Baron Noir
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anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 24 janvier 2018
La saison un était très réussie, la seconde l'est tout autant, faisant preuve d'un réalisme et donc d'un cynisme aussi désespérant pour l'électeur que jouissif pour le spectateur qui suit avec un plaisir constant l'hallucinante galerie de personnages qui se débattent sous leurs yeux. Nulle trace parmi eux d'un leader charismatique... puisqu'il s'agit d'une série collant à l'actualité quand les Grands Hommes ont déserté depuis longtemps la place (les héros invoquent d'ailleurs régulièrement Blum ou Jaurés....et cherchent l'inspiration dans des vidéos, très anciennes, de Mitterand). Les auteurs ont même, grâce leur en soit rendue, éviter le poncif consistant à doter la première femme présidente d'une quelconque supériorité sur ses concurrents masculins. Médiocre jusqu'au bout des ongles, dépourvue de toute hauteur de vue, autoritariste sans autorité réelle, la présidente n'a aucune des qualités basiques requises pour ce poste et ne réfléchit pas une seconde au sens de son action, à supposer qu'elle en ait les moyens, action par ailleurs dépourvue de la moindre ligne de conduite hormis les incantations rituelles à "tout changer" et à "faire barrage au front". spoiler: Elle remporte d'ailleurs l'élection grâce à une grande tirade "droit dans les yeux" lors du débat de l'entre deux tours, tirade dans laquelle elle exploite un thème qui lui faisait horreur la veille.
Et aucun de ses concurrents ne fait mieux, ou presque. spoiler: Son futur allié centriste défend, la larme à l'oeil, son opposition à l'euthanasie suite à une rencontre fortuite avec une vieille femme...avant de conseiller à la présidente de faire de la répression aux adversaires de cette loi la pièce angulaire de sa nouvelle séquence d'action, tandis que le baron noir utilise la laïcité comme créneau pour mettre bas un adversaire avant de renoncer totalement à ce combat quand il s'avère périlleux pour une de ses alliances.
Sans aucune conviction profonde, sans la moindre réflexion politique au sens noble du terme ni la moindre dose d'autocritique spoiler: (les personnages se demandent en permanence comment lutter contre les accusations d'UMPS proférées par les extrêmes tout en les accréditant parfaitement dans leurs actes)
les "héros" de Baron noir n'ont pas l'ombre d'une qualité ou d'une vertu qui les élèveraient, n'utilisant leur énergie qu'à se combattre pour occuper un poste ou s'y maintenir. Seul Vidal (la copie de Mélenchon) a, sans doute, une petite dose de sincérité mais qui reste purement théorique, sa rigidité et son ego l'empêchant de comprendre quoi que ce soit à la société actuelle. Dans ce contexte, le véritable exploit des scénaristes est d'avoir réussi à rendre profondément attachant le fameux Baron Noir. Non à cause de son action politique, aussi lamentable que celle de ses collègues, mais du fait de la formidable force qui lui permet de se relever quoi qu'il arrive pour continuer un combat aussi féroce que dérisoire. Le Baron Noir, formidablement incarné par Kad, est un Don Quichotte qui s'ignore, enfermé dans ses mensonges et que la vérité tuerait probablement. Quand tous les autres sont haïssables "sans circonstance atténuante" , lui attire sinon la sympathie, du moins une profonde compassion. Cette série n'est, à mon sens, pas une "série politique" dans la mesure où elle évite soigneusement de nous montrer les vrais décideurs (ni la commission européenne, ni les puissances financières, industrielles ou médiatiques n'apparaissent...) , préservant la fiction d'un pouvoir indépendant de toute pression. Mais c'est une formidable série sur le personnel politique ce qui est déjà beaucoup.(c'est d'ailleurs à la formidable série anglaise The Office sur les péripéties de l'équipe dirigeante d'une petite PME - mélange d'absurdité, de mesquinerie et de bêtise crasse - que Baron Noir fait irrémédiablement penser. Et ce n'est sans doute pas fortuit...).
elamx
elamx

