Vraiment très agréablement surpris par ce film, réalisé par Robin Hardy et sorti en 1973. Effectivement, très surpris car malgré les bonnes critiques, je ne suis pas spécialement fan de folk-horror. Mais là, il faut bien avouer que cette adaptation du roman "Ritual" écrit par David Pinner est particulièrement prenante. Effectivement, que ce soit de par le scénario ou l'ambiance, le film parvient à captiver l'attention du spectateur dès le début, avec la découverte des habitants hostiles sur le port qui parviennent à nous mettre mal à l'aise tout en nous intriguant. Et c'est clairement la recette de ce film ; attiser la curiosité du spectateur tout en le déstabilisant progressivement. Car, à l'instar du personnage principal, le spectateur découvre lui aussi cette petite île, ses habitants et leurs habitudes pour le moins particulière. Pour remettre un peu de contexte; nous suivons ici un policier qui, après avoir reçu une lettre anonyme ainsi qu'une photo, est à la recherche d'une fillette apparemment disparue. Mais personne ne semble la connaitre, enfin jusqu'à ce que certaines langues se délient. Ainsi, le policier va être peu à peu confronté aux habitants mais surtout à leurs pratiques, comme la première scène dans l'auberge qui est particulièrement gênante, à la fois pour le héros et pour le spectateur. Mais le film n'est pas que gênant, il peut aussi être magnifique, notamment à travers une mise en scène des plus réussies (la scène de danse dans la chambre d'hôtel, lorsque les gens marchent sur la falaise, lorsque les gamins dansent autour de l'arbre etc.) et livrer tout un discours sur la religion, en étant autant critique envers les catholiques (en étant notamment assez cynique) que des païens évidemment en confrontant bien souvent les deux (la bigoterie du héros se montrant tout aussi ridicule que les croyances païennes de l'île). Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Edward Woodward qui joue très bien, quoiqu'étant légèrement en surjeu par moments, et puis Christopher Lee qui se fait attendre mais qui excelle. "The Wicker Man" est donc un très bon film, tout simplement !
Premier long-métrage et coup de maître pour Robin Hardy. Si sa carrière tourna vite court par la suite, 1973 sonna la réalisation de son film culte absolu. Attendez vous à tout, car ce film qui commence comme une intrigue policière classique réserve bien des surprises. "The Wicker Man" entre en effet dans la fructueuse catégorie des films "non genrés". Tout à la fois thriller, film d'épouvante ou encore documentaire, l'ensemble est déroutant à première vue mais dont la montée crescendo achève de nous convaincre. Inscrit dans la lignée des films psychédéliques des années 1970, le cinéaste signe un délire complet mais maîtrisé, parvenant en une heure trente à condenser un véritable festival visuel. L'ensemble est porté par un magnifique Christopher Lee qui a toujours avoué sa préférence pour ce film dans sa prestigieuse carrière. L'un des films les plus audacieux du cinéma anglais.
Très années 70, rappel un peu certains Hitchcock de sa période anglaise. Film britannique de haute tenue avec un Christopher Lee dans un rôle plus sobre qu'habituellement.
The wicker man est un bon film, très original, tant par son interprétation que par ses décors qui m’ont fait penser par moment à ceux de Fellini, j’ai adoré la petite danse érotique de Britt Ekland , et l’ambiance très "scottish" qui y règne.
Film phare du cinéma d'horreur anglais des années 70, The Wicker Man est l'histoire d'une enquête policière après la disparition d'une jeune fille. C'est également l'histoire d'une rencontre entre deux mondes : le continent et l'ile. Nous suivons les pas d'un policier du continent accueilli de manière hostile par les îliens qui s'adonnent à des croyances et pratiques obscures. Le film est nimbé tout du long d'un voile de mystère très agréable, alors que l'enquête progresse et que l'île commence à dévoiler son vrai visage. L'issu de l'enquête est malheureusement quelque peu attendue mais un dernier rebondissement s'avère intéressant et permet une prise de recul sur nous et sur l'autre.
C’est dans la légèreté de son ton, assimilable à celui d’une comédie musicale un peu mièvre, que se créé le coté retors et sordide de cette enquête de police sur une île reculée du monde et sous l’emprise d’un gourou-châtelain interprété par un Christopher Lee qui nous livre là une de ses prestations les plus angoissantes, ce qui –le concernant- n’est pas peu dire. Si le tour de cette île pleine de mystères que nous fait faire Robin Hardy au côté du policier naïf et dévot qu’incarne Edward Woodward est la base d’un film si contestataire, et devenu une référence de la génération post-hippie, c’est parce que ses personnages, justement présentés à travers une mise en scène enfantine qui à tendance à les rendre attachants, symbolisent le rejets des interdits religieux de tous genres. Voilà pourquoi il est si regrettable que ce coup de génie en matière de cinéma horrifique soit aujourd'hui devenu une oeuvre rare supplantée par le remake minable de 2006.
