Le pitch de la série, revenir aux années 70 et voir une inspectrice noire, tenter de détruire un empire mafieux, le tout porté par l’excellent Josh Holloway et réalisé par . Abrams donnait envie de se lancer.
HBO a mis les moyens, tant il est difficile de recréer aux USA les anciennes décennies (cf. la série Quarry de 2016).
J’aime que la direction artistique joue avec les paysages de l’Arizona, tout en évitant les voitures et bâtiments modernes dans cette étendue désertique.
On saluera la performance de l’actrice Rachel Hilson, son personnage subie à la fois le racisme ordinaire et la misogynie de l’époque.
J’ai bien aimé le rôle plus subtil et délicat d’Izzy (Camille Guaty), ex de Jim, et mère de sa fille, qui doit jongler entre son boulot et l’éducation de sa fille Luna.
L’acteur Josh Holloway apporte au show son charisme, sa force tranquille, et crée une certaine complicité avec le téléspectateur, rendant plus facile le retour aux années 70.
Le grand Keith David joue avec beaucoup de justesse le chef mafieux Ezra Saxton, mélange de criminel avec un certain code d’honneur, bienveillant avec ses proches et violent avec ses adversaires. J’aime les différentes aspects de sa personnalité, qui lui donne une profondeur, très rare, même dans les polars.
On retrouve les acteurs secondaires que sont l’excellent Corbin Bernsen en père du héros, et le second couteau Evan Jones, dans le rôle d’une homme de main antipathique à souhait.
Malgré toutes ses qualités, la série plonge par moment dans le mauvais drama sauce feuilleton-soap. Les intrigues sont assez simplistes, les retournements de situation et découvertes sont banales et déjà-vues.
A cette image, le dernier épisode est le moment où toutes les intrigues et tous les personnages de la saison se retrouvent pour s’affronter et conclure de manière prévisible l’intrigue principale.
La série manque de mordant, de saveurs, de piment, d’idées originales, qui la sortirait des chemins battus. Pas mauvais, mais trop consensuelle à mon goût.