Un film que j'ai adoré à l'époque, alors que le monde découvrait en même temps l'acteur Mickey Rourke, qui était alors très séduisant. Voir ce qu'il est devenu est triste. J'ai été troublée par le fait que le méchant de l'histoire était joué parspoiler: un homme très beau et très élégant, alors que c'est une véritable pourriture , alors que le héros estspoiler: un peu mal rasé, pas toujours très élégant moralement, obsédé par de vieilles lubies (la guerre du Vietnam) et n'est pas très gentil avec sa femme . Depuis, j'ai évolué moi-même et j'appréhende mieux les zones d'ombre. L'histoire est palpitante, avec pas mal de violence. Ca se passe dans le quartier chinois de New York. C'est exotique. La belle Ariane Koizumi, qui joue la journaliste de télévision, ne semble pas avoir tourné par la suite, ce qui est bien étrange.
Le réalisateur Michael Cimino signe un polar furieux et violent sur fond de triades au sein du quartier de Chinatown. Mettant en scène un flic obstiné cherchant à faire tomber un ponte de la mafia chinoise campé par un charismatique Mickey Rourke. Maitrisé de bout en bout, le cinéaste alterne moments de tension avec des scènes de fusillades haletante et des moments d’accalmies, développant des ressorts dramatiques apportant une touche d’émotion supplémentaire.
En investissant Chinatown, son folklore, sa population dense et sa pègre, Michael Cimino signe un thriller exotique et violent. Surtout que l'arrivée du flic incorruptible Stanley White menace les activités de mafia chinoise. L'action de "L'année du Dragon" est classique dans le registre du thriller des années 80; elle se fonde sur une démonstration de violence parfois complaisante bien que réaliste. Jusqu'à en devenir banale. J'ai été plus intéressé par le portrait que le réalisateur fait du personnage de Mickey Rourke. Ancien du Vietnam et fils d'immigré polonais, le "flic le plus décoré de New York" est une tête brulée dont la détermination dans la lutte contre les truands asiatiques pourraient avoir des motifs moins nobles que la conscience professionnelle ou la victoire de la loi. Un racisme post-Vietnam n'est peut-être pas étranger à l'acharnement de White -blanc en français, je crois. Peut-on reprocher à Cimino une forme de racisme relativement à ce polonais dont l'intégration réussie s'oppose au traditionalisme fort de la population chinoise ? L'obstination de White -affublé d'une grossièreté assez pénible- introduit une question perceptible tout au long du film : l'assainissement de Chinatown l'autorise-il à sacrifier autant de vies? C'est le supplément d'âme de ce thriller sans surprise.
Ennuyeux. Stanley White (Mickey Rourke) fait figure d'Eliot Ness. Il veut nettoyer China Town à New York envers et contre tous. À la différence de son aîné qui avait un mandat clair, le héros semble ici décider seul, même si sa hiérarchie lui demande de laisser faire. Le jeu avec les médias pour faire tomber Joey Tai (John Lone) est bien vu. Mais sa relation je t'aime moi non plus avec la journaliste Tracy Tzu (Ariane Koizumi), ne tient pas debout. La réalisation est correcte, sans plus. Il y a trop de morts à mon goût. Bref, j'aurais pu m'en passer. Le sujet cependant a son intérêt et aurait pu ouvrir sur la corruption avec la police et les élus, ou encore sur les conditions de vie de ces malheureux Chinois immigrés aux États-Unis, mais Michael Cimino a préféré s'attarder sur l'hémoglobine et la sueur. Dommage.
