L'Oiseau au plumage de cristal
Note moyenne
3,8
530 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

76 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
34 critiques
3
25 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Show Main Prod
Show Main Prod

17 abonnés 312 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 septembre 2024
Réalisation médiocre, acteurs qui surjouent de façon grotesque, scénario à la limite du ridicule et l'une des pires partitions de Morricone... Sans doute l'un des plus mauvais films de Dario Argento qui a fort heureusement proposé de biens meilleures choses dans sa carrière.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2017
Premier film de Dario Argento, ce giallo livre déjà quelques caractéristiques du futur cinéma d'Argento. Alors certes dans des proportions parfois moindres au niveau de l'éclat des couleurs, de la musique lancinante et inquiétante omniprésente, mais tout de même, tout est là.

Et donc ça se suit sans déplaisir, on a une histoire de tueur en série qui tue des jeunes femmes et d'un américain qui est témoin d'une tentative de meurtre. On le suit donc entrain d'enquêter plutôt que de laisser la police faire son travail.

Alors malheureusement une grande partie de l'enquête est cousue de fil blanc, même si je dois dire que la toute fin reste assez surprenante, mais arrive un peu de nulle part étant donné que ce qui sert à nous révéler le pot aux roses Argento ne nous l'avait pas montré. Mais je suis bon joueur. Le film est moins angoissant que d'autres que j'ai pu voir de lui, peut-être car la musique y est moins forte, que l'atmosphère est moins oppressante, mais en pur film "policier" ça se tient assez pour tenir en haleine son spectateur pendant 1h30 sans qu'il ne décroche.

Mais ce qui est fascinant c'est la mise en scène, on a un plan sur la fin où soudain la caméra s'élève dans les airs pour filmer le personnage en plongée, pui la ville et on a cette dérangeante impression, non seulement qu'on est observé, mais d'être une fourmi dans bocal et que quelque chose de plus grand nous dépasse et joue avec nous.

Je crois cependant que ce que je préfère reste les meurtres et le soin méthodique qu'y accorde Argento. La lumière qui s'éteint, le personnage qui est dans le noir, le personnage qui se doute que quelque chose ne va pas, et puis il est bien vite trop tard. Et même lorsqu'il n'y a pas cette gradation morbide pour jouer avec la victime, comme lors du premier "meurtre" qui ouvre presque le film dont le héros est témoin, Argento joue avec le macabre, cette main tendue vers la caméra rappelle celle du personnage assassinée dans le film en 3D le crime était presque parfait. Et on la voit, cette victime, impuissant, se tortiller, gigoter de douleur, alors que le héros est comme nous spectateur séparé du crime par une vitre qui empêche de la sauver.

Il y a une dimension ludique à tout ça qui est réjouissante et qui fait un bon film, même si comme dit ça n'est pas son meilleur film car ce qui peut est prévu est très prévisible et ce qui ne l'est pas, tombe réellement du ciel. Il reste que ça annonce déjà un peu Profondo Rosso, avec un personnage qui croit voir quelque chose qu'il ne voit pas réellement, ou qu'il voit mal...
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2023
Un pur Giallo signé Dario Argento maître du genre avec tous les éléments nécessaires: des exécutions sanglantes, un meurtrier mystérieux, une ambiance un peu flottante à la limite du surnaturel. Ça n est clairement pas mon film préféré du réalisateur italien. J ai trouvé la mise en scène plus sage et moins inspirée que dans ses meilleurs films, que le suspens ne prenait pas vraiment et que la révélation finale tombait un peu à plat. Dommage car pour le coup la distribution est plutôt bonne ce qui n est pas toujours le cas dans son cinéma. Le maître a fait beaucoup mieux mais cet oiseau au plumage de cristal peut être une bonne porte d entrée dans le genre.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2020
Premier long-métrage de la carrière de la référence du giallo, Dario Argento, L'Oiseau au plumage de cristal n'est pas sans faire penser à une version test d'un de ses prochains films, l'excellent et palpitant Ténèbres. Le personnage principal, lui aussi romancier, assistera à un crime sans pouvoir rien y faire (là où le tueur de Ténèbres s'inspirera des romans du héros pour assassiner ses victimes) : bloqué entre deux portes fenêtres, il n'aura d'autres choix que celui de regarder, impuissant, la femme implorer son aide dans le sang, la souffrance et le cadre épuré des musées d'art contemporain.

