À Hébron, ville palestinienne de Cisjordanie, dans la rue Shuhada, autour de l’an 2000 : la façade avant d’un immeuble est contrôlée par l’armée israélienne et l’arrière de cette même maison dépend de l’Autorité Palestinienne. À l’entrée, il y a un poste de contrôle militaire. Sur le toit, l’armée israélienne a installé un point d’observation. Trois femmes vivent - survivent - là, avec leurs onze enfants, piégées au milieu d’une situation absurde ponctuée par des moments de grande tension comme les couvre-feux à répétition ou l’irruption dans la ruelle d’un défilé costumé de Pourim, grossière provocation envers la population arabe.