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
5,0
Publiée le 25 janvier 2018
Cette saison 2 est un tour de force de scénariste: écrite en 2016-début 2017, tourné en plein campagne présidentielle, elle anticipe bon nombre de changements survenus dans le monde politique durant cette année 2017 ! Un scénario nerveux, des acteurs tous au top, la série de l'année !
moket
moket

660 abonnés 4 672 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 20 mars 2016
Le joyeux monde des politiques avec ses intrigues, ses magouilles, ses coups bas et ses coups de poignard dans le dos... Une série haletante et bien ficelée où se mêlent petites et grandes intrigues, où toutes les décisions sont liées, les réactions en chaîne, du local à l'international.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 27 février 2016
Il y a des jours où l’on se félicite de son abonnement à Canal+. Des moments assez uniques où la chaîne cryptée retrouve l’esprit de ses origines. Quand Canal apportait autrefois un vent de fraîcheur et de nouveautés sur un PAF assoupi…

La série « Le Baron Noir » est un grand moment de télévision. Déjà une série sur la politique, telle qu’elle est pratiquée en France, c’est plutôt gonflé. Mais présenter les dessous de l’engagement politique sous tous ses aspects boutiquiers et combinards, c’est carrément de la dynamite…
Ce téléfilm est scotchant de réalisme avec un Kad Merad hallucinant qui y gagne ses galons de très grand acteur. Sans oublier Niels Arestrup, mitterrandien plus vrai que nature et Anna Mouglalis, redoutable en ambitieuse saisie par quelques cas de conscience.

Les deux scénaristes, Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, sont soit des vieux routiers de la politique de base. Soit ils ont fait les poubelles des grands partis. En tout cas, le scénario sonne juste, à tout moment. L’histoire de cette ascension politique d’un « surdoué » de la combine est d’une vérité criante. Le spectateur rentre ahuri dans les coulisses de cette « pièce de théâtre permanente » dont il est en même temps le public et le mécène. Car la force de ce tandem de scénaristes est de jalonner leur histoire d’événements en lien avec la réalité. On gobe donc l’histoire avec avidité, stupéfait par l’absence de conscience de tous les protagonistes de l’histoire, sidéré aussi par le bal des égos d’un débat politique qui a perdu tout sens du concret. C’est l’écœurement qui domine. Mais la force du film tient aussi au fait que le personnage de Kad Merad a des côtés sympathiques et humains. Dans la noirceur de ces jeux de pouvoir apparaît parfois un éclair lumineux, comme un retour de flamme des motivations d’origine.

La lutte politique pervertit-elle nécessairement toute la pureté des débuts ? Un politique avec des principes peut-il triompher dans le marigot du débat bi-polaire droite/gauche ?

J’ai adoré ce film par la tension permanente qui s’en dégage. Mais il me conforte aussi totalement dans l’idée qu’il faut sortir de ce monde bi-polaire où l’on ne peut composer avec l’adversaire et servir ensemble les intérêts du pays. Mon engagement politique chez « Nous citoyens » est ma façon de répondre à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. Objectivement, au vu du réalisme de cette série, je n’ai vraiment plus envie de voter pour l’un ni l’autre des deux camps.

