L'Enfer
Note moyenne
3,5
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88 critiques spectateurs

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Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2011
Claude Chabrol reprend l'œuvre inachevée de Clouzot : l'enfer. Il s'agit d'un film bouleversant où la folie a rarement été aussi captée par une caméra. En effet, il s'agit de l'histoire d'un couple qui a tout pour être heureux, mais le mari va sombrer dans une jalousie dont il ne saura se défaire. La beauté du film doit sans nul doute au talent de réalisateur de Chabrol mais surtout au duo Béart/Cluzet incroyablement magnifique, chacun dans son registre. On peut néanmoins regretter une petite incohérence scénaristique (le docteur qui ne le fait pas interner !!!) mais la fin est tout de même très prenante.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2009
Certainement l'un des meilleurs films de Claude Chabrol. Une fois n'est pas coutume, la gloutonnerie cinématographique du réalisateur ne nuit pas au scénario. La raison sans doute du script original signé Henri-Georges Clouzot. Chabrol, visiblement inspiré par cette histoire de jalousie qui vire à la folie, livre un film puissant, dérangeant, terrifiant. Du très grand cinéma porté par une Emmanuelle Béart sublimée.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2020
L’Enfer est une œuvre hybride, à la fois conforme aux thématiques abordées par le cinéma de Claude Chabrol et extérieure au geste artistique de ce dernier, tant l’ensemble se compose d’une suite de plans mis en scène avec brio, mais à la fulgurance trop évidente. Il s’agit, nous le comprenons rapidement, d’un hommage rendu non seulement au dernier film (inachevé) de Clouzot, mais également au style de ce dernier : l’image apparaît travaillée, très travaillée ; on ne compte pas les demi-bonnettes, les plans décentrés, le travail de l’obscurité pour isoler un visage, immortaliser une expression. Le geste de Chabrol mime fort bien celui de Clouzot. Le souci, c’est que le crescendo dramatique – pour ne pas dire horrifique – apparaît souvent forcé, voire grossier, puisque l’importance qu’accorde le cinéaste à la peinture d’un milieu social coïncide mal avec les exigences du thriller paranoïaque. Au début tout va bien : la première demi-heure est remarquable, annonce le meilleur. Et puis les comportements viennent à changer, le mari tombe dans une jalousie maladive mais aux étapes caricaturées. Les deux acteurs principaux, parfaits dans leur rôle respectif, souffrent de cette précipitation générale et peinent à construire des personnages crédibles. Tout cela manque de temps, et le style alerte du cinéma de Clouzot ne correspond pas au style souvent plus posé de Chabrol. Une œuvre hybride, vraiment, passionnante aussi et qui tire de son imperfection congénitale une bizarrerie et une puissance esthétique imposantes.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2011
Claude Chabrol signe ici un film sur la jalousie maladive, interprété avec brio par François Cluzet et Emmanuelle Béart. Nous voyons bien là tout le processus d'auto-destruction dans lequel s'enfonce le personnage de Paul, allant jusqu'à la folie. Chabrol analyse au plus profond de la psychologie du jaloux, en nous faisant entrer dans son imagination, mettant en scène sa femme de manière compromettante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 février 2007
J'ai presque eu envie d'enlever une étoile à cause de François Cluzet, mais finalement je me suis ravisé. Disons que je mets 3,90 étoiles.
Un film passionant qui nous plonge dans les méandres de la jalousie et de la folie. Une fin que je trouve extremmement intelligente. La résoudre aurait fait chuter la tension qu'il y avait; ne pas la résoudre était justement un moyen pour finir en beauté par une belle clausule (=suspension).
Emmanuelle Béart est sublime, une beauté rarement inégalée, tant physiquement que par son jeu d'actrice. Bravo Me Chabrol!
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2011
Chabrol nous immerge dans l'esprit du personnage principal, victime d'une folie incontrôlable. Par certains aspects, le traitement peut paraitre superficiel, mais le cinéaste atteint son but.
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2015
La jalousie maladive est bien décrite le film va crescendo mais la fin déçoit car on ne sait pas exactement qu'elle est la fin. Il faut deviner soit mort, folie, enferment, continuité...?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 novembre 2012
J'ai revu ce film de chabrol (dont pourtant je ne suis vraiment pas une fan) que j'ai trouvé bien ficelé... La fin est extrêmement décevante, (je trouve que chabrol fait tjr un cinéma "paresseux" ...) mais bon...
Pirgos82
Pirgos82

3 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2020
Reprenant un projet avorté de Clouzot que l'on peut découvrir dans l'excellent documentaire "l'enfer d'henri-georges Clouzot" de Serge Bromberg, Chabrol abandonne l'aspect expérimental et expressioniste qui caractérisait le projet initial pour nous présenter une histoire de jalousie maladive,dont la dimension pathologique ne fait que s'aggraver au cours du film ,à un point tel que spoiler:
le metteur en scene refusera d'ailleurs d'attribuer une fin à son oeuvre. En effet,estimant que le destin de cette relation de couple est mue par une fatalité inexorable ,il préférera reléguer les détails de l'évolution de l'intrigue au second plan... Ce parti pris n'est pas gênant,ce qui l'est davantage c'est la platitude de la mise en scène,très classique malgré les nombreuses scènes de fantasme de Paul,l'aubergiste,interprété par François Cluzet(qui surjoue un peu dans ce film).Il semblerait que Chabrol,dont le talent est incontestable dans la description des moeurs bourgeoises et qui a réalisé des intrigues policières ou d'inspiration plus psychologique de très bonne facture ,n'ait pas su restituer toute la folie inhérente au personnage,malgré le comportement paranoiaque et tyrannique de Paul.
Au début,on comprend un peu celui-ci,car sa femme,jouée par Emmanuelle Beart,outre ses attraits féminins très prononcés,a une attitude un peu ambigüe avec son entourage,c'est un peu le prototype de la femme-enfant,aguicheuse et "innocente" mais propre à émoustiller le mâle lambda... Après,bien évidemment on ne le suit plus et il nous apparait comme un pauvre type,enfermé dans son délire...peut-être ce détachement du spectateur joue aussi dans l'intérêt minime que l'on ressent pour l'histoire,alors qu'une mise en scène plus ambiguë,nous faisant réellement douter de la fidélité de l' épouse éplorée,aurait davantage captivé.
@fredlvdf
@fredlvdf

21 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2012
Je voulais mètre 4 étoiles mais la fin la quand même déçu, dommage car on est pris dans le film de bout en bout ! Donc pour la fin que 3 étoiles ! Ce qui est déjà pas mal
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2017
"L'enfer" (1994) Arte le 27.02.2017

Paix respectueuse à vos cendres, mais Chabrol, je vous hais ! Trop paresseux pour nous faire une fin qu'il faut s'inventer ? Le self- "end cinéma" est-il né ? Non, il existe déjà au futuroscope de Poitiers sous une autre forme, plus pratique. Claude est aussi adepte du piston pour lutter contre le chômage et engager aveuglément sa smala familiale dans ses films ! C'est ainsi que ce n'est pas la première fois que Matthieu Chabrol nous plombe l'ambiance d'une histoire en confondant concert de casseroles avec accompagnement sonore ou musical. N'est pas Morricone qui veut. Mais il y a aussi Aurore, Julien... Ca devient la famille Duraton.
Sinon, la jalousie maladive est un thème souvent exploité au cinéma mais Claude Chabrol magnifie ici la longue descente aux enfers du bourreau et de sa victime. Ces rôles sont superbement joués par Emmanuelle Béart, et Cluzet qui nous fait un grand rôle ! Pas comme son coiffeur qui a massacré sa coiffure au taille-haie. Dommage, que cette aventure, un peu longue à démarrer, finisse en "queue de boudin " Peut-être la raison du bide avec 43 000 spectateurs en salles ! Ils ont eu peur de l'enfer ?
willycopresto
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 août 2012
Vraiment un excellent film que j'ai redecouvert.Le scenario accroche tres vite le spectateur et la prestation vraiment hallucinante de francois cluzet en homme sombrant dans la folie la plus totale a cause de sa jalousie vaut vraiment le detour.Emmanuelle beart est elle aussi excellente.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2009
la fin justifie les moyens.ce film tourné a 20km de
chez moi m'a un peu retourné,c'est vrai qu'on ne sort
pas indemne de se film,tant chabrol sait faire monté
la tension.bien vu
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 février 2009
Sans nul doute, le meilleur Chabrol, le plus abouti, le plus sordide et lubrique - une noirceur sans pareil pour un enfer très sartrien. A voir, également pour la performance des acteurs, le duo principal en tête !
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 octobre 2021
En tant que l'un des initiateurs de la Nouvelle Vague Claude Chabrol mérite notre plus grand respect. Mais dans L'Enfer il n'est pas à la hauteur de ses propres normes élevées. Cela pourrait aussi n'être que mon opinion car je n'ai pas apprécié de voir la spirale descendante que traversent les personnages de ce film. Chabrol nous laisse assembler les pièces de cette histoire comme il nous l'a laissé faire dans ses autres films alors que nous voyons les pièces littérales d'un puzzle reflétant les indices du crime. Si vous aimez Emmanuel Beart comme nous le faisons tous vous la trouverez elle et ses collègues acteurs en bonne forme. Mais tous ça c'est de la normalité bourgeoise et jusqu’à l'enfer...
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