Popeck, de son vrai nom Judka Herpstu, naît à Paris le 18 mai 1936. Fils d’immigrés juifs originaires d’Europe de l’Est qui seront déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale, il passe une partie de son enfance caché dans un foyer pour enfants juifs à Mainsat (Creuse). À la majorité, il effectue différents petits boulots comme employé de pompes funèbres ou livreur de fleurs. Dans le même temps, il découvre la comédie au Cours Simon. Il décide alors de s’orienter vers une carrière d’acteur dramatique et prend le pseudonyme de Jean Herbert.
Le comédien débute sa carrière au cinéma en 1966 dans Le Chien fou d’Eddy Matalon, aux côtés de Claude Brasseur et Jacques Monod. Mais c’est surtout à la télévision qu’il s’illustre principalement à cette époque, en apparaissant dans différentes séries (Quand la liberté venait du ciel, Les Compagnons de Baal, Vive la vie…).
En 1968, sa carrière connaît un tournant majeur puisqu’il lance le personnage humoristique de Popeck, inspiré de la personnalité de son père. Ce dernier est immédiatement reconnaissable grâce à son look (costume trois-pièces et chapeau melon) et à son accent yiddish inimitable.
Il faut cependant attendre 1978 avant que Popeck ne présente son premier one-man-show. Entre temps, le comédien fait des apparitions remarquées dans des films tels que Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury (1973), Cousin cousine de Jean-Charles Tacchella (1975) ou encore Le Guêpier de Roger Pigaut (1976) dans lequel il retrouve Claude Brasseur.
À partir de la fin des années 1970, l’acteur dramatique disparaît pour laisser peu à peu la place à Popeck, le vieux juif râleur, à la télévision comme à la scène.
Au cours des années 1980, l’humoriste se produit à plusieurs reprises sur la scène de l’Olympia. Sa carrière est rythmée par des sketchs et des spectacles incontournables comme "Le Bois de Boulogne", "Le Dîner chez Maxim’s" ou "Le Tribunal". Par la suite, le comédien va également s’illustrer sur d’autres scènes mythiques comme le Palais des Congrès et le Casino de Paris.
Après plusieurs seconds rôles en Italie au cours des années 1990 (Cellini, l’or et le sang de Giacomo Battiato – 1990 ; Le Chef de gare de Sergio Rubini – 1990 ; L’angelo con la pistola – 1992…), Popeck fait un retour remarqué auprès du grand public grâce au personnage de Rubinstein qu’il interprète dans Le Pianiste de Roman Polanski, Palme d’or au Festival de Cannes en 2002.
Toujours très actif sur les planches, tant dans ses spectacles que dans ceux des autres (L’Amour foot de Robert Lamoureux, Toc Toc de Laurent Baffie…), Popeck se fait par la suite plus rare au cinéma malgré des prestations remarquées dans différentes comédies comme Beur sur la ville de Djamel Bensalah (2011) et Ils sont partout d’Yvan Attal (2016).
En 2023, l’humoriste présente son nouveau spectacle, Fini de rire, on ferme !, au Théâtre de Passy, qu’il annonce comme étant son dernier one-man-show.