« Le baron noir » peut avoir un effet bénéfique s’il provoque chez les Français ce réveil des consciences que notre avenir à tous ne peut pas être abandonné à tels zigotos. Renvoyons chez eux ces mauvais acteurs et essayons de nous entendre ensemble sur les moyens de les remplacer au service de l’intérêt collectif. Un beau challenge en somme. Et là nous serons tous les acteurs du changement…
elriad
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,5
Publiée le 9 mai 2020
Difficile d'avoir de sérieuses réserves sur cette série encensée tant par la presse que par le public, et pourtant je dois avouer qu'en ce qui me concerne, j'ai beaucoup de mal. Outre le personnage principal, Kad Merad, dont le jeu manque cruellement de nuances, la série accumule de nombreux poncifs sur les motivations politiques qui ne semblent tourner qu'autour de leurs petite ambitions personnelles et carriéristes au mépris d'idées plus nobles pour le pays, rendant le propos plus que simpliste. Particulièrement dans la saison 3 dont je doute d'ailleurs aller jusqu'au bout, tant le tableau offert ici semble caricatural.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
5,0
Publiée le 2 avril 2018
« Baron noir », pour moi, c’était la grosse claque de l’an dernier. Je ne l’espérais pas et pourtant elle s’est posée là comme une remarquable série explorant habilement les arcanes du pouvoir. Forcément, j’attendais cette saison 2 avec excitation et anxiété. J’espérais que cette saison 2 saurait ne pas souiller le travail jusqu’alors accompli. Et bien autant vous le dire tout de suite : moi je trouve que le contrat a été pleinement et dument rempli. J’avoue même qu’une fois de plus, cette saison a su me surprendre. Et parmi ces surprises là, ma plus grande satisfaction, ça a clairement été de constater comment cette série avait su marier fiction et analyse de la réalité. Parce qu’au fond, pour moi, il aurait été là le grand piège. Vouloir coller absolument à la réalité, coûte que coûte. Ne se poser que comme un décalque de la situation actuelle où il suffirait de changer les noms des personnages fictifs par des personnages réels pour comprendre au fond qui était qui. Là, « Baron noir » explore sa propre voie avec ses propres personnages, tout en n’ignorant pas la réalité politique actuelle. La saison 2 a été tournée pendant l’élection présidentielle 2017 est ça se sent. Toutes l’actualité est là : le PS qui explose en faveur d’une recomposition de l’échiquier politique. L’émergence d’une nouvelle gauche. La question du Front national qui est posée comme un épouvantail à chaque élection et recomposition… Néanmoins, les problématiques posées par la série sont différentes que la réalité. Mieux, je trouve que les personnalités politiques qu’elle présente sont plus intéressantes que les personnalités politiques de notre paysage politique réel. Vidal est un bien meilleur Mélenchon que Mélenchon lui-même. Plus subtil. Plus séducteur. Chalon est lui aussi une bien meilleure Marine Le Pen que l’originale. Plus habile. Plus ambigu et plus séducteur dans ses positionnements. Et je pourrais d’ailleurs dire la même chose pour ce qui est des débats abordés par la série. La question de la gauche rouge-brun était notamment une question très audacieuse à aborder et elle l’est avec une rare intelligence. Même chose pour ce qui est de l’opposition entre ces deux visions de la politique avec d’un côté le schéma classique gauche/droite et de l’autre cette nouvelle vision dite des « trois blocs ». En tout cas, si tout cela marche, c’est parce que – certes – c’est pertinent, mais c’est aussi parce que ça a de la chair. Les personnages sont efficaces et les enjeux personnels clipsent bien avec les enjeux politiques. Et si tout cela marche, c’est aussi parce qu’il y a de la forme. Certes, plastiquement cette saison 2 est plus nonchalante que la précédente, néanmoins en termes de rythme et d’écriture, ça reste très habile ; totalement échevelé ; sachant bien mêler politique de l’instantanéité et enjeux à longs termes. Alors certes, tout n’est pas parfait non plus (la question terroriste fait un peu plus artificielle dans son traitement), mais globalement il y a une audace et une pertinence dans cette série que je ne peux que louer. Donc oui, j’ai adoré cette saison 2. Et oui – encore une fois – j’ai hâte de voir débarquer la saison 3… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 5 février 2017
Une première saison qui pose des personnages très forts et un duo Kad Merad - Niels Arestrup exceptionnel. Avec des intrigues relativement à échelle humaine la série sait se rendre passionnante et rythmée avec un cliffhanger final qui donne envie de voir la suite.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 823 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 5 février 2018
C'est toujours aussi bon, même s'il faut être bien concentré sur les manœuvres politiques des uns, les trahisons ou les alliances des autres, on sent que les réalisateurs ont parfaitement travaillé leur sujet et sans doute bénéficié de conseils éclairés voire d’informations sur ce qui se passe en coulisses. Kad Merad est toujours aussi incroyable en politicard gauchiste et magouilleur qui a tout de même un idéal mais le reste du casting est tout aussi bon : un véritable panier de crabes et de requins aux dents longues ! Mention spéciale également à Anna Mouglalis incarnant Amélie Dorendeu la Présidente venue au pouvoir on ne sait comment et qui s’affirmera tout au long de la saison jusqu’à un final savoureux…
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
3,5
Publiée le 10 février 2016
Bluffant et très crédible, la mise en seine des méandres de la politique politicienne les stéréotype et clichés à gauche sont croustillants : moralisateurs, ordures, prolos, bobos, loubards, hommes de main, adjoints complices, jeunes militants sacrifiés en chaire à canons, confrontations entre parisianisme et baronnies locales, manipulations ... tout y est dans un concentré rythmé esthétique et parfois pathétique tellement c'est cliché mais j'ai aimé ...
En effet, il ne faut pas être pointilleux sur le jeu d'acteurs qui reste du niveau "série" pas de temps mort dans les dialogues ...
LALALALALERE
LALALALALERE

