C’est dans un geste d’amitié et d’admiration que Judith Abitbol réalise ce portrait d’Hélène Hazera, figure flamboyante des contre-cultures des années 70-90, en France. Il fallait cette proximité de cœur pour approcher cette personnalité singulière et son histoire. Membre des Gazolines, courant situationniste du F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), activiste LGBTQ, journaliste à Libération, Hélène Hazera a créé la commission Trans et SIDA au sein d’Act Up, une de ses grandes fiertés. C’est un peu de l’esprit joyeusement subversif de cette époque qui nous éclabousse là.
Ils s'appellent Lobaï, Mathis, Chloé, Le Grain, Émilie… Ils ont entre 18 et 25 ans, sont issus de milieux défavorisés et en rupture avec le système, mais ils ont un point commun : une créativité débordante et des rêves immenses.Rentrée 2023 : ils intègrent La Casa, une école de mode alternative et gratuite qui propulse les créateurs de demain sur le devant de la scène. Pendant un an, ils vont apprendre, expérimenter, échouer, recommencer. Ils n’ont qu’un seul objectif : se réinventer. Leur métamorphose commence maintenant.
En Ukraine, maintenir les écoles ouvertes est devenu un acte de résistance. Sur la ligne de front ou dans des zones plus reculées, l’apprentissage continue malgré les alertes, les coupures d’électricité et les menaces constantes. Un témoignage précieux où chaque image raconte la ténacité et la dignité face au chaos.
Argentine, 2009. Trois hommes blancs tentent d'expulser les membres de la communauté autochtone Chuschagasta, revendiquant la propriété des terres. Armés, ils tuent le chef de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre est filmé, et en 2018, après neuf ans d’impunité et des siècles d’histoire coloniale, le procès s’ouvre.
En dévoilant un secret vieux de 52 ans, un ancien photographe de Saïgon déclenche une enquête captivante sur l'une des photos les plus emblématiques de la guerre du Vietnam. Pendant deux ans, le célèbre photographe de guerre Gary Knight et une petite équipe de journalistes tentent désespérément de retrouver la trace du mystérieux "pigiste" pour que justice lui soit rendue.
Dans ce court-métrage documentaire poignant, un journaliste et un photographe mettent en lumière les chambres d'enfants tués lors de fusillades scolaires.
Décembre 2024, archipel des Comores. Le cyclone Chido dévaste Mayotte, balayant en quelques heures les habitations précaires où vivent 100 000 personnes. Si la crise climatique a dopé la puissance du cyclone, elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur des ravages.
A Montgenèvre, frontière avec l’Italie dans les Hautes Alpes, des bénévoles de tous horizons se relaient, nuit après nuit, pour venir en aide aux exilés et les conduire à l’abri. Veilleurs de nuit propose une immersion à leurs côtés, le temps d’une nuit dans la montagne.
Benoît vit en Dordogne, à quelques kilomètres du village où il a grandi. Il a construit son paradis à l'abri des regards, s’est émancipé à sa manière, seul, dans la nature, avec ses couleurs. Il a trouvé ses manières de résister, de s’affranchir des stigmates du passé pour continuer à habiter le territoire de son enfance. Sur le chemin qu’il est parvenu à ouvrir, il reste des ronces qui continuent à le blesser. Alors ensemble on avance, on défriche parce que nos histoires résonnent, parce qu’on s’est trouvé. Et puis, avec les autres queers du coin on décide d’organiser une Pride, parce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace qu’on n’a jamais eu, pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.
Pendant des mois, une adolescente et son petit ami sont victimes de cyberharcèlement de la part d'un numéro de téléphone inconnu. Mais au fur et à mesure que l'enquête sur le harcèlement avance, les autorités découvrent un secret choquant qui bouleverse tout ce que l'on croyait savoir sur cette affaire.
Dans la vingtaine, Julia, Lé, Hadir et Cecil sont queer. Le week-end, à Montpellier, ils et elles déploient leur créativité dans une lutte incessante contre le conformisme et l’hétéronormativité. Les soirs, ils et elles se retrouvent au Madrediosa, un bar queer féministe et hétérofriendly du quartier des Beaux-Arts. On y fait la fête, du stand Up, des expos, des projections, des marchés de créateurs de la communauté queer. Le “Madre”, comme l'appellent les habitué.e.s, est un espace bienveillant où chacun.e peut exister et s’exprimer en toute liberté. Mais cette bulle queer est aussi un écrin de militantisme où se questionnent les normes de genre, l’amour, la sexualité et le sens du travail, dans une quête d’identité perpétuelle et une volonté inébranlable de changer l’ordre établi.
En puisant son inspiration dans les danses traditionnelles ouest-africaines, Germaine Acogny s’est imposée, au fil de ses cinquante ans de carrière, comme l’une des figures majeures de la danse contemporaine mais également comme l’une des artistes les plus importantes du continent. À Dakar, où elle a fondé son École des Sables, elle s’applique quotidiennement, à plus de 80 ans, à former une nouvelle génération de danseurs venus de toute l’Afrique et appelée à prendre sa relève.
Entremêlant témoignages de travailleurs agricoles et extraits de carnets de terrain d’un couple d’archéologues, images d’archives amateurs et dessins scientifiques, légendes, poèmes et chansons, les Saisons est un voyage à travers l’histoire réelle et inventée d’une région du Portugal, l’Alentejo, et des peuples qui l’ont habitée.