémies (ici un parasite), les ébats sexuels ou encore les expériences scientifiques. "Shivers" est vraiment parfaitement Cronenbergien et contient tout ce que le réalisateur aime, ce qui l'intrigue le plus, ce qui deviendra sa marque de fabrique. Cronenberg est toujours intéressant dans son cinéma même s'il peut être étrange et interrogateur.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

35 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 août 2022
Frissons c'est un peu le premier "vrai" film de David Cronenberg. Et c'est une pure réussite.

C'est de suite très dérangeant, entre le meurtre très nerveux d'une adolescente par un vieux dingo qui à l'air de faire des espèces d'expériences lugubre sur le corps de la jeune fille en lui ouvrant le ventre, avant de se buter lui même. Tout en montrant parallèlement des personnages assez banals, mais dans un cadre malaisant, introduit avec cette pub plutôt flippante en tout début de film. Et en fond il y a plein de sons stridents, de musiques pesantes qui créé une ambiance anxiogène, bien appuyé par la mise en scène de Cronenberg dans le même esprit.

Après s'en suit un assez long temps mort, une mise en place qui nous explique ce qu'a pu faire le docteur à cette jeune fille, il aurait en fait inséré un parasite à l'intérieur de la jeune fille. Cependant durant ces temps mort, Cronenberg arrive à garder un ton lourd, faisant monter la pression, et c'est d'ailleurs l'une des forces de ce Shivers (de son titre original), ne jamais nous relâcher, en nous parsemant par exemple différente images particulièrement crade, comme un homme crachant du sang, puis crachant une sorte de bestiole. Et c'est à ce moment là que le processus se met en marche, littéralement, cette bestiole avance, laissant des traces de sang sur son passage.

Et puis bam, ca nous saute à la tête (encore une fois littéralement), et le film sortit de l'esprit fou d'un jeune David Cronenberg peut réellement commencer.

La folie sexuelle de ces créatures qui ressemblent à un mix entre une teub et une crotte prend le dessus sur tout monde. (D'ailleurs au vu du budget du film les effets ne sont pas du tout ridicule). Tout monde veut baiser, ils sont prêt à tout, jusqu'à mourir même. Il n'y a plus de limite d'âge, plus de penchant pour les hommes ou les femmes, plus de consentement évidemment, l'inceste est autorisé... C'est particulièrement dégueulasse. Et pourtant la plupart des choses sont suggérés, presque rien n'est montré en terme d'acte sexuel, mais c'est tellement crade pour autant.

Nous sommes en plus toujours dans des endroits clos, ce qui renforce ce sentiment anxiogène, surtout dans la dernière partie du film qui peut s'apparenter à une sorte de survival, presque zombiesque dans sa toute fin. Le tout se terminant par ce qu'on imagine être une partouze absolument malade dans une piscine, avec tout les habitants du complexe repartant en voiture comme si de rien n'était, prêt à contaminer encore beaucoup de monde.

Cronenberg installe là plusieurs bases de sa future filmographie : épidémie, sexe (véritable film erotiquo-horrique), violence, ambiance malaisante, avec un soupçon de SF et même de body horror (ces grossissements de ventre faisant étrangement pensées à ceux de la grossesse aliénés dans le Titane de Julia Ducournau). Tout ca dans un film qui semble à la fois maîtrisé, mais aussi très jeune et fougueux, qu'on sent plein de potentiel.
Edgar B
Edgar B

87 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2022
3ème film du David et pour ce second visionnage, le constat n'est quand même pas très positif. Même s'il faut remettre cette œuvre dans son contexte d'époque, Cronenberg nous livre un film terriblement lent, ce qui n'est pas un problème en soit, mais avec de gros problèmes de mises en scène avec des acteurs qui frisent le ridicule. Ce huis-clos dans cet immeuble au concept du Le Corbusier (tout en 1) est bourré de bonnes idées (le parasite qui transforme le psyché de son hôte notamment.) mais elles n'arrivent pas à faire passer ces 1h30 de film pour ce qu'elles sont... C'est long, peu de rythme... STÉRÉO son 1er qui se veut + expérimental en a +.
Aucune empathie pour tous ces personnages qui jouent mal et tombent les uns après les autres comme des mouches. L'intrigue est bouclée dès les 10 premières mins, peu de surprises et ce n'est pas les très approximatifs effets spéciaux qui tiendront le film.... C'est un peu juste pour ce 1er long au petit budget qui n'est pas en soi une excuse totalement valable...
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2022
Très bon film que cette chronique d'une résidence (un immeuble rempli d'appartements, plutôt pour gens aisés, dans un esprit de communautés planifiées) où les habitants sont subitement prit d'un appétit sexuel. Sous l'effet d'un parasite dans le corps, dont l'origine est évoquée: l'immeuble contient une clinique et un médecin a fait des expériences.
Les obsessions de David Cronenberg sur le corps et ses mutations sont déjà là (il s'agit de son deuxième long métrage).
Le film contient des scènes frontales de violences, lentes et pas expéditives. Par exemple, dans une première scène, un vieux médecin essaie d'attraper une jeune femme, il est un peu gauche, elle se défend, il lui faut beaucoup de temps pour la maitriser; nous ne comprenons pas bien, veut-il abuser sexuellement d'elle? Et finalement il la tue et lui ouvre le ventre pour en extirper quelque chose. Parfaite introduction.
Tout est fait avec des effets de maquillage et de prothèse qui donnent une horreur organique, viscérale, où adultes et une petite fille sont concernés. Tout est devant la caméra, sans assistance de CGI porn. Dans des décors délicieusement années soixante-dix avec costumes, coupes de cheveux, décorations intérieures typiques.
Le film possède une photo un peu crue qui donne on côté rugueux de bon aloi.
Et la fin du film est délicieuse où tous et toutes sont contaminés, jeunes, et veux, hommes et femmes, partent dans la ville.
Nous aimerions justement voir un remake avec le CGI porn qui permettrait le sans limite si ce n'est l'invention créative. Ce ne seront pas les studios Disney qui le feront...
Valentin C.
Valentin C.

