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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2007
je comprends que l'on puisse trouver des longueurs dans la première partie du film et considérer l'ensemble ennuyeux pourtant ce sont toujours les temps morts qui sont les meilleurs moments des films de hitchkock, et qui le distinguent des autres metteurs en scènes de thriller. dans cette première partie du film faîte de réflexions sur le vertige, de filatures sans rebondissement, ainsi que d'autres situations apparement dispensables, c'est toute la trame psychologique qui cimente un récit presque banal et en fait une tragédie grecque bouleversante. car "vertigo" est une tragédie où tout semble écrit à l'avance, et où rien n'est anodin, y compris la lente mise en place du début de l'histoire. si l'on revoit ce film plusieurs fois, on comprend à quel point aucune scène n'est superflue, et combien le puzzle serait incomplet si l'on enlevait ne serait-ce qu'une séquence de ce chef-d'oeuvre.
Hitchcock, un maître du suspense ? C'est être réducteur, car Alfred Hitchcock est avant tout un des plus grands maîtres du cinéma, un esthète dont le contrôle de l'image et du rythme sont sans pareil. D'ailleurs, dans Vertigo, on vous explique toute l'affaire au milieu du film. Ce n'est donc pas pour le suspense que vous êtes là, mais pour vivre la vraie nature du cinéma : sublimer le rêve, ou ici, je devrais dire le cauchemar. Le vrai exploit de Hitchcock à travers son oeuvre est de rendre plausible des scénario irréalistes, en nous faisant plonger dans son univers décalé. Tout est invraisemblable et pourtant vous croyez à la filature de James Steward très maladroite, vous croyez à son histoire d'amour alambiquée et vous croyez à cette fin dramatique stupéfiante... Par quel magie Hitchcock y arrive-t-il ? En obligeant le spectateur à devenir voyeur. Le rythme du film, quasi unique dans l'histoire du cinéma, vous hypnotise, tout comme le générique veut le faire explicitement. Vos yeux deviennent une caméra. Analysez par exemple cette scène du musée où la caméra (ou plutôt vos yeux...) passent du tableau de la défunte Carlota à sa réincarnation : c'est vous qui comparez les éléments de ressemblance. C'est vous encore qui suivez cette blonde en voiture à travers Los Angeles et c'est vous qui avez le vertige dans l'escalier de la tour. Vous ne vous réveillez qu'à la chute, réelle et figurée, comme l'on se réveille en sursaut d'un rêve qui vous plonge dans un abîme. A voir, revoir et encore revoir cette leçon de cinéma.
Un film simple et efficace, malgré quelques petites longueur, mais qui se laisse regarder sans problème. Un suspens bien maîtrisé ( c'est tout de même Hitchcock, ) des personnages intéressants et une bonne fois, quoi que un peu molle.
L'une des grandes références hitchcockiennes. Une manipulation incroyable. Une histoire d'amour impossible. Une fin mysterieuse et quasi incompréhensible tant elle peut etre interprétée de façons différentes. Sans doute le film le plus froid et désespéré d'Hitchcock. Inoubliable.
En plus de réaliser sans doute son plus grand thriller Hitchcock signe ici une véritable réussite du 7ème Art. Très envoûtant et hypnotique Sueurs froides est un prodigieux film avec son histoire mystérieuse et captivante. Ce climat d'étrangeté que dégage Sueurs froides est réellement fascinant et captivant de bout en bout ; je plains sincèrement ceux qui ne se sont pas laissés happer par ce film car Vertigo ne se comprend pas mais il s'admire. C'est vraiment le genre de cinéma qui vous capte et vous fait oublier votre environnement (d'ailleurs c'est plutôt un film à voir seul pour ne pas être distrait par une tierce personne) et il ne faut pas oublier la musique de Herrmann qui tel Morricone avec Leone est en parfaite osmose avec le travail du réalisateur. Et de mon point de vue qui n'aime pas Vertigo n'aime pas le cinéma.
On remarque quelques passages plus maladroits comme Scottie qui redescend du clocher sans trop de soucis pourtant alors dans une forte crise de vertige, ou l'étonnante absence de la meilleure amie de Scottie au procès. Des détails pour chipoter tant le film est fascinant et envoûtant, la beauté incandescente de Kim Novak n'y est pas pour rien et crée un vrai trouble entre les différentes Judy/Madeleine comme entre Kim Novak et sa doublure Joan Corbett. Evidemment le film est marqué par le vertige lui-même, qui donne son titre en V.O. au film d'ailleurs sur insistance et volonté de Hitchcock. On aime cette fin laissée à l'interprétation du spectateur (suicide ou pas ?!). Un film souvent citer dans les tous meilleurs de l'Histoire, souvent au coude à coude avec un certain "Citizen Kane"... Site : Selenie
Très grand film de Sir Alfred Hitchcock. Sueurs froides est un des plus grands films de son auteur. Tout y est. Réalisation splendide, le couple Stewart/Novak est époustouflant, le scénario de Samuel A. Taylor est remarquable, et la musique de Bernard Hermann est fantastique. Un grand chef d'oeuvre.
