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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2009
Film superbe. A voir peut être plusieurs fois pour encore plus apprécier le tout. Anthony Hopkins est énorme et tient le film à lui tout seul, totalement imprégné par son rôle de major d'homme. Emma Thompson est elle aussi sublime. Christopher Reeve sort également de son personnage de Superman pour notre grand bonheur. Si vous aimez les films qui prennent le temps de se poser, avec une vraie histoire de fond, des acteurs aux sommet de leur art avec une mension spécial pour Hopkins, alors courez vite vous le cherchez.
Un des rares films des années nonante (du XX°s) qui mérite le qualificatif de « chef d'oeuvre ». Je n'ai pas lu la nouvelle de cet inconnu japonais. Mais le scénario laisse transparaître les mêmes problèmes de relations sociales dans 2 pays éloignés géographiquement mais très proches par leur mentalité. La dignité, la retenu, la pudeur et la fidélité au maître poussées jusqu'à l'absurde. Mishima dans « confession d'un masque » évoque la difficulté de vivre dans un pays qui exige de porter ce masque: ne jamais montrer ses sentiments et encore moins ses penchants homos. Dans « les vestiges du jour », pas de sentiment ambigu, et pourtant l'impérieux soucis de ne pas montrer son attrait pour une jeune femme jusqu'à rater sa vie. L'absolue volonté de rester fidèle à son maître jusqu'à laisser renvoyer des consciencieuses servantes juives chez les nazis. L'opposition entre le stoïcisme anglais et l'impudeur du diplomate français interprété par M.Lonsdale qui pousse des jérémiades pour des ampoules au pieds est cinglante mais justifiée. Le majordome, M. Stevens, lors de la scène du livre laisse transparaître son goût pour les romans sentimentaux. Mais sans résultat sinon de se fâcher avec Sally. Mise en scène, prises de vue, découpage, fondu enchaîné entre les deux époques tout est parfait sauf -peut être- la musique un peu trop envahissante par moment et d'une facture assez banale.
Film classique mais beau. Je ne vous cache rien en vous disant que les acteurs sont à la hauteurs. Les thèmes sont très bien imbriqués les uns dans les autres.
« Les vestiges du jour » est un film absolument magnifique et je pèse mes mots ! Sorti en 1994 sous la houlette du cinéaste US James Ivory (« Chambre avec vue », « Retour à Howards End »), il nous fait entrevoir l'histoire avec un grand H... vu par le petit bout de la lorgnette. En effet, le scénario nous conte l'histoire d'une riche famille anglaise et de sa petite armée d'employés de maison. Les prestigieux invités se succèdent à la table du Conte de Darlington mais ce sont bien les « petites mains » qui font le show. Sous l’œil sévère et perfectionniste du Majordome, les intrigues, amourettes ou trahisons nous font vivre le quotidien de cette profession au charme « so british » et dévouée à la tradition. Évidemment, l'action n'est pas le principal centre d'intérêt... les couloirs et les salons du château sont splendides mais laissent fatalement beaucoup de place à l'interprétation. Les acteurs s'en donnent donc à cœur joie et rivalisent de talent et de sincérité pour nous faire vivre ce grand moment de cinéma. Le génial Anthony Hopkins en profite pour démontrer qu'il sait jouer autre chose que les tueurs psychopathes... Quant à Emma Thompson, elle crève l'écran avec sa prestation toute en douceur et pleine de sensibilité. Le résultat est génial et étrangement méconnu. Je vous conseille donc vivement sa découverte !
James Ivory reprend le cadre (un vaste domaine de l’aristocratie Anglaise) et l’esthétique léchée de « Retour à Howards End ». Mais quelle différence ! Alors que ce précédent film stagnait dans l’anecdotique et le superficiel, ces « Vestiges du jour » sont d’une richesse infinie. Par le thème central d’abord : le réalisateur brosse, sur plusieurs décennies, le portrait d’un majordome, Stevens, si imprégné des principes qu’on lui a inculqués (le personnage du père révélant bien cette transmission transgénérationnelle ancestrale) que l’image qu’il a de lui-même et sa propre considération passe par l’accomplissement parfait des tâches qui lui sont dévolues et le service inconditionnel de son maître (sa Seigneurie). Mission supérieure dont il s’acquitte si bien qu’autour de son champ de responsabilité, c’est même lui, avec la confiance totale de Lord Darlington, qui régente la maison. Cette soumission à son rôle et à l’image qu’il en a, constitue une sorte d’idéal ne laissant pas de place à la « vraie » vie. Ainsi tant les sentiments amoureux à l’égard de Miss Kenton (admirablement suggérés) que les opinions politiques (le contexte historique occupe une place importante) ne peuvent s’insérer dans le fonctionnement de Stevens, dans la mesure où ils pourraient nuire au parfait exercice de sa fonction. Au-delà du cas présenté, est posée la question générale du sacrifice de soi même à une mission ou un rôle attribué par la société. La grandeur du film est dans la manière dont ce thème est traité. James Ivory et Anthony Hopkins, fabuleux dans le rôle principal, parviennent à faire ressentir tout ce qui, du fait de la situation, ne peut être exprimé. Ainsi, les dialogues, d’une qualité exceptionnelle, sont savourés pour eux-mêmes et aussi pour ce qu’ils ne disent pas, mais laissent, parfois, entendre. La mise en scène est à la fois précise et délicate, le rythme du film parfait, les images d’une grande beauté. Je souhaitais que le film dure, tant il est délectable. Et sans « grande scène » et sans effets faciles, nait une profonde émotion. Ivory conclut son poignant chef-d’œuvre par une dernière scène dans le même ton, délicate et symbolique, où l’envol du pigeon peut renvoyer à ce que Stevens n’a pas eu la force de faire, ou à son avenir qui ne peut être rempli que par un imaginaire nourri de regrets.
