Sa maîtrise, son élégance et le charme discret de son récit mystérieux nous emportent. Arnaud Malherbe réussit parfaitement son coup et plonge le spectateur dans un univers paradoxalement froid, mais absolument fascinant.
Intriquant sournoisement deux intrigues, Control Z est une série aussi addictive que les messages reçus par ces ados rivés à leurs smartphones. Une première saison habilement menée qui appelle une « suite » via son final, comment dire, furieux… ?
En adoptant un registre moins excessif et caricatural que son aînée espagnole Elite, cette deuxième production sud-africaine de Netflix nous abandonne sur un final dont on se doute vite, mais où hélas rien n’est clair. Loin s’en faut. Heureusement que la suite semble a priori inévitable…
Décollant d’un pitch a priori malin et flippant, cette première série Netflix belge finit par se crasher, victime d’une écriture plein gaz qui fait clignoter tous les voyants sur le tableau de bord.
Une série dynamique et attachante ponctuée de réflexions sociétales actuellement débattues. Ainsi, de prime abord, la série "Why Women Kill" semble superficielle et divertissante, mais derrière ces artifices, se cache une série engagée.
La réussite de la série réside davantage dans l’écriture des personnages, évoqués avec sobriété et précision, que dans l’introduction des éléments fantastiques. En effet, si la photo permet de servir l’ambiance voulue par le scénario, les phénomènes surnaturels semblent servir de prétexte au déroulement de l’histoire, qui aurait mérité un traitement plus soigné.
Plongée captivante, clinique et glaciale, dans les souffrances multiples des victimes de viol, Unbelievable se regarde en deux ou trois soirées, car il n’y a pas d’échappatoire à ce récit d’une pudeur terriblement violente.
Après un premier épisode plutôt réussi, émaillé d’ellipses et de non-dits, la tradition psychologisante d’un certain cinéma français reprend le dessus. Les bavardages du couple ne font pas l’économie de phrases entendues ailleurs, où de grandes promesses accouchent de petites phrases.
Les 80’s sont depuis le début, un piège tordu voulu par les Duffer, pour susciter une fausse nostalgie relative à une époque que la grande majorité des fans n’a pas connue, la finalité étant de rendre accro à leurs personnages. N’est-ce pas le principe de toute grande bonne série ?
Vous pensiez avoir tout vu au sujet d'histoires de voyage dans le temps ? Avec Dark, oubliez tout et plongez dans les mécanismes sophistiqués et hypnotiques d’une savante horlogerie narrative.
Ava DuVernay s’empare de cette sinistre erreur judiciaire, sur fond de racisme pour livrer, non pas une mini série, mais un profond récit en 4 actes, sans concession.
Cette petite affaire de famille se fume, pardon, se regarde gentiment, car à défaut d’être super bonne, elle reste au stade d’honnête divertissement pour deux soirées binge-watching, sans plus.
La Casa de Papel se prend pour ce qu’elle n’est pas, et développe toute une imagerie classe et clinquante pour alimenter le charisme de personnages trop mal écrits pour offrir une constance dans ce domaine (...) C’est ce que la série passe son temps à faire : surligner sa nervosité, surligner son intelligence, surligner sa classe. Elle n’incarne pas ces traits de caractère, elle les reproduit à la surface. La Casa de Papelest finalement comme la plupart de ses personnages : que de la gueule, rien dans les tripes.
Le moins qu’on puisse dire est que cette adaptation du roman d’Umberto Eco sous forme de mini-série ne rivalise pas avec celle qu’en avait fait Jean-Jacques Annaud il y a 33 ans.
Altered Carbon avait de la matière pour faire du sale, un environnement crado et perverti ainsi qu’un concept d’enveloppe malsain qui en entraîne d’autres tout autant malsains, mais choisit à la place de présenter l’histoire dans ce qu’elle a de moins entraînante, en broyant les thématiques dans des choix narratifs douteux. (…) ce n’est pas avec sa façade trash en toc que Altered Carbon peut arriver à nous duper. Un produit consommable haut de gamme, c’est tout.
Emballée avec une bonne couche d’autodérision, la première saison de 10 épisodes au format 30 minutes semble donc parfaitement digne d’intérêt pour tous les fans du héros de Bloodsport, Kickboxer et Universal Soldier.
Tout à l’écran respire l’authenticité, du mobilier d’époque jusqu’aux costumes, en passant par les véhicules et, bien entendu, l’artillerie. Du très beau travail de reconstitution, autant visuel que narratif. Car Narcos, c’est aussi et surtout l’algorithme d’un gros effort de régénération qui se paye le luxe de bâtir ses cliffhangers sur... des faits réels.