Aguirre, la colère de Dieu
Note moyenne
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226 critiques spectateurs

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oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2008
Alors que je m’attendais a un réel chef d’œuvre, je me suis retrouvée face a un film lent, au rythme très décousu avec des passages intéressants et d’autres beaucoup moins. La réalisation est très bonne ainsi que l’idée de départ mais le montage se laisse a désirer. La fin est superbement bien écrite et le dernier plan travelling magnifique. Kinski cependant est remarquable.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2012
L'histoire de ce conquistador manipulateur et obsédé par sa quête de l'or est impressionnante tant sur le fond que sur la forme. C'est non seulement une très belle image de l'illumination des guerriers ayant envahi la dernière zone vierge du globe, l'Amazonie, mais surtout une démonstration de comment une monomanie obsessionnelle peut se transformer en folie meurtrière. Elles nous des images splendides de la jungle équatoriale d’une qualité sans précédent. Il ne faut surtout pas oublier que la véracité de ces immenses décors est liée aux conditions du tournage en milieu naturel qui furent, en soit, elles-mêmes un exploit.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2013
Un film allemand difficile d'accès mais d'une profondeur et d'une magie incomparables. La mise en scène et la photographie me rappellent "La ligne rouge" de Terence Malick. Klaus Kinski, que je découvrais à cette occasion, est absolument incroyable, l'une des plus impressionnantes prestations d'acteurs que j'ai vues. La scène d'ouverture est purement hallucinante. Du grand, du très grand cinéma.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 décembre 2018
Aguirre : la colère de Dieu se vit telle une expérience ahurissante où les barrières entre fiction et réalité se brouillent un temps pour laisser la place à l’expédition de l’homme occidental venu coloniser la sauvagerie sur laquelle régner. L’embarcation se change en scène de théâtre où se rejoue l’histoire des sociétés, le roi cédant malgré lui son trône à l’empereur qui périra et laissera sa position à l’ambitieux tyran ; arrive aussitôt Le Radeau de la Méduse peuplé de naufragés avec ses singes comme ultimes symboles d’un peuple animalisé et moutonnier tout autant que reflet de l’absurdité de l’entreprise humaine. Aguirre est une soif inextricable de pouvoir sur fond de dérèglement de tous les sens : on a l’impression de chavirer dans un rêve cauchemardesque, le paysage demeure immuable mais l’ensemble se meut et se meurt au gré des crues et des flèches inhospitalières. Prend vie sous nos yeux un XVIe siècle ressuscité dont on ressent chaque déplacement par la lourdeur des charges, chaque parole par la quête transcendante qu’elle porte. Werner Herzog livre une œuvre inouïe au lyrisme cru, offre à Kinski un rôle à la mesure de sa folie qui parvient à incarner la grandeur – voire la poésie – de l’ambition aveugle et frénétique.
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2012
Œuvre estampillée du sceau du paradoxe. Inspirée de faits historiques, elle prend toutefois de grandes libertés avec cet épisode de la conquête espagnole. L'expédition menée par Pizzaro, loin de finir en eau de boudin, aboutit en effet à une vraie rébellion vis-à-vis de la couronne espagnole. Le spectateur comprend donc rapidement que le film de Werner Herzog se veut avant tout esthétique et symbolique. Pourtant, ici aussi le résultat s'avère mitigé. Si l'univers musical dans lequel baigne "Aguirre" fascine, il n'est toutefois pas assez présent. De trop longs passages en sont dénués, ce qui met en exergue la pauvreté des images. Franchement, j'avais plus l'impression de regarder une vidéo tournée par mes parents dans les années 70. Et c'est bien dommage car Herzog réussit à créer une atmosphère pesante et à la limite du surnaturel. A la manière d'un Kubrick dans "Path of glory", il choisit habilement de ne jamais montrer l'ennemi qui, en restant caché, n'en est que plus inquiétant. Seule exception, lorsque les deux Amérindiens viennent désarmés à leur rencontre, pensant avoir affaire à des dieux. La symbolique est l'autre atout majeur du film. Les exemples sont légion. Le parallèle avec le radeau de la Méduse est peut-être le plus évident. On peut aussi pense aussi au moment lors duquel le cheval-Raison est abandonné, à la référence au Styx, celle aux Aryens avec la volonté finale de purification que manifeste le héros, et ainsi de suite. Mais là-encore, cette intelligence scénaristique est contre-balancée par le côté "fake" du film. Les personnages font des blagues d'un goût douteux au moment de mourir, genre "Tiens, je ne savais pas que la mode était aux flèches longues". L'apothéose, c'est quand l'un des membres de l'équipage a la tête tranchée, et qu'on voit cette dernière continuer à parler. C'est presque une scène digne de "Sacré Graal". La sauce-tomate qui fait office de sang n'arrange rien. Le coup de la couleuvrine qui tire sans même que le héros n'ait à allumer de mèche fait lui-aussi partie des bons moments de rigolade. Même les acteurs semblent vouloir torpiller la crédibilité du film. Si la performance de Klaus Kinski est à saluer, tant son personnage transpire la folie, le reste de l'équipe ne mérite franchement pas les louanges. Admirons par exemple le prêtre, qui se tourne et affiche un sourire niais quand Aguirre lui parle de "croix en or". On aurait souhaité un jeu un peu plus subtil. Certes, Klaus Kinski joue un rôle de composition. Il faisait peur aux figurants lors du tournage, et on se souvient que Werner Herzog a dû le menacer de mort. Mais est-ce une raison pour que les autres jouent aux bras cassés ? Non. Au final, le film s'avère d'un ennui profond. Herzog empile les plans-séquence, semblant jouer la montre. Il se vautre allègrement dans le ridicule. A tel point que la scène finale délivre le spectateur plus qu'elle ne le contente.