La scène, précise, préfigure déjà les futures tics du réalisateur : son montage, témoin d'un voyeurisme sans bornes (qui trouve paradoxalement ses limites dans la suggestion particulière d'Argento; il unira dès ici, avec une habileté unique, la mort au hors-champ), repasse les scènes de meurtre en boucle : au début, au milieu, à la fin. A la manière d'un Hitchcock sadique qui déciderait de faire ressurgir, par fragments éclatés, le meurtre de Janet Leigh sous la douche. Vision d'horreur, n'est-ce pas?

En faisant cela, Argento prouve déjà, en 1970, que l'effroi du spectateur est moins conditionné par l'ultraviolence et le sanguinolent que par la maîtrise juste et malicieuse des codes du septième art (et du film de genre en particulier) : que valent les démons invisibles, les monstres assoiffés de sang numérique face au visage effrayé d'un Tony Musante se remémorant par bribes survenues sans prévenir l'abominable détresse rampante à ses pieds, implorante sans qu'il ne puisse rien faire d'autre qu'attendre que passe un badaud, et prévenir la police à la providence des promeneurs nocturnes?

Il l'avait compris dès son premier film : l'un des pires sentiments pour l'homme, et qu'il faut reproduire dans le cinéma horrifique pour susciter chez lui le malaise propre à l'injustice, est celui de l'impuissance. C'est sur cette même impuissance qu'il décide de scotcher sa caméra, avec l'unique ordre de ne jamais la lâcher de (prise de) vue (élément narratif qu'il poussera à son paroxysme avec le meurtre de l'adolescente dans Ténèbres). Impuissance qu'il cite et recite par l'emploi des flashbacks de la nuit de l'agression; au maître de déposer les indices essentiels à la résolution de l'enquête, indices qu'on ratera à coups sûrs.

Pour contrer l'impuissance, il lui reste la raison du crime : trouver un mobile aux meurtres rendra les sueurs froides plus acceptables. On pourrait même se prendre au jeu, et commencer à deviner qui en est l'auteur. Ce serait le sous-estimer : malicieux, Argento multiplie les fausses pistes avec une maîtrise surprenante, conduisant le spectateur vers une finalité qu'il a du mal à saisir; cela jusqu'au dénouement final surprenant mais manquant de punch, et bâclé par un deus ex machina honteux sorti d'une manche de magicien.


En omettant la fin, qu'on pourrait ranger du côté des fautes dues à son statut de cinéaste débutant, L'Oiseau au plumage de cristal présente déjà, outre son esthétique, son sens si particulier de la photographie : classieuse, classique aussi, elle est faite de lumières discrètes et d'ombres profondes, ses jeux de clair obscur se raccommodant avec brio sur des tons d'un terne éclatant. C'est la nuit qu'elle brille le mieux, Argento étant doué pour mettre en image les villes italiennes en pleine activité nocturne.

Tellement qu'il s'amuse avec les codes du genre : là où le crime se devait d'être discret, dissimulé dans la pénombre, il l'affiche au grand jour en grands intérieurs illuminés, ou dans le reflet lumineux et bleuté d'un miroir de salle de bain. En s'immisçant aux yeux de tous dans la vie de ses victimes, il décuple le sentiment d'impuissance abordé plus haut : le spectateur, condamné à voir sans pouvoir agir, se reconnaît dans la frustration des personnages et ne peut que se pencher, comme eux, sur les indices laissés par les nouveaux crimes qu'il n'a pas pu empêcher.