J'adore l'ambiance de ce film et surtout Chinatown, qu'on a quand même assez peu filmé sans être cliché. Ces restaurants sont tellement chaleureux et colorés, ça donne un ton tout à fait particulier au film. 1985 oblige, beaucoup de choses sont problématiques (même pour l'époque franchement !) à commencer par Rourke qui joue toujours ce même rôle de mec bourru et franchement violent (non, une agression sur une femme n'est pas romantique.). Il y a aussi beaucoup de longueurs avec des scènes pas franchement utiles (genre l'héroine qui se dénude dès que le scénar le demande bon... alors certes on est en 85 mais ça allonge le film pour rien, la partie voyage avec Joey est d'une longueur aussi...) et qui nous sortent complètement du film ! On a finalement l'impression d'assister à plusieurs genres au sein d'un même film. Une spécificité de Camino qui ne lui a jamais tellement réussi...
5 ans. Cela faisait 5 ans que Cimino avait été fichu au placard après l'échec hors-normes de sa "Porte du Paradis". Et v'là t-y pas que le Dino, sans doute contre l'avis de tous, venait le chercher pour mettre en boîte cette 'Année du Dragon". Les mecs, ça c'était du cinéma. Il y a bien quelques longueurs qui parasitent le film, mais c'est pas bien grave. C'est de l'ultra efficace pur laine. Il n'y a pas énormément de scènes d'action (on peut véritablement en dénombrer 4 ou 5), mais elles te sont mises en boîte (surtout la dernière) d'une manière bien propre et bien nerveuse. Ajoutez à cela une solide interprétation solide comme un roc avec à sa tête un Mickey Rourke bien furax, quasi possédé et remonté comme un coucou suisse et vous avez la recette parfaite pour avoir un film dont ne se lasse pas.
spoiler: Il est toujours étonnant de voir la préoccupation récurrente de Michael Cimino concernant les communautés qui ont immigré aux USA. Ici il s'agit des Chinois à New York, et des Polonais (Mickey évoquant sa communauté en permanence). Le policier, Mickey Rourke, en tant que policier est chargé de contrer la mafia chinoise, qui gangrène la police, et la ville. Il utilise des méthodes expéditives afin de pousser les nouvelles générations de cette mafia au crime.
Autre élément, son personnage principal n'est pas un héros. Il est égoïste, il trompe sa femme, il n'a aucune considération pour les autres. Il est au total antipathique et ne suscite aucune empathie.
Le temps accentue le côté artificiel du film. Nous ne savons pas s'il est documenté ou inspiré de faits réels. La forme est brillante, voire impressionnante avec des moments de bravoure au niveau de la mise en scène, mais nous ne sortons pas de l'impression permanente que nous sommes face à des abstractions. C'est sa forme qui impressionne, en particulier la mise en, scène qui sauve le film.
« Year of the Dragon » est un film qui, malgré ses controverses autour des accusations de racisme, m'a impressionné grâce à son réalisme et sa représentation nuancée de Chinatown. Ce film de Michael Cimino, loin de se limiter à une peinture superficielle, explore avec profondeur les ombres de ce quartier, dépeignant les gangs et la mafia avec une précision remarquable. Michael Cimino, dans ce qui est pour moi l'une de ses meilleures réalisations, dévoile un côté méconnu de la communauté sino-américaine, souvent stéréotypée à l'extrême dans d'autres productions hollywoodiennes (nous sommes dans les années 80). Ce film démontre que la complexité des individus dépasse souvent les clichés faciles, offrant un portrait brut mais captivant de la lutte contre le crime organisé. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
D'origine polonaise, Stanley White (interprété par Mickey Rourke) est un policier new-yorkais et un vétéran de la guerre du Vietnam. En enquêtant sur une série d'assassinats commis à Chinatown, il se heurte très vite à Joey Tai (John Lone), jeune et ambitieux homme d'affaires cherchant à prendre la tête de la mafia chinoise. Sorti en 1985 et réalisé par Michael Cimino, "L'Année du dragon" a été un flop commercial mais a depuis acquis le statut de film culte. Et à juste titre, car ce polar violent et lyrique, d'une efficacité redoutable, reste un des sommets du genre. Sa force repose en grande partie sur la performance stupéfiante de Mickey Rourke et le couple passionnel qu'il forme sur écran avec la belle Ariane Koizumi. John Lone est également excellent. En lutte contre sa propre hiérarchie et jusqu'au-boutiste, presque suicidaire, Stanley White est un personnage un peu borderline _ à l'image de ce polar sans concession et ayant subi les foudres de la critique étasunienne. Même Ariane Koizumi a été éreintée par la presse, alors que son interprétation est juste et crédible. Au-delà de l'intrigue policière, le thème de "L'Année du Dragon" est la violence intra et intercommunautaire. Il s'agit d'un de ces films brillants et politiquement incorrects qui ne pourraient plus exister aujourd'hui. Le politiquement correct étouffe la liberté artistique, de même qu'il broie les individus.