Pour bien comprendre l'énormité du sabotage commis par Neil la Bute, il faut se donner la peine de voir l'oeuvre originelle "The Wicker Man" de Robin Hardy, et ce, dans son intégralité. Sorti en 1973, le film aurait pu avoir un avenir brillant, s'il n'avait pas été charcuté au montage. On outre, il fut privé d'une véritable promotion par les nouveaux producteurs. L'oeuvre était certes très étrange, mais elle était le fruit d'un véritable effort de recherche artistique qui la rendait très originale. Hardy avait utilisé à merveille les paysages écossais, pour donner à son film un caractère, à la fois un caractère fantastique, de thriller, de comédie musicale et de pamphlet surréaliste. Et tout cela en mettant subversivement en parallèle, la religion chrétienne, et le paganisme celtique. Le film est visible depuis quelques années dans sa version authentique. Pour ce qui est du remake américain, l'équipe de Neil La Bute, a cru bon d'aseptiser la portée satirique religieuse de l'intrigue, de tronquer de nombreux dialogues, de dépouiller plusieurs scènes des passages chantés et dansés, et d'occulter complètement la dimension ridicule du personnage du policier. La Bute a cru rénover en déversant du béton luisant sur ce que l'équipe anglaise en 73 avait ciselé dans de la pierre de taille. C'est La Brute, pas La Bute, qu'il devrait s'appeler ,Neil, tabernacle !
Si un film avait pour définition "le film le plus sous côté du cinéma, il s'agirait probablement de ce film ! The Wicker Man est un film exceptionnelle pour son côté avant gardiste par son sous genre (folk horror) et son côté horrifique malsaine et déplaisante qui planent dans l'entiérté du long métrage. Stressant pour son époque, choquant pour son époque... Une mise en scène imparable sur cette île rempli de mystère et de surprises. Le film propose même une partie "musicale" à plusieurs moments, afin de "rassurer" le spectateur ainsi que le personnage principal. Techniquement, c'est irréprochable notamment la photographie qui est sublime !
Reste la performance des acteurs et des actrices qui sont exceptionnelles, accompagnant bien, le film et son récit !
Une pépite du cinéma horrifique et un film culte sous côté par son importance !
Strange movie in time for British cinema, very good impression, it's hypnotizing. Un film d'époque qui raconte des coutumes d'une autre époque, dans quel pétrin ce sergeant de Police nous a embarqué vers cette île anglaise perdue dans l'océan du crépuscule à l'aube. Une secte où il faut un gourou sympathique vampirisant qu'est Christopher Lee, ramenant sa meute ensorcelée. L'isométrie est fascinante, les épées au cérémonial de Stonehenge se croisent pour former des symboles du monde des sociétés obscures. Une réalisation chrétienne versus païenne, rappelant le bond du passé où les rôles des exécuteurs étaient inversés, c'est un moment impassible pour les spectateurs.
Film assez singulier, pas dénué d'humour (anglais). Tout le long du film on sent qu'un truc se trame mais on ne sait pas bien quoi. L'ambiance "bout du monde" et "initiatique" est perturbante. Bref c'est assez bien amené. Et il n'y a pas d'erreur de casting, bien au contraire. Malgré la réputation qu'il a, je ne classerais pas ce film comme un chef d'oeuvre, mais, si on est curieux d'esprit, c'est à voir assurément.
Un excellent film de genre, un délice d’esprit britannique, d’humour et de non sense. Le spectacle de ce bourg de carte postale, si typiquement british et souriant, dont toutes les institutions et valeurs sont passées à un strict paganisme, totalement autre donc de ce dont il a les apparences, c’est réellement succulent. Le film mériterait d’être analysé au regard de son époque, le tout début des années 70, et le moment ultime du Flower power, de l’idéal de la libération des mœurs, de la libération sexuelle. Il y a le savoir faire de bons artisans de l’épouvante, et en même temps la réelle érudition qui donne de la crédibilité à la reconstitution néo païenne. Un très bon moment.
The Wicker Man est une petite déception pour moi. Connu pour être le père spirituel de Midsommar que j’adore, je l’ai trouvé bien moins réussi que ce dernier. La mise en scène est assez plate, les personnages sont certes assez flippant mais ne nous inspirent pas un malaise au niveau des femmes de Midsommar. La musique est elle aussi assez discrète hormis dans les phases de comédie musicale (qui pour le coup sont vraiment excellentes!). Bref, on se retrouve face à un film un peu difforme selon moi qui ne fait pas vraiment peur mais dont le scénario est devenu, avec le temps, un peu prévisible. Reste les bonnes musiques et l'ambiance générale du film excellente, qui suffisent à en faire, malgré mes critiques, un bon moment. Mais en tout cas, je n’ai pas trouvé The Wicker Man à la hauteur de ce que beaucoup me décrivaient et surtout, je trouve que Midsommar a transcendé tout ce que fait de bien The Wicker Man. Ça reste malgré tout plutôt sympa.
Nice dirait-on ! Film très spécial et très savoureux a servir tiède. L'atmosphère est sublime. L'intrigue aurait mérité un meilleur scénario mais bon. L'originalité du film dans mon coeur produit ma langoureuse attention.
C'est un véritable ovni cinématographique au final que ce "Wicker Man." Dès le départ on est plongé et séduit par cet univers fantastique et surprenant, faussement attirant... Robin Hardy semble vouloir nous perdre, et c'est que nous faisons avec plaisir, d'autant plus que l'intrigue ne tombe jamais dans le n'importe quoi. De plus, se dresse une réflexion tout à fait pertinente sur le Bien et le Mal, ainsi que l'image qu'on peut lui donner. Et il est vrai que l'on ne peut être que séduit par les couleurs, l'harmonie qui règne dans ce film, et cela ponctué par quelques numéros musicaux, finissant de rendre l'oeuvre défintivement unique. Ajoutez à cela un Christopher Lee dans l'un de ses rôles les plus intéressants, et vous obtiendrez "The Wicker Man", une véritable expérience de cinéma. Pour le moins curieux, mais au final diablement séduisant!