Argento, dans tout cela, construit son style en vue de son prochain thriller, Le Chat à neuf queues, qui servira plus à confirmer sa patte qu'à le faire s'envoler librement.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2024
Excellent giallo signé Dario Argento et qui plus est son tout premier film, incroyable, quand on voit la minutie, la mise en scène et la sublime BO pour couronner le tout. Ambiance très oppressante de bout en bout pour ce thriller/film d'épouvante, trop surjoué certes, mais divertissant.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2022
Un thriller horrifique glaçant et intrigant que nous offre le cinéaste Dario Argento en 1968 !!
Le seul film que j'avais vu du réalisateur Italien était "Phénoména" qui date de 1984 avec Jennifer Connelly que j'avais vu dans mon enfance qui m'avait traumatisé à l'époque. "L'oiseau au plumage de cristal" a plus une allure d'un polar, mème si à certains moments on tremble, mais on est captivé par l'enquète du tueur en série que mène un homme ordinaire qui aide la police après une agression du tueur qu'il a vu en reflet sur une dame. Ce sérial killer tue des femmes, on se pose des questions sur son identité de malade mental dérangé et on est dans les années 60 avec le tueur du "Zodiac" aux Etats-Unis, le monde qui change et Dario Argento nous livre sa vision ayant une métaphore artistique qui va faire son cinéma. La mise en scène nous met dans l'ambiance avec une magnifique lumière et la musique d'Ennio Morricone qui titille du suspense au long métrage. Les acteurs Italiens sont excellents, surtout l'acteur principal et une surprise vous attend au dénouement final. Du bon cinéma.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2023
Premier film signé Dario Argento, et déjà du tout bon ! Il faut avouer que le bonhomme n'était pas vraiment un inconnu dans le milieu du cinéma. Né de deux parents artistes, expérience de critique, et co-scénariste sur le monument "C'era une volta il West" : il démarre sa carrière de réalisateur avec un bon pédigrée.
Il offre ici une mise en scène très maîtrisée, qui posera les bases de son univers, et confortera celui du giallo en général. Il reprend quelques éléments des films de Mario Bava (par exemple, la figure du tueur en imperméable, également vu dans "Sei donne per l'assassino"). Mais Dario Argento développe surtout son propre style.
De nombreux jeux d'ombres, dans les ruelles de Rome ou les logements mal éclairés. Une colorimétrie qui frise par moment le cauchemardesque. Un montage riche, appuyé par des décors oppressants et une réalisation aussi baroque qu'inventive. Dont des tueries violentes pour l'époque, où se mêlent lames éclatantes et, occasionnellement, vues à la première personne.
Et si l'intrigue policière apparait un peu lente au vu des standards actuels, plusieurs scènes bien tendues à souhait fonctionnent sans mal. La BO anxiogène d'Ennio Morricone aidant. Ou le protagoniste attachant, un auteur en mal d'inspiration happé malgré lui dans une histoire de meurtres. Incarné par un convaincant Tony Musante (qui a un faux air d'Eric Bana, version années 2000 !).
D'autant que le film propose quelques audaces scénaristique. Jouant sur la notion de perception déformée ou incomplète des événements par les sens humains (une thématique qui reviendra dans plusieurs film d'Argento), ou celle de voyeurisme.
"L'uccello dalle piume di cristallo" sera surpassé par d'autres oeuvres de Dario Argento (notamment "Profondo Rosso"), mais il demeure pour moi supérieur aux deux autres films de la trilogie animalière... et à l'immense majorité des giallo...