Bcar
Bcar

14 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2010
Je suis resté un peu perplexe après avoir vu ce film, d'un coté j'ai reçu une bonne claque mais de l'autre il y un manque. Le scénario est très bon, les acteurs aussi avec un Klaus Kinski qui impose sa présence tout au long du film. Ensuite la folie humaine est bien rapporté et le désir de richesse est très bien traité, reste qu'il manque un souffle épique pour rendre tout cela passionant. Le film se doit tout de même d'être vu.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2019
Un film unique dans son genre , qui aborde le thème de la conquête des conquistadors sous un angle épuré, loin de tous les trucages Hollywoodiens. IL n'y a pas d'effets spéciaux ni de trop "beaux décors", mais de la crasse ,de la transpiration , de la souffrance , et surtout la folie d'un homme obsédé par cet Eldorado mythique. Les paysages d' Amazonie sont exceptionnels, on trempe dans la vase et on se perd dans la jungle. Un tournage extrême pour une sensation absolue, on est au plus proche de ces conquistadores Le jeu époustouflant des acteurs.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 novembre 2009
Largement sur-évalué,le film de Werner Herzog est surtout d'un amateurisme terrifiant.Il est incompréhensible que beaucoup parlent de chef d'oeuvre du 7ème art."Aguirre,la colère de Dieu" ne nous montre quasiment rien durant 90 minutes.Des visages inexpressifs.Une action d'une lenteur confondante.Des doublages ridicules(et des lèvres non postsynchronisées).Des métaphores grossières.Et enfin,une véracité historique prise en défaut.La bérézina.Sur un sujet proche,au moins sur l'époque et les lieux,"Mission" est d'un tout autre gabarit...On vit donc ici l'expédition des Conquistadores,colonisant à feu et à sang l'Amérique du Sud,dégommant les Incas,et cherchant avidement de l'or.Vu comme ça,la nature humaine ne paraît bien fameuse.C'est exactement ce que veut nous montrer Herzog.Aguirre est le paroxysme de cette folie mégalomane qui s'est emparé des hommes.Mon étoile revient donc à Klaus Kinski,hypnotique et effroyable sous son casque de fer et ses bottes prussiennes.En fait,le journal de tournage doit être plus intéressant.Avec une foule d'anecdotes incroyables comme Herzog qui menace son acteur d'une arme à bout portant!Véridique.Un film-ovni prétentieux et antipathique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 novembre 2011
Aguirre, le déni... déni de mise en scène tant Herzog se complait à éliminer tout ce qui pourrait ressembler à du spectaculaire,de la représentation; ancré dans un style outrancièrement proche du reportage-réalité, le film semble aussi avoir souffert d'un déni de montage. Longueurs, ellipses, non-dit, non-montré.... ce qui reste au spectateur affamé est aussi mince qu'un conquistador affamé par des mois de disette.A ce sujet: déni de réalisme aussi: ne manger que dix grains de blé par jour durant des semaines et demeurer aussi gras que la plupart des acteurs de ce "drame", voilà qui surprend; de même que les mêmes vêtements portés durant toute la durée de l'aventure sans qu'ils ne soient ni sales ni froissés... de même aussi que cette affligeante gouache vermillon que l'on fait passer pour du sang; ou encore ces coups de canon qui au lieu de délivrer des boulets, causent des gerbes de flammes. Le scénario existe mais minimaliste et l'action s'étire à l'infini, comme l'amazonienne forêt - jamais heure et demie ne me parût aussi longue. La plupart des acteurs sont ancrés dans un non-jeu, affublés de faces passe-partout dénuées en permanence de tout type de sentiment; seul parmi ces insipides marionnettes Klaus Kinsky joue, mais sans aucune délicatesse, roulant des yeux, tanguant sans cause d'une jambe à l'autre, tentant de nous faire croire qu'il est le mal incarné.Dénué de toute épaisseur, de tout passé, de toute histoire, le personnage ne convainc pas et nulle ébauche d'émotion ne réussit à transparaître même quand une kena nostalgique égrène sa mélopée mélancolique. On reste froid, on ne vibre pas, on ne compatit pas, submergé par un ennui aussi puissant que l'Amazone.