Bof bof, film quil a beaucoup vieilli (musique, réalisation, jeu des caterus très 80's). Beaucoup moins intéressant que "Voyage au bout de l'enfer" (même style). Intéressant pour voir le jeune et excellent Mickey Rourke.
Un film de mafia très classieux, stylisé par de longs plans-séquences et la qualité de ses décors. Mickey Rourke, charismatique, y interprète un flic se retrouvant seul contre tous pour lutter contre l’influence des trafiquants au cœur de Chinatown.
Le début du film entre dans le vif du sujet en mêlant en quelques minutes tous les paramètres du film : des funérailles emblématiques, un meurtre, une journaliste pleine d'abnégation, une police aveugle, un jeune caïd aux dents longues aux côtés des vieux sages des Triades et surtout l'arrivée impromptue d'un nouveau chef de la police de Chinatown. 10mn d'effervescence et de tensions et de violences autant physiques que psychologiques qui se démarquent des autres films policiers contemporains par sa noirceur et son pessimisme. Personne n'est tout blanc ou tout noir dans cette histoire. La mise en scène de Cimino suit ainsi l'évolution de son personnage. Un flic sous tension qui se retrouve dans un Chinatown sous ébullition, un mélange forcément dangereux, une caméra nerveuse qui semble vouloir être partout dans la foule. Puis le flic devient comme un chien fou et cette fois la caméra s'attarde moins sur la foule que sur l'objectif du policier. Le face à face Rourke-Lone est solide avec en prime un duel culte façon western urbain. Malgré encore un succès mitigé le film reste un nouveau chef d'oeuvre à voir et à conseiller. Site : Selenie.fr
J'étais assez curieux de regarder ce polar de Michael Cimino avec Mickey Rourke. Il annonçait quelque chose de sombre, de rugueux et qui prendrait aux tripes.
Je n'ai finalement pas ressenti de telles choses. La faute à une histoire qui ne mène nul part. Le scénario suit le personnage principal dans Chinatown mais ne crée pas de véritable enjeu ni d'intrigues bien définies.
En réalité, je pense que l'équipe du film a cherché à créer une atmosphère plus qu'à conter une histoire.
Malgré tout, il n'est pas inintéressant de regarder "L'année du Dragon" parce que suivre ce policier dans Chinatown c'est avoir quelque chose d'un peu original à se mettre sous la dent.
C'est en effet un milieu étonnamment peu exploité par le cinéma, en particulier dans les films de gangsters qui se concentrent davantage sur la mafia italo-américaine ou irlandaise.
Les triades sont pourtant riches de symboles, de marqueurs visuels forts et ont des façons d'aborder leur "business" qui change radicalement des autres mafias. En d'autres termes, s'attarder sur les criminels de Chinatown, c'est renouveler un peu le genre.
Au surplus, le rythme est maîtrisé donc si vous aviez le pressentiment d'avoir à faire à un film plus documentaire que polar, ce n'est pas le cas.
Dommage que les personnages soient relativement mal écrits et généralement très mal interprétés, en particulier la journaliste qui est très mal servie en répliques. Elle enchaîne les lieux communs ou les niaiseries et l'actrice ne semble pas y croire davantage que nous.
Seul Mickey Rourke tire son épingle du jeu. Il est impeccable dans ce rôle de policier tête à claques.