Un drame envoûtant (avec sa sublime photographie au ton jaunâtre) et mystérieux dans lequel s'expriment les passions, les désirs et les sentiments complexes de personnages à la limite de la névrose.
Assez surpris de voir qu'un film des années 1960 traite de pulsions homosexuelles refoulées. On pourra regretter certains éléments du scénarios un peu lourds, ou peut être l'emploi de la couleur sépia qui finit par lasser au bout d'un moment. Mais je me suis pris d'intérêt pour cette histoire, alors qu'il ne s'y passe pourtant pas grand chose. Il faut dire que John Huston se montre plutôt habile lorsqu'il s'agit de filmer les désirs des êtres refoulés.. Qui plus est, le duo Elizabeth Taylor - Marlon Brando fonctionne bien.
John Huston réunit les deux plus grandes stars des années 1960 dans ce film, Marlon Brando et Elizabeth Taylor. Le réalisateur effectue une démarche intéressante dès le générique du début en inscrivant le nom de la femme avant celui de l'homme, une originalité qui reflète quelque part la relation entre les deux personnages que l'actrice et l'acteur interprètent. Pourquoi? Parce que ce film contrairement à ce que l'on peut supposer par rapport au titre n'est pas une histoire d'amour simple et classique et au contraire les protagonistes en question pourtant mariés se méprisent. Difficile à priori d'y croire lorsque l'on connaît la beauté d'Elizabeth Taylor et celle de Marlon Brando. Seulement, comme pour la plupart des couples, la beauté ne suffit pas lorsque les personnalités s'opposent surtout quand il s'agit de mariage par intérêt. L'interessé en question est le personnage incarné par Marlon Brando qui a épousé cette femme non pas par amour mais pour sortir de son simple rang de soldat pour obtenir un grade nettement plus important. Le réalisateur traite les tourments de l'âme humaine en mettant en scène deux couples qui rencontrent le même problème, ne pas pouvoir coucher ensemble. Ici, tous les rôles sont importants car il s'agit d'un drame psychologique. Marlon Brando joue un homosexuel frustré, ElizabethTaylor une femme qui couche avec l'homme de l'autre couple, la femme de l'homme en question souffre d'une sorte de névrose mêlée à des hallucinations après la perte de son jeune enfant qui se console avec un homme de compagnie et enfin un simple soldat qui a peur de coucher avec les femmes mais qui adore les regarder, une sorte de voyeur en somme. Le film dispose d'un scénario très riche, très dense au rythme soutenu avec des scènes fortes et cruelles. Marlon Brando est sans doute le personnage le plus torturé du film et sa composition en homme masochiste qui souffre de sa solitude et de sa frustration est extraordinaire du début à la fin. John Huston réalise un film dur, violent, parfois pervers dans les actions de ses personnages et montre que l'âme humaine regorge de multiples sentiments tels que la colère, l'amour, la haine, la jalousie, la violence, le refoulement, le sadisme bref les relations entre humains ne respirent ni la simplicité ni la sérénité. Au final, John Huston offre un rôle en or à Marlon Brando et signe un chef-d'oeuvre du septième art.
Dès la fin du générique du début, on est saisi. On sait qu'un meurtre a été commis et on veut savoir qui est la victime ? Qui est l'assassin ? Où ? Comment ? et surtout pourquoi ?. Et on sait dès les premières minutes du film que le suspense sera freudien tout comme la raison du meurtre. Même si je dois reconnaître que je n'ai pas été totalement emballé par ce film, John Huston a quand même réussi un brillant exercice de style accentuant la folie et la frustration des personnages, dûes à une solitude et à un ennui profonds, avec une inoubliable photographie sépia, le tout sur fond de sado-masochisme. Et puis Elizabeth Taylor et Marlon Brando sont remarquables interprétant respectivement un de leurs meilleurs rôles. Un film audacieux qui, pour cette raison justement, mérite d'être vu.
Je ne pense pas que le film soit mauvais, mais il m'a vraiment ennuyé, alors ok la mise en scène est bonne, les acteurs aussi, le sujet est pas inintéressant, mais je ne sais pas, peut-être le jaune omniprésent dont je n'ai pas compris la réelle utilité m'a t'il sorti du film dès son commencement, je ne sais pas, en tous cas, j'ai fais quelque chose que je fais rarement, mais j'ai passé les dernière 45 minutes en accéléré…
Dès le début, le film frappe par sa couleur, aux tons jaunâtres volontaires. Plongés dans cette photographie empreinte de tension et de fascination, les personnages éprouvent tous du désir au sein de ce petit fort de Géorgie où leurs pulsions s'expriment que ce soit de manière brutale ou non. La psychologie des personnages est fouillée, passant beaucoup par les non-dits et offrant à Elizabeth Taylor un superbe rôle de femme libérée qui se parade nue devant son mari pour le faire rager. Et dans le rôle de ce mari qui ressent de l'attirance pour un jeune soldat, Marlon Brando est comme à son habitude fascinant, dégageant de sa prestation quelque chose de magnétique. Abordant des thèmes comme l'homosexualité de manière relativement frontale, "Reflets dans un œil d'or" est une petite perle où s'expriment des désirs et des sentiments complexes où le voyeurisme et le meurtre se côtoient jusqu'à ce que la folie s'empare des personnages, pris aux piège de leur propre passion.
