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Yasujirô Rilke
272 abonnés
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1,0
Publiée le 20 mai 2007
"Year of the dragon" se résume en ceci : un film qui fait l'apologie de l'Amérique sur un fond de période post-guerre du Viêtnam, en insultant les chinois à tout va et en explosant quelque têtes par-ci par-là. Si Cimino utilise la violence à bon escient dans "The Deer hunter", elle est souvent gratuite ici. La faute à qui ? Oliver Stone bien sur, scénariste du film. On reconnait bien là la folie sanglante de Stone et ses dialogues vulgairement jouissifs. L'histoire est donc partagée entre des scénes gratuites et d'autre jouissivement plaisante. On a donc l'impression parfois que Cimino essaie de se dépétrer des lacunes du scénar'. Là où le bas blesse le plus c'est dans la pro-américanisme décevant qui cottoie les limite du rascisme. Si faire du personnage principal un anti-chinois dénonce l'affre principal des conséquences de la guerre du Viêtnam, ça n'en fait pas moins un film qui tend malheureusement vers une direction rasciste. Hormis ce fait, le jeu de Mickey Rourke en flic justicier est intéressant sans être fulgurant. "Year of the dragon" est un film mitigé où semble se croiser deux idées du cinéma : Stone et Cimino qui, même s'ils ont des points communs, sont étrangement différents.
Réalisateur peu prolifique, ce film est une de ces plus belles réussites avec "Voyage au bout de l'enfer". Un polar sombre avec tous les codes du genre et surtout le rôle du policier déterminé extrêmement bien interprété par Rourke qui porte le film quasiment à lui tout seul. Un plongeon dans le Chinatown mafieux très réussi avec de belles séquences.
Je ne met pas souvent 5 étoiles mais là je suis obligé tant ce film m'a plu. L'un des rares a retranscrire aussi bien l'ambiance de la mafia chinoise dans les quartiers de Chinatown. Mickey Rourke est absolument remarquable et reste pour moi un acteur qu'on a trop souvent oublié. Ce film m'a donné envie de voir d'autre film de cet acteur. En ce qui concerne Cimino, qui a été conspué à la sortie de ce film par des critiques lui reprochant d'avoir un regard limite raciste sur le peuple chinois, je pense que ces derniers n'ont absolument rien compris au message du film qui réside dans le personnage du journaliste et du vieillard aidant le policier: ils ont envie de témoigné mais son réduit au silence par une minorité. Un superbe film qui m'a franchement marqué.
Un coup de cœur inattendu pour ce film qui transpire l’amour du cinéma et se montre à la hauteur de ses ambitions. Certes, Ariane Koizumi est mauvaise et son personnage peu approfondi. Certes, le scénario a une petite baisse de régime après la première heure et demie. Mais les petits défauts sont emportés par une réalisation brillante, soutenue par un montage d’une fluidité rare et, surtout, des décors magnifiques que la caméra, tout en travelling, a le don de sublimer et qui sont pour beaucoup dans l’impression de foisonnement et de vitalité que dégage le film. A mi-chemin entre le kitsch des années 80 (ce qui lui vaut sans doute d’être autant critiqué) et la noirceur réaliste du Nouvel Hollywood, L’Année du dragon garde selon moi le meilleur de ces deux décennies.
Intéressant, mais parsemé de quelques longueurs et scènes répétitives. Vaut le détour rien que pour (re)découvrir le beau (snif) visage de Mickey ......
« L'année du dragon » est un opus extrêmement violent montrant les ravages malhonnêtes de certains héritages ancestraux emportés et entretenus sur d'autres terres.
Être Américain signifie bien souvent un parachutage économique sur un territoire neuf ou sans idées nouvelles on implante ce que l'on a emporté dans ses bagages.
Suite à sa délocalisation, le Chinois Mathématicien royal sur ses terres se retrouve en miettes au bout du monde suite à la construction d'un chemin de fer dont il ne dispose d'aucune reconnaissance.
Pour survivre et avoir un nom il ne lui reste plus qu'a entretenir un ego revanchard dans une mégapole gangrenée par le meurtre le racket, le trafic et les conflits de générations.
Pendant que le Polonais brutal et maladroit se chauffe au charbon en se baladant dans la vie comme un éléphant dans un magasin de porcelaines, que l'Irlandais pose pour la postérité devant un chemin de fer qu'il n'a pas construit, que l'Italien se retrouve complètement démuni devant une nouvelle manière de faire beaucoup plus expéditive, l'Asiatique d'une main de fer engloutit par la corvée ses congénères dans les bas fonds.
Toute cette faune ayant pour nom « Amérique » lâchée en pleine nature assure le spectacle permanent d'un territoire à feu et à sang dont la violence représente le seul outil de communication.
Un récit âpre et sans douceur sur l'impossibilité d'avoir un esprit créateur sur d'autres contrées.
