Une nouvelle adaptation du célèbre meurtre qui a suscité tant d'émoi dans l'Amérique des 80's. Cette fois, David E. Kelley, le réalisateur, a utilisé des acteurs qui se sont investis à 200 %. Tant d'un point de vue du langage, des accents, que de leur image personnelle, bien éloignés de ceux qu'ils ont d'habitude ou qu'ils incarnent habituellement dans leurs films précédents. Ainsi Elisabeth Olsen a un look et des expressions dans son rôle de l'assassine BCBG, aux antipodes de ceux qu'elle arbore dans les "Avengers" où elle incarne la super héroïne Scarlet Witch. L'autre comédien qui impressionne tout autant, est Tom Pelphrey. Dans " Love And Death" son personnage est loin du rôle d'ancien skin Head reconverti qu'il jouait dans "Banshee", il est aussi loin du psychopathe qu'il jouait dans "American Murderer", Et il est encore plus loin du rôle du frère bi-polaire, et embarrassant qu'il jouait dans "Ozark". Ici, il joue à la perfection le rôle d'ami de l'assassine, totalement effacé au début, mais qui devient un flamboyant avocat. Quant au personnage BCBG qu'est l'amie intime de la meurtrière, il est joué contre toute attente par Krysten Ritter. Pendant trois saisons, cette dernière s'était distinguée, dans son rôle de droguée dans Breaking Bad, et dans celui de Jennifer Jones. Une anti-héroïne, connue pour son langage grossier, son hygiène corporelle suspecte, et son côté passablement alcolo. En fait, tous les acteurs de cette série donnent une performance exceptionnelle, tout en étant quasiment tous, utilisés à contre-emploi, voire même pour beaucoup, totalement transformés physiquement. Quoique déjà portée à l'écran, l'intrigue parvient tout de même à nous surprendre, car David D. Kelley utilise une structure narrative assez originale . Il nous laisse savoir dès l'ouverture, qu'il y a eu crime. Cependant, il nous distille au compte-goutte les circonstances qui ont amené le crime. Puis il nous distille de manière astucieuse les éléments de l'après crime. Un heureux mélange d'Hitchcock et des Frères Cohen.