Si le film avait pour ambition de donner à réfléchir sur l'incroyable mépris que les porteurs de la culture blanche ont colporté là-bas, de massacres en conversions forcées ou encore d'illustrer le pouvoir corrupteur de la soif de richesse - eh bien c'est raté à mes yeux , et la seule pitié qui naquit en moi fut celle envers la presse spécialisée, unanime à saluer une œuvre "magistrale" . Quelle est la part du convenu dans cette adulation, du pédantisme pseudo-intellectuel, du parti-pris de l'originalité-à-tout-prix? La beauté naturelle des paysages ne suffit pas à faire d'Aguirre un monument, ni de Werner Herzog un créateur, ni un génie d'un acteur caractériel...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 décembre 2008
Heu..."Aguirre" est un film assez aberrant. Il ne répond à rien de vraiment préci et certainement pas à ce à quoi je m'attendais. Je pense qu'Herzog avait juste comme scénario "la lente descente vers la folie d'un conquistador" et qu'il s'est dit que pour le reste, il improviserait. Si certains plans sont d'une remarquable beauté et que les décors naturels sont saisissants, le côté surréaliste du film est très déroutant. On ne comprend pas vraiment où Herzog veut en venir avec ces scènes ridicules que la premier amateur venu aurait pu tourner (la poursuite de l'esclave, le village cannibale, le cheval, les flèches...). En fait on aurait mieux compris si le film s'affichait ouvertement comique et était signé des Monty Pythons. Reste que la principale question que je me posais pendant le visionnage concernait le tournage du film, car à mon avis le making-of et les terribles conditions qu'a du affronter l'équipe de tournage doit être bien plus interessant que le film lui-même.
Vutib
Vutib

155 abonnés 701 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 novembre 2011
Mon dieu, quelle colère! Pensant à coup sur passer un moment épique et inoubliable, je me suis planté en beauté. Pourtant le film est acclamé par la critique comme par la presse, élevé au rang de leçon de cinéma et de vie, de métaphore philosophique du mal absolu, critique féroce des expéditions meurtrières et pseudo religieuses des Conquistadores Espagnoles en Amérique latine. Que nenni ! En plus d'être diablement déçu par ce monolithe évidement trop rugueux à mon gout, je me suis étonné à piquer du nez à plusieurs reprises. Interminable supplice, ou presque. Comment ne pas être scandaleusement surpris face à un film au rythme très mal calibré, sans aucune cohérence. A mi chemin entre le documentaire et le film amateur, Aguirre est un ovni ridé, pouilleux et à l'apparence très brute de décoffrage. Malgré toutes les bonnes intentions du réalisateur,Werner Herzog, pourtant très réputé et considéré comme l'un des plus grands représentants du "Nouveau cinéma Allemand", la sauce ne prend pas. Plus crédible que risible, cet enchainement de plan au montage grossier et à l'arrière gout d’œuvre impulsive et incontrôlée,"Aguirre, la colère de Dieu" n'a décidément pas mes faveurs. Incroyablement plat dans sa mise en scène, pitoyablement creux dans son scénario, le film en deviendrait presque embarrassant tellement il s'avère répétitif et léthargique. Ma plume est un tantinet trop meurtrière mais cette fois si mon coup de gueule est parfaitement mérité. Justifiable même. Tout semble relever de la parodie et du parfait amateurisme, ce qui n'est paradoxalement pas le but recherché par Werner Herzog. Les interprétations manquent singulièrement de professionnalisme et d'entrain, on y croit pas une seconde. Les bras m'en tombent face à l’interprétation de Klaus Kinski. Défaillante (tout comme sa démarche de clown penché), horripilante et exagérée, on se rit bien de ce personnage censé être funeste et diabolique. Énigmatique, ça il l'est, mais ses yeux de merlan frit et sa blonde et grasse chevelure ne parviennent pas à rattraper ce manque total de justesse. Ces mauvais acteurs déambulent dans des plans improvisés (Herzog affirme ne pas avoir préparé de script, tournant les scènes presque instinctivement). Peut-être que le désir de réaliser une œuvre à la fois organique, ténébreuse et unique en son genre était de la pure folie face à cet amas de défauts et d'intentions douteuses. Le tournage a été un vrai périple, mortellement dangereux et source d'incroyables tensions. Le film est en fin de compte principalement reconnu à travers ce tournage pour le moins chaotique. Pourtant, à travers cette effroyable mise en scène et ce scénario accablant, Werner Herzog veut insuffler à sa "monstruosité" une dimension ésotérique. Une noble intention