"Some want more power and some don't want to give up the power they have."
Si on ne s'attarde pas trop sur une réalisation classique pour une série, il faudra reconnaître que Frontier a du chien et sait exploiter le cadre posé (la Baie d'Hudson à la fin du XVIIIème siècle) avec originalité, du moins au début.
Dès la seconde saison en effet, les intrigues s'entremêlent de façon redondante, avec l'ajout de sous-intrigues parfois incohérentes et inutiles, servant de prétexte à allonger trop longtemps une série qui pouvait se résumer à la moitié de ce qui est proposé.
Reste que la présence des femmes et des peuples autochtones, sans angélisme béat, apporte une vraie force au récit et que l'interprétation, parfois stéréotypée, certes, est assez réjouissante grâce aux accents employés par les différents personnages. Mention spéciale à Jason Momoa, évidemment, mais aussi à Zoe Boyle, Katie McGrath et, surtout, à Greg Bryk, savoureux à mourir. A voir impérativement en .
Péchant dans sa troisième saison, faite d'allers-retours et de péripéties ajoutées à la va-vite, avec deux personnages principaux disparaissant sans explications et deux derniers épisodes tout bonnement grotesques se terminant en eau de boudin, laissant planer l'ombre d'une hypothétique quatrième saison heureusement non réalisée, Frontier reste néanmoins une série à la fois originale et attachante.
"After all, while people are being slain, no money is being made."