21 abonnés 199 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
0,5
Publiée le 16 janvier 2018
Réalisation ratée (Ziad Douairi ne sait pas faire du cinéma), image dégueulasse, intrigue invraisemblable, décors limites, et voir Kad Merad essayer de pleurer prête plutôt à rire. A fuir absolument.
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 5 février 2017
Un House of Cards à la française mais moins sensationnaliste et très vrai, résonnant de plein de thèmes d'actualité.
conrad7893
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 6 mars 2016
Une série politique qui n'hésite pas à nous montrer ce monde de pourris, où manipulations, malversations, coups bas , mensonges, ne sont que le quotidiens de ce monde.
Une série coup de poing avec des dialogues percutants qui égratigne sans complexe le monde politique.
Kad MERAD est parfait très loin de ses rôles de bêtas . Niels ARESTRUPS est glaçant .
une bonne série pour les amateurs.
ouadou
ouadou

98 abonnés 411 critiques Suivre son activité

Critique de la série
1,0
Publiée le 9 février 2016
Désastre. Canal + devrait faire attention. Cette série est particulièrement mal fichue, mal jouée. A force de vouloir mettre de la star partout, on fait des fautes de casting et Kad, si drôle, est vraiment pas adapté pour ce rôle. Il récite son texte sans aucune incarnation. Que dire d'Anna Mouglalis qui joue comme une étudiante de dernière année option théâtre. Ridicule
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
3,0
Publiée le 17 février 2016
Une petite déception. Une série politique assez sombre avec des dialogues bien ficelés et qui sonnent vrais, cela avait tout pour me plaire. D'ailleurs les deux premiers épisodes s'annoncent prometteurs et suscitent la curiosité. Et puis, progressivement, mine de rien, la curiosité laisse place à une certaine forme d'ennui. On trouve qu'il y a de plus en plus de scènes longues, sans guère d'intérêt ou manquant de crédibilité.

Car l'un des problèmes principaux du scénario, c'est qu'on adhère pas du tout à l'une des trames centrales de l'histoire : spoiler: cette liaison passionnelle entre le personnage principal et la première secrétaire du PS, deux personnes qui jusqu'alors se tiraient dans les pattes, se détestaient cordialement au point même de ressentir, semble-t-il, une forme de dégoût... et qui tout d'un coup, sans qu'on comprenne trop pourquoi finissent dans les bras l'un de l'autre ! Je sais que le concept d'amour vache existe, mais là il est poussé à son paroxysme et on n'y adhère pas une seconde. D'autant que les deux "amoureux" continuent de se tirer dans les pattes à la ville et à s'engueuler en privé. Bref, c'est un peu comme si François Hollande et Martine Aubry couchaient frénétiquement ensemble tout en se traitant publiquement de "mou" et autres amabilités. Dans le cadre d'un film comique ou d'un documentaire sur les formes les plus poussées du sado-masochisme, cela peut passer... cela passe beaucoup moins dans le cadre d'une série qui vise une certaine forme d'authenticité.