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2021
Je pense qu'à un moment il faut arrêter la masturbation intellectuelle à lire certains commentaires qui crient au chef-d'oeuvre.
Bien sûr Cronnenberg est un grand réalisateur, je suis moi-même un grand fan de la plupart de ces films tous aussi dérangeants, inattendu, violent, avec un rapport au corp et à la chair très particulier ... le scénario est cool, il faut aussi remettre le film dans son époque, que cronnenberg peaufine son style sur ce film mais les acteurs sont bidons, j'ai eu l'impression de regarder l'attaque des tomates tueuses. Scanners, videodrome, la mouche, le festin nu sont bien plus brillants !
Maxime Duriau
Maxime Duriau

2 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2021
J'ai pris un très grand pied, pourtant je ne m'attendais pas à grand chose : j'avais vu Rage avant, et je me suis dis bêtement que le Cronenberg des 70''s c'était pas trop ma came.

Ben mes cochons, je retire. On peut y aller franco dans les éloges. patron, mettez un verre à ce monsieur!

je m'explique tout de même. j'ai été particulièrement saisi par la justesse et le cynisme avec lesquels il caricature les stéréotypes des personnages et leurs relations, les hommes dominants, arrogants, les femmes qui les subissent, mais qui les aiment,; les travers des voisins; le relent de dystopie qui se dégage de cet immeuble idéal, qui accomplit le petit miracle de mettre tout un village en huis clos urbain ; cette façon qu'à le récit de basculer parfois dans le fantasmagorique; ce final génial en mode "tu t'es pris pour un héros en fait"... honnêtement, j'en ai encore un paquet sous le capot, mais si t'en es arrivé là dans ce commentaire, tu dois commencer à le trouver long.

je voudrais simplement aborder un dernier point, parce que, après tout, on était venu pour ça au départ: le film est vraiment efficace en terme d'horreur. Je dis pas qu'on se chie dessus, mais les sensations de malaise, de danger, une vraie peur, parfois, face à la brutalité des images, sont présentes et prégnantes. Et même ce qu'on pourrait prendre pour de la nudité gratuite (perso j'ai trouvé qu'il y en avait pas assez) trouve une certaine forme de poésie et t'envoie dans les cordes de la philosophie du corps après le discours de la nurse dans la cave. Putain ce mec est trop fort !!

Bref, j'ai kiffé.

Ou alors j'ai rien compris et c'était une critique de droite du mouvement hippie. Mais, eh, c'est le regardeur qui fait l'œuvre. Cronenberg n'a été que l'exécutant. Je suis hyper doué en fait.

Bon j'étais peut-être un peu high quand je l'ai maté. Je regrette rien.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2021
Je suis toujours très curieux de voir un film de Cronenberg car, même si je n'aime pas toutes ses œuvres, je sais que je verrai toujours quelque chose de surprenant et même de dérangeant. Donc je n'hésitais pas à regarder son premier long que je ne connaissais pas encore et j'y ai retrouvé tout ce qui le caractérisera par la suite. Malheureusement le film est très très fauché et ça se voit, mais c'est surtout le jeu, ou plutôt l'absence de jeu, de l'intégralité des acteurs qui lamine le film, c'est véritablement catastrophique. Pourtant cette sorte de croisement entre les films de zombies de Romero et de "Body snatchers" n'est pas nulle tant sa thématique est intéressante. Ici les infectés sont totalement désinhibés sexuellement, mais on ne fait qu'effleurer les sujets subversifs car tout n'est que suggéré, c'est finalement très sage, faute de moyens, ou autocensure, difficile à dire. On peut imaginer ce que "Frissons" aurait pu donner si Cronenberg l'avait réalisé quelques années plus tard, une fois en pleine possession de ses moyens artistiques et financiers.
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