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Film qui inaugure le giallo italien dont Argento sera unanimement reconnu comme étant le maître du genre. Un jeune écrivain américain assiste un soir à une tentative d’assassinat en passant devant une galerie de peinture. L’assassin s’enfuit. Retenu dans une Italie indéterminée (Argento situe rarement ses films avec précision géographiquement) comme témoin, il fera l’objet avec sa fiancée de diverses tentatives d’assassinats. Il mène donc son enquête.
Film astucieux où Argento sait créer une ambiance glacée et quelque peu irréelle à la limite du fantastique, genre qu’il abordera peu d’années après. La musique joue un grand rôle notamment la comptine chantée par des voies murmurées qui donne cette sensation d’irréalité citée plus haut, faisant penser que tout ceci n’est qu’un rêve ou plutôt un cauchemar. Les meurtres sont nombreux et il s’agit en réalité d’une « serial killeuse », fait plutôt rare à l'époque pour être souligné. Argento choisit de « styliser » à l’extrême les scènes de meurtres, en faisant avec le temps la marque de fabrique du genre. spoiler: L’intrigue sera démêlée grâce au cri d’un oiseau, pensionnaire d’un zoo, entendu dans une cassette enregistrée qui permettra de localiser les meurtriers, d’où le titre du film
. Argento a retenu quelques leçons d’Hitchcock mais on est encore loin du maître et de ses meilleures productions.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2014
Je découvre ce film aujourd'hui et je dois dire que je me suis fait baladé par cette histoire de tueur aux gants noirs. Dario Argento a écrit un scénario machiavélique, multipliant les fausses pistes, les meurtres, les indices et les coupables possibles avec une très grande maîtrise. Comme souvent, la réponse à l'énigme se trouve dans les premières scènes... Une excellente surprise, servie par d'excellents plans, cadrages et décors, mais surtout par une musique "orgasmique" d'Ennio Morricone.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Dans les placards italiens.
On l’oublie souvent mais le cinéma italien a été un vivier du cinéma bis et un vrai laboratoire. Avec peu de moyens et pas mal d’ingéniosité, il a su créer un univers propre entre réalisme et onirisme. Souvent, je parle de mon amour pour le cinéma de de Palma en oubliant qu’il partage avec Argento et d’autres (Lenzi peut-être aussi) un héritage commun. L’Oiseau au Plumage de Cristal est le premier long métrage d’Argento. On y trouve toutes les qualités du giallo, genre purement italien très influencé par le cinéma anglo-américain. L’histoire est celle d’un type qui est témoin d’une tentative de meurtre. Pas tout à fait de plein gré, il va se retrouver à mener l’enquête et donc à se mettre en danger. Un pitch simple donc, classique même. Mais l’intérêt est avant tout sur le terrain visuel. Entre la première scène de violence qui questionne le regard du spectateur et joue sur sa perception en manipulant le son et toutes les références au jeux de regards, on nous place chez Hitchcock et chez Michael Powell (critique du Voyeur à venir). La photo en clair-obscur, la construction des plans, le jeu sur les formes de l’archi, le contraste des décors … c’est un ravissement de tous les instants et on pardonnera alors une interprétation un peu faiblarde. Contrairement aux usages, Argento ne va pas vouloir trop en faire dans ce premier film et il ne paraît pas surchargé d’intentions. Des pistes de travail, il y en a mais elles seront développées dans les films suivants jusqu’à l’épure. En bref, un très bon thriller au rythme surprenant qui mérite que l’on n’attache pas trop d’importance aux premières images.
necrid
necrid