Un des plus grands films du cinéaste et un des chefs d'oeuvres incontournable du cinéma. Vertigo représente la deuxième face d'Hitchcock, la plus sombre, tourmentée et littéraire. La mise en scène touche au sublime. Un gestion de l'image qui donne au film un indéniable côté romanesque allié à la recherche des plus noirs mystères de l'âme humaine et de la manipulation. Un très grand sens des cadrages et des mouvements de caméra (voir comment Hitchcock invente au niveau des zooms arrières avant que Spielberg ne les copie dans Jaws) et qui donne idée du vertige ressenti par le héros, une nouvelle fois une fragile victime qui aura un comportement limite lors de son obstination pour retrouver son fantôme adoré, car c'est une oeuvre perverse, voir nécrophile, la recherche d'une morte pour la baiser. Sueurs froides est l'autre versant de l'oeuvre d'Hitchcock, La mort aux trousses, plus un "divertissement classique" en est le point opposé. La musique est d'une sublime efficacité, Bernard Herreman livre ici une de ses meilleures compositions qui fait parfaitement corps avec les images. James Stewart, en américain moyen, est l'autre prototype du héros plus glamour joué par Cary Grant . il est remarquable dans ce film, peut être un de ses meilleurs avec l'Appât. La très belle et mystérieuse Kim Novak dans un faux double rôle est impressionnante, bien habillée de vêtements et de mystère. Saul Bass a composé un des meilleurs génériques de l'oeuvre d'Hitchcock de même que des scènes oniriques à faire palir Salvador Dali. La scène d'ouverture est probablement ce qu'il m' a été permis de voir de plus magnifique au cinéma dans un prologue. La mort de la femme est brutale et imprévisible (pour l'héroïne, la vision de la soeur, telle une sanction, provoque sa mort et la guérison du détective libéré de sa nécrophilie ou de sa phobie du vide). La scène des arbres géants traduisant l'immortalité et la petitesse de la vie humaine est magnifique... De grands cinéastes resteront marqués par Vertigo tels David Lynch (voir Lost Highway et Mulholand drive -film très proche de celui-ci, voir le revirement aux deux tiers de la projection), Brian de Palma (Femme fatale et pleins d'autres) ou bien des films de Claude Chabrol..
Film à la mise en scène époustouflante. Tout concours à nous faire plonger dans un film à la fois angoissant dans le sens scénaristique du terme et beau dans le sens plastique du terme. Hitchcock sait tenir une caméra et il sait l'utiliser à bon escient. C'est peut-être l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma.
On sait que "Vertigo" a désormais supplanté "Citizen Kane" au titre du "plus grand film de l'histoire du cinéma" décerné par la critique US : même si je préfère moi aussi le thriller dépressif d'un Hitchock vieillissant à l'exercice de style brillant du jeune Orson Welles, il s'agit là évidemment une reconnaissance de l'effacement du rôle politique du cinéma en faveur d'une vision plus "entertainment", basée qui plus est sur les ressorts inépuisables de la psychanalyse freudienne. "Vertigo" déploie toujours aussi efficacement 55 ans plus tard les méandres de l'intrigue vénéneuse de Boileau-Narcejac, tout en déplaçant le coeur du film vers une névrose obsessionnelle qui est évidemment la sienne, celle de la possession impossible de la femme (blonde, froide, vêtue avec un mélange de rigueur et de fétichisme, comme on le sait...). La merveilleuse scène-clé qui voit Scottie, la voix brisée, interroger Judy sur la manière dont elle a été - une première fois, par un autre - transformée en Madeleine est l'une des plus émouvantes de tout le cinéma hitchcokien, et toute la douleur qui a jusque là été maintenue tant bien que mal en arrière plan explose d'une manière insoutenable. Car, si "Vertigo" est l'un des meilleurs hitchcocks, c'est qu'il conjugue de manière exceptionnelle le formalisme génial du Maître (pas une image, pas un plan qui ne soit parfaits, tant esthétiquement que par la manière dont ils servent à la fois la narration et le sous-texte "psychanalytique") et la souffrance aigüe de l'impuissance amoureuse et physique. La remarquable interprétation de Kim Novak, qui réussit à sublimer les stéréotypes de son personnage pour y glisser un désir et un désespoir inédits dans la filmographie d'Hitchcock, contribue en outre à l'enrichissement d'un film qui dépasse finalement le point de vue unilatéral d'un homme malade, pour atteindre dans ses dernières scènes la grandeur de la tragédie.
J'ai adoré la première partie du film, avec le fameux "la je suis né, là je suis morte", la seconde partie du film je l'ai trouvée un peu plus molle, mais ce film reste l'un des grands classiques du maître du suspens
Grand grand grand, très grand film ! Peut-être le meilleur Hitchcock. Voilà pourquoi il était considéré comme le maître du suspense et de l'angoisse. Un film qui mène savamment le spectateur en bateau et le plonge dans l'angoisse avec les protagonistes... La caméra est parfaitement utilisée et les acteurs se donnent totalement.