Un belle découverte.James Ivory,méticuleux,a toujours su adapter avec grâce et noblesse les chefs d'oeuvre de la littérature anglaise."Les vestiges du jour" dont il s'agit,ce sont ceux de l'aristocratie campagnarde,qui crachait ses derniers feux dans les années 30.Le crépuscule de l'ère victorienne,à ce moment anachronique.Un Lord qui continue à vivre comme au XIXème siècle,avec des valets à foison, des manières strictes et un vocabulaire châtié.Surtout un partisan du national-socialisme allemand.Où l'on constate que le nazisme a bénéficié du concours des fins de races britanniques,bien calées dans leur fauteuil,mais échouant à comprendre le monde moderne.Le centre du film n'est pourtant pas ceci,mais la vie du majordome en chef,entièrement dévoué à son maître,refusant de le juger,sacrifiant sa propre vie au service d'un autre,admirable de retenue.Dès lors,ses sentiments profonds pour la chaleureuse intendante ne peuvent voir se concrétiser.Et c'est une histoire d'amour déchirante,brisée par les conventions qui défile.Les remords du majordome,20 ans après,sont lourds de signification.Anthony Hopkins et Emma Thompson sont tous 2 remarquables.La photo est soignée.La reconstitution historique exacte.L'ambiance feutrée instaurée par Ivory donne à ce drame romanesque un caractère étonnant,dont on ressort avec un sentiment d'injustice envers la société impitoyablement hiérarchisée de l'époque.
Le duo Emma Thompson et Anthony Hopkins livre une superbe histoire à la réalisation tout en retenue. Chaque dialogue livre son lot de sous entendu sans jamais briser la barière de pudeur des personnages, et on s'amuse parfois, comme on se désole de toutes ces convenances.Très bons dialogues, très beau film.
Chouettes acteurs qu'on a là, dites-moi ! et... mille millions de mille sabords, je me suis encore endormi, 5 mn après le début. J'ai repris en avance rapide et ça m'a pris quand même un certain temps, eu égard à la durée de ce long-métrage qui semble ne devoir jamais se terminer. D'ailleurs, à voir tous ces nobliaux et leur suite de larbins déblatérer sans fin d'un bout à l'autre du film, on ne saurait dire à quel moment on se trouve : on pourrait remonter tout ça dans le désordre et à l'envers qu'on y verrait que du feu.
Cette galerie de de gens compassés qui défilent comme des tortues et cette pédanterie omniprésente mériteraient de figurer dans le livre des records intergalactiques. Dire que c'est ennuyeux tient de l'euphémisme assassin à traduire en justice et je m'insurge qu'on ait jamais pu infliger tel film à de tels acteurs, victimes innocentes de ce cloaque cinématographique.
Autre Archétype du piège à con, un mélo inclassable, dénué de tout intérêt, magnifiant le vide intellectuel de son héros et réalisé à l'image de celui ci ! On en a strictement rien a f... de l'histoire et de l’amour manqué de ce larbin qui passe en plus à côté des événements historiques qui se déroulent sous son nez. Le cinéaste semble glorifier ce vide total en évitant soigneusement le développement de tout ce qui pourrait avoir un intérêt, en dehors de son personnage (c’est lui le sujet du film, il passe à côté de tout !). C’est creux et terriblement emmerdant ! ce pauvre A. Hopkins fait des efforts désespérés pour donner de la profondeur aux insondables conneries qu'il doit dire et fait peine à voir ! a regarder si vous voulez vous engager comme majordome et vous faire ch… !
Les vestiges du jour est un film somptueux et très soigné. Mais de ce film, je ne peux retenir uniquement ça. Certes, les acteurs sont très bons, la musique, les costumes et les décors sont divins, mais franchement, que se passe-t-il de palpitant dans ce film ? Ce film aurait pu conter le quotidien du personnel d'un comte, ç'aurait été la même chose. Alors, oui, dans le grand et exquis domaine de Darlington ce profile le noir dessein nazis; on aurait pu s'attendre à ce que quelqu'un du personnel réagisse, fasse quelque chose, oui, ils n'ont aucun pouvoir mais juste le fait de réagir. Tout au contraire, ils restent de marbre, à part Emma Thompson. Donc, tout le long du film, on aperçoit les différentes réunions nazis, et on se sent frustré de ne rien faire. De même pour les sentiments réciproques de Stevens et Miss Kenton : elle n'attend qu'une seule et unique chose qu'il se déclare. Mais il n'en fait rien, conscient qu'il ne la reverra jamais. Trop de retenue tue le film. Et c'est bien dommge.
L'interprétation n'est pas en cause et la distribution non plus,mais ce film souffre d'un ennui mortel du fait qu'il ne se passe rien.Et que ça palabre beaucoup!