29 abonnés 1 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2013
Un giallo sous forme d'enquête d'un américain qui tente de retrouver le meurtrier des jeunes femmes dans une ville en Italie. Le film est excellent dans son déroulement et les quelques scènes de meurtres sont très bien orchestrés. Le déroulement final est étonnant et peut surprendre. Un bon film policier en somme.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2014
Première réalisation de Dario Argento, "L'oiseau au plumage de cristal" reprend les caractéristiques du giallo initié par Mario Bava et annonce déjà les nombreuses récurrences de l'univers de son réalisateur. Ici, on suit un écrivain américain qui assiste à une tentative de meurtre et qui mène une enquête pour retrouver le tueur qui continue de sévir dans la ville. Déjà, on trouve le sens de l'esthétisme d'Argento avec sa mise en scène truffée de bonnes idées, la présence de l'art dans le film et ses meurtres en gros plan. Le tout souligné par une partition d'Ennio Morricone, le film, sans être encore les chefs-d’œuvre qui viendront plus tard est une réussite certaine.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2020
Ce premier film réalisé par Dario Argento et sorti en 1970 est vraiment très bon ! C'est une nouvelle fois une très bonne surprise donc, alors que je n'en attendais rien de particulier, même si je commence à réellement apprécier de plus en plus le réalisateur. C'est donc l'histoire ici d'un écrivain qui assiste un soir à une tentative de meurtre dans une galerie d'art. Il va ensuite aider la police à trouver le coupable. Le film est adapté du roman "Le Ballet du désir" de Frederic Brown mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrai pas dire si le film en est fidèle ou non. Enfin bref, on retrouve ici les principaux thèmes de prédilection du réalisateur, notamment lorsqu'il sera dans sa période très marquée giallo. Par ailleurs, même si ce film rentre dans les cases du giallo, je le vois plus personnellement comme un "simple" film policier que comme un véritable giallo, genre que le réalisateur ne cessera de perfectionner au fil des années (enfin, n'oublions pas non plus que Mario Bava est passé par là bien avant, notamment avec l'excellent "6 femmes pour l'assassin"). Bref, si l'enquête se révèle être au début plutôt lambda, elle devient en réalité de plus en plus passionnante même si elle est quelque part un peu prévisible pour les spectateurs connaissant les codes et ficèles qu'utilisent bien souvent le réalisateur. Le twist ne m'a en effet personnellement pas surpris, même si je reconnais qu'il est très bon, car je m'attendais à ce qu'Argento nous sorte un truc comme ça. Par ailleurs, même dans son premier film, le réalisateur affiche d'ores et déjà son goût de mettre en avant certaines minorités, notamment les homosexuels, et également un certain côté féministe, notions que le réalisateur ne cessera d'utiliser tout au long de sa carrière. En dehors de ça, la mise en scène est excellente, on repère aussi dès son premier film certaines manies qui deviendrons presque sa marque de fabrique, comme filmer les armes et beaucoup d'objets que manipulent le tueur en très gros plan. La scène dans la galerie d'art est quant à elle très belle, Argento utilise à merveille ce décor, et on y retrouve par ailleurs son goût prononcé pour l'art et le fait de vouloir en caser dans pratiquement tous ses films, presque par soucis de légitimité. Ainsi, on remarquera ici que le "meurtre" le plus emblématique a lieu dans une galerie d'arts, que l'intrigue tourne autour d'une peinture et enfin que le héros est écrivain. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Tony Musante et Suzy Kendall qui jouent très bien. "L'Oiseau au plumage de cristal" est donc dans l'ensemble un très bon film !
DarkParadise
DarkParadise

153 abonnés 1 032 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2011
J'adore! "L'oiseau au plumage de cristal" est un thriller vraiment captivant. Première réalisation du grand Dario Argento (réalisateur que j'apprécie énormément), c'est avec ce film que celui-ci fonde les bases du genre "Giallo". C'est tellement agréable à regarder, à suivre l'intrigue et ce suspens omniprésent. C'est un film peu sanglant, mais si intelligent! Les acteurs, bien qu'il ne soit pas des plus convaicants, s'en sortent néanmoins avec les honneurs. Le scénario est intelligent, riche en rebondissement et un très bon mystère. Et bien entendu, il ne faut pas négliger la très belle musique du grand Ennio Morricone en guise de bande originale! Bref, pour tous les fans du genre, et surtout pour les fans des giallo, ce film est inévitable.
julcine
julcine

30 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2010
Voici le premier chef d'oeuvre de celui qui deviendra par la suite le maître du giallo, le grand Dario Argento... On retrouve l'esprit du cinéma italien des 70's dans la pure tradition. Tueur ganté, meurtres à l'arme blanche, scène d'ouverture, faux coupable qui mène l'enquête pour se déculpabiliser, et surprenante scène finale... Tout est réuni ici pour du très bon spectacle!
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse