Télématin : l’Arcom intervient suite à une chronique
Pauline Hétu
Pauline Hétu
Pauline est à l'affût du moindre buzz et de la moindre séquence qui fera parler sur les réseaux sociaux. Elle se passionne pour les histoires des personnalités françaises et internationales qui animent notre quotidien sur le petit écran.

L’Arcom s’est penchée sur une chronique diffusée dans Télématin après avoir été saisie par des téléspectateurs. L’autorité de régulation a rappelé à l'ordre France 2 après avoir examiné le respect des règles encadrant les programmes télévisés.

Elle se montre intraitable. Depuis 2022, où le CSA et l’Hadopi ont fusionné pour devenir l'Arcom, l'Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle et numérique souffle le chaud et le froid sur le petit écran. Le mercredi 23 juillet 2024, l'institution décidait de ne pas renouveler les fréquences TNT de C8 et NRJ12, contribuant à leur disparition pure et simple le 1er mars 2025.

Fidèle à son rôle de contrôler ce qui se dit à l'antenne, comme "lutter contre la propagation de propos haineux, racistes, antisémites" ou "protéger les mineurs contre l'exposition à des contenus inappropriés" explique data.gouv, le gendarme de l'audiovisuel se réunit chaque semaine pour statuer sur tous les dossiers où elle a été interpellée.

Un usage récurrent de termes d'origine anglo-saxonne

Le 18 mars 2026, le président Martin Ajdari et ses huit conseillers ont examiné une saisine portant sur "la protection des publics et diversité de la société française". L'organisation avait été interpellée à la suite d'une séquence diffusée dans Télématin jeudi 8 janvier 2026. Ce jour-là, la matinale de France 2 recevait le ministre des Transports Philippe Tabarot puis, dans un second temps, Marianne James. La célèbre juge de La France a un incroyable Talent était venue faire la promotion de la série Face à Face dont la saison 4 était diffusée sur France 3. Mais son discours a déplu à certains téléspectateurs et à l'Arcom qui a estimé qu'il y avait eu un "usage récurrent de termes d’origine anglo-saxonne au cours de la chronique".

"Veiller au respect de la langue française"

Dans sa décision rendue le 10 avril dernier, et repérée par nos confrères de PureMédias, l'autorité a considéré que le recours aux mots "show" ou "best-seller" était acceptable car ils "figurent dans le dictionnaire de l’Académie française", ce n'était pas le cas d'autres expressions prononcées. Dans son interview, la chanteuse avait notamment confié que les producteurs "avaient très envie de ce match, ce combo" entre les actrices avant de dire par la suite "french fries" et "borderline".

Or, l'Arcom a tenu à rappeler France 2 "l’importance de veiller au respect de la langue française dans l’ensemble des programmes diffusés sur ses antennes", comme elle s'y est engagée dans l’article 39 de son cahier des charges. Il est en effet indiqué que "le personnel intervenant à l'antenne [...] s'abstient d'utiliser des termes étrangers lorsqu'il possède un équivalent en français".

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