Né en Norvège en 1973, André Øvredal fait ses études supérieures aux États-Unis où il est diplômé du Brooks Institute en Californie en 1996. Quatre ans plus tard, il co-réalise avec Norman Lesperance son premier long-métrage, Future Murder, mais ce thriller sur un chirurgien paranoïaque passe inaperçu. Il retourne alors dans sa Norvège natale et signe en 2010 le documenteur The Troll Hunter, dans lequel un groupe d'étudiants se lance sur les traces de mystérieuses créatures.
Ce found footage lui ouvre pour de bon cette fois les portes d’Hollywood. En 2016, il dirige Emile Hirsch et Brian Cox dans le malin The Jane Doe Identity, où deux médecins légistes sont confrontés le temps d’une nuit à d’inquiétants phénomènes alors qu’ils pratiquent l’autopsie d’une jeune femme. Ce huis-clos fait la tournée des festivals dans le monde où il remporte un joli succès.
Il se voit ensuite confier l’adaptation du recueil pour enfants Scary Stories to Tell in the Dark, produite par Guillermo del Toro, où la lecture d’un livre permet à des monstres de prendre vie. Il enchaîne avec Mortal (2020), une coproduction américano-norvégienne sortie durant le confinement sur un jeune homme doté de pouvoirs surnaturels qu’il ne maîtrise pas.
En 2023, il se frotte à une figure fantastique iconique avec Le Dernier Voyage du Demeter, qui revient sur un chapitre du Dracula de Bram Stoker racontant l'acheminement du vampire de sa terre natale, les Carpates, jusqu'en Angleterre à bord d’un navire. Mais ce long-métrage ne rencontre pas le succès attendu. Le suivant, intitulé Passenger (2026), ne s'en sort pas mieux. Cette traque d'un couple à bord de son van par une entité maléfique est un échec cuisant.
Émilie Schneider