Les bonnes intentions et les qualités du film (bonne direction d'acteurs avec une Elizabeth Taylor sublime, bonne photographie) ne peuvent masquer l'ennui qu'il provoque de par sa lenteur, la pauvreté de sa thématique et le personnage exécrable du valet japonais. A sauver une magnifique scène de désarçonnement équestre
C'est réellement un beau film mais si particulier,si étouffant,si contraire à la vie telle que la majorité d'entre nous la rêvent qu'il est impossible de le conseiller. On peut d'ailleurs vraiment le détester, le trouver lent et ennuyeux mais en aucun cas inintéressant. Je crois de Huston en était fier, Il le pouvait,,car réussir un film tellement contraire à son tempérament généreux a du lui demander beaucoup d'application. Pour ma part, je n'ai qu'un regret, c'est de voir si peu Elisabeth Taylor qui y est vraiment exceptionnelle. Son petit rire aigrelet entendu derrière les buissons de mures se répétera trop peu souvent à mon goût. Cette actrice à trouvé dans la maturité une capacité de comédienne de haut niveau et c'est fort dommage que la presse ait détourné notre attention sur sa vie privée. Dans cette atmosphère pesante et malsaine, elle apporte sa fraîcheur, sa spontanéité et sa beauté. Elle sait vraiment tout faire; sans elle je crois que le film ne serait qu'un pensum intellectuel. De cette étrange ambiance,c'est la raison du crime que je retiendrai '' Puisque je n'ai aucune chance de te posséder,il ne me reste qu'à te tuer '' ce qui prouve qu'on peut être un admirateur inconditionnel de Carl Von Clausewitz et ne pas tenir compte de ses conseils.
une lenteur extrême, des personnages et des dialogues sans intérêt, un scénario qui se résume à la dernière minute, l'ennui et la vacuité parfaitement transposés.
Le major délaisse son épouse qui a un amant dont la femme est folle. La femme du major attire le regard du soldat Williams, soldat qui aime chevaucher nu tandis que le major aime frapper son cheval, le préféré de son épouse. Il ne semble pas y avoir de réel scénario, la mise en scène est basique, le jeu des acteurs est variable mais le plus souvent neutre et l'ennui arrive bien vite !
Huston, le réalisateur du chef d'oeuvre du cinéma qu'est The Dead (Gens de Dublin), où il dirige avec subtilité des acteurs tous formidables, un film qui le hisse auprès de Bergman, est un réalisateur très inégal. Il peut se laisser aller et se perdre comme ici. Maron Brando et Elizabeth Taylor sont bien dirigés au début, ils sont tenus et maîtrisés mais dans la seconde moitié du film, leur délires habituels, leurs excès, leur pseudo-expressivité plus ou moins "Actors Studio" ne sont plus du tout contrôlés par Huston, qui laisse aussi aller la prise de vue à des facilités assez vulgaires. Je trouve même le montage erratique vers la fin. Bref, ce film encensé à sa sortie a vraiment très mal vieilli. Ce n'est pas grave, Houston a fait d'autres très bons film et pour retrouver le choc initial, il suffit de relire la très émouvante novella de Carson McCullers qui est la base du scénario (1941) ; au passage profitez-en pour relire ses deux autres superbes romans (Le Cœur est un Chasseur solitaire 1940, Frankie Adams 1946), par exemple dans l'excellente édition La Pochothèque (1994).
"Reflets dans un œil d'or" comporte son lot de qualités et de défauts mais s'avère intéressant par plusieurs aspects. On peut d'abord saluer la réalisation efficace de John Huston qui manie à merveille les codes du thriller. Le casting du film vaut également le détour avec pour ne citer queux le charismatique Marlon Brando et la très classe Elizabeth Taylor, tous deux très à l'aise meme si leur manière de jouer est aujourd'hui un peu dépassé. Mais le point le plus intéressant du long métrage est incontestablement la manière dont John Huston traite le refoulement de l'homosexualité. Avec beaucoup de subtilité, le film suggère beaucoup de choses et s'avère passionnant dans la manière qu'il a de présenter cette lutte vaine du personnage pour masquer sa véritable orientation sexuelle. Après le film souffre d'une certaine lenteur et en dehors des scènes de suspense, le film parait parfois s'étendre indéfiniment. De plus l'utilisation symbolique du jaune rend le film assez laid et John Huston n'évite pas quelques lourdeurs dans la narration. "Reflets dans un œil d'or" est un film inégal qui a assez mal vieilli mais demeure intéressant sur certains points malgré ses défauts.
Étrangeté et mystère dans une ambiance plutôt inquiétante. Que veut cet homme qui observe la maison dans le noir? Et cette femme qui joue le jeu de la séduction à son mari qui la délaisse? Beaucoup de psychologie et une certaine ambiguïté dans chaque personnage. Il y a aussi l'image prégnante du cheval. Que veut-il symboliser? L'homme nu qui le chevauche ou bien la course effrénée jusqu'à la chute....... Assez fascinant mais ce regard extérieur laisse un peu froid.