Pour résumé, une création Canal+ qui se regarde, ne serait-ce que pour le travail réussi des dialoguistes (le point fort de la série), mais qui n'est pas au niveau des deux grandes réussites de la chaîne crypté selon moi : "Engrenages" et "Le bureau des légendes".
Même remarques par rapport aux autres séries politiques du même type : que ce se soit l'excellent "Borgen", "House of Cards" ou même encore "Les hommes de l'ombre", lesquels sont soit plus réalistes, soit globalement plus passionnants à suivre.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 2
4,0
Publiée le 15 février 2018
Philippe Rickwaert (Kad Merad) a payé au prix fort l'élection de Francis Laugier (Niels Arestrup) à la Présidence de la République son compagnon de route du parti socialiste. Après bien des péripéties qui ont contribué à faire élire Amélie Dorendeu (Anna Mouglalis) l'ancienne conseillère de Francis Laugier démissionnaire pour utilisation de fonds publics à des fins personnelles, le Baron noir se retrouve en procès puis en détention. La saison 2 débute à la sortie de prison de Philippe Rickwaert devenu inéligible. Si la saison 1 puisait largement dans l'actualité nationale, sa suite fait clairement d'Amélie Dorendeu une Emmanuel Macron au féminin. Le paysage politique recomposé issu à la présidentielle de 2017 est transposé avec Pascal Elbé dans la peau de François Bayrou imaginé Premier Ministre, François Morel en lieu et place de Jean-Luc Mélenchon et Patrick Mille en leader d'extrême droite. La droite de gouvernement est absente et le Parti Socialiste semble avoir trouvé en Philippe Rickwaert le combattant qui lui fait actuellement cruellement défaut. Quant à l'ancien Président François Hollande figuré par Niels Arestrup dans la saison 1, les scénaristes le font mourir sans que celui-ci n'apparaisse jamais à l'écran. Autant dire que l'ancien monde est définitivement enterré. Seul Philippe Rickwaert sorte de Terminator ancienne génération comme l'était Arnold Schwarzenegger dans le second volet de la mythique saga de Paul Verhoeven, croit encore à la bipolarisation de la vie politique française comme seul aboutissement viable de la Vème République. Pour lui rien en dehors de l'affrontement gauche/droite ne vaut et surtout pas les trois blocs répartis autour d'un îlot central où se rejoindraient les partisans du consensus mou. La partie semble donc impossible à jouer ? C'est oublier la "force qui va" incarnée par Philippe Rickwaert qui connait tous les rouages de la politique mais aussi les hommes qui la composent. On le croit mort ? Il renait de ses cendres au moindre espace qui lui est offert. Tour à tour enjôleur, brutal, patelin, taiseux, Rickwaert tel un alien à bord du Nostromo, peut prendre toutes les apparences. A lui seul, il symbolise l'affrontement permanent entre grandeur et bassesse qui mine l'action publique. C'est lui seul qui désormais anime la série. Et Philippe Rickwaert c'est Kad Merad comme lui parti de rien dans les années 1990 avec son copain Olivier Baroux, écumant les radios libres (Oüi FM) et les chaines thématiques (Comédie !) jusqu'aux petits rôles dans le cinéma comique français pour enfin devenir depuis les années 2010, un de nos plus grands acteurs. La fin de la saison nous laisse à penser que Philippe Rickwaert n'a plus qu'à briguer la prochaine Présidentielle pour assouvir sa soif de pouvoir. Le bougre est capable d'y parvenir !