De retour aux affaires après 5 ans de purgatoire pour son désastre financier de "La porte du paradis"(justifié à mon sens),Michael Cimino livre un bon gros polar.Brassant une multitude de thèmes tragiques,"L'année du dragon"se déguste grâce à une photo magnifique,qui rend les décors flamboyants et la nuit esthétique.Car il fait presque toujours nuit à Chinatown.Noirceur des âmes,quête d'absolu,corruption à tous les étages et guerre des gangs.Où se trouve le bien dans un tel chaos? Sûrement pas du côté de l'Inspecteur Stanley White.Cabossé par des années à guetter l'ennemi invisible au Vietnam,il s'engage dans une véritable croisade contre les triades chinoises,ennemi bien réel cette fois.Combattre ses pulsions destructrices dans un jusqu'aù boutisme effrayant et fascinant.Mickey Rourke,sanguin,jureur et obstiné,traque le Chinois dans son propre quartier.Les meurtres s'empilent,lui continue.Non décidé à céder tout comme son adversaire impitoyable Joey Tail.Emballé de séquences géniales visuellement comme le duel final sur le pont de chemin de fer ou la fusillade du restaurant,ce polar 4 étoiles réhabilite le talent contesté de Cimino.Et ce malgré les critiques sur son discours de l'immigration asiatique.Splendide.
Premier film de Michael Cimino après le désastre financier de La porte du paradis, naufrage qui le fit considérer par la profession comme un cinéaste maudit, L'année du dragon est un polar qui nous plonge au cœur de la mafia chinoise de Chinatown. Porté par un Mickey Rourke à fleur de peau, le long-métrage sombre et violent bénéficie d'une mise en scène remarquable, d'une lumière et de décors superbes, et n'hésite pas à nous plonger dans les affres de l'histoire des États-Unis. Efficace, prenant et profond.
Echec cuisant au box-office, L'Année du Dragona été éreinté de toute part par les critiques américaines lors de sa sortie en salles. Michael Cimino est accusé de racisme comme les accusations portées envers le personnage principal interprété par Mickey Rourke. Comme souvent chez Cimino, l'Année du Dragon évoque une quête existentielle et la remise en cause des certitudes d'un homme hanté par son passé. Par amour pour une belle et jeune journaliste sino-américaine, un flic reprend goût à la vie et parvient à vaincre ses démons intérieurs et ses visions de la Guerre du Vietnam récurentes. Sombre histoire ancrée au cur des bas-fonds de Chinatown, Cimino et Oliver Stone évoquent le pouvoir, la corruption, la drogue, la violence et les contradictions et déterminations de l'etre humain. L'Année du Dragon accuse néanmoins le coup des années 80. Quelques scènes sont néanmoins passables et peu crédibles notamment celles du couple que forme Mickey Rourke (par ailleurs excellent) avec sa femme jusquà la fulgurance de la séquence en forme de rupture totale avec le reste qui voit son assassinat avec une rare cruauté. Les scènes d'action sont spectaculaires et le final sur un pont de chemin de fer enveloppé dun épais brouillard renvoient aux meilleurs polars notamment French Connection. Entre violence et chaos urbain Cimino nous entraîne dans un univers tissé de mensonges et de règlements de compte, une quête aride vers la rédemption.
Un film policier exceptionnel! Une histoire dans les tréfonds de Chinatown porté par un Mickey Rourke encore présentable et qui a un petit air de Bruce Willis! Le long métrage de Chimino frôle la perfection! Son personnage est charismatique, atypique, flic qualifié, détesté, détestable, trop impliqué, au grand cœur! "L'année du dragon" parle aussi de l'immigration, du racisme, du journalisme, de la réinsertion des soldats du Vietnam. Le tout dans une mise en scène efficace, offrant des scènes d'anthologie, appuyée d'une musique délicate représentative des années 80. Un très bon film policier
Le souvenir de ce film relativement culte des années 80 était hélas embelli. La vérité c'est que ce film a drôlement mal vieilli et que ses défauts apparaissent de manière évidente lors d'une simple relecture. Il y a une scène qui, encore aujourd'hui, est assez marquante, c'est celle de l'attaque terroriste dans l'immense restaurant chinois. Une scène assez violente. Hormis cela, L'Année Du Dragon manque cruellement d'efficacité, mais surtout de finesse et de cohérence. Les dialogues sont vraiment nazes (dans un style bien lourdaud assez grotesque) et la plupart des personnages sont improbables. Le plus gros défaut pour moi est le manque de psychologie des personnages, notamment parmi les femmes mais aussi chez les policiers. Mais ce qui me déplaît également beaucoup c'est ce côté pro-américain totalement stupide, du genre "c'est les bridés qu'ont amené le mal chez nous". Euh ouais, bien sûr, faut croire que le public était bien naïf à l'époque. Le gouvernement américain était déjà très calé en matière de corruption, de manipulation, d'assassinat et de sympathie avec l'économie souterraine. Donc, globalement, sur le fond, il y a un réel problème de lucidité et de pertinence. En dehors de ça, Mickey Rourke est probablement celui qui s'en sort le mieux puisqu'il arrive à rendre un rôle détestable presque cool. Sans lui, ce film de Michael Cimino serait proche du navet.
Après la catastrophique affaire de la "Porte du paradis", Cimino revenait avec un film plus conventionnel. Ici, nous sommes en présence d'un polar classique, mais qui bénéficie d'une excellente mise en scène et d'une bonne interprétation d'un Mickey Rourke alors au meilleur de sa forme. Un sursaut dans la carrière de ce cinéaste maudit. A redécouvrir.