Les Super Nanas (série originale 1998–2005) est un classique Cartoon Network qui mélange humour absurde, action déjantée et quotidien de gamines surpuissantes, et ton 2/5 semble refléter une appréciation mitigée pour son style unique qui divise encore aujourd’hui. Belle (leader stratège), Bulle (douce et sensible) et Rebelle (garçon manqué bagarreuse), créées par accident par le Professeur Utonium avec du sucre, des épices et l’Agent Chimique X, passent leurs journées à sauver Townsville des méchants comme Mojo Jojo (singe mégalo), Lui (démon androgyne), Princesse Morbucks (pourrie gâtée), le Gangreen Gang (voyous) ou Grofilou (redneck poilu), tout en allant à l’école, se disputant entre sœurs ou affrontant le coucher.
L’animation stylisée, minimaliste et anguleuse (avec des lignes dures et des couleurs vives) colle parfaitement à l’humour ultra-violent et cartoon : bastons frénétiques, gags physiques brutaux (yeux qui sortent, aplatis comme crêpes), rythme effréné et dialogues ciselés, surtout chez Mojo avec ses tirades verbeuses. Les personnages secondaires sont iconiques (le Maire bouffon, la Mlle Bellum sexy-voix, le Narrateur omniprésent), et la série ose des thèmes matures (traumatismes, rivalités, folie) dans un emballage enfantin, ce qui en fait un culte pour beaucoup.
Mais on comprend les réserves : le style visuel peut rebuter (trop “moche” ou statique comparé à Pixar), les épisodes ultra-courts (5–7 min) manquent parfois de développement, l’humour répétitif et gratuit lasse vite, et certains arcs (comme les Rowdyruff Boys ou l’épisode “Substitute Creature”) flirtent avec le grotesque sans vraie profondeur émotionnelle.