qui malheureusement à du mal à se concrétiser. Au-delà d'une ambiance glauque et impalpable assez réussie, les messages du gourou Herzog sont tellement difficiles à décrypter qu'il faudrait avoir descendu dix bonnes pintes de bière afin de les discerner, vaguement. La scène finale comme la place du soleil ou du but ultime de ces colonisateurs (trouver l'Eldorado) occulte des significations fortes (de nombreuses thèses du 7ème art et anylses ont d'ailleur été portées sur ce film). Ne maitrisant clairement pas le sens idéologique du film, je regrette qu'il apparaisse trop dissimulé. Prédomine alors ces images Amazoniennes taciturnes, ses incohérences effarantes (L'art de se nourrir d'une maigre poignée de grains de blé pendant des semaines tout en restant gras comme un pourceau par exemple) gâchant totalement notre motivation. Même les rares passages un peu plus musclés de cette histoire s'avèrent ratés (bonjour la peinture rouge claire en guise de sang). Une fresque honteusement impalpable et terriblement assommante. Peut-être suis-je encore trop conventionnel et ai-je pas assez de poils au menton pour m’immerger et apprécier ce film. Seule cette étrange et nauséeuse sensation de folie demeure. Je vais tenter d'oublier ce cauchemar et laisser Don Lope de Aguirre et Dieu seuls dans cet humide bourbier. 2/20
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2008
Une dénonciation virulente de la folie du colonialisme, de la folie et de la cupidité humaine. Le fait que le film ai été tourné dans des conditions extrêmes en Amazonie ainsi que les relations houleuses entre Werner Herzog et Klaus Kinski ajoutent à la légende. En bref, un film comme seul Werner Herzog sait les faire. L'interprétation de Klaus Kinski est totalement remarquable et l'image finale du film où l'on voit son personnage tombé dans la folie sur un radeau à la dérive envahit de singes est saisissante.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2016
"Tous les jours nous avons peur de la mort, mais jamais nous ne voyons l’adversaire ». Aguirre qui fait sa conquête, c’est l’entrainement de toute une colonie dans un « désert des tartares ». "L’eldorado ce n’est pas seulement l’or, c’est le pouvoir et la gloire » et c’est bien entendu celle de cet homme inquiétant et au coeur d’une aventure de l’illusion. Un film ample et passionné au coeur d’une Amazonie mystérieuse et un film à la musique envoûtante.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2016
Incontestablement, il s'agit d'une oeuvre cinématographique majeure, portée par un K. Kinski tout simplement génial, à la démarche étrange et au regard inquiétant. La mise en place est assez longue mais une fois l'expédition partie, le film verse autant dans le survival que dans le conte. Avec son empereur bouffon, maître d'un royaume pas encore conquis, sur un radeau inondé avec des sujets mourant de faim, décimé par des attaques d'ennemis invisibles et guidé par un chef à la violence aveugle tout autant que son ambition est démesurée. La mise en scènes est assez réussie mais le montage est parfois brouillon, certains éléments font un peu tâche (un humour pas forcément bienvenu) mais on est hypnotisé par l'ambiance et la musique, qui nous guide au bout de ce voyage violent, sans retour, qui s'achève dans une ultime scène absolument magnifique, à la virtuosité indéniable, tout au bout d'un discours aussi triste que risible et à l'ultime plan qui laisse une trace indélébile dans notre cerveau de cinéphile. D'autres critiques sur
Xyrons

770 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2009
Aguirre, la colère de Dieu est une belle performance de Werner Herzog , C’est l’histoire d’un groupe de conquistadors qui rêvent de trouver l’Eldorado, le film traite de la tyrannie et du comportement des hommes dans un univers complètement différent de celui dans lequel ils évoluent habituellement. Belle distribution, magnifiques paysages et belles prouesses techniques pour l’époque. Le scénario est magnifique et le film est volontairement peu dynamique. Il y a également peu de dialogues ce qui peut nous permettre de savourer chaque instant du film, et ça fonctionne plutôt bien. L’atmosphère est sombre et rude ce qui convient parfaitement au thème du film. Au début les conquistadors sont tous des hommes qui rêvent d’une meilleur vie, puis tout au long du film ils s’assombrissent jusqu’à devenir des sortes de monstres, d’animaux. Et cette transformation émotionnelle a été très bien réussi par le réalisateur. C’est un très beau film, 14 / 20.
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